Activité et Travail - compte-rendu ; n°2 ; vol.34, pg 916-942

De
Publié par

L'année psychologique - Année 1933 - Volume 34 - Numéro 2 - Pages 916-942
27 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1933
Lecture(s) : 17
Nombre de pages : 28
Voir plus Voir moins

XI. Activité et Travail
In: L'année psychologique. 1933 vol. 34, n°2. pp. 916-942.
Citer ce document / Cite this document :
XI. Activité et Travail. In: L'année psychologique. 1933 vol. 34, n°2. pp. 916-942.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1933_num_34_2_29955ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES "916
1429. — OTTO ORTMANN. — Some tonal déterminants of melodic
memory (Quelques facteurs tonals de la mémoire mélodique). — •
J. of ed. Ps., XXIV, 6, 1933, p. 454-468.
Analyse des principales difficultés rencontrées par les élèves
■dans leurs études musicales. Des petits exercices simples, traitant de
la mélodie, à l'exclusion du rythme et de l'harmonie, ont été proposés
à des enfants, non sélectionnés, mais familiarisés avec les épreuves
musicales.
Une audition au piano était suivie de la reproduction manuscrite
des textes entendus. Ceux-ci étaient gradués de manière à permettre
quelques réussites parfaites et une bonne différenciation de la totalité
des candidats. Un examen détaillé des résultats, et particulièrement
des échecs (nature des erreurs) a permis à O. de situer des difficultés
et d'établir à ce point de vue un classement de catégories d'exercices
facilement applicables et exposant avec clarté les notions de hau
teur et d'intervalle, tout en favorisant le développement de leur
mémoire musicale. J. M.
XL — Activité et travail
1° Travail. Entraînement, fatigue. L'imitation1
1430. — FRITZ GIESE. — Treball i Fatiga (Travail et fatigue). —
R. de P. i P., I, 3, 1933, p. 305-321.
L'auteur, après avoir différencié la lassitude de la fatigue, recher
che d'abord le processus physico-chimique de la fatigue en général.
Il étudie ensuite les causes de la fatigue dans les bureaux : les
unes étant dues à la nature propre de l'homme, les autres aux condi
tions extérieures du travail.
Pour lutter contre ces dernières, il faut organiser d'une façon
rationnelle les lieux de travail en permettant à l'employé de perfec
tionner son attitude, et en donnant à l'ambiance les conditions optima
d'aise et de salubrité.
Contre les premières les intervalles de repos, dont la fréquence et la
durée doivent être calculées pour chaque catégorie de travail, semblent
les meilleurs remèdes.
L'étude s'accompagne de tableaux statistiques, de graphiques
et de photographies. L. B.
1431. — C. SOLER DOPFF et J. J. ALIER. — Consideracions sobre
l'Estudi Dinamografie del Treball Muscular (Considérations sur
V étude au dynamographe du travail musculaire ). — R. de P. i P.,
I, 2, 1933, p. 252-270.
L'A. débute par des considérations générales sur le facteur musc
ulaire dans les travaux professionnels, suivies de l'analyse, dans le
corps humain, des organes, os et muscles, qui sont sollicités par
l'effort ; puis il étudie en détail le travail des différents groupes
1. V. aussi les nos 100 et 1600. ET TRAVAIL. ENTRAINEMENT, FATIGUE 917 ACTIVITÉ
musculaires, et, chacun d'eux étant désigné par un chiffre, il indique,
pour un certain nombre de métiers, ceux qui doivent travailler.
Il passe ensuite à l'investigation technique du travail musculaire
au moyen du Chronodynamographe de Cardenal et de Charles Henry,
et donne une classification de l'effort en trois groupes bien définis
d'après leur courbe dynamographique.
Une étude des aspects physiologiques de ces courbes — la première,
dont la chute est graduelle, traduit une fatigue normale du muscle ;
la deuxième, dont la chute est brusque, révèle une influence psychique
prédominante ; la troisième, dont la chute est en dents de scie,
indique une lutte entre la volition et les possibilités physicochimiques
du muscle — l'amène à conclure que dans tout travail musculaire
se rencontre un facteur à part, indépendant de la fonction autonome
du muscle, facteur que l'on nomme « ténacité » ou « endurance » et qui
participe du système nerveux. L. B.
1432. — R. F. FUCUS et M. HAHN. — Ueber das Arbeitsmaximum
bei willkürliehen Bewegungen des Menschen (Sur le maximum du
travail dans le mouvement volontaire de r homme). — Arb. Physiol.,
VI, 1933, p. 283-294.
Les auteurs ont étudié le rapport entre le poids maximum pouvant
être soulevé par le sujet et le maximum du travail effectué au cours
d'une seule contraction. Les expériences ont été faites avec les muscles
fléchisseurs du poignet de 22 sujets âgés de 20 à 60 ans. Dans 32 expé
riences le travail maximum était effectué avec le poids qui était égal
à la moitié de la force maximale du muscle. Dans 26 autres expé
riences le travail était supérieur à celui produit avec le poids égal à la
moitié de la force maxima.
On note des variations de la courbe du travail d'un jour à l'autre,
des variations importantes s'observant chez le même sujet.
B. N.
1433. — M. MARSCHAK. — Experimentelle Untersuchungen über
den Einfluss der aktiven Erholung auf die Arbeitsfähigkeit des
Menschen (Étude expérimentale de V influence exercée par le repos
actif sur la capacité de travail de l'homme). — Arb. Physiol., VI,
1933, p. 664-680.
En faisant effectuer des ergogrammes en série, séparés par des
intervalles de repos, l'auteur a remarqué l'effet favorable exercé par
quelques mouvements effectués au cours du repos, sur la reconstitu
tion du muscle. Les ergogrammes ont été obtenus par des efforts
statiques et dynamiques, volontaires et électriquement provoqués,
des fléchisseurs du poignet et du médius. Dans toutes ces conditions,
les mouvements effectués au cours du repos soit par le membre qui
avait travaillé, soit par les autres membres, ont accéléré la reconstitu
tion des muscles fatigués. Cet effet favorable n'avait été observé que
lorsque les mouvements exécutés au cours du repos actif étaient de
faible intensité.
Après le travail statique la reconstitution s'accélère aussi bien
par les mouvements volontaires, que par des mouvements électrique- 918 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
ment provoqués au cours du repos. Après le travail dynamique, l'effet
favorable ne s'observe que pour les mouvements volontaires.
Les excitations sensorielles de faible intensité ont également
d'après Fauteur, le pouvoir d'accélérer la reconstitution du muscle.
Dans l'interprétation de ces phénomènes l'auteur se base sur la
théorie de Ouchtomsky, qui considère la fatigue comme un état
d'inhibition, pouvant disparaître plus rapidement sous l'influence des
excitations de faible intensité.
Les conclusions pratiques sont tirées par l'auteur des résultats
expérimentaux apportés ici. Il propose- d'organiser dans les usines des
exercices gymnastiques dans les intervalles de repos, afin d'augmenter
le rendement des ouvriers. B. N.
1434. — M. J, DUNAJE.WSKI et P. M. KAPLAN. — Ueber das
Blutbild bei geistiger Arbeit (Sur Vima°e sanguine au cours du
travail intellectuel). — Arb. Physiol., VI, 1933, p. 437-444.
Hodberg et Lepskaja en 1927 ont observé des modifications
importantes de l'image sanguine au cours de l'effort psychique (publié
in Arbeit, z. exper. Med.) D. et K. considèrent a priori ces modificat
ions comme impossibles, car si un travail pouvait produire des
modifications aussi importantes, qu'elles dépasseraient des physiologiques, le processus du travail ne serait plus un proces
sus physiologique, mais un processus pathologique. On pourrait en
tirer des conclusions non seulement inexactes, mais, comme disent les
auteurs « nocives et dangereuses ».
En reprenant l'étude de l'image sanguine chez 10 travailleurs
intellectuels (médecins, statisticiens, etc.) D. et K. n'ont trouvé aucune
modification de cette image sous l'influence de l'effort physique.
B. N.
1435. — E. SIMONSON et G. SIRKINA. — Wirkungsgrad und
Arbeîtsmaximum (Le quotient du rendement et le maximum du
travail effectué). — Arb. Physiol., VII, 1933, p. 457-474.
L'étude a porté sur 5 sujets adultes, effectuant un travail de
soulèvement de poids (2 à 8 kilos) à bras ,tendu, suivant le rythme de
10 à 20 par minute. Lorsque, pour le même rythme de soulèvement
on fait varier les poids, le maximum du travail effectué ne s'observe
pas pour les mêmes conditions que le minimum d'énergie dépensée
par unité du travail. La dépense énergétique la plus faible s'observe au
cours du soulèvement des poids les plus élevés, tandis que la quantité
de travail maxima s'observe par contre pour le soulèvement des
poids plus faibles.
Lorsque pour les mêmes poids on fait varier le rythme des soulève
ments, la dépense énergétique minima s'observe dans les mêmes
conditions que le maximum du travail effectué.
L'optimum énergétique du ne peut donc pas servir dans
tous les cas comme critère unique dans la rationalisation du travail.
En classant les sujets d'après le maximum de travail qu'ils peu
vent effectuer et d'après la dépense énergétique la moindre pour un
travail donné, les auteurs ont vu que les sujets se rangent de la
même façon d'après ces deux classements. On aurait ici une caracté- ACTIVITÉ ET TRAVAIL. ENTRAINEMENT, FATIGUE 910
lis tique physiologique individuelle, pouvant être utilisée pour étudier
l'aptitude du sujet au travail physique. B. N.
1436. — J. M. UPLAND. — Einfluss des Lebensalters, Geschlechts,
der Konstitution und des Berufs auf die Kraft verschiedener
Muskelgruppen. I. Mitteilung : Üeber den Einfluss des Lebensalters
auf die Muskelkraft (Influence de Vâge, du sexe, de la constitution,
et de la profession sur la force des différents groupes musculaires .
I. Communication : Influence de l'âge sur la force musculaire). — -
Arb. Physiol., VI, 1933, p. 653-663.
La force musculaire des différents segments des membres a été
•déterminée chez 4.060 ouvriers âgés de 16 à 69 ans. L'étude statis
tique de la force musculaire en fonction de l'âge du sujet montre que
les différents groupes musculaires évoluent d'une façon inégale.
La force maxima est atteinte vers 20 à 29 ans, ensuite cette force
diminue. La baisse de force la plus rapide s'observe pour les muscles
du tronc. Les muscles de la main et du pouce gardent leur force le
plus longtemps. Les muscles les plus faibles à 60-69 ans sont ceux du
dos et les biceps. La différence de force des cotés droit et gauche
s'efface vers la fia de la vie. B. N.
1437. — J. M. UFLAND. — Einfluss des Lebensalters, Geschlechts,
der Konstitution und des Berufs auf die Kraft verschiedener Muskel
gruppen. III. Mitteilung. Ueber das dynamometrische Profil bei
Vertretern verschiedener Berufe (Influence de Vâge, du sexe, de la
constitution et de la profession sur la force musculaire des différents
segments des membres. III. Sur le profil dynamométrique des
représentants des différentes professions). — Arb. Physiol., VII, 2,
1933, p. 238-250.
La dynamométrie effectuée chez 4.080 hommes et 1.986 femmes,
occupés dans des métiers différents, montre que le travail profession
nel influence considérablement le développement de la force mus
culaire des différents segments de membres du travailleur. Cette
influence se traduit, d'une part sur la valeur absolue de la force
musculaire, et d'autre part sur la prédominance dans le développe
ment de l'un ou de l'autre groupe musculaire.
Ainsi par exemple, chez les souffleurs de verre, les boulangers,
les brasseurs, ouvriers de la métallurgie, ouvriers des usines de
fabrications de cigarettes, la force musculaire est au-dessus de la
moyenne. Par contre, chez les imprimeurs, les cordiers, dans certains
métiers intellectuels, cette force est en dessous de la moyenne. La
force du biceps est surtout développée chez le boulanger, les muscles
de la main chez les brasseurs, les muscles du pouce chez le peintre
■en bâtiment, la- capacité vitale chez les souffleurs de verre.
Chez le travailleur agricole le côté droit est le plus souvent plus
fort que le côté gauche. Chez les ouvriers des professions industrielles
•et d'autres, on peut observer, soit une égalité de force des deux côtés
(serruriers, emballeuses de bonbons, imprimeurs, etc.), soit la prédo
minance de la force du côté gauche (les cordiers par exemple).
B. N. 920 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
1438. — J. M. UFLAND. — Einfluss des Lebensalters, des Geschl
echts, der Konstitution und des Berufs auf die Kraft verschiedener
Muskelgruppen. IV. Mitteilung. Ueber die dynamometrischen
Werte bei Männern und bei Frauen (L'influence de Vâge, du sexe,
de la constitution et de la profession sur la force musculaire des
différents segments de membres. IV. Valeurs dynamométriques
chez les hommes et les femmes). — Arb. Physiol., VII, 1933,
p. 251-258.
La force des différents groupes musculaires est plus grande chez,
l'homme que chez la femme, les deux étant du même âge et occupés
dans une même profession. La différence la plus grande s'observe
pour la force du biceps, elle est en moyenne de 50 %, la différence-
la moindre pour les muscles de la main et du pouce 20-25 %. Chez
l'homme la différence entre le côté droit et gauche est plus prononcée
que chez la femme. Chez l'homme cette différence est de 10 %, chez.
la femme 4 à 10 %.
La différence de la force musculaire est moins prononcée chez les-
hommes et les femmes occupés dans des professions différentes..
Dans des cas rares on observe la prédominance de la force chez la
femme. B. N.
1439. — G. L. FREEMAN. — The facultative and inhibitory effects
of muscular tension upon performance (Les effets facilitants et
inhibiteurs de la tension musculaire sur la performance). — Am.
J. of Ps., XLV, 1, 1933, p. 17-52.
Les rapports entre le tonus musculaire et l'activité mentale sont
très complexes, et il n'est pas rare de trouver sur ce sujet des opinions
contradictoires. L'auteur, utilisant la technique précise d'enregistr
ement des déformations du tendon patellaire (An. Ps., 1930, 139)
s'est attaqué à la question d'une manière assez large, en variant
beaucoup les conditions expérimentales. Son programme comprenait
6 recherches indépendantes, qui ont abouti aux résultats suivants :
1° L'anticipation de la difficulté d'une tâche (réaction complexe
au mouvement d'un point) s'accompagne d'un tonus accru si la
tâche est d'un degré de difficulté plus élevé ;
2° La tension musculaire s'accroît sous l'influence d'une motivat
ion intense, provoquant l'effort maximum. En même temps, la.
rapidité de l'épreuve (additions) est améliorée, la précision diminuée ;
3° La tension musculaire, sous la forme d'une attitude préparat
oire, facilite le temps de réaction au son ;
4° L'effet de la tension musculaire sur le rendement d'une tâche-
complexe dépend du type de la performance demandée. Il est facilita
tion si le test est relativement simple (mouvements rythmés du
doigt), mais il devient inhibition lorsqu'on s'adresse à un travail
exigeant un haut degré d'intégration et de coordination (par exemple-
dans les tests dits « de poursuite »).
5° L'attitude relâchée, dans une épreuve comportant une réaction
de retrait involontaire à un choc électrique et une réaction de discr
imination à deux chocs d'intensité différente, a allongé le temps de-
réaction, diminué l'extension du mouvement, augmenté le de-
discrimination et les erreurs. L'attitude hypertendue a favorisé la ACTIVITÉ ET TRAVAIL. ENTRAINEMENT, FATIGIE 921
rapidité du retrait mais a contrarié également la précision de la
distinction ;
6° L'effet facilitant de la tension sur la rapidité d'oscillation du
doigt est étudié sur divers muscles. L'influence favorisante est un
peu moins marquée pour les muscles les. plus éloignés. Mais il s'agit,
seulement, ici d'une recherche esquissée.
L'examen de l'ensemble des données au point de vue des relations
temporelles semble prouver que les variations de tonus accompagnant
un travail font plutôt partie de l'attitude prise au moment de l'exé
cution qu'ils ne sont des débordements d'excitation provenant des.
centres en activité. Physiologiquement, la facilitation s'explique-
par des processus de sommation corticale auxquels participent le&
influx propiïoceptifs. Normalement, cette tonique doit
faire partie d'un mécanisme d'adaptation automatique. Elle intervient
aussi dans l'effort volontaire. Les effets d'inhibition sont beaucoup
plus difficiles à expliquer. Mais on comprend que l'excès d'influx puisse-
amener le déséquilibre d'un ensemble organisé. A. F.
1440. — G. WELTZIEN. — Ueber den Einfluss von Muskelarbeit
auf die Magensekretion mit besonderer Berücksichtigung der
Magenbeschwerden bei kurzdauernder anstrengender Arbeit
(V influence de V effort musculaire sur la sécrétion gastrique, en
particulier en ce qui concerne les troubles gastriques apparaissant'
à la suite d'un travail physique bref et fatigant). — Arb. Physiol.,
VIL 1933, p. 150-155.
L'analyse chimique du suc gastrique pendant et après l'effort,
physique, d'une part chez des individus qui présentent des troubles,
gastriques après l'effort, et d'autre part chez ceux, où ces troubles
n'existent pas, n'a pas montré de différence entre ces deux groupes
de sujets. La sécrétion gastrique n'avait pas été augmentée par
l'effort, dans la moitié des cas seulement on a pu observer après l'effort
une augmentation de l'acidité du suc gastrique. B. N.
1441. — J. M. UFLAND et J. M. WÜHL. — Die Veränderungen der
sensibelen Chronaxie bei der Arbeit (Les variations de la chronaxie
sensitive sous Vinfluence du travail). — Arb. PhysioL, VII, 4,
1933, p. 409-421.
Sous l'influence du travail statique et dynamique effectué par les
muscles du bras, on observe des modifications de la chronaxie sensi
tive de la peau de la face antérieure de l' avant-bras. Ces modifications,
présentent un caractère analogue aux modifications de la chronaxie
motrice dans les mêmes conditions. Après une variation passagère
au cours de l'effort même, une nouvelle variation s'effectue progress
ivement après la cessation de l'effort.
Sous l'influence de l'effort la chronaxie sensitive est modifiée,,
non seulement du côté du membre qui travaille, mais aussi dans le?
membre du côté opposé. B. N.
1442. — L. ALEXIU, H. LAUGIER et B. NÉOUSSIKINE. —
Recherches chronaximétriques sur la diffusion de l'excitation aut
cours de l'ef fort physique. — B. B., CXIL 12, 1933, p. 1174-1175.
Après un effort statique (soulèvement avec la première phalange '922 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
d'un poids d'un kilo à bras tendu), poursuivi jusqu'à épuisement, on
■observe (95 sujets) tantôt une augmentation — jusqu'au double —
tantôt une diminution — jusqu'à moitié — de la chronaxie de divers
groupes musculaires voisins du groupe intéressé par l'effort, et de
même durée que la variation chronaxique de ce dernier (en particulier
dans les muscles antagonistes et dans les muscles symétriques du
côté opposé), ce qui indique et précise la diffusion de l'excitation
volontaire dans l'effort. H. P.
1443. — E. BLUM. — Die Chronaxie trainierten Muskeln vor und
nach Arbeitsleistung (La chronaxie de muscles entraînés avant
et après travail). — Ar. Su. de Neur., XXXI, 1, 1933, p. 1-24.
Recherches sur 97 sportifs de diverses spécialisations avec déter
minations de chronaxies variées (biceps et triceps, fléchisseurs et
extenseurs des doigts, etc.). Entre fléchisseurs et extenseurs du
bras et de la jambe, les rapports de chronaxies ont été très variables
(de là 2, 1 à 1, 2 à 1, 3 à 1, 4 à 1). C'est l'égalité des chronaxies
qui s'est rencontrée le plus fréquemment (20 fois sur 47 cas au bras,
15 fois sur 23 à la jambe).
Les chronaxies des muscles entraînés seraient plus élevées que la
normale.
Quant à la fatigue elle donne une augmentation de chronaxie
des extenseurs du bras, et des variations quelconques à la jambe.
Les résultats ne laissent pas de faire planer quelques doutes sur
l'exactitude des déterminations. H. P.
1444. — H. LAUGIER et B. NÉOUSSIKINE. — Influence de la
circulation sur les modifications tardives de la chronaxie après
un travail électriquement provoqué. — B. B., GXIII, 26, 1933,
p. 1138-1141.
Il faut une circulation normale pour que se manifeste la forte
augmentation de chronaxie constatée dans les extenseurs ou les
fléchisseurs des doigts, 3 ou 4 minutes après une tétanisation ; lor
squ'un brassard interrompt la circulation, c'est au contraire un abaiss
ement continu de la chronaxie que l'on observe dans ces conditions.
L'augmentation de chronaxie, liée à la vascularisation du muscle,
dépendrait donc des processus chimiques évoluant au cours de la
restauration musculaire. H. P.
1445. — D. B. DILL, H. T. EDWARDS et J. H. TALBOTT. —
Factors limiting the capacity for work (Facteurs limitant la capac
ité de travailler). — J. of Ph., LXXVII, 1933, p. 49-62.
Étude quant à leur retentissement sur le travail fourni des 3 fac
teurs suivants : approvisionnement en combustible (graisse et
hydrates de carbone), en oxygène, et rayonne
ment du corps (fonction de la température extérieure et mesuré par
les changements dans la rectale).
Les expériences sont entreprises sur 2 chiens entraînés à courir
sur un tapis roulant incliné.
Si le combustible, l'O2 sont en quantité suffisante et si la températ
ure extérieure est basse, le chien est pratiquement infatigable. Le ACTIVITÉ ET TRAVAIL. ENTRAINEMENT, FATIGUE 923
facteur limitant le travail est une dissipation de chaleur imparfaite-.
Fait déjà mis en évidence par Rice et Steinhaus et confirmé par les
auteurs, puisque l'abaissement de la température du milieu ambiant
augmente grandement le rendement énergétique. Seule l'interpréta
tion est différente. Rice et Steinhaus supposent que l'homme possède
un pouvoir régulateur thermique meilleur que celui du chien.
Les auteurs admettent que le chien produit de la chaleur à un
taux beaucoup plus grand que l'homme : tandis qu'un athlète courant
sur un tapis roulant horizontal à raison de 233 mètres par minute,
(la température ambiante étant de 22°, pas de mouvement dans l'air)
ne peut dissiper sa chaleur aussi vite qu'elle se forme et est épuisé
au bout de 80 minutes avec une température rectale de 40°6, un
chien lui, dans les mêmes conditions a un rendement énergétique
de 50 % plus grand. Le chien étant capable de dépenser plus d'éner
gie qu'un athlète il n'est pas surprenant que chez lui la dissipation
de sa chaleur interne soit ua facteur plus communément limitant
de son travail que chez l'homme.
Critique des expériences de Eagle et Britton (1932) montrant
l'influence augmentatrice sur la capacité au travail d'extraits surré
naux administrés à des chiens normaux. Le rendement énergétique
obtenu est inférieur à celui obtenu sans extrait par les auteurs.
Idem pour l'action de l'adrénaline. C. V.
1446. — H. C. STEVENS et J. M. SNODGRASS. — A quantitative
study of the changes in power during muscular contraction
(Étude quantitative des changements de force pendant la
musculaire). — Am. J. of Ph., CIV, 2, 1933, p. 276-290.
Le mot puissance représente ici la valeur avec laquelle un travail
est accompli. Pour avoir cette valeur pour un muscle se contractant
on cherche la force exercée pendant un intervalle de temps suffisam
ment petit et en même temps la longueur dont le muscle se raccourcit
pendant le même intervalle de temps, on en déduit le travail accomp
li. La force dépensée est le quotient du travail accompli par le
temps nécessaire pour le faire. La force peut être aussi exprimée
par le produit force-vitesse de contraction.
<(2) dw — fds f = force s = distance t = temps
p = puissance v = vitesse w = travail
dw = travail accompli
Si fds = dw
' >-%■ «•)
Dans le cas où le travail est accompli sous puissance constante,
force et volonté varient inversement et la courbe de l'un en fonction
de l'autre est une hyperbole. Quand la volonté augmente, la force
nécessairement doit décroître. La puissance a été calculée à partir
de la force exercée par le muscle pendant une secousse et un tétanos
«t de la vitesse avec laquelle il se contracte pendant chaque 90e de 924 ANALYSKS BIBLIOGRAPHIQUES
seconde. Le résultat est que cette puissance est approximativement
constante dès que le muscle a atteint une tension maxima jusqu'au
moment où le relâchement commence ; on peut dès lors interpréter
le fait bien connu de la force décroissante d'un muscle à mesure que-
la vitesse de contraction augmente ; le muscle strié pendant un
temps du cycle de la contracture accomplit son travail avec une
puissance approximativement constante.
Dans ce travail déterminations quantitatives de la vitesse de-
raccourcissement du muscle, de la force développée, du travail accomp
li, pendant chaque 11 millièmes de seconde du temps total de contract
ion. Technique telle que la tension et la longueur peuvent varier
ensemble pendant la même contraction contre un système inerte.
Les changements de tension et de longueur pour chaque intervalle
de 11 millièmes de seconde sont déterminés. C. V.
1447. — A. FESSARD, H. LAUGIER et S. NOUEL. — Sur un
indice de ténacité au cours du travail statique. — Tr. Hum., I, ir
1933, p. 32-48.
Estimant que le dynamographe de Ch. Henry, qui offre des
inconvénients (en particulier en raison des difficultés de l'enregi
strement graphique) pour l'examen du travail dynamique, est au
contraire très satisfaisant pour l'étude du statique, les A. l'ont
employé pour chercher à déterminer un indice de « ténacité » dans le
travail. Plusieurs méthodes sont possibles : A) Le sujet donne son
maximum et le maintient jusqu'à épuisement ; on note le niveau
atteint de 5 en 5 secondes ; B) Le sujet ayant donné son maximum,
doit maintenir le mercure à un niveau sous-maximal de valeur
constante pour tous les sujets ; C) Opérant comme en B le sujet doit
en outre, à des intervalles de temps déterminés, produire durant une
fraction de seconde son effort maximum, ce qui permet de suivre
l'évolution du processus de fatigue. La méthode B s'est révélée-
la plus commode pour des examens rapides sur des sujets non entraî
nés, et donnant des résultats satisfaisants, si on choisit comme valeur
de la fraction de maintien 2/3 ou 1/2 de la valeur maxima de
soulèvement.
Des examens nombreux, pratiqués avec ces diverses méthodes, ont
permis d'obtenir un certain nombre de résultats intéressants, ayant
une grande valeur pour la compréhension physiologique de la ténacité,
sinon son explication complète. Le calcul des corrélations entre la
force (hauteur) et la ténacité (durée de maintien) donne ces
deux éléments des r très faibles, pratiquement négligeables. Les indices ont leur place indépendante, l'un à côté de l'autre dans
l'examen de la personnalité physiologique d'un sujet. Un autre point,
important au point de vue méthodologique, était de déterminer,
par la comparaison des résultats, celle des méthodes A, B, G, donnant
les résultats les plus constants. A ce point de vue, on voit que le
classement des sujets par la méthode A se trouve très modifié si
on arrête les courbes à la moitié ou aux deux tiers, alors qu'il n'y a
aucune raison de choisir l'une de ces valeurs plutôt que l'autre.
Par la méthode B, au contraire, en répétant les expériences sur les
mêmes sujets, on voit en calculant les points moyens que l'on tombe

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.