Activité. Réactions. Travail. Entraînement et Fatigue. L'Imitation. - compte-rendu ; n°1 ; vol.27, pg 724-736

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L'année psychologique - Année 1926 - Volume 27 - Numéro 1 - Pages 724-736
13 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : vendredi 1 janvier 1926
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XI. Activité. Réactions. Travail. Entraînement et Fatigue.
L'Imitation.
In: L'année psychologique. 1926 vol. 27. pp. 724-736.
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XI. Activité. Réactions. Travail. Entraînement et Fatigue. L'Imitation. In: L'année psychologique. 1926 vol. 27. pp. 724-736.
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faatiqueiBßiatsur un tambour ainsi que la réponse du sujet .(au moyeaa
d'une «clef à voix). On a étudié la vitesse de lecture des lettres «t des
chiffres dans le corps des formules,' l'influence de la grandeur et de
l'épaisseur des caractères et surtout celle de leur position «(fractions,
indices, exposants) quai dmüiMae notablement la facilité de lecture.
l*a .lecture d'une formule est toujours beaucoup moins rapid« que
celle de mots »usuels. Le temps «nécessaire pour trouver
un éléfflasent doané dans une fonnule est moindre que celui
sa tecture. P. G.
XI. — Activité. Réactions. Travail. Entraînement
et Fatigue. Limitation.
E. HAAS. — Ueber 4m Art 4er Tätigkeit unserer Muskeln beim
flatten verschieden schwerer Gewiehte i-Wcatme de Vactivite de nos
muscles dans &e soutien de différents poids).. — Pf. A., GCXil., 5-6,
1926, p. 651-656.
Etude de l'ampilitude et de la fréquence -des co«iraiii!ts d'actioa du
delto'ide en foßctioa du poids soutenu par le bras, ha freqmenoe &®g-
mente rapidement jusqu'à un maximum, reste à peu près constante
pendant une certaine zone de poids, puis baisse ensuite. L'amplitude
moyenne -croit d'abord beaucoup aaaoißs vite, pais ensuite plus rap
idement jusqu'à un maximum, au delà duqu-el elle décroît <d'abord
brusquement puis ensuite lentement. Les courants d'action de deux
parties -différentes du muscle ne eotocident pas pour les poids faibles
et jneyeas., mais seulement pour les pxaids farts. Es soutenant ks
poids faibles, les divers faisceaux 4u muscle se contractent de façon
indépendante. L'auteur pense, d'ailieucs, que les faits observés
indiqu-ent sque les fibres «q question ne «uiveat pas, dans ie iraTrail
considéré, la loi du toutou rien. P. B.
K. WA€ÖHOLDER et H. ALTENBURGER. — Beiträge ant Physio
logie der willkürlichen Bewegung. VII. Willkürliche Haltungen
(Contribution à la physiologie du mouvement volontaire. VII. Expé-
riencesde soutien). — Pf. A., CCXII, 5-6, 1926, p. 657-665.
Les auteurs examinent dans quelle mesure, au cours du travail
volontaire, les activités des divers faisceaux d'un muscle, ou celles
des divers muscles agissant en même temps, sont ou non indépen
dantes les unes des autres. P. B.
K. WACHHOLDER et H. ALTENBURGER. — VHL üeber die
Beziehungen verschiedener synergisch arbeitender Muskeiteile
and Muskeln bei willkürlichen Bewegungen (VI IL Rapports
entre les divers muscles ou parties de muscles agissant synergique-
rnent duns les mouvements volontaires). — • Pf. A., GC XII, 5-6, 1926,
p. 666-675.
La -concordance des courants d'action des divers muscles oui parties
de muscles agissant synergiquement dans les déplacements volont
aires et le défaut de concordance dans les expériences de Santon ACTIVITÉ. RÉACTIONS. TRAVAIL. ENTBA1NEMEINT ET FATIGUE 725
tendent à indiquer qu'il y a deux formes différentes d'innervation
correspondant à ces deux formes d'activité. Dans le Ie* cas inter
viendrait un mécanisme central d'adaptation et de coordination des
influx, qui ferait défaut dans le deuxième cas. P. B.
A. FORBES, P. C. BAIRD et A- Me. HOPKINS. — The involun
tary contraction following isometric contraction of skeletal muscle
in. man {La contraction involontaire suivant la contraction isomé
trique des muscles du squelette chez Vhomme). • — Am. i. of Ph.,
LXXVIII, 1926, p. 81-103.
Étude du phénomène décrit par Salmon en 1914, caractérisé par la
tendance des muscles du squelette chez l'homme à présenter une
contraction involontaire à la fin d'une contraction volontaire isomé
trique intense et prolongée ; pour l'auteur ce phénomène n'est pas
d'origine musculaire pure, il assimile complètement cette post-con
traction au point de vue de son mécanisme à la contraction volont
aire, la décharge nerveuse des centres médullaires étant de la même-
nature dans les deux cas. Dans la post-contraction, la décharge des
neurones moteurs est déclenchée de façon réflexe par les impulsions
proprioceptrices, qui sont produites elles-mêmes par l'excitation des
récepteurs intramusculaires par suite d'un effet encore indéterminé
de la contraction isométrique prolongée. P. B.
R. ALLERS et G. SCHEMINZKY. — TJeber Actionsströme der
Muskeln bei motorischen Vorstellungen und verwandten Vorgängen
(»Sur les courants d'action des muscles lors des représentations mot
rices et des processus analogues). Pf. A.,CCXII, 2, 1926, p. 169-182.
Les auteurs ont utilisé un dispositif de transformateurs et de xen-
forçateurs spéciaux permettant d'écouter au téléphone les courants
d'action du muscle. Par cette méthode, ils constatent que lors des
représentations motrices et lorsque le sujet songe à l'accomplisse
ment d'un acte moteur déterminé, les muscles correspondants sont
le siège de phénomènes électriques. Ils précisent également les carac
tères des sons perçus lors d'une contraction effectivement réalisée et
dans la période qui la précède ou qui la suit. P. B.
MARGARET MILLER. — Changes in the response to electric shock
produced by varying muscular conditions {Changements produits
dans la réponse au ehoc électrique par les variations de Vétat des
muscles). — J. of exp. Ps., IX, 1, 1926, p. 26-44.
Ce travail se rattache à celui, de E. Jacobson 1. Quel est l'effet,
sur la réaction involontaire, de l'état général de contraction ou de
relâchement des muscles ? Des sujets sont arrivés par un dressage
préalable qui demande plusieurs mois à réaliser volontairement
un aussi complet que possible de toute la mugeulatwe
du corps. Dans cet état, et à l'état normal, on enregistre la réponse
du bras à un choc électrique uniforme. On trouve dans le premier-
état une réduction de l'amplitude du mouvement, qui peut même
1. V. An. ps.,, XXVI, p. 558. 726 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
parfois faire défaut complètement. Au point de vue subjectif, l'inten
sité apparente du stimulus et son caractère désagréable sont atté
nués. Dans le sommeil (qui est souvent la conséquence du relâche
ment) la réduction est encore plus marquée. Une exception assez
énigmatique a été observée chez un des sujets dont les réactions
s'accentuent au contraire (en même temps que l'impression subjec
tive est plus forte) : il y a par ailleurs des raisons de croire que son
relâchement n'est pas comparable à celui des autres sujets ; il en
reste à un stade initial — rapidement franchi par les autres — • où
l'excitabilité se trouve au contraire accrue. P. G.
E. STERN. — ■ Zar Untersuchung der Muskelharte {Contribution à
l 'étude de la dureté des muscles). — Ind. Psychot., III, 4, 1926,
p. 120-123.
L'auteur résume les recherches qu'il a entreprises à Davos et qui
avaient pour but de déterminer l'influence du climat sur la dureté
des muscles. Toutefois, la méthode employée paraît avoir un intérêt
plus général car elle peut servir à explorer la structure musculaire
d'un individu et se trouve, par conséquent, susceptible d'applications
pratiques dans l'organisation du travail musculaire et la sélection
des travailleurs.
La technique est assez simple. Une planchette de laiton est fixée,
par exemple, sur le biceps du sujet. Un marteau suspendu à un fil
métallique vient frapper contre la planchette à une distance toujours
égale. Le temps de contact est mesuré au millième de seconde à
l'aide du chronoscope de Hipp ; il est d'autant plus long que le muscle
est moins dur.
Les recherches personnelles dont l'auteur énumère brièvement les
résultats auraient montré que la dureté n'est pas corrélative du
volume du muscle et qu'elle diminue après un effort musculaire
quelconque (la marche par exemple) même dans les groupes de
muscles qui n'ont pas directement participé au travail. Elle aug
mente pendant la contraction volontaire ainsi que sous l'influence
de la diminution de la pression barométrique, de l'apport de l'oxy
gène ; elle diminue dans les états pathologiques, chez les tubercu
leux.
Il y a des différences individuelles importantes. Les variations de
la dureté pendant la contraction ou après un travail sont plus fortes
chez les sujets dont les muscles sont normalement plus durs que ceux dont la musculature est flasque. D. W.
P. M. Van WULFFTEN PALTHE. — A peculiar reflex phenomenon
(Un réflexe particulier). — Brain, XLVIII, 4, 1926, p. 473-491.
Quand on reçoit sur la face un courant d'air violent, on a une
impression de suffocation. Celle-ci est liée au déclenchement d'un
réflexe particulier, lorsqu'une pression froide (air ou liquide) s'exerce
sur la lèvre supérieure (agissant sur la deuxième branche du trij
umeau): il y a immédiatement arrêt respiratoire, fermeture nasale,
élévation de la langue, contraction du plancher buccal, comme pour
une déglutition. Il y a analogie entre cette réaction de défense et la
fermeture palpébrale quand l'œil est soumis à un stimulus analogue. ACTIVITE. RÉACTIONS. TRAVAIL. ENTRAINEMENT ET FATIGUE 727
Le réflexe peut être utilisé en pathologie ; en particulier dans les
troubles de sensibilité sur le territoire du trijumeau, il permet de
distinguer l'origine périphérique ou centrale de ces troubles. H. P.
EDMUND JACOBSON. — Response to a sudden unexpected st
imulus (Réponse à un stimulus soudain inattendu). — • J. of exp. Ps.,
IX, 1,1926, p. 19-25.
Un bruit soudain et fort provoque une réaction brusque et vio
lente, lorsqu'il est inattendu. L'auteur avait d'abord cru à une
brusque décharge périphérique de l'énergie centrale libérée par le
processus psycho-physique interrompu. Il avait essayé d'enregistrer
les réactions à un bruit soudain chez un sujet placé dans l'état de
concentration, puis de passivité mentale, et il trouvait une réaction
beaucoup plus forte dans le premier cas que dans le second. Frappé
de la tension musculaire des sujets pendant l'attention, et de son
relâchement pendant la distraction, U supposa que la réaction étu
diée dépendait directement de l'état des muscles. Cette hypothèse a
reçu de quelques expériences un commencement de confirmation.
P. G.
L. HOLMES. — Reaction time to photometrically equal chromatic
stimuli [Temps de reaction à des stimuli chromatiques égaux au
point de vue photométrique). — Am. J. of Ps., XXXVII, 3, 1926,
p. 414-417.
Le temps de réaction est fonction de l'intensité du stimulant.
Dépend-il aussi de la longueur d'onde ? Henmdn l'a soutenu en
se fondant sur des expériences de temps de discrimination de cou
leurs comparées deux à deux. Dans les expériences qu'il rapporte ici,
H. a noté les temps de réactions simples, en prenant soin d'opé
rer avec quatre couleurs rigoureusement égales au point de vue
photométrique. Dans ces conditions, les variations des temps de réac
tion sont irrégulières et très faibles. Le temps de réaction ne dépend
donc pas de la longueur d'onde, o P. G.
W.-W. TUTTLE et L.-T. BROWN. — Studies in reaction time
(Etudes sur le temps de réaction). — Am. J. of Ph.,LXXVIII, 1926,
p. 150-157.
Pendant un exercice contrôlé, le temps de réaction auditif se rac
courcit d'abord, puis s'allonge; marche parallèle de la hauteur du
réflexe rotulien qui augmente puis diminue d'intensité. Le réflexe
rotulien étant un index du tonus du muscle du squelette, on peut
affirmer qu'il existe une relation directe entre le tonus musculaire
et le temps de réaction. Le tonus musculaire, ou bien est un des
facteurs qui contrôlent le temps de réaction, ou bien est un phéno
mène régi par les mêmes facteurs que le temps de réaction. P.B.
P. SOLLIER — Le temps de réaction à l'aryêt. — J. de Ps., XXIII,
10, 1926, p. 981-1002.
Le temps de réaction est étudié ici, non dans les conditions simp
lifiées à l'extrême des expériences antérieures, mais dans des condi
tions plus voisines de celles du travail industriel, à savoir lorsqu'il 728 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
s'agit pour le sujet de suspendre un travail en train, en réponse à un
signal, celui-ci pouvant être soit une excitation sensorielle positive,
soit la cessation d'une excitation accompagnant le travail d'une façon
habituelle et continue. Les expériences ont „porté uniquement sur
un signal acoustique pour trois sortes de travaux : travail rythmé,
travail non rythmé, mais automatique, travail volontaire et varié.
L'arrêt d'un travail quelconque par une excitation sensorielle se
produit d'une façon beaucoup plus lente que la mise en marche en
réponse à une excitation. L'arrêt ne se produit que rarement d'une
façon brusque. Au moins dans le travail volontaire, la réponse à un
signal négatif semble être d'autant plus rapide et par suite plus
adéquate au but visé que l'on y pense moins et qu'on y réagit d'une
façon plus automatique. G.-H. L.
FRITZ DITTMERS. — Zum Gesetz der speziellen Determination
(Â propos de la loi de la détermination spéciale). — Z. für Ps.,
XGIX, 1926, p. 383-388.
Plus la tâche est facile et simple, plus le temps de réaction est
bref. Pour aboutir à cette conclusion, l'auteur a cru devoir procéder
à des expériences dans lesquelles la vue d'un cercle lumineux doit
déclencher un mouvement. Ce cercle est divisé en quarts : on aper
çoit un, deux ou quatre quarts. L'index droit ou gauche, le pied droit
ou gauche correspondent respectivement à chacun de ces quadrants,
dans les épreuves où on n'en voit qu'un ; le demi-cercle droit ou
gauche, supérieur ou inférieur ont de même chacun sa réponse obli
gatoire, ainsi que le cercle entier. Le temps de réaction est : pour
les quarts de l'ordre de la demi-seconde, pour les demis d'une seconde
un quart, pour le cercle entier une seconde et demie.
L'auteur a bien perdu son temps. I. M.
G. FELLOWS, G.-A. GOLDSMITH, L.-L. LUENZMAN, L. SAM-
MONS, C.-B. WILLIAMS, et»B.-W. ZIMMERMAN. — Effect of
physical exercice upon the complex reaction time and auditory
acuity (Action de l'exercice physique sur le temps de réaction com
plexe et Vacuité auditive). — Am. J. of Ph., LXXVII, 1926,
p. 404-408.
L'exercice journalier, chez les étudiantes d'éducation physique,
produit une amélioration (diminution) du temps de réaction comp
lexe, même quand l'épreuve comporte un match de basket bail, de
hockey ou de natation. L'acuité auditive peut être grandement
améliorée par l'entraînement. Le travail quotidien intellectuel d'un
étudiant produit une diminution de l'acuité auditive qui atteint
son point le plus bas vers la fin de la semaine. Un exercice physique
léger améliore l'acuité auditive. En revanche un
intense diminue auditive, et d'autant plus que l'exercice est
plus violent. Comme épreuve pratique de détermination de la fatigue,
le test de l'acuité auditive n'est pas pleinement satisfaisant, car il
demande un calme plus grand que celui que l'on peut obtenir en
pratique. P. B. ACTIVITE. REACTIONS. TRAVAIL. ENTRAINEMENT ET FATIGUE 729
THOS.-N. JENKINS. — Facilitation and Inhibition {Facilitation et
Inhibition). — Ar. of Ps., N° 86, 1926, 56 p.
L'auteur a examiné l'influence, sur les temps de réaction à un st
imulus visuel (apparition ou disparition d'une lumière d'un mono-
ehromateur à intensité bien réglée), d'un stimulus auditif associé,
en même temps que se produit l'une ou l'autre des stimulations vi
suelles, ou en maintenant une excitation sonore continue, ou enfin en
supprimant toute excitation associée, ce qui donne 8 séries de 400 me
sures par sujet (faites chez 3 sujets hommes et 2 femmes, soit
16.000 mesures en tout).
La technique d'appareillage est très précise, plus même qu'il n'était
nécessaire pour ces expériences.
Les temps de réaction à l'obscuration se sont montrés un peu plus
courts qu'à l'illumination (mais ces expériences étaient faites en
chambre noire sans fixation).
Avec un stimulus sonore continu, les temps sont raccourcis, ce
qui indique une action facilitante du stimulus associé ; quand il y a
cessation d'un son, l'action sur le temps de réaction visuel
est moindre que quand il y a apparition du son.
Les moyennes des 5 sujets pour les 8 combinaisons sont indiquées
dans le tableau ci-joint (où L signifie illumination, D obscuration).
On voit qu'en moyenne (celle-ci n'étant pas donnée par l'auteur,
mais calculée d'après ses chiffres individuels), les temps les plus courts
sont pour obscuration et début du son, puis illumination et début du
son, ensuite et cessation du son, et cessation
du son.
Tableau des temps de réaction {en a)
Moyenne
Silence 256,5 302,1 281,5 168,1 251,3 251,9
Son 153,9 235,6 232,5 300,5 247,9 234,1 159,8 201,9 219,1 260,7 273,7 228,0
Son 161,2 186,0 208,5 258,1 249,2 212,6
Début de son. 213,3 125,3 181,6 203,5 236,8 192,1
Fin de son... 137,2 212,4 218,8 266,3 230,4 213,0
Débat de son. 120,6 143,9 227,5 212,8 179,7 176,9
Fin de son... 246,8 231,5 126,4 171,7 202,3 195,7
L'obscuration avec son continu se place à côté de cette dernière
combinaison, puis l'obscuration seule, ensuite l'illumination avec
son continu, et enfin l'illumination seule, (pour laquelle l'attention,
en chambre noire et silencieuse devait être difficilement tenue éveillée).
Les temps de réaction du premier sujet sont bien anormalement
courts pour des stimulations visuelles et inquiètent un peu. H. P.
E. KUHNERT. — Reaktionsversuche mit zwei neuen Formen der
Erzielung einer optimalen Bereitschaft {Expériences de temps de
réaction açec deux nouvelles variantes réalisant une disposition
optimum). — A. f. ges. Ps., LIV, 3-4, 1926, p. 425-468.
Les deux variantes en question consistent, Tune, à faire apparaître, 730 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
pendant l'intervalle de temps qui sépare le signal avertisseur de
l'excitation, des allumages périodiques dans un tube de Geissler ;
l'autre, à faire déclencher l'excitation par le sujet lui-même qui doit
appuyer la main gauche sur une clef de Morse aussitôt qu'il est
parvenu, avec la droite, à arracher un fil d'acier fixé à l'extrémité
d'un levier.
Dans ce dernier cas, les temps de réaction ont été particulièrement
brefs, de l'ordre de 96 et de 119 <r chez les trois sujets, et cela pour
une longueur des bras de leviers telle que la force nécessaire
rompre le fil était de 15 kilogrammes. Les temps ont été plus longs
lorsque la force nécessaire a été de 22 kg. 5 et de 11 kg. 25 sans
dépasser toutefois 122 a.
Quant aux expériences avec l'allumage périodique des tubes, elles
ont montré que les réactions étaient plus courtes lorsque l'excitation
devant provoquer la réaction, — ■ le bruit d'un marteau en l'espèce, —
coïncidait avec un allumage ou bien en précédait un d'un quart de
seconde environ : elles s'allongeaient au contraire lorsque le bruit du
marteau se trouvait au milieu entre deux allumages, quelle que fût
la fréquence de ceux-ci : les fréquences employées étaient : 3 /4 de
secondes, 1 seconde et 1,5 seconde.
L'intervalle optimum entre le signal avertisseur et l'excitation se
trouvait être aux environs de 2 secondes, soit, d'après des recherches
antérieures, sensiblement égal à celui qu'on avait trouvé pour des
intervalles vides. D. W.
CARL W. REXROAD. — Administering electric shock for inaccu
racy in continuons multiple-choice reactions {L'administration d'un
choc électrique pour les réactions fautives dans le choix multiple). —
J. of exp. Ps , IX, 1, 1926, p. 1-18.
La méthode de punition par choc électrique est très employée en
psychologie animale. Chez l'homme, elle permet de raccourcir de
16 % le temps de réaction au delà de sa limite normale. On a cherché
si elle améliore les conditions de la formation des habitudes dang les
épreuves de choix multiple. L'appareil décrit dans un article précé
dent 1 permet de présenter d'une façon continue, mais dans un ordre
irrégulier et imprévisible, cinq couleurs ; le sujet réagit au moyen de
cinq clefs, (une pour chaque doigt) qu'il fait correspondre aux signaux
colorés suivant des codes conventionnels placés sous ses yeux. Si la
réaction est correcte, la couleur suivante est présentée ; si elle ne
l'est pas, la première reste visible et le sujet reçoit dans la main
gauche un choc électrique. L'appareil donne un enregistrement auto
matique des réactions correctes ou fautives. Un groupe A travaille
successivement avec 10 codes différents dans des épreuves d'une
durée de 2 min. 1 /2, à une minute d'intervalle ; il s'agit donc simul
tanément de la formation d'une habitude générale par laquelle le
sujet se familiarise avec ce genre d'exercices, et d'une série d'habi
tudes spéciales relatives à chacun des codes. Les groupes B et C sont
soumis à 24 épreuves de 15 minutes, à raison d'une seule par jour ;
les quatre premières, dites épreuves d'entraînement n'entrent pas en
1. An. Ps. XXVI, p. 727. RÉACTIONS. TRAVAIL. ENTRAINEMENT ET FATIGUE 731 ACTIVITÉ.
compte dans les résultats. Mais B n'apprend qu'un seul code ; C en
apprend quatre dans la période d'entraînement et cinq autres dans la
seconde période. Donc les résultats de B portent sur une période
postérieure à la formation proprement dite des habitudes tant spé
ciales que générales, ceux de G sur la période où l'habitude générale
peut être considérée comme formée, mais où les spéciales
sont en formation. Dans chaque série on compare les expériences
avec ou sans intervention du choc électrique. Les mesures portent
sur le nombre de réactions correctes et sur le nombre d'erreurs (ces
deux nombres sont indépendants parce que le des réactions
correctes dépend de la vitesse avec laquelle le sujet réagit ; il est pré
venu qu'on tiendra compte à la fois de la vitesse et de l'exactitude).
En général le système des punitions augmente un peu le nombre
des réactions correctes du groupe A et surtout diminue le
d'erreurs. Pour B il y a aussi bénéfice pour l'exactitude, mais légère
diminution des réactions correctes, tandis que C voit diminuer les
réactions correctes sans amélioration bien sensible de l'exactitude.
L'interprétation est assez complexe. La punition aurait un triple
effet : stimulant, instructif, perturbateur.
Elle stimule dans l'éducation générale pour fixer dans l'esprit les
conditions de l'expérience et faire découvrir une méthode (de là
l'amélioration de A au point de vue de la vitesse et de l'exactitude).
Chez les sujets dont les habitudes sont formées, la crainte de la puni
tion aboutit à un contrôle plus soigné des réactions automatiques, la
réponse est plus lente et plus sûre (B). Chez ceux qui sont familiarisés
avec la méthode générale, mais doivent apprendre de nouveaux codes,
l'effet stimulant est insignifiant et c'est l'effet perturbateur qui
l'emporte (C). P. G.
H. B. ENGLISH. — Reaction time symptoms in deception [Stfmp-
tômes des temps de réaction dans la simulation). — ■ Am. J. of
Ps., XXXVII, 3, 1926, p. 428-429.
Marston admet deux types de simulateurs : les bons, dont les temps
d'associations verbales sont raccourcis et la variabilité diminuée
quand ils mentent, et les mauvais, qui présentent des caractères
opposés. E. ne confirme pas ses expériences, car les deux caractères,
vitesse et constance, ne sont pas solidaires, mais varient plutôt en
sens contraire chez la plupart des sujets. P. G.
G.- W. REXROAD. — Verbalization in multiple choice reaction {La
verbalisation dans la réaction de choix). — Ps. Rev., XXXIII, 6,
1926, p. 451-458.
R. montre par une série d'expériences le rôle que jouent les ré
ponses verbales faites à mi-voix dans les réactions de choix à des
excitations colorées, par exemple. Le sujet a beaucoup de peine à
dissocier la réponse à la couleur et la réponse au nom qu'elle porte.
Reinterprete ces faits dans un sens behavioriste. La couleur verte,
le mot imprimé et le mot prononcé «vert» sont, comme le dit Weiss,
doués d'équivalence biosociale. G. P. 732 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
L. -T. MORGAN. — -Some characteristics of the work-curve with
short working units {Quelques caractéristiques de la courbe de travail,
avec de petites unités de durée de travail). — Am. J. of Ps.,
XXXVII» 3, 1926, p. 402-407.
On a souvent observé que le rendement du travail est d'abord très
élevé pendant une durée assez courte, puis s'abaisse rapidement
pour tendre enfin plus lentement vers une valeur uniforme. Au lieu
de considérer ici des durées d'une ou de quelques minutes, on a pris
la demi-minute comme unité. Des expériences préliminaires pendant
un certain nombre de jours sont poussées jusqu'au point où le rende
ment cesse de progresser par' l'effet de l'entraînement. A ce moment
un test d'addition poursuivi pendant 12 minutes d'une façon continue
donne chez; tous les sujets un maximum très élevé pendant la pre
mière demi-minute, un minimum pour la deuxième demi-minute,
puis la courbe se relève un peu et s'abaisse ensuite progressivement.
Même résultat avec des tests de lettres à barrer ou de dictée de
nombres. Les courbes deviennent horizontales (c'est-à-dire que
l*effet de fatigue cesse de se faire sentir) après la douzième minute. Il
y a des inégalités individuelles, la fatigabilité semble inversement
proportionnelle à la capacité des sujets, mesurée par le résultat ini
tial. Enfin la diminution du rendement après lapremière^Iemi-minute
est fonction de la nature de la tâche (elle est par exemple beaucoup
plus grande pour l'addition que pour les lettres à barrer). P. G.
EDWARD S. ROBINSON et ARTHUR G. BILLS (Two factors in
the work decrement {Deux facteurs de la décroissance du travail). —
J. of exp. Ps., IX, 6, 1926, p. 415-443.
L'efficacité du travail diminue à mesure qu'il se prolonge : on se
propose ici de comparer cette décroissance pour des tâches plus ou
moins homogènes. Dans la première série d'expériences les sujets
écrivent des séries de lettres, telles que ab, abc, abcdef pendant une
durée de 20 minutes. Le nombre de lettres par minutes est, d'un
bout à l'autre, plus grand pour les séries de 6 lettres que pour celles
de 3 et plus grand pour celles de 3 que pour celles de 2 ; mais la dé
croissance du rendement est d'autant plus sensible que le nombre des
lettres du groupe est moins grand, ce qu'on peut interpréter en disant
que le retour dés périodes réfractaires doit être d'autant plus rapide que
le travail comporte moins de variété. Ces résultats sont confirmés
par une deuxième série ou pour rendre les épreuves plus comparables
le groupe de six lettres est divisé dans l'écriture en trois groupes de
deux lettres séparées par un intervalle — et par une troisième où lé
sujet doit lire des séries de letres composés respectivement avec
2, 4, 8, 16, 24 caractères différents présentés dans un ordre quel
conque. Mais l'homogénéité et l'hétérogénéité de la tache, ne sont
peut-être pas les seules conditions qui influent sur la décroissance du
rendement, et dans une dernière série, on voit que la résistance
propre du travail hétérogène peut-être compensée par un effet dû à
sa complexité même, et surtout par la rivalité entre les différentes
réactions élémentaires dont il se compose. C'est ce qu'on observe en
faisant frapper pendant un temps très long avec la machine à écrire,
soit une même lettre, soit deux, soit trois. Dans les deux derniers

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