Appareillage et Laboratoires. - compte-rendu ; n°1 ; vol.29, pg 908-915

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L'année psychologique - Année 1928 - Volume 29 - Numéro 1 - Pages 908-915
8 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1928
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5° Appareillage et Laboratoires.
In: L'année psychologique. 1928 vol. 29. pp. 908-915.
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5° Appareillage et Laboratoires. In: L'année psychologique. 1928 vol. 29. pp. 908-915.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1928_num_29_1_4906908 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
longs, sont abrégés par les tables de l'auteur, qui permettent d'obte
nir r avec 3 ou même 4 décimales exactes. A. F.
1357. — H.A. EDGERTON et H. A. TOOPS. — A table for pre
dicting the validity and reliability coefficients of a test when leng
thened [Table pour la prédiction des de validité et de
cohérence d'un test allongé). — J. of ed. Res., XVIII, 3, 1928,
p. -225-234.
Lorsqu'un test est rendu n fois plus long sans que sa nature ni
son homogénéité changent, on peut prévoir mathématiquement
l'amélioration la plus probable des coefficients de validité et de
cohérence. La table des auteurs, établie jusqu'à n = 15, fournit sans
calculs ce double renseignement. A. F.
1358. — E. B. GREENE. — A Graphic Summary of the Stanford-
Binet Test [Un resume graphique pour les tests Binet- Stanford). —
J. of appl. Ps., XII, 3, 1928, p. 343-347.
Etablissement d'une fiche sous forme de table à double entrée
permettant un relevé commode des résultats des tests Binet-Stan-
ford. Les types de tests sont indiqués sur l'ordonnée et les âges en
abscisse ; une description très sommaire du test se trouve dans la
case qui correspond à l'intersection des ordonnées. D. W.
5° Appareillage et Laboratoires l
1359. — M. PONZO. — Nota illustrativa di particolari dispositivi
e apparecchi usati in ricerche condotte nell' Instituto di Psicologia
di Torino [Note illustrée sur des dispositifs ou appareils spéciaux,
employés dans les recherches entreprises à l'Institut de Psychologie
de Turin). — Ar. it. di Ps., XI, 1928, p. 230-258.
Revue détaillée, accompagnée de 28 figures explicatives, des
principaux appareils utilisés dans les recherches de psychologie expé
rimentale et de psycho-physiologie, entreprises en ces dernière^
années à l'Institut de Psychologie expérimentale de l'Université de
Turin, que dirige avec la haute autorité que l'on sait le professeur
Kiesow. Ne pouvant entrer dans la description détaillée de tous les
appareils décrits, nous invitons à se reporter à l'original le lecteur,
qui en particulier trouvera des renseignements intéressants sur les suivants : Esthésiomètre à poil de Kiesow, de différents
modèles. Dans le plus perfectionné, on peut régler à volonté par le
simple maniement d'une vis la longueur du poil qui sert d'excitateur.
Algoesthésimètre de Kiesow, a pointe métallique, employé par Ponzo
dans ses recherches sur la localisation des sensations douloureuses.
Thermoesthésimètre de Kiesow, employé pour la détermination de
points thermiques de chaud et de froid sur la peau. C'est un appareil
à circulation d'eau, terminé en pointe mousse que l'on applique sur
la peau. Je lui reprocherai, comme à la plupart des esthésimètres de
genre d'avoir l'inconvénient de rendre plus difficile la dissociation de
1. Voir aussi le n° 1116. APPAREILLAGE ET LABORATOIRES 909
ce qui est tactile et de ce qui est thermique, puisqu'il mélange les deux
excitations. Je sais du reste que pour les recherches sur des surfaces
cutanées très petites, la seule méthode satisfaisante, celle de la chaleur
rayonnante est encore à peu près inapplicable dans l'état actuel de
notre technique. Excitateur spécial pour l'étude de la sensibilité de la
luette, objet de recherches connues de Kiesow et Hahn, Esthésio-
mètre pour l'étude du temps de réaction. Il ne diffère sensiblement
pas de celui mis au point il y a fort longtemps, par Toulouse et Piéron,
pour des recherches similaires. Par contre, un modèle spécial de
Ponzo, permet la recherche par un procédé très simple, du temps
de réaction thermique (sous réserve des critiques précédentes aux
quelles il n'échappe pas davantage) Esthésiomètre de Ponzo, que
chacun connaît, appareil très simple et précis, beaucoup plus com
mode de maniement que le compas de Weber, et permettant égal
ement l'étude du temps de réaction au contact ou à la piqûre. Disposit
if pour la détermination des erreurs de localisation tactiles, per
mettant une simplification dans l'évaluation de ces erreurs, toujours
assez délicate. Dispositif pour l'étude des illusions de représentations
tactiles de position dû également à Ponzo, et un autre servant à
l'étude des illusions cutanées sur la direction du mouvement. Un
artifice expérimental très ingénieux permettant dans les tracés
respiratoires de marquer le temps avec l'appareil inscripteur même
qui trace la courbe de la respiration. Tachistoscope à chute, basé
sur le principe de la guillotine.
On voit qu'il y a dans ces pages une riche source de renseignements,
surtout en ce qui concerne la sensibilité tactile, à laquelle on aura
intérêt à recourir avant d'entreprendre des recherches expérimentales
dans ce domaine. M. F.
1360. — A. F. PAYNE. — How they test workers in Germany
(Comment les Allemands testent leurs travailleurs). — ■ Ind. Psych.,
Ill, 2, 1928, p. 68-73.
Brève description avec reproduction photographique d'un certain
nombre d'appareils utilisés dans les laboratoires psychophysiolo
giques allemands (microscope spécialisé à la mesure de l'acuité de
la vision — roues diversement engrenées autour de la gorge des
quelles passe une poulie terminée par un poids, et appareils à trois
tubes où le liquide est à placer à un même niveau, constituant une
série d'appareils destinés à la mesure de l'intelligence technique) . A
signaler aussi un appareil pour apprécier la graduation de la force,
un autre pour mesurer la sûreté de la main un troisième pour l'appré
ciation des distances, une sorte de tour mécanique à reconstituer.
M. L.
1361. — R. H. SEASHORE. — Techniques for measuring serial
action (Techniques pour la mesure d'une série de réactions). — J. of
exp. Ps., XI, 1, 1928, p. 45-55.
Dans beaucoup de recherches de psychologie ou de psychotechn
ique, il est utile de pouvoir étudier non des réactions isolées, mais
une série continue de réactions. S. énumère les conditions auxquelles
les appareils doivent satisfaire ; il donne ensuite une liste de trente- •910 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
deux appareils proposés dans des problèmes de ce genre : onze sont
destinés à des tests de réaction discriminative à une série de stimuli ;
six comportent une continue de «poursuite» d'un mobile;
cinq sont d'un type intermédiaire. Enfin il décrit un nouvel appareil
simple et pratique. Un disque est entraîné par un poids, il est arrêté
et remis en mouvement par des chevilles que le sujet manœuvre ;
chaque arrêt démasque un signal auquel il faut répondre par la
manœuvre de la cheville appropriée ; la nouveauté de l'appareil est,
qu'au lieu d'agir directement sur ces chevilles, le sujet les commande
en agissant sur des touches placées sous ses doigts, par l'intermédiaire
d'un mécanisme d'échappement. Bibliographie des travaux améri
cains sur ce problème. P. G.
1362. — L. HUANG. — An analysis of the maze technique {Anal
yse de la technique du labyrinthe). — J. of comp. Ps., VIII,
4, 1928, p. 301-309.
Les labyrinthes usuels sont des appareils très différents qu'on
emploie un peu au hasard sans avoir suffisamment analysé les diff
icultés qu'ils présentent. H. en distingue plusieurs types : labyrinthe
ordinaire à couloir dans lequel l'animal se meut ou qu'un homme
parcourt avec un stylet qu'il appuie contre un des bords ;
«n saillie où on suit avec le doigt un fil de fer (aucun cul-de-sac ne
peut passer inaperçu). Le bon chemin a une forme générale que le
sujet cherche d'abord à retenir ; certains critères avertissent l'homme
qu'il doit chercher plutôt dans une direction que dans une autre
(dimensions générales de l'appareil). Passant aux culs-de-sac, il exa
mine l'influence de leur nombre, de leur position dans l'ensemble et
de leur relation à la forme du circuit total, enfin de leur forme parti
culière (prolongement de la direction précédente ou déviation laté
rale, bifurcation et trifurcation, complexité de la forme, etc.) La
structure de chaque appareil doit être appropriée au problème spécial
qu'on se propose d'étudier. P. G.
1363. — J. R. KNOTTS et W. R. MILES.— Notes on the history
and construction of stylus maze {Notes sur Vhistoire et la construction
du labyrinthe à stylet). — J. of genet. Ps., XXXV, 3,1928, p. 415-427.
L'usage des tests de labyrinthe utilisant un diagramme sur papier
ou des rainures dans une plaque de métal date d'une quinzaine d'an
nées environ. Ces tests ont affecté des formes multiples ; mais, en
dépit de leur intérêt, ils ne peuvent être utilisés sur une très grande
échelle car leur construction est difficile et leur prix de revient élevé.
L'auteur propose, pour un emploi courant, un appareil facile à cons
truire. Sur une plaque de bois sont clouées une plaque de métal et une
feuille de papier portant le plan du labyrinthe ; de petits blocs de
bois sont ensuite disposés et cloués sur le papier de façon à ménager
les passages indiqués ; les portions libres de papier sont ensuite dé
chirées. L'appareil ainsi construit ressemble au labyrinthe en relief
•de Miles. A. B.-F. APPAREILLAGE ET LABORATOIRES 911
1364. — WALTER MILES. — The high relief finger maze for hu
man learning {Le labyrinthe de haut relief au doigt pour l 'appren
tissage humain). — J. of gen. Ps., I, 1, 1928, p. 1-14.
L'exploration des voies de ce labyrinthe se fait en suivant du doigt
en l'absence de la vue des lignes en relief, faites de fil métallique posé
sur planchette, ce qui le rend peu dispendieux. H. P.
1365. — WALTER MILES. — Studies on physical exertion : I. A
Multiple Chronograph for measuring groups of Men [Etudes sur
Vexercice physique. I. Un chronographe multiple pour mesurer des
groupes d'individus). — • American Physical Education Review,
XXXIII, 6 juin 1928, Extrait, 9 p.
La méthode consiste à faire libérer par manœuvre d'une tige ou
d'une clef commandant un électro-aimant, des balles de golf rou
lant sur un cylindre tournant à la vitesse d'un tour à la seconde.
L'appareil est préparé pour sept sujets à la fois.
Evidemment, avec des appareils inscripteurs quelconques, des
mesures collectives à un signal unique seraient aussi faciles. Mais le
dispositif, plus robuste, serait mieux défendu contre des manipulat
ions brutales, pour les applications à l'éducation physique. H. P.
1366. — S. B. LIND LEY. — An electro- Kymograph used in recor
ding vaso-motor changes {Un électro-ky mo graphe employé pour
l'inscription des changements vaso-moteurs). — J. of exp. Ps., XI,
4, 1928, p. 325-328.
L'appareil a été étudié en vue de l'inscription simultanée, sur un
même graphique, d'un acte volontaire (le parcours d'un stylet dans
utt labyrinthe} et de réactions circulatoires (cardiogramme, pléthys-
mogramme) et respiratoires. Le principe est celui de l'inscription
sans contact entre les styles et le tambour, par l'éclatement d'une
série d'étincelles qui perforent le papier : elles sont produites par le
passage de courants, de haute fréquence entre les pointes et le tam
bour. Pour les détails de construction se reporter à l'article original»
P. G.
1367. — A. R. LAUER. — A new type of electrode for the galvanic
skin reflex {Un nouveau type d'électrode pour le réflexe galvanique de
la peau). — J. of exp. Ps., XI, 3, 1928, p. 248-251.
Description d'un nouveau type d'électrode qui permet d'assurer
un contact électrique uniforme pendant toute la durée de l'expé
rience. Elle a la forme d'un entonnoir entouré de caoutchouc ; la
partie large s'applique sur la peau de la main et est maintenue par
une courroie serrée autour du membre ; la partie étroite est reliée à
un conducteur ; l'appareil mis en place est rempli d'un liquide
conducteur. P. G.
1368. — ADOLF STEICHEN. — Eine Anordnung zur Regulierung
der Umdrehungsgeschwindigkeiten rotienreder Scheiben {Un dis
positif pour la régulation des vitesses de rotation des disques tour
nants). — Z. für Sin., LIX, 1, 1928, p. 1-5.
Dispositif complémentaire de celui que l'auteur a décrit précédem- 912 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
ment pour l'étude de la coloration de disques tournants en éclai
rage double.
L'essentiel consiste dans une reproduction du système que j'ai
adopté dans mon appareil de rotation décrit en 1922 ici même: des
axes tronconiques inverses entre lesquels une courroie se déplaçant
change de façon continue le rapport des vitesses. Un des disques
commande l'éclairage intermittent de l'autre disque par une série
d'ouvertures au niveau de l'image réelle de la source éclairante.
H. P.
1369. — W. WIRTH. — Zur Messung einer bestimmten Phase der
lokalen Erregbarkeitsdifferenzen im Sehorgan (Sur la mesure d'une
phase déterminée des différences locales d'excitabilité dans l'organe
visuel). — A. f. ges. Ps., LXV, 1-2, 1928, p. 162-190.
Pour étudier les images négatives consécutives dans leurs premières
phases, l'auteur a introduit une modification dans l'appareil à rota
tion de Marbe de façon à permettre de modifier les secteurs colorés
au cours même de la rotation jusqu'aux proportions fixées d'avance.
Les secteurs sont préparés en gélatine colorée et projettent des lu
mières "colorées sur un écran que le sujet fixe des yeux. Quelques
exemples sont donnés pour montrer l'utilisation de l'appareil pour
la mesure des images consécutives chromatiques. D. W.
1370. — D. KATZ et K. V. GOETZEN. — Ein Perkussionsphan
tom (Un appareil pour V étude de la percussion). — • Z. f. Ps., CVIII,
5-6, 1928, p. 331-335.
Des expériences sur le procédé de percussion employé couramment
en médecine ont prouvé que le rôle de la sensibilité vibratoire était
aussi important que celui de l'ouïe. Les auteurs ont construit un
appareil destiné à guider les débutants dans la pratique de la percuss
ion, en leur permettant de contrôler leurs impressions. C'est une
boîte plate dont le couvercle formé d'un carton épais porte à sa face
inférieure une lame de plomb d'épaisseur variable, imitant le relief
interne, positif eu négatif, d'un organe. On dessine sur une feuille de
papier la figure attribuée à l'organe d'après les données de la per
cussion et on la compare ensuite à la figure réelle. P. G.
1371. — D. KATZ. — Ein Apparat für medizinische Unterrichts
zwecke und für Eignungsprüfungen (Un appareil pour l'enseign
ement médical et pour les tests d'aptitude). — Ind. Psychot., V, 12,
1928, p. 370-371.
Description d'un appareil qui consiste en une boîte en carton fort,
capitonnée à l'intérieur de pièces de plomb de forme irrégulière ; le
sujet doit repérer l'emplacement et la forme de ces morceaux en
« percutant » la paroi. Le dispositif peut être utilisé en vue d'exercices
systématiques de percussion à l'usage des étudiants en médecine ;
il permettrait aussi de déceler des différences individuelles d'aptitude
à la percussion. D. W. APPAREILLAGE ET LABORATOIRES 913;
1372. — A. C. WATSON. — A simple way to control color produc
tion [Un moyen de contrôle pour apprécier les couleurs). — •
Ind. Psych., Ill, 6, 1928, p. 262-264.
Selon J. B. Welch, 2 millions de couleurs peuvent être distinguées.
Cette délicate appréciation objective d'une nuance est rendue pos
sible par un appareil inventé par la Mariette Cie. Il est constitué par
une série de filtres approximativement monochromatiques et une sorte
de mélangeur différentiel qui fond les disques colorés tournant à
grande vitesse. On peut au moyen de ce mélangeur différentiel varier
les proportions % des couleurs en combinaison. L'apparence d'un
échantillon de couleur dans des éclairements variés se déduit du
caractère spectral de cet échantillon donné par la comparaison, à
travers des filtres monochromatiques, d'une surface blanche étalon
née, éclairée par la lumière en question, avec la surface noire et
blanche du rotateur différentiel, illuminée par un éclairement éta
lonné.
On établit ainsi une table des coefficients de réflexion de l'échant
illon pour les longueurs d'onde des différents filtres. Cette table est
d'une grande commodité pour assortir une couleur à un échantillon
donné. M. L.
1373. — E. W. SCRIPTURE. — Das Strobilion : ein Apparat zur
Sichbarmachung der Tonhöhe der Stimme [Le « Strobilion » :
appareil rendant visible la hauteur tonale de la Voix). — Z. für Sin.,
LIX, 4, 1928, p. 166-169.
Utilisation de la méthode stroboscopique : Un disque dont les
anneaux concentriques sont faits de secteurs noirs et blancs, et les
nombres sont disposés de manière à représenter une échelle diato
nique de deux octaves, est éclairé par une flamme vibrante : en par
lant dans une embouchure communiquant avec une capsule agissant
sur la flamme, les vibrations de la voix commandent des éclairements
de même fréquence : Sur le disque, tournant à vitesse donnée cons
tante, en voit alors un anneau dont les secteurs noirs et blancs pa
raissent immobiles ; c'est celui dont la fréquence d'alternances
correspond à la fréquence vibratoire. H. P.
1374. — H. D. BOUMAN. — Sur une méthode d'analyse des sons
par résonance électrique. — Ar. néerl. de Ph., XIII, 3-4, 1928,
p. 578-580.
B. substitue à l'analyse parles résonateurs, de réalisation difficile,
une analyse au moyen d'un système résonateur électrique, com
posé d'une self invariable et d'une capacité variable, le système est
capable grâce à la variabilité du condensateur de remplacer tout le
système de résonateurs de Helmholtz. Le son à analyser est reçu par
un microphone, et renforcé par un amplificateur à lampes triodes.
Les variations de courant que fournit l'amplificateur sont trans
mises au circuit par une bobine de couplage. Un autre système enfin
permet d'examiner s'il se produit ou non une résonance dans le
circuit accordé. Il se compose d'un tube à trois électrodes le anodique duquel est intercalé un haut-parleur pour la repro
duction. Le système reproducteur est raccordé immédiatement au
L'ANNEE PSYCHOLOGIQUE. XXIX. 58 914 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
circuit, par intercalation d'une tension négative d'environ 4 volt»
pour la grille de la triode.
Les résultats obtenus sur divers voyelles, diphtongues et mots,
BOnt en accord avec la théorie générale des formantes de Stumpf.
A côté de sujets normaux B. expérimenta sur des individus ayant des
fissures palatines. Il fallait leur introduire dans la bouche une plaque-
d'ébonite, dont il examine l'influence sur les composantes de e, o, a,
Avant l'introduction de la plaque, les présentaient
des différences d'harmonicité assez considérables, qui diminuent
beaucoup, après l'introduction (de 17 à 0,7 % pour o et e). En
principe donc, les sons supérieurs d l'une voyelle sont des harmoniques^,
comme le voulait Helmholtz, mais cette harmonicité est diminuée par
la tension des parois de la bouche, et les composantes profitent des
écarts qui en résultent, ce qui permet ainsi de rejoindre également la
théorie d'Hermann. M. F.
1875. — S. YOURIEVITCH. — Une nouvelle méthode d'enregi
strement des mouvements oculaires. Le Cinégraphe. — C. R.,
CLXXXVII, 19, 1928, p. 844-846. J
En plaçant l'œil dans une capsule étanche (celle-ci étant appliquée
après moulage de plâtre pour faciliter l'étanchéité) , les mouvements
de l'œil et les clignements entraînent des changements dans le volume
d'air. Dès lors une inscription est possible par transmission aérienne
à un tambour de Marey.
Mais cette méthode, d'application compliquée, ne permet pas de
connaître le sens ni l'étendue des mouvements ! H. P.
1876. — WALTER R. MILES. — On the "Mistiming" of weighted
Forks (Sur la discordance des diapasons à poids). — Journal of
Scientific Instruments, V, 5, 1928, p. 152-154.
On se sert fréquemment de diapasons portant des poids sur leurs
branches, ce qui permet de faire varier la hauteur du son. M. montre
par des photographies de vibrations qu'il se produit facilement, avec
cette méthode, des discordances entre les deux branches, du fait
d'une certaine dissymétrie des masses mobiles. H. P.
1377. — G. M. WHIPPLE. — A New Method of Analysing Musical
Style by Means of the Reproducing Piano (Une nouvelle méthode
pour V analyse du style musical au moyen de la reproduction des mor-
ceaux joués au piano). — J. of appl. Ps., XII, 2, 1928, p. 200-213. —
R. P. FARNSWORTH. — Comments on the Duo-Art as a La
boratory Instrument. [Commentaires sur le pianola Duo- Art envisagé
comme instrument de laboratoire) ib. p. 214-216.
Le pianola Duo-Art enregistre et reproduit des morceaux de mu
sique tels qu'ils sont joués par un pianiste particulier. F. a soumis un
instrument Duo-Art à des vérifications précises et conclut à l'utilisa
tion possible de l'appareil pour des études expérimentales d'esthé
tique. L'appareil permet de varier indépendamment l'intensité, la
hauteur, le rythme et la vitesse ; il est très sensible : on obtient 15
degrés différents d'intensité ; l'exactitude de reproduction est telle
que les erreurs sont imperceptibles pour l'oreille humaine. METAPSYCHIE. DIVERS 915
De cet instrument, Whipple a tiré profit pour démontrer que ce
que l'on appelle la manière d'un pianiste, son style et ce qu'on exprime
par des termes qualitatifs vagues, tels que tempérament, éclat, etc., se
réduit à des différences des facteurs physiques : intensité, vitesse,
groupement des rythmes, etc". Pour faire cette démonstration, W.
s'est servi de deux phrases de la Rhapsodie Hongroise n° 10 de
Liszt dont il a comparé, au pianola l'exécution par deux pianistes :
Friedheim et Paderewsky. Des sujets très musiciens dont plusieurs
ont pu reconnaître la manière des pianistes, ont tous noté des diffé
rences caractériStiques entre les deux exécutions, mais ils ont été in
capables de les analyser. Or, en étudiant les rouleaux enregistreurs,
et en faisant varier dans celui de Paderewski systématiquement, les
uns après les autres, les facteurs de vitesse, d'emploi de pédales, d'in
tensité, de façon à rendre chacun de ces facteurs identiques à ce qu'ils
sont chez Friedheim, W. obtient deux exécutions progressivement de
plus en plus semblables entre elles. Restait la différence des rythmes
qui a pu être déterminée avec exactitude sur les rouleaux.
W. insiste sur l'intérêt de la méthode qui permet de réduire « les
descriptions métaphoriques et quasi-mystiques que l'on donne de
l'interprétation des artistes éminents » à un petit nombre de facteurs
physiques simples. D. W.
XVI. — Métapsychie. Divers
1378. — CHARLES RICHET. — Notre sixième sens. — In-16 de
253 pages. Paris, éditions Montaigne 1928. Prix : 12 francs.
Le « Sixième sens » est une expression qui ne signifie rien par elle-
même. Pour R. il s'agit « d'un sens dont nous ne connaissons pas
les organes, d'un sens crue ni le vulgaire, ni les savants n'admettent,
d'un sens qui revêt les formes les plus diverses et les plus étranges » ;
en somme c'est un titre commun pour l'exposé de tout ce qui relève
de la métapsychique dite subjective, en laissant de côté la métapsy-
chique objective qui a singulièrement fait faillite ces dernières années !
Et, en conclusion, R. reconnaît que le sixième sens est bien com
pliqué : « II y a peut-être un septième, un huitième ». « Toutes ces
lucidités sont hétéroclites. Nous avons dû, faute de mieux, les réunir
de manière à former un assemblage assez factice ». Et malgré tout
une hypothèse unique est émise : « Le sixième sens est celui qui nous
fait connaître une vibration de la réalité, vibration que nos sens nor
maux ne peuvent pas percevoir ».
Sa réalité, R. la déclare amplement démontrée. « II n'y a plus de
place pour le doute ». Ceci est une manifestation de la foi.
Pour le lecteur, même s'il partage les goûts révolutionnaires et
apprécie la hardiesse de l'auteur en ce qui concerne la conception, mais
dans la mesure où il garderait, en ce qui cette fois l'affi
rmation du fait, la prudence expérimentale nécessaire, il est im
possible de se départir du doute : II est impossible de se faire ac
tuellement une opinion définitive.
Il faut, dans ce domaine une sévérité de critique qui ne laisse
plus place à l'hésitation légitime de l'homme de science pour qu'on

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