Applications médicales. - compte-rendu ; n°1 ; vol.25, pg 682-690

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L'année psychologique - Année 1924 - Volume 25 - Numéro 1 - Pages 682-690
9 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mardi 1 janvier 1924
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3° Applications médicales.
In: L'année psychologique. 1924 vol. 25. pp. 682-690.
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3° Applications médicales. In: L'année psychologique. 1924 vol. 25. pp. 682-690.
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être utilisée, soit collectivement, soit individuellement. Les expé
riences globales ont pour but de dégager pour les travailleurs la
signification à attacher aux phénomènes d'hypnose et à recruter les
sujets les meilleurs pour des expériences individuelles.
Les expériences individuelles peuvent être utilisées pour illustrer
plus précisément les phénomènes de dissociation. Même en matière
thérapeutique, l'auteur estime préférable de faire précéder l'hypnose
à l'état de sommeil par l'hypnose à l'état de veille.
M. L.
W.-R. WELLS. — Hypnosis in the service of the instructor (Vhyp-
notisme au service de renseignement). — Ps. Rev., XXXI, 1, 1924,
p. 88-91.
Il y a encore, en Amérique, des gens qui croient a l'hypnotisme, et
qui vont jusqu'à proposer de l'introduire dans les classes de psychol
ogie, comme procédé normal d'enseignement ! Cela servirait d'abord,
nous dit W., à tempérer l'aridité de ces cours, pour lesquels, paraît-il,
certains étudiants montrent peu d'enthousiasme. Cela permettrait
aussi de lutter contre le spiritisme, et en outre, on pourrait ainsi
illustrer d'exemples concrets les leçons sur l'hallucination, le subcon-
cient, etc.
W. ne paraît pas connaître les travaux de M. Babinski.
G. P.
3° Applications médicales
ARTHUR KRONFELD. — Psychotherapie. — Un vol. in-8° de
xi-260 p., Berlin, Springer, 1924.
Traité de psychologie médicale, conçu à la manière des traités de
physiologie médicale et présentant les mêmes défauts qu'eux (et
aussi quelques autres...).
Deux parties : partie générale, psychologique ; partie médicale,
action du médecin sur l'âme du malade.
La psychologie qui devra surtout intéresser le médecin, le psycho
thérapeute, c'est la caractérologie. Le caractère est lié un peu aux
conditions psychiques et sociales du développement, mais il est sur
tout déterminé biologiquement. Les constitutions sont déterminées
par des actions biologiques héréditaires, et, dans la formation des
complexes individuels, des phénomènes biologiques, et notamment
les sécrétions internes, jouent un rôle fondamental. Sur cette base
organique, le psychique construit. La dynamique affective réagit
selon un certain nombre de modes, dont on distingue bien surtout les
types-limites : l'explosif et le rétentif . (L'on sait que Jung a étudié
semblablement le type extroverti et le type introverti ; Kretschmer,
les tendances hypobouliques et les tendances hyponoïaques).
La psychothérapie devra s'exercer sur l'esprit du malade conçu
de cette façon. Elle essayer de modifier les structures et les:
réactions. Quel sera le critérium de son action ? En d'autres termes, PSYCHOLOGIE APPLIQUEE 683
quels faits devra-t-elîe considérer comme anormaux et quand pourra-
t-elle dire qu'elle a abouti à un succès ? Le critérium de normal ne
sera pas social : Kronfeld s'élève contre toute idée de norme sociale,
d'adaptation sociale (notion qui est, en somme, à la base de la psy
chologie et de la thérapeutique telles que les conçoivent la plupart
des auteurs français, notamment P. Jànet) ; il ne sera pas non plus
esthétique ni moral ; ■ — il sera surtout biologique. Le but de la thé
rapeutique sera d'améliorer l'équilibre biologique et le critérium de
cette amélioration sera une augmentation de force. Le médecin devra
éveiller dans l'esprit du malade « l'idée de devenir plus fort », et ce
d'une manière concrète, différente dans chaque cas particulier.
Les procédés thérapeutiques à proprement parler seront de trois
ordres : la persuasion, la psychanalyse, l'hypnotisme. L'auteur
insiste sur les faiblesses des deux premiers et se déclare partisan
absolu de l'hypnotisme dont le domaine d'action lui apparaît comme
très large.
L'effet thérapeutique obtenu ainsi devra être maintenu par la
psychagogie. Celle-ci consistera surtout en un renforcement métho
dique du « sentiment du moi » du malade, du sentiment de sa valeur
propre.
Chez les « autophiles », les « narcissistes », le traitement sera un peu
délicat : n'ont-ils pas déjà trop de « sentiment du moi » ? Le médecin
devra renforcer les « sentiments vrais », — le développement exagéré
des autres n'a été qu'un contre-coup de la faiblesse des premiers.
Est-il permis de signaler qu'ici déjà le social, l'esthétique, le moral
reparaissent, et rentrent par la petite porte ? Mais il y aurait beau
coup d'autres choses à dire...
I. M.
F.-L. WELLS et HELEN A. -A. MARTIN. — A method of memory
examination suitable for psychotic cases [Une méthode d'examen de
la mémoire utilisable dans les cas de psychoses). — Am. J. of I., Ill,
2, 1923, p. 243-257.
Les auteurs ont mis sur pied un test d'examen de la mémoire à
12 points de vue différents, et ont étalonné leur échelle chez 50 sujets
normaux. Avec un maximum possible de 185 points, ils ont obtenu
une moyenne normale de 127. Us déterminent le nombre de points
des sujets et l'expriment en pour cent de la normale (12,7 points =
10 °/o). En faisant le pourcentage partiel pour les 12 catégories
d'épreuves, ils réalisent un profil mnémonique du sujet . La première
catégorie d'épreuves consiste en 6 questions sur la vie du sujet (date
de naissance, frères et sœurs, etc.) ; la seconde en 5 questions de
connaissances courantes (par exemple sur la ville où il habite) ; le
troisième en 5 questions relatives aux connaissances scolaires élément
aires (la capitale des Etats-Unis par exemple) ; la quatrième consiste
en la récitation de l'alphabet (le temps étant mesuré et servant à
noter l'épreuve) et des 20 premiers nombres à l'envers ; la cinquième
en un test de substitution (épreuve d'apprentissage de Pintner et
Patterson) ; la sixième en un test de répétition de 10 phrases (2 de 12
syllabes, 2 de 16, 2 de 20, 2 de 24, et 2 de 28) ; la septième en un test de 684 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
répétition de séries de chiffres (de 4 à 9) ; la huitième et la neuvième
-en un test d'association mnémonique (un nom de ville, est donné, le
sujet doit répondre par le nom de l'Etat correspondant), la première
épreuve étant facile et la deuxième difficile ; la dixième en un test
de répétition à l'envers de séries de 3 à 7 chiffres ; la onzième dans
la désignation de mémoire de 10 objets tirés d'une boîte, et montrés
successivement au sujet puis remis dans la boîte ; la douzième dans
un test de reconnaissance de 12 cartes postales illustrées remises au
milieu de 12 autres.
8 séniles ont obtenu une notation globale de 53 (53% du taux
normal, soit 53 x 1,27 ■= 67,3 points) ; 15 « schizophré niques » ont
atteint 82 ; 6 débiles, 52 ; 6 maniaques dépressifs, 74, enfin 10 para
lytiques généraux, 68.
L'effort est intéressant pour une évaluation à la fois globale et
analytique des fonctions mnénoniques dans les maladies mentales.
Mais les épreuves, qui n'ont pas un caractère international, ne sont
pas conçues de façon rationnelle pour un examen systématique de
la mémoire (la mémoire immédiate étant simplement juxtaposée à
des connaissances anciennement acquises). Il faudrait des épreuves
sur un champ plus large (apprentissages purement intellectuels)
et des investigations relatives à la rapidité d'acquisition et à la téna
cité de rétention de souvenirs nouvellement acquis.
H. P.
JiELGE LUNDHOLM — A comparative study of « Creative imagi
nation » in normal people and in mentally diseased. ( Une étude com
parative de V imagination créatrice chez les individus normaux et
les malades mentaux). — Am. J. of I., Ill, 4, 1924, p. 739-756.
L'auteur voudrait étudier la capacité de se créer des « illusions »
•concrètes, des images, et s'est adressé dans ce but à l'épreuve de
la tache (dans l'ignorance, semble-t-il, des travaux du regretté
Rorschach).
Il a noté, en présentant 2 minutes la tache, ce que disaient les
sujets, faisant le total des noms, des adjectifs, des verbes, et mettant
à part les mots significatifs, s 'adressant à 50 sujets normaux (25 de
chaque sexe), 11 maniaques, 12 mélancoliques, 9 déments précoces,
et 3 psychopathes ; l'auteur affirmait à chaque sujet que la tache
représente quelque chose.
Les 25 hommes montrèrent plus de termes significatifs, et, d'après
cela, une capacité plus grande de créer des images ; les maniaques
manifestèrent cette capacité à un niveau beaucoup plus élevé. Chez
les déments précoces et psychopathes, la variabilité ne permit au
cune conclusion.
Les données paraissent avoir été analysées de façon un peu trop
simple et automatique dans un domaine d'interprétation complexe,
où le nombre des mots significatifs est souvent lié à une débauche
verbale d'expression (de qualificatifs en particulier), plus qu'à une
capacité accrue de créer des représentations, chez les maniaques par
exemple.
H. P. APPLIQUÉE 685- PSYCHOLOGIE
GRACE H. KENT. — A combination mental test for clinical use.
(Un test mental combiné pour l'emploi en clinique). — J. of appl.
Ps., VII, 3, 1923, p. 246-257.
L'auteur propose de remplacer, en clinique, l'échelle Binet-Stan-
ford par une série indéterminée de 10 ou 15 tests préalablement
étalonnés et que l'examinateur choisirait parmi d'autres, en tenant
compte des particularités de chaque cas individuel. L'âge mental
serait une moyenne des âges atteints par les sujets dans les différents
tests.
Par rapport aux échelles habituelles cette méthode aurait les
avantages suivants : 1° Elle est plus élastique et permet de tenir
compte des intérêts du sujet ; 2° Elle évite la routine et diminue par
là même la fatigue de l'examinateur ; 3° Elle suscite une observation
plus attentive du cas individuel ; 4° Ne liant pas l'examinateur par
une multitude de petites règles elle diminue les chances de grosses
négligences de technique ; 5° Avec des tests bien choisis elle réduit
l'importance de l'équation personnelle de l'examinateur dans la
notation des résultats ; 6° Elle permet d'économiser le temps en
évitant les tests trop faciles ou trop difficiles ; 7° La validité des ré
sultats sera moins affectée par les variations de la bonne volonté du
sujet. Si l'on arrive à obtenir sa bonne volonté dans une dizaine de
tests quelconques, les résultats ne seront point changés, quel que
soit le nombre de questions auxquelles le sujet aura refusé de ré
pondre.
D. W.
A. WARREN STEARNS. — Note on the relation between group
test score and capacity (Etude des rapports entre les résultats des
tests collectifs et la capacité individuelle). — J. of Abn. Ps., XVIII,
4, 1924, p. 367-374.
Frappé de l'approximation avec laquelle se fait en général la sélec
tion des travailleurs et soupçonnant le rôle susceptible d'y être joué
par la psychiatrie et les tests collectifs, l'auteur expérimentant sur
123 employés d'un grand magasin, les soumet aux épreuves sui
vantes : d'une part pendant 3 mois, chaque candidat agréé est exa
miné au point de vue psychiatrique. D'autre part, chaque semaine,
ceux qui ont été employés durant la semaine précédente sont soumis
à un interview suivi d'un test collectif (phrases mélangées de Binet-
Simon, test de barrage, mémoire des chiffres, code Healy). Six mois
plus tard leur directeur classait les individus par ordre de valeurs.
D'après les chiffres obtenus, l'intelligence mesurée au moyen du
test collectif ne présente aucune corrélation avec la réussite dans la
profession. Par contre des troubles nerveux fonctionnels, relativ
ement faciles à dépister, paraissent un facteur prépondérant dans
l'échec. L'importance pratique de l'investigation psychiatrique
semble, même sur ce terrain, clairement démontrée.
M. L. €86 AÏSALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
WINIFRED RICHMOND. — The psychologist in the Psychopathie
hospital {Le psychologue dans un hôpital de psychopathes). — J. of
Abn. Ps., XVIII, 4, 1924, p. 300-310.
L'auteur a soumis 200 cas de l'hôpital Saint-Elisabeth, à l'appl
ication des diverses échelles de tests et mesures de laboratoire, dans
le but de rendre ces méthodes applicables dans les hôpitaux de psy
chopathes. On a surtout fait usage de la révision Binet-Stanford,
des tests de Kent Rosanoff et de Porteus. L'examen détaillé de
18 cas que nous donne Fauteur, le conduit à conclure que le psychol
ogue, éduqué au point de vue connaissances psychiatriques, peut
jouer un rôle efficace ; il peut être amené à distinguer la déficience
mentale congénitale d'une déchéance survenue plus tard, et sup
prime ainsi des efforts voués à l'échec pour relever le niveau mental
dans certains cas. L'application des tests permet aussi, dans une
certaine mesure, de reconnaître si l'individu apparemment guéri est
susceptible à nouveau de s'ajuster, soit au point de vue social, soit au
point de vue professionnel.
M. L.
S.-D. PORTEUS. — Discussion : Porteus tests and social Inadequacy
(Discussion : les tests de Porteus et V insuffisance sociale). — J. of
Abn. Ps., XVIII, 4, 1924, p. 405-412.
La discussion porte sur un précédent article comparant les résul
tats obtenus avec les tests de Stanford et de Porteus appliqués à
plusieurs individus considérés comme inadéquats au point de vue
social. Cette étude concluait à l'insuffisance des tests de Porteus
destinés à déceler les instables mentaux. L'auteur rappelle que ses
tests, sur la valeur absolue desquels il fait d'ailleurs ses restrictions,
se proposent simplement de mesurer la possibilité qu'a l'individu
(situé aux environs du stade « moron») d'utiliser sa capacité de faire
face à une tâche et de varier ses méthodes lorsque surgissent des
difficultés croissantes, ceci dans la mesure où son tempérament le
lui permet. Les tests n'ont été proposés qu'à cause de la corrélation
vérifiée entre la déficience de tempérament et la mal-adaptation. A
cause de la variété des cas individuels, les résultats obtenus ne sont
pas toujours faciles à interpréter.
M. L.
LEE. E. TRAVIS. — Suggestibility and Negativism as measured by
auditory treshold, during reverie (Suggestibilité et Négativisme
évalués par les variations du seuil auditif pendant la rêverie). —
J. of Abn. Ps., XVIII, 4, 1923, p. 350-365.
Peut-on déterminer expérimentalement la tendance à la suggestib
ilité, caractéristique des hystéries, et celle au négativisme, caracté
ristique de la schizophrénie, et peut-on de cette manière éviter, par
des précautions appropriées, la tendance à tel ou tel désordre patho
logique au cours du développement de l'enfant, alors que celui-ci est
encore normal ? La technique employée dans ce but par l'auteur se PSYCHOLOGIE APPLIQUEE 687
fonde sur l'emploi d'un appareil constitué par deux circuits. Le sujet,
lorsqu'il perçoit l'excitation auditive, ferme le circuit en appuyant
sur une clef à mercure, et fait ainsi résonner un timbre. On détermine
le seuil auditif normal. Puis le sujet fixe son regard sur un cristal.
Et l'on étudie alors les variations d'excitation pour lesquelles on
obtient une réponse.
Les chiffres obtenus conduisent l'auteur à constater les faits sui
vants :
1° Les individus normaux et anormaux se rangent suivant une
ligne droite, des négativistes extrêmes aux extrêmement suggestibles.
2° Les dont le seuil s'abaisse durant la vision à travers
le cristal sont suggestibles. Ceux dont le seuil s'élève sont négativistes.
Les faits sont plus marquants dans le premier cas pour les hysté
riques (abaissement du seuil), dans le deuxième pour les schizophré-
niques (élévation du seuil). De ce fait, le sens de la variation du seuil
dans la vision à travers le cristal pourrait préciser le diagnostic des
cas de schizophrénie ou d'hystérie.
M. L.
LEE EDWARD TRAVIS. — A test for distinguishing between schi-
zophrenoses and psychoneuroses {Un test pour distinguer les schizo
phrénies des psycho-névroses). — J. of Abn. Ps., XIX, 3, 1924,
p. 282-298.
Cet article est la suite de la tentative faite par l'auteur et relatée
dans un précédent pour établir au moyen de la vision à tra
vers le cristal un test permettant de différencier les schizophréniques,
caractérisés par une attitude négativiste, et une restriction des réac
tions, et les psycho-névrosés, caractérisés par la suggestibilité et
l'expansion du comportement.
L'auteur propose la comparaison des temps de réaction à des st
imuli auditifs et 'électriques, ces comparaisons étant faites sur les
valeurs du seuil préalablement établi dans des conditions normales,
ensuite durant la vision à travers le cristal.
On a expérimenté sur 59 cas dont 22 cas de psycho névroses et
24 de schizophrénie. Tous les cas du premier groupe ont manifesté au
cours de la vision par cristal un abaissement du seuil. Tous les cas
du deuxième groupe, sauf trois, une élévation. Parmi ces trois except
ions, deux se sont révélées en état d'hypnose.
L'auteur en conclut que le test peut réellement être considéré
comme un test différentiel. L'altération de la valeur du seuil pendant
la durée de l'expérience lui paraît due à des facteurs centraux modif
iant l'attitude, et non à des facteurs périphériques consistant en un
changement dans les appareils récepteurs. M. L.
MAY M. WENT WORT H. — Two hundred cases of Dementia praecox
tested by the Stanford revision [Deux cents cas de démence précoce
testés au moyen de la révision Stanford). — J. of Abn. Ps., XVIII,
4, 1924, p. 378-384.
200 déments précoces (hommes et femmes, tous au-dessus de 688 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
16 ans) soumis à la révision Stanford de l'échelle Binet-Simon, ont
donné les résultats suivants :
Age mental 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 IT
Nombre de cas.. 5 2 6 5 14 21 36 29 22 18 15 5 8 7 3 4
140 cas sont en dessous d'un âge mental de 11 ans.
100 cas groupés autour des âges mentaux de 7 à 10 ans.
87 cas dépassent l'âge mental de 12,7.
7 cas atteignent le niveau d'adulte ou d'adulte supérieur. Cepen
dant, sauf dans le cas de malades ayant rétrogradé jusqu'au stade
infantile, il n'y a pas de corrélation directe entre la longueur et la
force de la maladie et le degré de la régression. Les cas peuvent se
diviser ainsi :
1° Individus présentant une régression complète et dont il serait
impossible de déterminer l'âge mental normal.
2° montrant des arrêts définis des processus intellectuels
et dont les réponses trahissent que leur âge mental est affecté.
3° Individus dont les réponses sont claires et définies, sans arrêt
apparent des processus intellectuels et dont l'âge mental semble
représenter leur âge mental normal.
L'étude détaillée des particularités recueillies dans l'application
des tests aux deux dernières catégories, lorsqu'on tient compte des
délais de réponse qu'exigent les déments précoces, conduit l'auteur
à affirmer, d'accord avec Wells et Kelley, que la démence précoce
est davantage caractérisée dans son essence par une déficience de
jugement et de volonté que par une déficience intellectuelle propre
ment dite.
M. L.
V. MOORREES. — The immediate Heredity of primary Aments
committed to a public Institution [L'hérédité immédiate des enfants
atteints d'idiotie congénitale et confiés aux asiles, publics) — J. of
appl. Ps ., VIII, 1, 1924, p. 89-127
Quarante-cinq enfants atteints de déficience mentale congénitale
furent choisis au hasard à l'exclusion des cas suspects d'épilepsie.
Ils ont été examinés à l'aide de tests de niveau, — échelle de Binet
ou celle de Pintner et Paterson. Les parents des petits malades invités
à se présenter à l'hôpital ont également subi des épreuves de niveau,
dans la plupart des cas à l'aide de l'échelle de Pintner et Paterson.
L'auteur croit avoir constaté ailleurs que cette échelle peut être ,
rendue comparable à celle de Binet grâce à une correction appropriée
des résultats. Les quotients d'intelligence (médians) ramenés à
l'échelle Binet, se sont distribués comme suit :
Enfants : 29,4 (E. P. = 2,9) ; pères : 78 (E. P. = 1,9) ; mères :
61,3 (E. P. = 2,4). Sur 45 enfants examinés, 33, soit 73,3 % descen
daient de parents atteints eux-mêmes de déficience mentale nette.
La déficience mentale est plus fréquente et plus forte chez les
mères.
D. W. PSYCHOLOGIE APPLIQUEE 689
LAVINI A WARNER. — Influence of mental level in the formation
of boys' gangs [Influence du niveau dans la des
bandes de garçons). — J. of appl. Ps., VIII, 1924, p. 224-236.
Ayant recueilli des renseignements sur 36 jeunes délinquants qui
opéraient par petites bandes, l'auteur a constaté une homogénéité
très nette de niveau mental (quotients d'intelligence de 0,59 à 0,85
à peu près). Les variations moyennes des âges mentaux semblent
plus faibles que ne le sont les variations des chronologiques.
D. W.
JT TYLOR FOX. — The response of epileptic children to mental and
educational tests (Réponse des enfants épileptiques aux tests mentaux
d'éducation). — Br. J. of Med. Ps., IV, 3, 1924, p. 235-248.
L'application des tests a été faite sur 150 enfants épileptiques
(99 garçons et 51 filles). Le développement mental des
est sujet à de grands à-coups et la mesure de l'intelligence est, de ce
fait, tout particulièrement délicate à faire. Elle rapporte les résultats
à un certain chiffre obtenu en divisant l'âge mental obtenu par l'ap
plication du test par l'âge physique (en années et en mois) de l'enfant
à ce moment. Le chiffre mental de l'enfant « normal » a été établi
empiriquement en expérimentant sur les enfants des écoles. Voici la
liste des tests et les chiffres obtenus :
Tests d'intelligence
Garçon» Filles
l)iEchelle Binet Simon 71 63
2) Tests de raisonnement de Burt 76 67
3) Test de labyrinthe de Porteus 77 71
Tests éducatifs
4) Test de lecture mécanique 69 70
5)pour l'acquisition d'idées 59 58
6) Epellation , „ 66 62
7) Addition , 67 54
8) Soustraction 55 (49)
9) Multiplication 60 (48)
10) Division 65 (46)
11) Addition orale 73 66
12) Soustraction orale 70 63
13) Arithmétique théorique 63 <57)
14) Problèmes d'arithmétique 76 50
Les filles ne sont supérieures que dans un seul test très évidem
ment mécanique.
Les tests d'intelligence donnent de meilleurs résultats que les tests
d'acquis éducatif, ce qui est prévisible puisqu'on a affaire à des épi
leptiques et non à des idiots. La différence frappante entre les résul
tats obtenus pour le test 4 et le test 5 manifeste leur incapacité à se
concentrer et à faire preuve de mémoire immédiate. C'est cette même
incapacité qui se trouve vraisemblablement à la base des résultats
médiocres obtenus pour les tests 7 à 10, par rapport aux tests 11
l'année psychologique, xxv. 44 ANALYSES 'BIBLIOGRAPHIQUES 690
et 12. L'allure générale des résultats se^r-approche-de Ja cenrb« obtenue-
avec les tests de Binet^Simon sur les enfants présentant de la défi
cience mentale.
M. L.
J.-P. LOWSON. — The Psychology of Servons BTeaMown {La psy
chologie de la dépression nerveuse). — • Austr. 3. of Psych., II, 2,
1-92-4.
L'auteur rapporte le cas d'un soldat qui, à la suite d'un choc ner
veux causé par 1' xplosion obus, avait perdu l'usage de la parole
et fut guéri par un traitement ^psychanalytique.
C. N.-P.
EILEEN CHARLES -et LUCY FIRTH. — Mental Deüciemey and
Delinquency (Déficience mentale et délinquance). — Austr. J. of
Psych., II, 2, 1924.
100 jeunes filles de l'école spéciale pour délinquantes mineures
furent examinées au moyen «les tests Stanford-Binet. EBes avaient
de 12 ans 9 mois à 17 ans 10 mods. Les types mentaux furent classés
sur la base de 1' « Intelligence quotient » <de Terman (c'est-à-dire le
rapport entre l'âge chronologique et l'âge mental)., et tes résultals-
furent les suivants :
Intelligence supérieure 1 élève
» moyenne.. 10 élèves
» obtuse 10 »
» à la Hmite inférieure 35 »
Abrutissement 33 »
Imbécillité 12 »
Ces résultats montrent que c'est une erreur de considérer ces déli
nquantes comme des jeunes filles n&nnales, entièrement responsables,
car, par exemple, l'une d'elles dont l'âge chronologique est 16 ans
9 mois n'est âgée au point de vue mental que de 7 ans 10 mois. Il y a
un rapport étroit entre la criminalité juvénile et la déficience ment
ale, et aussi le milieu où a vécu la délinquante (dans la grande maj
orité des cas, les parents sont morts, ou voleurs ou « vicieux »). Il
est paradoxal que les lois actuelles permettent à ces jeunes filles de
sortir de l'institution dès qu'elles atteignent 18 ans, sans faire atten
tion au fait qu'elles ne sont le plus souvent que des enfants très jeunes
incapables d'affronter les problèmes de la vie. Elles sont de la sorte
condamnées à devenir des habituées de prisons, et leurs enfants à
leur tour peuplent les institutions spéciales où elles-mêmes oat été
élevées.
C. N.-P.

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