Applications médicales. - compte-rendu ; n°1 ; vol.29, pg 858-864

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L'année psychologique - Année 1928 - Volume 29 - Numéro 1 - Pages 858-864
7 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1928
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3° Applications médicales.
In: L'année psychologique. 1928 vol. 29. pp. 858-864.
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3° Applications médicales. In: L'année psychologique. 1928 vol. 29. pp. 858-864.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1928_num_29_1_4900#58 AJiALÏSB»
1255. — A. R. LAUER. — Some asjwcte to be considered in the
organization of a first course in Psychology {Quelques aspects à en
visager dans l'organisation d'un premier cours de Psychologie). —
Ps. Mon., XXXIX, 2 (178), 192&, p. 110-118.
Un questionnaire rempli par 108 étudiants d'une école technique
ayant suivi un premier cours de psychologie indique les sujets sur
lesquels ces étudiants désireraient obtenir davantage de données,
et. ceux qu'Us trouvent trop longuement traités.
Parmi les premiers, on trouve l'action de l'hérédité et du milieu,
la mémoire, l'attention, la pensée, la conscience» les lois de l'apprent
issage, le contrôle des émotions,, l'influence dô la personnalité ;
parmi les derniers,, le développement de l'organisme, l'éfade> du sys
tème nerveux, les réflexes et les instincts.
Il est probable que la manière d'enseigner doit exercer une grande
influence sur les préférences des auditeurs. H. P.
3° Applications Médicales r
1256. — CESARE COLUCCI. — La Psioologfo, sperimeffifcate in
rapporto aHa. Medioina {La psychologie expérimentale en rapport
avec ht médecine). — Studium, XVIII, 2, 1928. Extrait, 15 pages.
Le professeur de psychologie expérimentale de l'Université de
Naples rnentse les rapports étroits qui unissent la psychologie expé
rimentale et la médecine, dans le domaine de la psychoénergëtique,
de la psychochimie (intoxications, sécrétions internes), de la psycha
nalyse, enfin du fait de ^utilisation scientifique de l'expérience natu-
ireUe que constitue la maladie, utilisation psychopathotogique part
iculièrement développée en France depuis Rifcot et en Italie.
Le médecin, conclut C.r est préparé à devenir ua investigateur pri
vilégié de l'âme humaine. H. P.
1257» — R. SOMMER Psychotherapie und psychische Hygiene
{^Psychothérapie et hygiène psychique). — A. Z. für P. und ps. H.,
I, 1 et 3, 1928, p. 6-10 et 129-134.
Réflexions surl'émlutien de eette psychiatrie élargie qui comprend
Fhygièae mental« et la psychothéflapie, et sur la contribution per-
soaaelle qu'a apportée l'éminent directeur de la cMftkpie psychia-
tuique de l'Université de Oiessen, fondateur de ce périodique nou
veau, doat il justifie le titre. H. P.
— H. BOÜYER. — L'hygiène psyehigne de la puberté. —
Archives de Philosophie, V, 2, 1927, p. 82-102.
La crise de la puberté, qui a, par le jeu endocrino-sympathique,
un reteatissement profond sur la sphère affective, se traduit fréquem
ment par des diésoudres variés, moteurs (ties, tremblement», etc.}»
intellectuels (faiblesse et instabilité d'attention, aberrations de juge
ment) et affectifs (sautes d'humeur, excitation ou dépression, amour-
propre excessif) et par des tuoubles sexuels.
1. Voir aussi les n« 558-1056-1167. APPLICATIONS MEDICARES 80»
A ce moment une intervention discrète des éducateurs doit favo
riser le redressement (la religion pouvant, aux yeux de l'auteur,
jouer, à cet égard, un rôle de premier plan).
Et il y a lieu de dépister aussi, à ce moment les troubles plus graves
<jui peuvent se manifester et compromettre l'avenir, en particulier
la cyclothymie, la paranoïa, la Êolie morale, et enfin la rêverie mor
bide qui peut conduire à. la mythomanie, à la schizophrénie, ou aux
syndromes d'automatisme meatal et aux délires systématisés. H. P..
1259. — CHARLES GRIMBERT. — Comment prévenir les troubles
psychiques chez l'enfant. — Archives de Philosophie, V, 2, 1927,
p. 103H14.
L'auteur tient à montrer que c'est en intervenant chez l'enfant,
grâce à une connaissance exacte de son développement nerveux, de
ses débilités on d& ses retards intellectuels, que l'on peut le plus
sûrement prévenir la folie de l'adulte, que la neurologie infantile
assure afaisii le Joadement essentiel de la prophylaxie mentale.
11 passe ea revu® les troubles précoces, anomalies dans le dévelop
pement du langage et arriération, mythomanie hystérique, perver*
site instinctive, paranoïa, émotivité constitutionnelle, épilepsio,
■états d'iMerjndttenee faisant présager parfois la folie maniaque d&-
pressive« intoxications et encéphalite, neurasthénie.
Il est nécessaire, conclut-il, que les familles et les éducateurs favo
risent la création, et le fonctionnement de consultations psychiat
riques pour les enfants. H. P.
1260. — S. S. ISAACS. — The mental hygiene ot the preschool
child (L*hygiène mentale de l'enfant d'âge préscolaire). — Br. J. of
Med. Ps., Vin, 3, 1928, p. 186-193.
Tout le monde tombera d'accord avec l'auteur qu'il serait intéres
sant du développer la prophylaxie mentale, et de dépister chez l'enfant,
à un stade précoce du développement, Tamorce d'une névrose. Cer
taines originalités ou précocités dont s'amuse l'entourage peuvent
inquiéter à juste titre le psychiatre. Si l'on surmontait le préjugé
social et familial contre tout ce qui peut avoir l'air d'un trouble ment
al, userait possible d'enrayer à l'origine des névroses commençantes.
Toutefois la méthode de chois préconisée par l'auteur est la psy
chanalyse. Elle est discutable» M. L.
1261. — M. A. HARRINGTON. — The Mental health BtoW»m in
the College {L'hygiène mentale à l'U niçer site). — J. of Abu. Ps.,
XXIII, 3, 1928, p. 293-314.
Un long exposé, méthodique et lucide, des problèmes d'hygiène
mentale amenés à se poser parmi les 2.000 étudiants d'une Univers
ité. En vue de les résoudre l'auteur émet des suggestions de bon sens,
réalisables malheureusement outre Atlantique seulement. Nous rete
nons qu'à ses yeux, une activité conseillée, un travail adapté aux
capacités de l'individu est infiniment supérieur à toute thérapeut
ique psychanalytique et son « ratissage dans l'inconscient » 1 M. L. 860 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
1262. — S. K. SMITH. — Psychiatry and University Men. A Study
of 300 Cases on the Psychiatric Service of the University of Cali
fornia (Psychiatrie et universitaires. Une étude de 300 cas au Service
Psychiatrique de F Université de Californie). — Ment. Hyg., XII,
1, 1928, p. 38-47.
Le Service Psychiatrique de l'Université de Californie a examiné
durant les années 1924-1926, 300 cas d'étudiants dont le plus grand
nombre présente des difficultés d'adaptation (84 cas) ; des désordres
sexuels (58 cas) ; de la neurasthénie (21 cas) ; de l'hystérie (15 cas) ;
des troubles des glandes endocrines (15 cas ;) des psychoses (24 ;
des neurologiques (épilepsie, etc., 24 cas). Dans 160 cas il y
a eu amélioration. D. W.
1263. — G. E. GARDENER. — The Psychology Professor and
Student Mental Health (Le professeur de psychologie et la santé
psychique de Fétudiant). — Ment. Hyg., XII, 4, 1928, p. 789-793.
Un questionnaire adressé à 512 étudiants et étudiantes à montré
que 20 % environ des étudiants sojnt troublés par le cours de psychol
ogie, voient apparaître des conflits, etc. Or, le professeur de
ogie pourrait et devrait occuper une place dans les programmes,
d'hygiène mentale qui s'organisent si activement dans les collèges des
universités américaines. D. W.
1264. — E. J. FOX. — An Investigation of the Effect of Glandular
Therapy on the Intelligence Quotient ( Une étude des effets de Fopo-
thérapie sur le quotient intellectuel). — Ment. Hyg., XII, 1, 1928,
p. 90-102.
Dans une « clinique mentale », sur 182 enfants de 4 à 17 ans pré
sentant des troubles des glandes endocrines la moyenne des Q. I. a
été de 74. alors que la moyenne générale des enfants ayant passé par
la Clinique (vagabonds et délinquants pour la plupart) a été de 78.
Les conclusions sur l'influence de Popothérapie semblent peu jus
tifiées, étant donné le petit nombre de cas et la variabilité indivi
duelle. ' ' D. W.
1265. — R. BENON. — - Surmenage et pathologie nerveuse. —
R. Scient., 8 septembre 1928, p. 535-537.
Le surmenage à l'école comme à l'atelier, aux champs et à l'usine,
doit attirer l'attention du neuropsychiatre en tant que facteur étio-
logique des maladies nerveuses et mentales. Les fatigues prolongées
ou répétées que donnent le surmenage semblent agir comme une
intoxication ; elles peuvent dans certains cas provoquer de véritables
accès de fièvre.
Existe-t-il une espèce ou plusieurs espèces de fatigue ? Existe-t-il
une fatigue musculaire et une fatigue intellectuelle ? L'auteur pense
que la est une. I. M.
1266. — V. V. ANDERSON. — The Problem Employee (V em
ployé, cas psychique). — Pers. J., VII, 3, 1928, p. 203-225.
Etude détaillée de « cas psychiques » se présentant parmi les em- APPLICATIONS MÉDICALES 861
ployés normaux qui cependant ne réussissent pas dans leur métier,
paraissent mécontents ou suscitent du désordre. Sur un échantillon
nage de 1.200 employés, le cinquième environ était considéré comme
suspect par la direction. De cette fraction, la moitié des individus,
après examen psychique ont été différemment orientés vers de nouv
elles fonctions auxquelles ils se sont adaptés avec le plus grand succès.
L'autre moitié a été jugée comme relevant d'hospitalisation et de
traitement clinique. Cette étude met en valeur l'importance à tous
points de vue de la prophylaxie mentale du travailleur. M. L.
1267. — V. V. ANDERSON. — A psychiatrie guide for employment
(Un guide psychiatrique relatif au personnel employé). — Pers. J.,
VI, 6, 1928, p. 417-441.
Un long article relatif à la surveillance nécessaire, en matière
d'hygiène mentale, de l'employé. L'exposé du problème est suivi,
-de celui des méthodes à utiliser au cours d'un interview : Histoire
personnelle. — Etude de la personnalité — Questions familiales.
L'auteur indique la somme des criteria nécessaires par exemple pour
faire un bon caissier. Il serait intéressant de les établir pour toutes
autres branches où est susceptible d'être engrené l'ouvrier. Les
nouveaux devraient être suivis tant du point de vue psychologique
que psychiatrique. Un modèle de fiche relative à cet ordre de pro-
hlème est fourni. M. L.
1268. — A. S. ELONEN et H. W00DR0W. — Group tests oî
psychopathic tendencies in children (Tests collectifs de tendances
psychopathiques chez les enfants). — J. of Abn. Ps., XXIII, 3,
1928, p. 315-337.
162 enfants d'environ 10 à 15 ansl /2 ont été soumis au question
naire psychonévrosique de Woodworth et au test d'association
libre de Kent Rosanoff, revu par Matthews et Cady auxquels on a
joint le test national d'Intelligence, forme A. Par ailleurs, les enfants
ont été notés sur une échelle d'évaluation à 5 échelons par leur pro
fesseur et le principal de l'école (la corrélation entre les 2 estimations
s'est montrée satisfaisante). L'examen des résultats a conduit aux
-considérations suivantes : le test de Kent Rosanoff d'où l'on a tiré
7 sortes de valeurs montre que ces valeurs diffèrent considérablement
par le degré de corrélation existant entre elles. La fréquence moyenne
des associations par exemple, montrait les corrélations suivantes :
H- 0,93 avec le nombre de fois où un enfant répondait par un des
3 mots constituant les réponses les plus communes au mot stimulus :
-h 63 avec le nombre de réponses « personnelles » (en dehors des
cables établies) ; + 30 avec le nombre de réponses pathologiques.
Les tables actuellement établies sont insuffisantes pour permettre la
distinction entre associations pathologiques et normales. Les corré
lations obtenues entre l'évaluation qualitative du comportement et
le nombre de réponses classées comme pathologiques étaient satis
faisantes. Le nombre restreint d'associations montrait
une légère corrélation positive avec l'intelligence mesurée par
l'échelle. Une combinaison des résultats obtenus avec les tests de
Woodworth-Cady et les associations pathologiques montrait une 862
corrélation accrue avec les estimations des professeurs. Ces estima
tions devaient toutefois être contrecarrées par les différences d'in
telligence 'entre les enfants. La corrélation «ntre les estimations et
une combinaison entre les tests d'intelligence et les as ociations
pathologiques, donnaient un total de -H-.73. 'Par corrélation part
iell«, à intelligence constante, les associations ipathologiques et les-
estimations des professeurs donnaient une valeur de -+-.4*8. M. 'L.
126©. — G. TARTAR. — Iteport of a case ttf sftutterinras a
of vocational readjustment (Analyse d'un cas de bégaiement du
point de vue d'une rééducation professionnelle.) — J. oî Abn. ï*s.,
XXIII, 1, 1928, p. 52-58.
Historique d'un cas ayant, à la suite d'une commotion de guerre,
développé un bégaiement sur lequel se greffe ultérieurement une
psychasthénie, sentiment d'infériorité, le rendant incapable de
reprendre, en particulier, son metier d'avant-guerre qui était celui
de barbier. La rééducation a cependant été obtenue, d'abord en so
ignant les quelques facteurs organiques intéressés, puis en faisant
reprendre au malade son métier à Thopital mt>me, de taçon à ce qu'il
se sente surveille et suivi. Laguérison totale du bégaiement et delà
-p&ychasthérae a eu lieu au bout d'un an. M. L.
. — L. E. TRAVIS. — The influence of the group upon 'the
stutterer's speed in free association {L'influence du groupe sur la-
vitesse du bègue en association libre). — J. of Abn. Ps., XXIII, ly
19-28, p. 45-51.
Ayant remarqué que les bègues parlent normalement lorsqu'ils
sont seuls, l'auteur a tenté une expérience d'association libre écrite,
visant à comparer les résultats obtenus à temps constant, l'influence
de l'apprentissage ayant été écartée, en faisant travailler, dans des
conditions constantes, des bègues isolément et en groupe.
Une expérience tentée paT Allport sut des sujets normaux avaft
abouti à la conclusion que le travail en groupe favorisait la rapidité
d'association libre. L'auteur aboutit ici au résultat opposé : il y a inhi
bition quand le travail est effectué en groupe." Il y aurait de ce 'fait,
correspondance entre l?effet de la situation sociale sur l'expression
vocale et -sur le rendement en association libre. M. L.
1871. — - ARTHUR KRONFELD. — Einige Bemerkungen üfrer
die ersten psychotherapeutischen Versöffentlichtrngen, insbesondere
J. C. Reil (Quelques remarques sur les premières publications "ps
ychothérapiques, en particulier J.-C. Reil). — A. Z. für P. und ps.
H., 1,1, 192«, p. 10-28.
C'est Heinroth qui écrivit le premier ouvrage d'hygiène psychique-
systématique, d'après K., le «Lehrbuch derSeelengesundheitSkunde»
en 2 volumes (Leipzig, 1825), mais auparavant, en 1803, à Halle, 'les
« Rhapsodien über die Anwendung der psychischen Curmethode auf
<îeisteszerrutungen », constituaient un véritable traité de psycho
thérapie.
L'exposé historique situe Reil et son œuvre, à l'aube du xixe siècle-
H. P. APPLFCA7I0NS •MÉDK&L'ES 86£
1272. — GEORG OtRODDECK. — GrtuHÏsatelicbss «fee« Psychot
herapie (Données de principe sur la Psychothérapie). — A. Z. fur
P. und ps. H., I, 9, 1^28, p. 581-59©.
La « psychothérapie » n'est pas le traitement psychique ('psychische
Behandlung), car elle implique « servir » (dienen) et non traiter, îes
deux fonctions appartenant au médecin et comportant opposition et
conflit.
Quand on traite, on s'adresse à l'homme comme à un objet, et
on ne l'envisage que partiellement, du point de vue de ce qui appelle
le traitement. Quand on sert, on s'adresse à une personnalité dans
toute sa complexité, physique et morale. La « psyche » dont on
cherche à assurer la « thérapie » comprend le conscient et l'incons
cient, au sens de Freud (qui a été ou sera conscient), ni plus ni moins,
sans y comprendre, par conséquent, le système végétatif.
G. examine de oe pornt d-e vue lés difficultés que peut rencontrer
le psychothérapeute, en particulier pour la connaissance de l'incons
cient, qui n'est possible que dans la mesure où le "malade le rend
conscient pour îe médecin, le malade -étant 1-e vrai maître du médecin,
et il conclut : « C'est seulement du malade que le médecin peut ap
prendre la psychothérapie ». H. P.
1273. — H. SCHULTZ-HENCKE. — Die heutigen Aufgaben der
Psychotherapie als Wissenschaft (Les tâches actuelles de la psycho
thérapie comme Science). — A. Z. für P. und ps. H., I, 4, 1928,
p. 238-252.
Le principal problême consiste à confronter et coordonner les troîs-
méthodes de la psychanalyse, de la médecine interne, et de la théra
peutique suggestive, en tenant compte de ce fait que l'application
des méthodes ne peut être réglée par la nature du symptôme, la
guérison d'un cas ne pouvant permettre d'escompter avec certitude
la guérisoïi d'autres cas présentant un même type symptomatologique
par la même méthode, et en évitant d'attribuer à la méthode théra
peutique les guérisons spontanées qui surviennent dans 20 et peut
être 40 % des cas. H. P.
1274. — A. A. WEINBERG. — Bettrag sur Methodik der Psychot
herapie (Contribution à la méthode d'application de la psychothér
apie). — A. Z. für P. und ps. H., I, 5, 1928, p. 319-329.
L'auteur se rallie à l'analyse freudienne des névroses, non ortho
doxe d'ailleurs, sans appel aux procédés d'hypnotisation plus ou
moins complète. Recherche de l'événement traumatisant,et utilisation
des méthodes psychologiques « en surface », médicamenteuses, phy-
sieothérapiques. Séances courtes (une demi-heure) et répétées. Succès
en général dans les 3 à 4 mois. H. P.
1275. — J. JARKOWSKI. — Comment combattre les phobies. —
Presse Médicale, 1928, N« 21, p. 323-325.
D'après J., dans les phobies, la psychothérapie doit s'attaquer,
non aux troubles eux-mêmes, angoisses, obsessions, mais à la con
duite du malade : le meilleur remède contre les troubles consiste en 864 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
effet à empêcher, les actes de défense : l'angoisse supportée sans
réaction s'atténue, contrairement aux prévisions du malade, et
l'obsession perd son empire. On savait déjà, d'ailleurs, que le seul
moyen de dominer une panique est d'en réfréner les manifestations
motrices. H. P.
XV. — Psychotechnique
1° Généralités l
1276. — FRITZ GIESE. — Methoden der Wirtschaftspsychologie,
— Berlin et Wien. Urban et Schwarzenberg, 1927, p. 119-744.
Avec 251 Figures, 2 Tableaux et 13 Formulaires {Les méthodes de
la psychologie économique). — Handbuch der biologischen Arbeit
smethoden hrsg. von E. Abderhalden Abt. VI. Methoden der expe
rimentellen Psychologie, — Teil C. II, Heft 2.
Giese emploie au lieu du terme de « psychotechnique » celui de
« psychologie économique », trouvant que le premier ne renferme pas
toutes les applications de la psychologie à la vie économique. Il
divise ces en plusieurs grandes branches : sélection du
personnel, adaptation des conditions et des instruments du travail à
l'organisme psychologique de l'homme, apprentissage, traitement, prévention des accidents et organisation entreprise
comme telle. Son livre contient un assemblage de presque toutes
les tentatives et méthodes connues dans ces buts là (littérature sur
tout allemande) et il peut être considéré comme un aperçu très
complet. Il est satisfaisant de voir que l'auteur sait apprécier ce
qu'il y a de juste dans les théories psychologiques et psychiatri
ques modernes, ce qu'on en peut appliquer immédiatement dans la
pratique, avec un profit qu'il souligne pour l'orientation et la sé
lection professionnelle. Ainsi nous y trouvons l'exposé des théories
de, Koffka, Köhler et Wertheimer à côté de celles de Freud
et Adler. Giese se montre aussi très critique vis-à-vis des résultats
déjà obtenus par les psychotechniciens, il se moque de l'estimation
trop élevée des appareils qui règne dans notre temps et accentue la
nécessité d'examiner le caractère et le côté émotionnel de l'homme
et d'en tenir compte dans l'administration des affaires. Tout de même
il n'assigne pas à la psychologie une place trop grande dans l'ensemble
de la vie économique et prétend même que cette place sera d'au
tant plus restreinte que la technique se développera davantage,
quoique le psychologue doive y conserver toujours son influence.
De nombreuses figures et formulaires enrichissent le volume. Il est
seulement à regretter certaines négligences qui rendent sa lecture
'difficile. Le manque d'une table des matières et d'une bibliographie se
fait péniblement sentir. Il faut aussi remarquer qu'une bonne partie
du matériel de ce livre se trouve déjà dans un ouvrage précédent de
1. Voir aussi les n°» 423-657-1041-1059-1066-1204-1208.

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