Applications pédagogiques. - compte-rendu ; n°1 ; vol.25, pg 664-682

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L'année psychologique - Année 1924 - Volume 25 - Numéro 1 - Pages 664-682
19 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mardi 1 janvier 1924
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2° Applications pédagogiques.
In: L'année psychologique. 1924 vol. 25. pp. 664-682.
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2° Applications pédagogiques. In: L'année psychologique. 1924 vol. 25. pp. 664-682.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1924_num_25_1_6219€64 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
MAX KURREIN. — Leistungskontrolle als wirkliche Betriebskon-
trolle [Contrôle du rendement — véritable contrôle de V exploitation). —
Ind. Ps., I, 1-2, 1924, p. 29-36.
Description des diverses méthodes pour l'enregistrement du re
ndement ouvrier.
D. W.
2° APPLICATIONS PÉDAGOGIQUES
ED. CLAPARÈDE. — Comment diagnostiquer les aptitudes chez
les écoliers ? In-16, 300 p., Paris, Flammarion, 1924 (8 francs).
Excellente introduction à l'étude de l'orientation professionnelle
et à la pratique pédagogique .
Après un bref historique, Claparède définit l'aptitude par la
notion de disposition naturelle, inégale suivant les individus, et con
tribuant, avec d'autres facteurs (bonne volonté, exercice, etc.), à
assurer un rendement. C'est, dit-il, « ce qui différencie, sous le rap
port du rendement, le psychisme des individus ».
Il montre comment on peut, par usage de tests convenablement
étalonnés (en utilisant la notation en « centiles » que Claparède appelle
toujours, je ne sais pourquoi, « percentiles »}, procéder à une évalua
tion des aptitudes, avec des indications techniques précieuses.
Et il fournit tout un matériel de tests pour la mesure du dévelo
ppement mental (dont le niveau correspond à « l'intelligence globale »),.
traduisant les tests de Terman (révision de l'échelle Binet-Simon),
et pour la détermination de la physionomie mentale, conditionnée
par les aptitudes individuelles (dans lesquelles figure l'intelligence au
sens propre du mot, ou « intelligence intégrale » dont les deux grandes
formes sont la compréhension et l'invention).
Les tests exposés concernent l'orientation générale d'esprit, la
vision, l'audition, la mémoire, l'attention, la compréhension, l'inven
tion, la visualisation, les aptitudes motrices, les jugements moraux
et les niveaux de connaissances.
Il n'y a pas là un inventaire systématique complet, mais une
liste d'exemples de tests pratiquement utilisables grâce aux indica
tions d'étalonnage qui les accompagnent.
Nul doute que ce livre ne favorise beaucoup la diffusion des mé
thodes psychotechniques chez les écoliers.
H. P.
TH. SIMON. — Pédagogie expérimentale. — In-16, 275 p., Paris,
Colin, 1924 (8 francs).
Le très distingué collaborateur de Binet, qui a succédé à son maître
comme président de la Société pour l'étude psychologique de l'enfant,,
aujourd'hui Société Alfred Binet, fonde une bibliothèque de Péda
gogie expérimentale que ce volume inaugure. PSYCHOLOGIE APPLIQUEE 665
II se propose « d'exposer comment l'intervention des disciplines
scientifiques amène à une rénovation des techniques pédagogiques
journalières », par union de la tendance à une pédagogie nouvelle où
est faite une plus grande place à la spontanéité de l'enfant, et de
l'effort pour apporter la mesure dans les faits pédagogiques, pour
assurer l'étude des conditions et la détermination de ces lois, ce qui
constitue vraiment la pédagogie expérimentale dont Binet fut sans
conteste l'initiateur.
Et il cite en exergue ce passage si net de Binet publié dans la pré
face au livre qu'il écrivit avec V. Henri sur la fatigue intellectuelle :
« La pédagogie doit être fondée sur l'observation et sur l'expé
rience ; elle doit être, avant tout, expérimentale. Nous n'entendons
pas ici par expérience ce vague impressionnisme des personnes qui
ont beaucoup vu ; une étude expérimentale, dans l'acception scienti
fique du mot, est celle qui contient des documents recueillis métho
diquement, et apportés avec assez de détails et de précision pour
qu'on puisse, avec ces documents, recommencer le travail de l'au
teur, le vérifier, ou en tirer des conclusions qu'il n'a pas remarquées ».
S'inspirant de cette tendance, Th. Simon expose sa conception de
la pédagogie expérimentale, nettement séparée de la psychologie, et
conçue sous forme autonome, comme une étude méthodique des
réactions des élèves aux procédés de l'enseignement.
Et il emprunte des exemples à trois enseignements, l'écriture, la
lecture et l'orthographe, ce qui forme la matière de ce premier vo
lume. L'étude de l'acquisition de l'écriture et du niveau relatif à la
vitesse et à la qualité de l'écriture (échelles d'évaluation, graphomé-
trie), avec des conseils pratiques sur la méthode à suivre, constitue
la première partie.
Dans la deuxième partie, après une introduction sur le problème
des méthodes de lecture, dont la méthode globale mise en pratique
par Decroly 1 apparaît aujourd'hui au premier plan, vient l'exposé
de l'appréciation du niveau atteint dans la pratique de la lecture
(barème de Vaney pour le débit de la lecture, mesure de la vitesse
et de la correction, enfin appréciation de la compréhension, épreuve
de la lecture silencieuse). Au passage, l'auteur indique que la lecture
exige un âge mental de 6 ans, et que dès lors il est inutile,si le niveau
mental n'est pas suffisant, de perdre son temps à apprendre à lire à
un enfant. Il faut que l'éducation tienne compte du développement
spontané ; c'est une notion sur laquelle Th. Simon insiste très juste
ment.
Enfin la dernière partie est consacrée à l'orthographe, pour laquelle
l'auteur donne une théorie psychologique fondée sur des faits et des
expériences, et comportant des conséquences pratiques : le point de
départ véritable de l'orthographe d'usage lui paraît être dans le sens
des mots, ce qui est un élément important sans doute, mais auprès
duquel le souvenir visuel doit jouer un rôle plus grand que ne paraît
l'admettre Simon, sur la foi d'épreuves vraiment bien insuffisantes
1. Th. Simon paraît ignorer l'exposé excellent que Decroly fit de sa mé
thode — qu'il ne cite que par intermédiaires — dans la Reçue scientifique
des 3 et 10 mars 1906. '666 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
■et qui ne paraissent pas dignes d'un traité de pédagogie expérimentale.
.Les indications pratiques déduites de cette théorie semblent aussi
quelque peu fragiles : L'orthographe d'usage, dit l'auteur, pourrait
être orientée par le mécanisme de l'analogie. « Si nous écrivons
BATON comme MOUTON et non pas BATONT comme ILS SONT,
ce n'est pas seulement parce que nous l'avons appris... c'est que nous
reconnaissons dans le mot BATON un substantif, un élément du
langage qui pour n'être pas de la même racine que MOUTON, reste
tout de même un peu son parent ». Dès lors, je suppose que l'on devra
écrire FRON comme MOUTON et non pas FRONT comme ILS
SONT !
Les indications données sur les tests pour le contrôle de l'orth
ographe d'usage précédent un chapitre consacré à l'orthographe de
règle, à sa psychologie et à son enseignement.
Nul doute que l'exposé des procédés concrets de la pédagogie expé
rimentale ne favorise le développement de cette technique scienti
fique, dont on doit beaucoup attendre pour le progrès de nos mé
thodes éducatives.
H. P.
TOBIE JONKHEERE. — La pédagogie expérimentale au jardin
d'enfants. — 2e éd., in-16 de 168 p., Bruxelles, Lamertin et Paris,
Alcan, 1924.
Signalons -cette deuxième édition de l'utile petit volume de Jon-
kiheere, qui comporte de nouveaux chapitres sur l'observation, le juge
ment, le contrôle des résultats, et un remaniement du chapitre sur le
raisonnement, où sont utilisés des travaux de Piaget, et qui s'est
complété d'un index alphabétique des auteurs cités.
H. P.
SAINT-GEORGE LANE FOX PITT. — The purpose ©ï education.
Nouvelle édition, revue et augmentée. In-8, 92 p., Cambridge,
University Press, 1924 (Relié : 4 sh.).
■Ge petit livre avait paru en 1913, avec une 2e édition en 1916.
II reparaît sous forme agrandie, avec trois chapitres nouveaux,
dont un «consacré aux leçons de la guerre..
En outre une lettre préface d'Emile Boutroux écrite en 1916
pour la 2e édition paraît en français et en anglais dans la traduc
tion de Wildon Carr.
Poiar caractériser le point de vue de l'auteur dans sa conception,
qu'il entend fonder sur la psychologie, du but de l'éducation, on
ne saurait mieux faire que de transcrire la conclusion de la lettre
de Beutooux:
« Ne -craignons pas d'affirmer que l'objet essentiel de l'éducation,
particulièrement à notre époque,, est la réconciliation 4e la science,
-qui nous fait connaître l'action du milieu ou des choses sur la cons
cience humaine, et de la religion, qui donne à nos dispositions inté
rieures leur forme la plus haute et la plus belle. A cette réconcilia
tion l'instinct et la science sont, par eux-mêmes, susceptibles de APPLIQUEE 667 PSYCHOLOGIE
contribuer grandement. Mais cette œuvre est l'office propre et
suprême de la raison, aux .yeux de qui tout ce qui est, comme dirait
Aristote, a son principe -dans l'unité intime du souverain intelli
gible et du souverain désirable. C'est dans ce sens qu'est conçu
le présent livre. Cette orientation nous paraît la bonne. Dans une
telle doctrine se réunissent d'accord avec les plus solides traditions
de l'esprit humain, les deux tendances principales de la pensée con
temporaine ». H,. P.
PAUL LAPIE. — Psychologie et péôagogie. — J. de Ps., 1924,
p. 1-3. (Numéro spécial consacré à la psycholologie de l'enfant).
L'étude de la psychologie peut servir à l'éducateur dans toutes
les circonstances de la vie scolaire. A chaque instant se posent,
en effet, pour lui des problèmes que la recherche — et souvent l'e
xpérimentation — psychologique seule peut résoudre. La réparti
tion des jours de travail dans la semaine et des heures dans la
journée, la durée des classes, les méthodes d'enseignement, des
aptitudes et des vocations, les programmes et la succession des
enseignements et des acquisitions, — autant de questions à sou
mettre à l'investigation précise du psychologue, à ses méthodes
d'examen de la mémoire, de l'attention, du travail intellectuel,
de la fatigue, etc. etc.
I. M.
G. DECROLY et R. BUYSE. "— La pédagogie universitaire aux
États-Unis. — Rev. de l'Université de BTuxelles, 1924, 3-4, Ext
rait in-8, 43 p. ■ — L'enseignement spécial et 1'assistanee aux
«nfants an or maux aux Etats- Unis. — In-8, 38 p., Bruxelles, 1924.
D'un voyage d'étude aux Etats-Unis, les auteurs ont rapporté
une documentation précise qui est à la base de leurs exposés.
Ils décrivent l'organisation de l'enseignement pédagogique dans
les Universités de Columbia, Chicago, Harvard, Yale, Clark, Minneap
olis, et quelques autres, et au Teachers College de Detroit fondé par
Courtis ; et ils fournissent des monographies des principales insti
tutions et écoles spéciales pour les enfants anormaux.
H. P.
J. LETACONNOUX. — Les projets de réforme scolaire à la fin de
l'Ancien Régime. — J. de Ps., 1924, p. 244-253 (Numéro spécial
consacré à la psychologie de l'enfant).
Les débuts du mouvement réformateur en pédagogie remontent
aux environs de 1750. L'expulsion des Jésuites en 1762 l'a renforcé
brusquement et lui a donné des buts pratiques. L'éducation des
Jésuites avait été formaliste, exclusivement littéraire^ consacrée au
latin de façon prédominante. Les réformateurs demandèrent un
enseignement utile, ouvert aux choses de la "vie. Des programmes
précis et très modernes furent formulés, où la place qu'avait occu
pée le latin était donnée aux sciences, au français, aux langues 668 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
vivantes. Les mathématiques étaient mises au premier plan, mais
la mécanique, la physique, la géologie, la botanique, la zoologie,
la philosophie, etc., etc., n'étaient point oubliées.
Des langues vivantes on disait : « elles sont comme le vestibule qui
introduit dans le sanctuaire de toutes les sciences », « elles nous
rendent citoyens ds tous pays ». On étudiait l'anglais, l'allemand,
l'italien.
On demandait le monopole de l'enseignement public, — en faveur
duquel on donnait de fortes raisons morales et sociales — , la création
d'une Académie d'éducation, de Facultés d'éducation, etc., etc.
Et tout cela se passait autour de 1770, et non 150 ans plus tard,
comme on pourrait le croire en lisant ces lignes.
Remercions M. Letaconnoux d'avoir fait revivre pour nous, avec
l'art et la science que lui seul possède, cette époque très lointaine et
toute proche.
I. M.
ALOYS FISCHER. — Zur Frage eines einführenden pädagogischen
Anschaungs- Unterrichts in der akademischen Lehrerbildung (Con
tribution à la question d'un enseignement intuitif de la pédagogie
servant d'introduction à l'instruction universitaire des instituteurs)
— Z. für päd. Ps., XXV, 1924, p. 401-424.
L'auteur préconise un enseignement « clinique » comme introduc
tion à la pédagogie : il faut apprendre à connaître par des visites
systématiques, la pratique éducative telle qu'elle se réalise dans les
institutions scolaires de toutes les catégories avant de discuter les
théories pédagogiques.
Dans cet ordre d'idées, un essai a été fait à l'école normale de
Munich pendant le semestre d'été de l'année 1923.
D. W.
L. NELSON. — Educazione del duce (L'éducation du chef). — Riv.
di Psic, XX, 3, 1924, p. 101-119.
La Rivista di Psicologia publie une traduction, par Padovani, de
cette étude d'un auteur germanique, qui a fondé une Académie pour
l'éducation des chefs, destinée à la formation politique des jeunes
gens appelés à la conduite des affaires du pays.
Cette étude ne renferme que des données très générales sur l'édu
cation et l'instruction qui conviennent pour former l'intelligence et le
caractère du conducteur d'hommes, sans rien de bien original. L'in
téressant, c'est la réalisation pratique de l'école fondée par l'auteur.
H. P.
F.-E. OTTO. SCHULTZE. — Die Philosophie in der Volksschule,
ein Unterrichtsversueh (La philosophie à l'école primaire, — une
expérience d'enseignement). — Z. für päd. Ps., XXV, 1924, p. 388-
394 et 418-424.
L'auteur a essayé de faire aux garçons de 14 ans (dernière classe- PSYCHOLOGIE APPLIQUEE 669
d'une école primaire) deux leçons sur quelques questions de logique
générale : la construction des hypothèses et des théories, le critère
de vérité, l'administration de la preuve, la preuve et la foi, etc.. Le
sujet était présenté, bien entendu, sous la forme inductive, très
concrète, par la méthode socratique. Un interrogatoire auquel les
enfants ont dû répondre par écrit deux semaines plus tard, a montré
que, malgré l'insuffisance du temps consacré à ces leçons, certains
principes et certaines conclusions ont été bien assimilés par la majorité
de la classe. L'auteur en conclut que l'enseignement de la philosophie
à l'école primaire est possible ; il sera, pense- t-il, très utile parce
qu'il contribuera à former l'esprit critique de la jeunesse.
D. W.
ARTHUR Kl ESSLING. — Lehrewechsel und Leistungsschwankun
gen (Changement de maître et oscillations du rendement scolaire) —
Z. für päd. Ps., XXV, 1924, p. 449-455.
Dépouillement des livrets scolaires des trois générations d'élèves
d'une Realschule (espèce d'école secondaire sans latin), qui aurait
montré que pour un même élève les différences entre les deux certifi
cats semestriels étaient plus fréquentes et plus élevées dans les
années où il y eut changement de professeur pour la matière en
question.
Au point de vue de la fréquence et de la grandeur des oscillations
de ce genre, les diverses matières scolaires se classent de la manière
suivante : les sciences naturelles, l'allemand, l'histoire, le français,
les mathématiques, la géographie. D. W.
DIMITRI USNADZE. — Das Interesse für Unterrichtsfächer bei
Schulkindern in Georgien (L'intérêt pour les matières scolaires chez
les écoliers de Géorgie). — Z. für päd. Ps., XXV, 1924, p. 324-338.
Enquête faite dans les cinq classes supérieures des écoles primaires
de Tiflis. Les enfants (660 garçons et 905 filles de 10 à 15 ans) de
vaient indiquer les matières scolaires qu'ils préféraient et les
motifs des préférences.
Parmi les matières favorites, le géorgien, — langue, littérature ou
histoire, — occupe la première place (de 60 % à 81 °/0 des cas sui
vant les âges). Les mathématiques et les sciences naturelles oscillent
entre 21 et 54 % ; les langues étrangères entre 4 °/oet33 %. Le
russe, ancienne langue officielle du pays, n'atteint que 9 ° /0 au maxi
mum dans un des groupes. On remarque l'influence des idées patrio
tiques chez un peuple qui vient de reconquérir l'indépendance natio
nale.
Quant aux motifs de préférence, l'auteur conclut à la suite des
résultats numériques que la jeunesse géorgienne se paitage en deux
grands groupes. L'un apprécie les matières scolaires d'après leur
valeur intellectuelle, esthétique, patriotique, ou d'après l'utilité
qu'elles présentent pour le développement de l'élève. Ce groupe est
formé en grande partie par les garçons. Un groupe moins nombreux au 2 /3 par les filles a indiqué des motifs d'ordre émotionnel.
D. W. 6701 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
F.-BL KNIGHT et H.-H. REMMER8. — Fluctuations m mental
production when motivation is the mean variable (Fluctuations
dans ta production mentale lorsque le motif est le terme variable). —
J. of appl. Ps., VIT, 3, 1923, p. 209-223.
Les étudiants de « college » donnent-ils aux études leurs efforts
maxima ? Ayant demandé aux étudiants de différentes écoles d'ap
précier le degré d'attention qu'ils apportent à la répétition dès
coursv les auteurs ont constaté que l'attention semble devenir plus-
intense au fur et à mesure que les étudiants avancent dans leurs
études vers la spécialisation professionnelle.
Les auteurs ont appliqué les tests de calcul de Thorndike, d'une
part, à un groupe de 10 étudiants en train de subir des épreuves fat
igantes pour mériter d'être reçus dans la corporation (travaux phy
siques, une ou deux heures de sommeil par vingt-quatre heures, etc.J,
et, d'autre part, à un groupe de 54 étudiants menant une vie normale.
Les premiers ont passé le test, dont la durée était de deux heures; à
une heure avancée de lia nuit, et l'ont considéré comme faisant partie
des épreuves auxquelles ils devaient se soumettre. Pour les seconds
le test a fait partie des leçons ordinaires. Les premiers, malgré l'état,
de fatigue dans lequel ils se trouvaient, ont donné, quantitativement,
un rendement double avec: la même exactitude relative. Les auteurs
attribuent cette différence à l'influence des motifs dont la valeur a
été: très inégale dans les deux groupes de sujets, B. W.
S.- A. COURTIS. — The relation between rate and quality ia educa
tional measurement ( Vitesse et qualité dans les mesures, en matière;
d'éducation). — J. of Ed. Res., X, 2, 1924, p. 110-134.
Comment évaluer l'es relations entre la rapidité et l'exaetitude dans
Faecomplissement des tests ? A quel facteur doit-on accorder la
priorité ? C'est un problème qu'on laisse généralement non résolu.
La question semble pouvoir être étudiée commodément, à propos
de l'eeriture courante;.
Or les expériences prouvent que ce test manifeste une grande varia
bilité de réponse chez l'individu, dépendant de diverses conditions.
L'auteur est amené à considérer que les facteurs prépondérants
dans l'accomplissement de ce test paraissent être :
1° Une disposition personnelle, résultant d'une part de l'entra
înement et de la maturité, d'autre part de l'hérédité.
2°- L'effort exercé..
3° L'adaptation aux conditions.
La. combinaison de ces trois facteurs intervenant dans* des; propor
tions variables semble rendre compte, d'après l'auteur, des résultats
qu'il a obtenus en cette matière, et qu'il se propose par ailleurs de
corroborer par de nouvelles applications., M. L.
S. DAWSO.N. — Variation* in the mental efficiency of children
during school hours ( Variations du rendement intellectuel de Venfant
durant les heures die classe). — Br. J. o£ Ps., XIV, 4, 1924, p. 362"-
369,
Le test employé consistait en une série de multiplications de PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE 67P
nombres de trois chiffres, à faire le plias vrte possible ; tes expériences
étaient placées aux différentes heures de la journée, de 91 h. 30 a
2 h. 30 ; les sujets, enfants de plus de 9 ans, au nombre de 1200 envi
ron, étaient divisés en groupes, commençant les épreuves, réparties
sur plusieurs jours: de la semaine, a des heures différentes, eeci afin
d'éliminer,, dans le total des résultats, l'influence des progrès dûs. à
l'exercice.
Selon D., le rendement mental, mesuré par ce test, est sensibleineBit
constant aux différentes heures de la journée, tout au moins de
9 h. 30 à 2 h. 30 ; on constate, il est vrai, dans les résultats globaux,
une augmentation très marquée du rendement à 10 h. 30 ; elle n'est
pas due à l'influence de l'heure, mais au fait que- les enfants ont l'ha
bitude de prendre leur leçon de calcul à ce moment ; la preuve en est
qu'en étudiant de près le détail des résultats, on s'aperçoit que cette
.augmentation ne se produit pas, dans le groupe peu nombreux des
enfants qui ont leur leçon de calcul placée à une heure différente ; il
y a donc là une cause d'erreur utile à signaler, et en même temps, il
est fort intéressant de noter cette influence de l'habitude sur le ren
dement du travail.
G. P.
(hi educational problems requiring investigation by psychological
methods [Problèmes d'éducation à étudier par les méthodes de re
cherche psychologique). — Br. J. of Ps., XIV, 1, 1923, p. 118.
Le Comité d'éducation de l'Association britannique de psychologie
a eu l'heureuse idée de publier un plan méthodique des recherches
à entreprendre actuellement, dans le domaine de la
appliquée à l'éducation. C'est un nouveau pas dans la voie de l'o
rganisation du travail scientifique, et une pareille publication est
susceptible d'aider beaucoup les jeunes chercheurs et même les
autres. C'est un exemple qui mériterait d'être suivi d'ailleurs dans
toutes les sciences.
Nous ne pouvons songer à résumer ce résumé. Bornons-nous à
signaler les idées qui paraissent le plus intéressantes : dans le chapitre
des tests, la limite supérieure du développement de l'intelligence, les
effets de la pratique sur les tests, la constance de l'I, Q. et sa valeur
pronostique, la question des « late blooming » ,1e diagnostic des su
rnormaux ; l'étalonnage des épreuves scolaires, les échelles de nota
tion, l'aptitude à l'étude des langues étrangères, la ségrégation des
surnormaux : la comparaison de la carrière scolaire et de la carrière
sociale, la corrélation de l'intérêt et de l'aptitude, l'oubli des souven
irs scolaires, etc.
G. P.
A. MACKIE. — Psychoanalysis and Education (Psychanalyse et
Education). — Austr. J. of Psych., I, 2, 1923, p. 104-110.
L'auteur pense que la psychanalyse peut apporter une aide et des
modifications considérables à la science et à la pratique de l'éducat
ion. Cette influence se fera surtout sentir dans l'attitude l 672 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
à l'égard des enfants, spécialement en ce qui concerne la répression,
car jusqu'à présent la psychanalyse ne fait que confirmer les fins
ordinairement poursuivies par l'éducation : entraînement progressif
de l'enfant à devenir libre et indépendant, en s'affranchissant gra
duellement du contrôle de la famille et de l'école. Le maître ne devra
naturellement pas pratiquer lui-même la psychanalyse, car sa prépa
ration est insuffisante ; cependant, connaissant les causes possibles
des désordres mentaux il pourra améliorer certain cas légers, quitte
à déférer les cas plus graves à un spécialiste.
G. N.-P.
ANNELIS ARGELANDER. — Arbeitschule und Lernleistung
{L'école active et le rendement dans les tests de mémorisation). —
Z. für päd. Ps., XXV, 7, 1924, p. 193-208.
Une école primaire de Mannheim ayant introduit les nouvelles
méthodes d'enseignement basées sur le principe de l'activité spon
tanée de l'enfant, les élèves de cette école furent comparés aux
élèves d'une école ordinaire, au point de vue de l'aptitude à mémor
iser. 30 garçons et 32 fillettes, élèves de première et de seconde
année, furent choisis dans différentes classes des deux écoles parmi
les enfants appartenant, de l'avis du maître, à la moyenne de la
classe. •
L'auteur conclut des expériences faites que les élèves de l'école
active sont légèrement inférieurs à leurs camarades de l'école tradi
tionnelle dans les tests de mémoire verbale (rétention des mots
couplés et des séries de mots) ; par contre, ils sont supérieurs dans
les tests suivants : mémoire du récit, ordination des images, mémor
isation de l'ordre des figures abstraites, reconnaissance des détails
d'une image présentée une seule fois.
Les différences sont significatives surtout pour ces deux derniers
tests.
D. W.
A.-T. POFFENBERGER et FLORENCE CARPENTER. — Cha
racter traicts in school successes (L'influence du caractère sur les
succès scolaires). — J. of exp. Ps., VII, 1, 1924, p. 67-74.
Les tests d'intelligence n'ont qu'une corrélation assez faible avec
les succès scolaires. C'est que ceux-ci exigent des qualités spéciales
du caractère qu'on cherche à définir au moyen d'épreuves portant
sur la rapidité des mouvements, l'inhibition motrice, la promptitude
des décisions, l'impulsivité motrice, la souplesse, la persévérance, le
soin du détail, la coordination des impulsions, l'assurance, le contrôle
personnel. Les résultats de chacune des épreuves sont rapprochés
deux à deux, et l'on cherche si certaines combinaisons de traits sont
caractéristiques de trois groupes d'élèves, à savoir ceux dont le rang
scolaire est inférieur, supérieur ou égal à celui que leur donneraient
les épreuves d'intelligence. On arrive ainsi à définir certaines alliances
de cmalïtés caractéristiques du succès ou de l'insuccès scolaire.
P. G.

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