Applications pédagogiques - compte-rendu ; n°1 ; vol.26, pg 648-677

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L'année psychologique - Année 1925 - Volume 26 - Numéro 1 - Pages 648-677
30 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1925
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2° Applications pédagogiques
In: L'année psychologique. 1925 vol. 26. pp. 648-677.
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2° Applications pédagogiques. In: L'année psychologique. 1925 vol. 26. pp. 648-677.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1925_num_26_1_6295648 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
HARRY WALKER HEPNER. — Abstenteeism of Women Office
Employees (Is 'irrégularité de présence des employées de bureau). —
J. of Pers. Res., Ill, 12, 1925, p. 454-456.
« A travail égal, salaire égal » est une des principales revendications
féministes. Oui, mais une enquête dans un bureau a révélé que les
femmes s'absentaient de leur travail, toutes choses égales d'ailleurs,
deux fois et demie plus que les hommes et que 17 % de la défection
étaient dues aux maladies exclusivement féminines. Donc, même en
admettant que les femmes aient une compétence égale à celle de
l'homme, elles ne méritent pas le même salaire, conclut l'enquête.
Voici qui ne donnera pas aux femmes bien portantes et capables
une grande envie de travailler à rendement maximum. M. L.
W.-R. DUNLOP. — Manual work in the Tropics (Travail manuel
dans les Tropiques). — J. of N. I. of Ind. Ps., II, 7, 1925, p. 305-312.
Le domaine de la psychologie appliquée s'étend géographiquement.
Cet article vise à établir quelles améliorations sont à apporter dans
la technique des cultures tropicales : .préparation du terrain à la
fourche — mise en pot du cacao — récolte du latex des plantations
de caoutchouc — récolte de la canne à sucre. Il ne s'agit que d'une
seule expérience dans chaque domaine, et il est impossible de géné
raliser les résultats obtenus. Mais elle suffit à montrer qu'il est des
progrès possibles et que les conditions très spéciales de température,
d'humidité et de la nature de la main-d'œuvre, soulèvent des pro
blèmes distincts des problèmes ordinaires, nécessitant des solutions
propres qui sont encore à élucider. M. L.
2° Applications pédagogiques
W.-B. PILLSBURY. — Education as the Psychologist sees it (L'Educ
ation telle que le Psychologue Vençisage). — In-8 de 342 p., New-
York et Londres, Macmillan, 1925.
Le Psychologue envisageant les problèmes d'éducation avec son
attitude scientifique habituelle et son esprit expérimental, se pose
quatre questions, nous dit l'auteur.
Quelle est la nature de l'enfant qu'il faut éduquer ? Quelles sont
les modifications éducatives que réclame la collectivité ? Quelle est
la marge possible de ces modifications sous l'influence de l'éducation ?
Quelles sont les meilleures méthodes pour obtenir ces modifications ?
Et, au cours du livre, Pillsbury consacre quelques chapitres aux
caractéristiques mentales en général, à la psychologie de l'enfant
dans ce qu'elle a d'original, aux différences qui peuvent se rencontrer
entre les individus, et aux caractéristiques générales de l'homme ;
puis il vient aux buts propres de l'éducation, et à ses fondements,
passant en revue le rôle de l'habitude, de l'attention, de l'affectivité,
examinant les processus d'acquisition, les lois de la perception, la
mise en jeu de la logique, l'activité volontaire ; enfin il traite le
problème de la fatigue et celui du transfert de l'apprentissage, et
consacre un dernier chapitre aux tests d'appréciation scolaire (lec
ture, calcul, orthographe). PSYCHOLOGIE APPLIQUEE 649
Ce petit volume, simple, clair, précis, apportant sous une forme
attrayante un grand nombre de données bien choisies, rendra de
grands services aux éducateurs qui savent que leur art doit s'appuyer
sur la science, et se préoccupent d'acquérir un solide bagage de connais
sances psychologiques. H. P.
J. DEMOOR et T. JONCKHEERE. — La Science de l'Education.
— 3e édition, in-8 de 448 p., Bruxelles, Lamertin, et Paris, Alcan,
1925.
Nous avons longuement parlé déjà de cet utile manuel, dont le
succès a entraîné l'épuisement rapide des deux premières éditions.
Voici la 3e, sous un nouveau format, revue et complétée. On y note
un développement sur « ce que représente l'hérédité « (p. 41),
un paragraphe sur les données récentes relatives à des
caractères acquis (p. 61), de précieuses tables américaines sur le poids
et la taille, aux divers âges (p. 81), de nouvelles données sur les
épreuves d'audition (p. 237), sur les variations de l'attention (p. 283),
sur les échelles de tests des Américains et de Vermeylen (p. 308),
tout un chapitre supplémentaire sur les nouveaux systèmes d'édu
cation, de Decroly, de la ville de Dalton, et de Washburne à Winnetka
(p. 379-386), quelques renseignements sur l'organisation moderne
des écoles pour les mieux doués (p. 399), et une petite note sur le
problème de l'école unique (p. 422). La 4e édition ne tardera certa
inement pas. H. P.
O. SELZ. — Veränderungen in den psychologischen Grundlagen der
Pädagogik seit Herbart (Evolution des fondements psychologiques
de la pédagogie depuis Herbart).— Z. f. päd. Ps., XXVI, 7, 1925,
p. 337-346.
Le fait primordial de l'évolution de la psychologie depuis Herbart
est l'abandon de la conception atomiste de la vie psychique. Que ce
soit du point de vue métaphysique, avec Spranger, Dilthey, Bergson
et Windelbandt qui affirment que la vie psychique profonde échappe
à l'explication causale et ne peut qu'être comprise intuitivement ;
que ce soit du point de vue biologique avec les représentants de la
psychologie génétique et comparée qui étudient l'enchaînement
causal des réactions complexes, la plupart des psychologues sont
d'accord pour rejeter la théorie trop simpliste de Herbart. D. W.
J. WAGNER. — Die Stellung der Psychologie in der Pädagogik
seit den Philanthropen bis Beneke (Le rôle de la psychologie en
pédagogie depuis les Philanthropes jusqu'à Beneke). — Z. für päd.
Ps., XXVI, 10, 1925, p. 465-484.
L'auteur rappelle les origines lointaines de la pédagogie expéri
mentale ; elle date, en Allemagne, de la fin du xvme siècle. A cette
époque, les disciples de Basedow, notamment Campe et Wezel, fo
rmulent clairement la nécessité de créer des « écoles d'expérience »
et insistent sur le rôle de la psychologie qui doit servir de base à
l'action pédagogique.
Le « psychologisme », qui s'efface ultérieurement sous l'influence
de la philosophie de Kant, est renouvelé avec force dans les travaux 650 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
de Beneke et ceux de Herbart. Ici J. Wagner abandonne le ton de
l'historiographe pour discuter âprement les théories de Beneke. M
II lui reproche d'avoir fait de la psychologie la base de son sys
tème alors que, de l'avis de J. Wagner, le but de l'éducation est
donné par un système de valeurs étrangères à la psychologie et que
même le choix des méthodes ne lui est que partiellement subor
donné. D. W.
FR. BUCHHOLZ. — Versuch einer kritischen Betrachtung des
M ontessori- Systems (Essai d'une appréciation critique du système
Montessori). — Z. für päd. Ps., XXVI, 8-9, 1925, p. 442-448.
L'auteur reproche au système Montessori d'être par trop intellec
tualiste, de développer l'intelligence des enfants en empêchant leur
imagination de se donner libre carrière. Si dans ce système les ordres
de la maîtresse sont remplacés par une suggestion discrète, l'éduca
tion préconisée par Mme Montessori n'en va pas moins à rencontre
des tendances naturelles : ainsi le calme qu'on observe dans les Mai
sons des Petits n'est pas une manifestation spontanée des enfants
qui sont au contraire naturellement turbulents. D. W.
EL CLAPARÈDE. — The psychology of the child at Geneva and the
3.-3. Rousseau Institute (La psychologie de Venfant à Genève et
l'Institut J.-J. Rousseau). — Ped. Sem., XXXII, 1, 1925, p. 92-
104.
L'auteur expose brièvement le but et l'organisation de l'Institut
Jean-Jacques Rousseau à Genève.
Il rappelle que les créateurs de cette école se sont proposés : 1° de
former des instituteurs en se basant sur les enseignements de la
psychologie expérimentale ; 2° d'initier aux méthodes nouvelles
les professeurs déjà en fonction ; 3° de permettre des recherches
concernant les méthodes d'instruction et d'éducation ; 4° de créer
un centre d'information et de propagande.
L'enseignement est partagé en 6 sections : psychologie de l'en
fant en général, psychologie de l'enfant déficient, pédagogie expé
rimentale générale, éducation de l'enfant, protection de l'enfance,
orientation professionnelle et psychotechnie.
L'année scolaire est divisée en deux périodes de 6 et 3 mois à la fin
desquelles l'étudiant reçoit un certificat. Un séjour de deux ans et
la rédaction d'une thèse sont requis pour l'obtention du diplôme.
Il existe aussi des cours de vacances. A. B.-F.
W. STERN. — Âus dreijähriger Arbeit des Hamburger Psycholo
gischen Laboratoriums. Bericht über die pädagogisch-psycholo
gische Tätigkeit des Instituts 1922-1925 (Des travaux du Laborat
oire de Psychologie à Hambourg durant les trois dernières année».
Rapport sur l'activité psycho-pédagogique de l'Institut de 1922 à
1925). — Z. für päd. Ps., XXVI, 6, 1925, p. 289-307.
Ce coup d'œil rétrospectif nous fait apprécier la variété et l'in
térêt des travaux poursuivis au laboratoire de Hambourg que Wil
liam Stern dirige avec la compétence et le talent que l'on sait. La
psychologie de la première enfance, la psychologie de l'adolescence, PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE 651
la sélection des écoliers mieux doués, la valeur méthodique des tests
et leur étalonnage, les différences mentales entre les races, le déve
loppement de l'intelligence et des aptitudes en général, de l'apti
tude aux mathématiques et du talent musical en particulier, enfin
la sélection des apprentis et l'orientation professionnelle dés en
fants, tels sont, cités au hasard, quelques problèmes qui ont été
étudiés par Stern et par ses élèves et dont les publications sont
indiquées à la fin du rapport. D.W.
A. PETZELT. — Zur Frage der Konzentration bei Blinden. Eine
psychologischpädagogische Studie {Contribution à la question de
la concentration chez les aveugles. Etude psycho-pédagogique). —
A. f. ges. Ps. L., 1-2, 1925, p. 1-85.
Le titre est trompeur. Il s'agit d'une étude purement philoso
phique. Des principes généraux sont énoncés les uns après les autres
et appliqués aux cas particuliers par simple déduction.
Voici un exemple de la méthode.
On démontre que Paveugle-né connaît ce qu'il n'a jamais perçu,
parce que la possibilité de savoir est toujours « possibilité de tout
s&voir » (eine AUes-Wissen-können) ; or, l'aveugle qui sait savoir,
doit pouvoir, en principe, tout savoir. D. W.
JAMES L. MURSALL. — Sublimation and the idéal of édu
cation (La sublimation et l'idéal de V éducation). — Ped. Sem.
XXX, 1, 1923, p. 24.
Généralisant les conceptions freudiennes sur la sublimation des
instincts antisociaux (déjà étendues à des instincts non sexuels par
Stanley Hall et Wesley Raymond Wells), M. cherche à assimiler
toute l'éducation à une vaste sublimation. Il ne faut pas voir, en
effet, dans la répression et dans la dérivation des instincts un pro
cessus exceptionnel, mais, pour en comprendre la portée, il faut re
placer l'individu dans les conditions de la vie sociale. La société
nous offre une foule d'espérances dont chacune est un ferment
actif pour la personnalité qui la fait mais elle est ainsi faite que bien
peu de ces personnalités virtuelles se réalisent en effet : les autres
sont refoulées dans l'inconscient sans pouvoir s'évanouir (à cause
de leur charge affective) et c'est là qu'intervient l'éducation pour
offrir à ces forces comprimées des voies d'échappement sans danger
pour l'individu ni pour la société.
Lorsqu'on interprète ainsi l'éducation, on comprend quels rapports
elle conserve avec l'autorité et le progrès de la société d'une part,
avec la stabilité et le bonheur de l'individu, de l'autre.
Le travail cesse d'être la corvée fastidieuse : il s'idéalise, s'human
ise, car il apparaît comme «une sphère d'action où chaque impul
sion peut trouver une expulsion satisfaisante ». La culture, en ini
tiant l'homme à la richesse infinie de la vie spirituelle, lui donne
mille moyens de sublimer les tendances refoulées.
Le jeu doit faire ainsi partie d'un plan intelligent d'éducation.
L'habileté à se trouver soi-même dans le jeu, dans les distractions,
les « sorties a est un précieux élément de stabilité morale. 652 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Enfin, la religion est un précieux moyen de sublimation qui ne
saurait être méprisé par le pédagogue.
L'éducation n'a pas à changer les conditions sociales : il doit ac
cepter le monde tel qu'il le trouve et adapter les individus de façon
à assurer leur bonheur dans les cadres sociaux préexistants. Il lui
faut donc favoriser les attitudes qui permettent à l'individu d'échap
per aux répressions imposées par la vie sociale et de réaliser les mult
iples virtualités de son moi profond dans une vie relativement
stable et relativement heureuse. H. L.
A. BUSEMANN. — Kollektive Selbsterziehung in Kindheit und
Jagend (Auto-éducation collective dans Venfance et V adolescence).
— Z. für päd. Ps., XXVI, 12, 1925, p. 561-565.
En Allemagne, presque tous les enfants et les adolescents ont
l'habitude de fonder de petits cercles d'amis dont l'organisation est
plus ou moins complexe. Les buts que poursuivent ces sociétés en
miniature sont des plus variés ; le jeu et les récréations en sont
l'élément le plus important, et même unique, lorsqu'il s'agit d'en
fants plus jeunes. Ces cercles peuvent avoir une action pédagogique
consciente. Ainsi l'auteur a appris que, dans le cercle de sa fille aînée
(12 ans 6 mois), il est défendu, sous peine d'amende, d'employer des
mots étrangers, de se tenir mal et de rappeler sans besoin le nom de
Dieu (L'expression allemande : Ach Gott ! (Ah, Dieu !) est em
ployée couramment là où le Français dirait par exemple : Ah ça !
ou Bah!)
L'auteur voit dans les résolutions adoptées par les cercles une
action pédagogique qui se trouve à mi-chemin entre l'éducation
proprement dite, c'est-à-dire, l'éducation par autrui et l'autoédu-
cation. Il la croit très efficace et la reconmmande à l'attention des
pédagogues. D. W.
TH. FÜRST. — Die Bedeutung der Wachstumskontrolle für die
Schule (La signification du contrôle de la croissance pour V école). — •
Z. für päd. Ps., XXVI, 8-9, 1925, p. 402-423.
L'école doit surveiller attentivement la des enfants
à l'aide des mensurations dont l'auteur précise la technique et la
notation. Parmi les indices anthropométriques, celui de Kaup :
m ... -, semble offrir une constance satisfaisante pour per- r r Taille au carre
mettre la comparaison des sujets de taille différente.
Les barèmes établis par d'autres chercheurs sur les enfants des
écoles de Munich permettent une comparaison rapide avec la moyenne
des enfants d'un âge donné ; on a remarqué que des écarts impor
tants avaient la plupart du temps une signification pathologique.
D'une façon générale, ces mensurations permettent de dépister
des cas pathologiques, de vérifier l'influence des exercices physiques
et celle des différents modes d'assistance. Enfin, les renseignements
statistiques qu'elles permettent de réunir, s'ils ne sont pas immédia
tement utilisables, ont, incontestablement, une grande valeur théo
rique et pratique. D. W. PSYCHOLOGIE APPLIQUEE 653
S.-M. STINCHFIELD. — The speech of five hundred freshman
college women [Le langage de cinq cents étudiantes de première
année). — J. of appl. Ps., IX, 2, 1925, p. 109-121.
Les tests de Blanton-Stinchfield qui comprennent des épreuves
objectives et des appréciations subjectives portant sur la personn
alité en général, sur l'articulation des consonnes et des voyelles,
sur les difficultés d'expression et la voix, ont été appliqués à 500
étudiantes. On a constaté que plus d'un tiers devaient suivre un
enseignement spécial destiné à corriger les troubles du langage.
Parmi les défauts constatés, les provincialismes, la prononciation
défectueuse de s et z, le bégaiement dû à une simple négligence sont
les plus fréquents.
Les tests ont permis de déceler des cas de troubles psychiques
légers (inhibitions émotives, manifestations hystériques, etc.). D. W.
A.-I. GATES. — The nature and educational significance o! phys
ical status and of mental, physiological, social and emotional
maturity [Nature et importance, du point de vue scolaire, de Vétat
physique -et du développement physiologique, social et émotionnel),
— J. of ed. Ps., XV, 6, 1924, p. 329-358.
Dans quelle mesure le développement mental, moral et social de
l'individu est-il fonction de son physiologique ?
Pour s'en rendre compte l'auteur a mesuré d'une part certains
traits physiques de l'enfant ; d'autre part son âge mental, son ren
dement scolaire, son développement social, moral, etc. Les expé
riences ont porté sur deux groupes d'enfants de l'Horace man
School, comptant respectivement 57 et 58 enfants.
Les caractères physiques mesurés sont : le degré d'ossification
des os du poignet, la taille, le poids, le tour de poitrine, la capacité
pulmonaire, la force à la pression, la façon d'assimiler, le rythme
du cœur. L'âge mental est déterminé par les tests de Binet-Simon,
appliqués au début de l'année scolaire. La valeur scolaire est obtenue
par l'examen du travail de l'année. Le développement social et
émotionnel de l'enfant est estimé par le jugement combiné de plu
sieurs professeurs. Les professeurs ont dû fournir également une
appréciation sur le développement physique de l'enfant.
L'examen des résultats a montré que :
1° Les valeurs obtenues pour les caractères physiques particul
iers sont reliées entre elles par des corrélations positives, parfois
élevées mais souvent faibles ;
2° Aucune valeur mesurant un trait physique particulier ne pré
sente une corrélation élevée avec l'appréciation qualitative des apti
tudes physiques de l'enfant ;
3° La entre la mesure d'un trait physique particulier
d'une part, le développement émotionnel et social du sujet d'autre
part, est toujours très faible ;
4° Aucune mesure particulière d'un caractère physique ne pré
sente avec le rendement scolaire une corrélation supérieure à + 0,08,
alors que la corrélation est de -f 0,595 si l'on compare ce rendement
avec l'âge mental ;
5° L'âge combiné avec l'ensemble des mesures physiques ;
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES €54
donne avec le rendement scolaire une corrélation de + 0,625 et celte
corrélation est de + 0,65 si l'on ajoute à ces valeurs l'appréciation
des professeurs sur la valeur physique de l'enfant.
De ces considérations l'auteur tire les conclusions suivantes :
Dans le domaine des caractères physiques, comme dans celui des
caractères mentaux, aucun trait particulier ne représente de façon
satisfaisante la capacité générale dont la valeur ne peut être obtenue
que par une combinaison des mesures particulières.
Contrairement à l'opinion de Baldwin, le développement mental,
intellectuel, social et sentimental de l'individu n'est nullement carac
térisé par des traits physiques particuliers. A. B.-F.
O. STERZINGER. — Ueber den Stand und die Entwicklung von
Begabungen während der Gymnasialzeit {Sur Vétat et le dévelo
ppement des aptitudes pendant les années de lycée). — A. f. ges. Ps.,
XLIX, 1-2, 1924, p. 93-178.
Te»t employé Fonction étudiée
i. Attention sen
Barrage de Bourdon Whipple. sorielle .......
2. abs
traite Barrage de Sterzinger (Cf. : Année psychol. XXV,
p. 622).
3. Rapidité de
Figures géométriques exposées au tachistoscope perception ....
pendant 0 sec. 1.
Apprentissage par cœur des séries de 7 ou 10 syl4. Mémoire brute
labes sans signification.
5. logi
Test des « termes trouvés». que
6. Association
Dire des mots pendant 2 minutes. libre,
7. Invention ver
bale Faire une phrase avec 4 mots.
a) 8. Souplesse, vi Rechercher les mots allemands dans un texte, dans
vacité d'adap lequel des mots et des mots latins sont
tation mentale mélangés avec des syllabes sans signification
Umstellungsl(« cérébrale > L'emploi des majuscules et des espaces est con
traire à l'usage.
eitung ») \ b) Problème de construction.
9. Compréhension
technique Test de construction.
a) Mettre des croix dans les carrés du papier quad
1Q. Rapidité mot rillé (avec vitesse maxima),
rice b) Inscrire certains signes avec vitesse maxima.
11. Force muscul
Dynamomètre. aire PSYCHOLOGIE APPLIQUEE 655
Expériences faites sur les (élèves de deux classes extrêmes d'un
lycée : la « prima » dont les enfants ont 10-11 ans en moyenne et
« l'octava » fréquentée par les adolescents de 18-20 ans. L'auteur se
propose d'étudier les différences d'aptitudes suivant les différences
d'âge entre ces deux classes. Mais comme Y « octava » représente, en
réalité, une sélection, il a calculé à part les résultats fournis par les
45 °/° des meilleurs élèves de la « prima ».
Voir, page 654, l'énumération schématique des tests employés.
Les résultats obtenus semblent montrer que l'attention sensor
ielle et la vitesse de perception ne varient pas entre l'âge de 10 et
20 ans. Dans le test d'attention abstraite le rendement des élèves
de « l'oktava » est meilleur, mais l'auteur croit que l'amélioration
est due surtout à l'influence de la volonté. La mémoire logique ne
varie point du tout et la mémoire brute ne varie que d'une façon
insignifiante. Il en est de même pour l'association libre. Par contre,
les tests d'adaptation mentale, de compréhension technique, de ra
pidité motrice et de force musculaire accusent une amélioration
importante des résultats.
Voici les chiffres :
Résultat fourni» par
.- ' ~™^ — ~^ ~- — ™^^ —
l' de la « prima » « oktav l » 45 % Epreuve Notation
— — —^^^-^ *~~ T
Moyenne Moyenne V. M. V. M- arithm. arithm.
Adaptation
Nombre de 43,9 59,40 7,5 mentale 5,1
mots correc
terne ut
rés.
Temps en
sion condes.
que.
Epreuve a) ... 230 126 134 71
117 91 58 6) ... 66
Nombre de Rapidité
trice. signes
crits
Epreuve a) ... 196 16,2 282 22,4
48 ■*,2 81,5 Epreare b) ... 6,5
Force
Kg- laire 15,5 4,1 36,2 5,8
L'auteur essaie d'interpréter ces faits à la lumière d'une théorie
générale. Il estime que l'énergie psychique — ce terme est entendu
un peu à la façon de Bleuler, — ne varie pas entre l'âge de 10 et 20
ans. Ce qui varie, c'est uniquement l'utilisation de l'énergie dispo
nible, c'est le facteur volonté. D. W. 656 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
C.-E. HAGGBRTY et H.-B. NACH. — Mental capacity of children
and paternal occupation (Intelligence des enfants et profession
exercée par les parents). — J. of ed. ps., XV, 9, 1924, p. 559-572.
Les auteurs ont appliqué un test d'intelligence générale (Hag-
gerty Delta II) à 8.121 enfants de l'état de New- York répartis en
groupes d'après la profession exercée par les parents.
Les résultats de ces épreuves se trouvent condensés dans le ta
bleau ci-dessous qui donne pour chaque catégorie d'enfants le QI
médian :
N. de sujets
Profession des parents médian
absolu en °/0
Professions libérales ..... 349 5,07 116
Commerçants et employés 944 14,11 107
Ö o 9 S Artisans 1.028 15,38 98
Ouvriers , 3.098 91 46,33
Manœuvres 745 11,14 89
Professions libérales 201 14,02 121
Commerçants 374 26,10 112
Manœuvres , 54 3,77 111
108 Artisans 267 18,63 -S" lé Ouvriers 48 3,50 108 8. s Paysans 489 34,12 106
On constate dans les deux cas une supériorité en faveur des en
fants des deux premiers groupes.
Il peut être intéressant dé rapprocher ces résultats de ceux de
l'armée où il a été trouvé que les hommes s'adonnant à une occupa
tion déterminée peuvent être caractérisés par un certain degré d'in
telligence. A. B.-F.
R. FRANZEN. — The geography of intelligence {La géographie de
l'intelligence). — J. of ed. Ps., XV, 8, 1924, p. 499-512.
Les différences révélées par les tests d'intelligence entre des groupes
d'enfants appartenant à diverses écoles sont-elles le résultat de l'édu
cation ou tiennent-elles à la nature même des sujets examinés ?
Pour l'auteur il n'y a pas de doute que cette seconde hypothèse soit
la seule satisfaisante. Il trouve une confirmation à son opinion dans
le fait que ces divergences témoignent d'une certaine constance ;
on les retrouve dans les classes supérieures de l'école ce qu'elles sont
dans les classes élémentaires, alors qu'il en est tout autrement en
ce qui concerne l'écriture et l'orthographe par exemple. A. B.-F.
TONAN FUKUDA. — A survey of the intelligence and environment
of school children (Une enquête sur l'intelligence et sur le milieu
des écoliers), — Am. J. of Ps., XXXVI, 1, 1925, p. 124-139.
Enquête sur une école primaire d'un quartier sub-urbain de Chi
cago, fréquentée surtout par des enfants d'étrangers qui ne parlent

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