Applications pédagogiques - compte-rendu ; n°1 ; vol.31, pg 984-1017

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L'année psychologique - Année 1930 - Volume 31 - Numéro 1 - Pages 984-1017
34 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mercredi 1 janvier 1930
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2° Applications pédagogiques
In: L'année psychologique. 1930 vol. 31. pp. 984-1017.
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2° Applications pédagogiques . In: L'année psychologique. 1930 vol. 31. pp. 984-1017.
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à 0,51 en moyenne par personne. Dans un cas d'accidents particu
lièrement nombreux on a pu obtenir une réduction de ces accidents de
81 % pour la période de six mois, en comparaison avec les premiers
six mois.
L'organisation d'une telle clinique a servi à introduire le point de
vue personnel chez ce groupe de fonctionnaires, elle a élargi les hori
zons de chacun en lui faisant connaître les nombreux facteurs des acci
dents au cours du transport dans les rues. B. N.
1463. — W. LOSANOV. — On the professional traumatisation of the
ear oî industrial workers (Sur la traumatisation professionnelle de
V oreille chez les travailleurs industriels). — Acta Oto-laryngologica,
XIV, 1930, p. 393-438.
L'auteur a confronté les observations cliniques avec les recherches
expérimentales chez les animaux.
Des lapins, placés pendant 5 mois dans une clouterie aux heures de
travail ont subi une destruction complète des organes de Corti dans
la spire médiane du limaçon ; les altérations sont accélérées quand on
oblige les animaux à respirer par la bouche ; elles sont ralenties quand
on réalise des interruptions dans Faction des bruits., avec des jours de
repos au dehors.
Après quatre mois de repos les animaux maintenus au préalable
dans les mêmes conditions que ceux qui avaient été sacrifiés, pré
sentent quelques apparences de régénération de cellules nerveuses,
mais la destruction de l'organe de Corti n'a pas été réparée.
L'accord est très net de ces données expérimentales avec les résul
tats des observations cliniques qui montrent en particulier que
l'atteinte auditive est plus marquée chez les ouvriers qui ont un
défaut des voies nasales les obligeant à respirer par la bouche.
H. P.
2° Applications Pédagogiques
Généralités. Uécolier. Développement et Intelligence. Caractère.
Goûts. Aptitudes . Anormaux et Surnormaux.
Le surmenage scolaire 1
1464. - ED. CLAPARÈDE. - L'éducation fonctionnelle. r In-8
de 266 pages. Collection d'actualités pédagogiques. Neuchâtel
et Paris, Delachaux et Niestlé, 1931. Prix : 22 fr. 50.
On a le plaisir de retrouver dans ce volume une série d'études de
l'auteur, publiées entre 1912 et 1924 : J.-.J . Rousseau et la conception
fonctionnelle de l'enfance, la psychologie de l'Intelligence. La fonc
tion de la volonté. Discat a puero magister. La psyclrologie de l'école
active. Une méthode fonctionnelle d'enseignement de la langue.
Pourquoi bâille-t-on V La conception fonctionnelle de l'éducation.
1. Voir aussi les n°« 500, 501, 522, 523, 544, 875, 1072, 1075, 1175, 1176. APPLICATIONS PÉDAGOGIQUES 985
Mais G. ajoute, sous forme de conclusion, un chapitre sur l'éduca
tion comme vie ou comme préparation à la vie, problème complexe,
à la l'ois pédagogique et social, et que, du point de vue psycholog
ique, en raison d. 3 la structure propre de la mentalité de l'enfant,
il résout en faisant de l'éducation fonctionnelle une vio, Ja vie seule
pouvant d'ailleurs être préparation à la vie.
Et surtout il a écrit une Introduction nouvelle qui représente une
grande partie du livre, et où il expose les grandes lois de la conduite,
envisagée du point de vue fonctionnel : 1° Loi du besoin : « tout besoin
tend à provoquer les réactions propres à le satisfaire », et, comme co
rollaire -.! L'activité est toujours suscitée par un besoin » (le lien l
ogique n'étant toutefois pas rigoureux entre la loi et le corollaire).
2° Loi de l'extension de la vie mentale : « Le développement de la vie
mentale est proportionne! à l'écart existant entre les besoins et les
moyens de les satisfaire » -, ?,° Loi de prise de conscience : « L'individu
prend conscience d'un processus, d'une relation, ou d'un objet,
d'autant plus tara que sa conduite a impliqué plus-tôt et plus longtemps
l'usage automatique, inconscient, de ce processus, de cette relation,
de cet objet », avec, en contre- partie la loi de perte de conscience
corrélative de l'automatisation ; fi° Loi d' anticipation : « Tout besoin
qui, de par sa nature, risque de ne pouvoir être immédiatement satis
fait, apparaît d'avance », et c'est le cas de tout besoin qui exige pour
être satisfait l'intervention de l'activité mentale ; 5° Loi de l'intérêt :
'i Toute conduite est dictée par un intérêt, c'est-à-dire toute action
consiste à atteindre la fin qui nous importe au moment considéré » ;
6° Loi de l'intérêt momentané : « A chaque instant un organisme agit
suivant la ligne de son plus grand intérêt » (ce qui constitue plutôt
un corollaire de la loi précédente qu'une loi distincte) ; 7° Loi de repro
duction du semblable : « Tout besoin tend à reproduire les réactions
(ou situations) qui lui ont été antérieurement favorables-, à répéter la
conduite qui a précédemment réussi dans une circonstance sem
blable <).; 8° Loi du tâtonnement : « Lorsque la situation est si nouvelle
qu'elle n'évoque aucune association de similitude, ou lorsque la répé
tition du semblable est inefficace, le besoin déclenche une série de
réactions de recherche, réactions d'essai, de tâtonnement » ; 9° Loi
de compensation : « Lorsque l'équilibre troublé ne peut être rétabli
par une réaction adéquate, il est compensé par une réaction antagon
iste de la déviation qu'il suscite » ; 10° Loi d'autonomie fonctionn
elle, particulièrement importante pour l'éducation : « A chaque mo
ment de son développement, un être animal constitue une unité
fonctionnelle, c'est-à-dire que ses capacités de réaction sont ajustées
à ses besoins ».
Tout cet exposé, dans lequel C. fait le point, est particulièrement
intéressant et utile, à la fois par la formulation même, souvent nouv
elle, de ces grandes lois, et par leur coordination d'ensemble.
H. P.
1465. - JOHN et EVELYN DEWEY. - Les écoles de demain (Trad.
ï.i. ihrnni.). — In-IG de 284 pages. Collection « Education ».
Paris, Flammarion, 1931. Prix : 12 francs.
La traduction de ce livre, dans lequel il y a une quinzaine d'an- 986 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
nées, le grand pédagogue des Etats-Unis et sa fille ont décrit les
principales formes de l'éducation nouvelle en Amérique, a paru à
R. Duthil particulièrement propre à favoriser dans le public de
langue française l'essor des méthodes modernes. Et certes, il y a beau
coup à apprendre dans ces pages, dans lesquelles sont posés les prin
cipes généraux d'une pédagogie fondée sur les données de la science,
et sont examinés des essais de réalisation comme ceux de Mrs Johnson
en Alabama, du Prof. J. L. Meriam à l'Université de Missouri, de
M. Wirt dans les écoles de Gary (Indiana) qu'il a rendues célèbres
par son organisation originale, de M. Valentine à Indianopolis, etc.,
sans compter un exposé critique, fort intéressant de la doctrine
rnontessorienne.
Ajoutons que des appendices, dus au traducteur, fournissent des
renseignements sur l'organisation scolaire américaine et la biographie
de Dewey. H. P.
1466. - GILBERT ROBIN. - L'enfant sans défauts. - In-16 de
285 pages. Collection « Education ». Paris, Flammarion, 1930.
Prix : 12 francs.
Un défaut, c'est« ce que nous ne comprenons pas chez l'enfant »,
c'est le nom donne « a la différence qui existe entre l'enfant et nous ».
Il faut donc chercher à comprendre l'enfant, ce qui fera évanouir
ces « défauts » que l'auteur passe en revue : peur, agitation, déso
béissance, gourmandise, curiosité, mensonge, vol, orgueil, jalousie,
cruauté, paresse, mauvaises habitudes.
Sur tous ces points l'auteur montre que l'on trouve, ou des préju
gés, ou des défauts éducatifs, ou bien des perturbations patholo
giques réclamant « une orthopédie mentale ».
Et il conclut son livre, utile aux éducateurs, en affirmant que
« l'enfant n'a pas de défauts, il est mal élevé ou malade ». H. P.
1467. — LOURENZO FILIIO. - Intraduceâo ao estudo de escola
nova (Introduction à V élude de V école nouvelle). — In-16 de 145
pages. Sao Paulo, Comp. Melhoramentos, 1930. Prix : 6 milreis.
Dans ce volume de la Bibliothèque d'Education dirigée par l'au
teur et où le premier publié fut la traduction qu'il prit la peine de
faire de mon petit manuel de Psychologie expérimentale, le professeur Sâo'
de psychologie et pédagogie de l'Ecole normale de Paulo a util
ement rattaché le mouvement actuel en faveur de l'école nouvelle
aux acquisitions de la psychologie, attribuant à l'éducation un carac
tère éminemment psychologique. Il donne en outre, un exposé com-
préhensif de tous les systèmes, qu'il connaît bien, de Demolins,
Lietz, Miss Parkhurst (plan Dalton), Washburne (à Winnetka),
Gousinet, Gentile, Dewey, et insiste tout particulièrement sur la
méthode montessorienne et celle de Decroly. H. P.
i
1468. — A. P. PINKEVITGH. — Du système de la pédagogie sovié
tique — Travaux de la 2e Université de Moscou [Pédagogie
scientifique), I, p. 12-28.
L'auteur expose les fondements théoriques de la pédagogie, qui,
d'après lui, correspondent le mieux à la doctrine marxiste. A. C. APPLICATIONS PÉDAGOGIQUES 987
1469. - F. L. BERT R A MD. — Essai d'analyse psycho-sensorielle
et depsychogf nie scolaire. — In-8° de 300 pages. Paris, Alcan, 1930.
Dans cette thèse de doctorat, l'auteur a relaté toute une série
d'expériences collectives qu'il a pu diriger dans les écoles de sa
circonscription d'inspecteur primaire, grâce à la collaboration de
nombreux maîtres dont il a éveillé l'enthousiasme ; et c'est le princi
pal mérite de son œuvre que cet effort et ce souci de susciter dans le
personnel des instituteurs le goût de la recherche psychologique, de
l'expérience permettant de mieux connaître l'enfant.
Les essais successifs relatés sont marqués par une tendance crois
sante à plus de précision, par une volonté d'éliminer les causes
d'erreur. On ne peut évidemment considérer que les résultats indi
qués ont un caractère définitif ; si on les envisageait d'un point de
vue scientifique strict, ils seraient passibles de bien des critiques en
core ; c'est la méthode et la coopération psycho-pédagogique qui sont
intéressantes et utiles.
Laissant donc de côté les considérations théoriques, je signalerai,
dans ce livre, le chapitre le plus suggestif, celui qui concerne ce que
l'auteur appelle la « dactylésie » étudiée au moyen du test de Franç
ois Sarrieu (le secrétaire de la filiale de la Société Binet installée à
Luchon par les soins de l'auteur) : 11 s'agit d'une reproduction par
modelage de silhouettes en relief palpées sur une planchette, d'abord
sans l'aide de la vue, puis avec celle-ci (la reproduction d'un cadenas
et d'un parallélipipède ayant été ensuite substituée à ce premier test).
Les appréciations quantitatives des reproductions étaient établies
en points par un jury (dont il eût été utile d'établir numériquement
la cohérence interne).
Les résultats qui, là encore, n'ont qu'une valeur d'indication pro
visoire, sont généralement supérieurs chez les garçons à âge égal, et
le gain dans l'exactitude de la reproduction dû aux données visuelles
est extrêmement irrégulier. Il est probable que, à cet égard, des ana
lyses individuelles seraient plus intéressantes que des moyennes, éta
blies d'ailleurs chez un trop petit nombre de sujets.
Mais la méthode est intéressante, et mériterait d'être reprise, et
techniquement étudiée. H. P.
1470. - ARTHUR I. GATES. - Contributions of Psychological
Research to Education (Contributions aux Recherches psycholo
giques sur V Education). — S. and S., 12 avril 1930, p. 485-493.
L'auteur discute l'influence de la psychologie moderne sur l'édu
cation. Cette influence se traduit par une introduction des méthodes
scientifiques dans l'éducation et par une modification du point de
vue de cette dernière sur la nature humaine.
En citant les exemples donnés par Judd, Thorndike, etc., l'auteur
montre l'utilité des expériences psychologiques pour le développe
ment des théories de l'éducation. La psychologie appliquée d'autre
part est susceptible de rendre des services pratiques considérables
grâce à la collaboration du psychologue et de l'éducateur. L. B.
1471. - LEONARD CARMICHAEL, - A Relationship between
the Psychology of Learning and the Psychology of Testing (Rela- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 988
lions entre la Psychologie de l'Etude et la Psychologie des Tests). —
S. and S., 24 mai 1930, p. 687-693.
L'auteur insiste sur l'importance de la méthode des tests psycho
logiques pour l'enseignement, l'application des tests permettant
d'évaluer l'état présent de l'aptitude du sujet ou, le niveau de ses
connaissances.
Après avoir passé en revue les différents groupes de tests et les
données qu'ils permettent d'obtenir, l'auteur conclut que Futilité
de ces tests serait plus grande s'ils étaient appliqués par les profes
seurs eux-mêmes. L. B.
1472. - P. MASSON-0 URSEL. - L'utilisation des tests à la gymn
astique mentale. — A. F. A. S., 53e Session, Le Havre, p. 634-
635.
L'auteur appuie sur la valeur éducative des tests, il pense que ce
sont les tests ci-dessous qui peuvent le mieux remplir ce rôle : Tests
d'activité, de volonté, de curiosité (distinction, et identification,
analyse perceptive de détails dans un ensemble, recherche du com
ment et du pourquoi et comparaison), tests de mémorisation, d'asso
ciation, et d'enchaînement logique des idées et tests de composition
avec invention. M. H. P.
1473. — VÉRA KOVARSKY. — L'inspection psychologique à
Montpellier. — L'Education, février 1930. Extrait de 14 pages.
Relation des examens auxquels l'auteur a procédé (129 enfants
étudiés par la méthode Binet-Simon et par le sommaire du
profil de Rossolimo, 43 par ces méthodes et par celle du profil
détaillé, 12 par la dernière seulement) et exposé de quelques cas i
ntéressants : une fillette de 8 ans a une réussite scolaire marquée,
se classant première sur 45 avec un QI de 0,95 au Rossolimo som
maire, 1,08 au B. S., alors qu'elle est inférieure à une autre qui a un
QI de 1,17 ou 1,14 (âgée de 6 ans 10 mois), mais qui, de milieu
pauvre et timide, se classe 29e sur 41, et à celle qui est presque la
dernière de la classe, mais qui, nettement plus jeune (6 ans 1 mois)
atteint aux deux méthodes un QI de 1,26. IL P.
1474. — B. BIEGELEISEN. - Le rôle de la Psychotechnique à
l'école . - R, Se. Tr., II, 1, 1930, p. 75-92.
Intéressante contribution de docimastique, à laquelle on peut
seulement reprocher l'ignorance dans laquelle semble se trouver l'au
teur des travaux français sur la question, en particulier des recherches
de Laugier et Weinberg parues ici môme il y a deux ans, apportant
des précisions plus grandes que celles qui se trouvent dans les tr
avaux allemands auxquels se réfère l'auteur. Après avoir montré
tous les facteurs subjectifs qui peuvent influer sur les appréciations
des professeurs par la méthode ordinaire d'exainen et de notation, et
la faible corrélation existant entre les classements par différents
maîtres des mêmes élèves, B. montre que la substitution qu'il a pu
faire dans une école technique d'un examen psychotechnique com
portant 25 questions à l'examen ordinaire permet de donner une
image plus fidèle des progrès réalisés par les élèves en une année de APPLICATIONS PÉDAGOGIQUES 989
travail et satisfait parfaitement les élèves qui se rendent compte
de l'objectivité plus grande de ce procédé d'évaluation de leur propre
valeur. Le principe est évidemment excellent et on ne peut que
souhaiter d'en voir généralisée l'application. En ce qui concerne
l'examen particulier institué par B. il semble qu'il ait encore besoin
de quelque perfectionnement, car la corrélation entre deux épreuves
psychotechniques (d'ailleurs différentes) sur les mêmes élèves n'est
que de 0,5, ce qui paraît insuffisant. M. F.
1475. — S. BALEY. — Uwagi w sprawie programu clzialslnosci
psychologOW SZkolnych {Quelques remarques à propos du programme
de V activité de psychologues scolaires). — - Pol. Ar. Ps., IV, 4,
1930, p. 237-243.
Le rôle du psychologue scolaire, c'est la question à l'ordre du jour
en Pologne. Grâce à l'initiative de Mlle loteyko d'une part et de
l'autre aux influences de l'école d'Adler, l'idée du psychologue sco
laire y trouve de plus en plus son application pratique. Malheureuse
ment elle n'est réalisée que par des initiatives personnelles des direc
teurs de gymnases (lycées).
En sa qualité de directeur de l'Institut, de Psychologie Pédago
gique de l'Université de Varsovie,!], cherche à coordonner ces efforts
individuels par ce qu'il appelle le programme minimum (celui de
Mlle Ioteyko, présentant le maximum d'exigences n'est pas entièr
ement réalisable pour le moment). L'article contient, par conséquent,
une sérié de conseils pratiques. Etant dictés par les conditions spé
ciales à l'organisation scolaire en Pologne, il serait inopportun de
les analyser ici trop en détail. Indiquons-en seulement les lignes prin
cipales :
1° Le psychologue scolaire limitera provisoirement, sa tâche à
l'examen des enfants entrant à l'école et, dont il suivra l'évolution ;
2° 11 remplira le rôle de conseiller d'orientation pour ceux qui
quittent l'école ;
3° H cherchera à s'occuper des enfants « difficiles » de toutes les
classes.
Comme méthode de recherches B. préconise, à côté des tests d'in
telligence globale complétés par des tests spéciaux de mémoire,
d'attention, d'aptitudes motrices, etc., une large application de yjro-
cédés d'examen individuel, il appuie fortement sur deux points : le
rapprochement entre le psychologue et les enfants basé sur une en
tière confiance de ces derniers ; la collaboration étroite entre le psy
chologue scolaire et le corps enseignant.
Le travail, ainsi compris du psychologue scolaire, en plus de son
énorme utilité éducatrice, enrichira, dit B., par des acquisitions nouv
elles, le domaine théorique de la psychologie de l'enfant. A. R.
1476. — M. MUCHOW. — Zum Problem der Zeugnisreîorm (Sur le
problème de la réforme des livrets scolaires). — Z. für pad., Ps.,
XXXI, 5, 1930, p! 222-233.
. Dans l'effort qui se poursuit actuellement en Allemagne pour
adapter l'enseignement à la psychologie de l'enfant, des voix se sont,
l'ait entendre qui demandaient que le livret scolaire soit « psycholo- 990 ANALYSES BlBLiOGKAPHlQtJËS
gisé » et, qu'au lieu d'attribuer des notes, le maître se contente de
fournir un portrait psychologique de l'enfant. D'autres réclamaient
même la suppression complète du livret. M. croit que ce serait mé
connaître les besoins qu'éprouvent parents et enfants de connaître
la valeur du travail fourni par l'écolier. C'est pourquoi elle propose
de conserver l'appréciation du rendement, scolaire, mais en suppr
imant les notes, de laisser au maître la liberté de décrire, d'analyser
le rendement de l'élève. Une telle analyse fournirait, d'ailleurs, ind
irectement un portrait de l'enfant. Et il serait encore préférable de
regrouper les matières scolaires selon leur parenté psychologique et
de supprimer les divisions traditionnelles qui correspondent si peu
aux besoins pédagogiques et psychologiques. D. W.
1477. — S. G. KALACHNINOV. - Essai d'analyse quantitative
de l'action pédagogique. — Travaux de la 2e Université de Moscou,
Pédagogie Scientifique, I, p. 29-42.
En appliquant un test au début et à la fin de l'apprentissage, on a
le progrès de l'élève. Le médian des valeurs ainsi obtenues donne le de la classe, pour chaque matière faite dans un temps déter
miné. En partant des chiffres ainsi obtenus et connaissant les dé
penses matérielles et le temps employé par les élèves et le maître,
on peut calculer les « indices d'efficience » qui permettent de compar
er le rendement des différentes méthodes pédagogiques. A. C.
1478. — W. VREELAISD. — Detroits Experiment on Individualiza-
tion (L'Expérience de Détroit sur l'Individualisation). — S. and S.
septembre 1930, p. 398-402.
L'individualisation est le mouvement le plus significatif de l'édu
cation actuelle, qui vise à s'adapter le plus possible, dans tous ses
domaines, aux particularités de chacun.
L'Université de Détroit, depuis de nombreuses années s'est occu
pée des différences de psychologie et d'éducation chez les enfants des
écoles. Dès 1911 les examens psychométriques y étaient pratiqués
et actuellement elle possède une clinique psychologique de 1er ordre,
qui a étudié quelques 42.000 cas et placé 14.000 enfants dans des
écoles spéciales où 375 professeurs leur donnent une éducation indi
viduelle appropriée.
De 1914 à 1930, 4.750.000 tests ont été employés dans toutes les
classes du 1er au 12e degré. On peut dire que l'expérience de Détroit
date de loin et peut avoir quelque valeur. C'est en 1928 que l'étude
scientifique exposée ici, a été commencée.
Le mouvement pour l'individualisation s'est exprimé sous des
milliers de formes différentes. Pour cette étude, les expérimentateurs
les ont ramenées à 6 formes déterminées, choisies parmi des plans
d'études scolaires différant par leur degré et leur type d'individual
isation. L'enquête a porté sur 13.000 enfants, et sur 2 années.
Les 500.000 tests remplis n'ont pas encore été complètement ana
lysés. Mais W. Vreeland croit dès maintenant qu'une telle expérience
ne pourra qu'apporter une grande lumière sur les nécessités de l'édu
cation et les modifications pratiques à apporter aux routines tradi
tionnelles. L. B. ALLIGATIONS PEDAGOGIQUES 99l
1479. - B. N. JAVORONKOV. - L'Etude du village par l'école
du 2e degré (Revue). — Travaux de la 2e Université de Moscou
(Pédagogie Scientifique), I, p. 122-146.
Différentes écoles de VU. R. S. S. ont organisé des excursions d'en
fants aux villages, où les écoliers devaient étudier certains problèmes
sociaux, interrogeant les paysans, faisant des observations, et ana
lysant ensuite les résultats ainsi obtenus. L'auteur analyse en détails
les conclusions des différents auteurs ayant publié des travaux sur
la question. A. C.
1480. — V. R. ROSS. — A Preliminary Investigation of the Effect
of Radio Reception on School Achievement (Une recherche prél
iminaire sur V influence qu'exerce la réception de la T. S. F. sur le
rendement scalaire). - ,1. of appl. Ps., XIV, 5, 1930, p. 456-464.
D'après une expérience effectuée à l'école, l'audition de la T. S.
F. pendant que les élèves font leurs exercices n'influe pas sensibl
ement sur le travail. D. W.
1481. - SANTE DE SANCTIS. - Applications du Cinéma dans le
domaine de l'Education des Enfants et des Adolescents. — R. I. G.
E., juillet-août, 1930, p. 1013-1033.
L'auteur présente des projets : de films sur l'appréciation de l'i
ntelligence générale des enfants de sept ans et sur l'évaluation de leur
degré d'insuffisance intellectuelle éventuelle, pour aider à la sélec
tion scolaire ; de films d'enseignement technique sur la constatation
des aptitudes professionnelles, à employer en O. P. ; de films pour
servir à l'éducation des anormaux-sensoriels atteints de bégaiement
ou de surdité incomplète. L. B.
1482. - FABIO PENNACC1II. - Le Cinéma et l'Adolescence (Les
Maladies nerveuses et mentales). — R. I. CE., septembre 1930,
p. 1104-1134.
De nombreuses enquêtes, que l'auteur énumère ici avec des chiffres,
ont prouvé que le cinéma était actuellement la distraction favorite
des jeunes, et qu'il prenait peu à peu dans leur vie une place de toute
première importance.
Or l'enfant est d'abord un automate à réflexes, dont l'activité, dé
terminée par l'hérédité et les instincts biologiques, ne prend «ne
direction personnelle que par l'influence grandissante des expér
iences, des tendances, des affections et des sentiments, et qui est
encore excessivement suggestible.
A la crise de la puberté, l'état psychique, comme l'état somatique,
est largement perturbé ; les divers terrains psycho-pathologiques
foisonnent de germes pathogènes : émotivité excessive, phobies,
scrupules, soupçons, timidité, impulsivité, etc. Et c'est à cette
époque, où il ressent le désir d'émotions nouvelles et où il tend à tout
ce qui est mystérieux, que l'adolescent se sent le plus attiré vers le
cinéma qui satisfait son besoin de l'inconnu.
Le cinéma donc, d'une part, répond fort bien au mécanisme intel
lectuel de l'enfant qui ignore les procédés de la logique abstraite et
pense par association d'idées, principalement visuelles, d'autre part, 992 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
grâce au geste qu'il montre dans son expression dynamique, il per
met à l'adolescent d'interpréter à son gré les éléments du rêve qu'il
lui fournit.
Le cinéma, dont la puissance d'enchantement et de suggestion est
renforcée par la musique accompagnatrice et l'obscurité de la salle,
est-il un bien ou un mal ? — Et est-il vrai qu'il puisse produire sur
la sensibilité de l'enfant des effets allant au delà des réflexes normaux
d'une sensation, d'une émotivité physiologique ?
Les oculistes lui attribuent une bonne partie des altérations pré
coces de la vue ; les hygiénistes l'accusent de favoriser la propagation
des maladies comme la tuberculose ; les médecins voient en lui un
producteur de fatigue physique et cérébrale, de eardio.spasmes, d'ex,-
citabilité nerveuse, de céphalées, et même, chez les enfants plus
faibles, de contractions musculaires, de paresthésie, de prostration.
Les observations cliniques de l'auteur lui ont révélé des cas d'hy
per-excitabilité et de pavor nocturnus très nombreux, et môme de
véritables névroses déclenchées par le cinéma, — celui-ci ne les créant
pas, mais favorisant leur éclosion dans les terrains prédisposés.
L'adolescent forme son futur caractère au cinéma, où il ne se donne
pas la peine de penser et encore moins de critiquer, et où il se laisse
entraîner, sans raisonner, dans un inonde invraisemblable : vie d'i
llusions artificielle et standardisée — (l'auteur n'a vu évidemment
là qu'un des aspects du cinéma : celui dont on a le plus abusé et sous
une forme trop souvent pernicieuse). L'adulte, endurci par la vie,
n'a qu'une réaction émotive faible ; l'enfant subit la « suggestion à
retardement ».
Hoven avait déjà parlé d'une « psychose cinématographique >■.
Pennacchi rapporte les observations de plusieurs cas qu'il a traités
et, parfois seulement, guéris : hallucinations auditives et visuelles,
troubles mentaux, idées délirantes, D. P., états d'anxiété psychas-
théniques avec altération de la cénesthésie, idées de grandeur et de
persécution... troubles divers dont il a trouvé l'origine dans un abus
du cinéma chez, des constitutions faibles.
Sur les tempéraments hystériques son action est particulièrement
fatale, — ainsi que dans le domaine -de la criminalité, sur laquelle
l'auteur insiste : la fréquence de la vision cinématographique favor
ise le développement d'une accoutumance mentale particulière ;
les films prêtent à la confusion de la moralité et de l'amorali té ; les
assassinats, adultères, vols et suicides présentés sur l'écran sugges
tionnent les tempéraments frustes avec une puissance extraordinaire.
De toute cette longue étude de :>0 pages l'auteur conclut, très bri
èvement, que, malgré les censures, le cinéma reste pernicieux, et qu'il
ne j'este qu'à concentrer toute son attention sur l'action constructive
qu'il peut acquérir sous la forme du cinéma éducateur. L. B.
1483. — W. E. Me CLURE. — The Status oï Psychological Testing
in Large City Public School Systems [Uéiai des examens psycholo
giques dans les circonscriptions des grandes ■villes). •-- .) . of appl.
Ps., XIY, 5, 1930, p. 486-496.
L'enquête entreprise par C. montre une fois de plus combien
l'usage des tests psychologiques est répandu dans les écoles améri-

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