Arcs réflexes et réflexes conditionnels. - compte-rendu ; n°1 ; vol.27, pg 284-296

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L'année psychologique - Année 1926 - Volume 27 - Numéro 1 - Pages 284-296
13 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : vendredi 1 janvier 1926
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c) Arcs réflexes et réflexes conditionnels.
In: L'année psychologique. 1926 vol. 27. pp. 284-296.
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c) Arcs réflexes et réflexes conditionnels. In: L'année psychologique. 1926 vol. 27. pp. 284-296.
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chromatiques prennent une forme plus allongée, en bâtonnets ; ils
se pénètrent entre eux de manière à faire une croûte chromatique ;
la coloration est moins intense. H. W.
c) Arcs réflexes et réflexes conditionnels
COSTANZO COLETTI. — Influenza dei centri nervosi di Bufo e'di
Rana sui riflessi spinali [Influence des centres nerveux du crapaud et
de la grenouille sur les réflexes spinaux). — An. Med. Per., XXVIII,
1926, p. 99-103.
Des mesures de seuils de réflectivité (avec stimulation faradique),
chez l'animal normal et après section de la moelle (moyenne ou
haute), ablation du cerveau entier, du télencéphale seul, ont montré
que dans tous les cas, la réflectivité augmentait (à peu près également
chez le crapaud, beaucoup plus par section de la moelle chez la gre^
nouille).
En suivant de jour en jour la réflectivité moyenne, après l'opéra
tion, on constate une élévation passagère initiale très marquée che^
la grenouille, un abaissement initial passager chez le crapaud ; le
régime terminal étant à peu près le même pour les deux animaux
(à partir du 7e ou 8e jour jusqu'au 14e, le dernier étudié).
L'auteur conclut, en confirmant ainsi la conception classique,
à l'existence de centres inhibiteurs dans l'encéphale du crapaud et
de la grenouille. H. P.
KOLOSSOWA et VIKTOROW. — Zur Lehre von den gekreutzen
Reflexen (Etude des réflexes croisés). — Pf. A., CGXII, 5-6, 1926,
p. 790-791.
Dans le réflexe croisé, l'excitation doit surmonter des résistances
plus grandes que dans le réflexe homolatéral. P. B.
A. SAMOJLOFF et W. WASSILJEWA. — Zur Frage der pluriseg-
mentellen Innervation (Sur la question de l'innervation plurisegmen-
taire). — Pf. A., CCXIII, 1926, p. 723-734.
Dans les réponses réflexes du gastrocnémien de la grenouille, il y
a dans quelques cas participation d'une seule racine, dans les
autres cas participation des deux racines nerveuses de ce muscle.
P. B.
T. GRAHAM BROWN. — The « interference » of two flexion-
reflexes ; an examination of Vészi' s experiment (L'interférence de
deux réflexes de flexion ; étude de V expérience de Vészi). — J. of
Ph., LXII, 1926, p. 98-103.
Etude de l'expérience de Vészi : on déclenche une contraction
réflexe du gastrocnémien de la grenouille, par l'excitation faradique
répétée du bout central de chacune de plusieurs racines cervicales
postérieures (VIII, IX, X). Si, pendant une excitation continue de
la racine IX, la racine VIII ou X est en même temps excitée, la
contraction tétanique fondamentale du gastrocnémien est remplacée
par un relâchement inhibitoire. Chez le chat décérébré, une expérience ANATOMO-PHYSIOLOGIE NERVEUSE. LES REFLEXES 285
analogue ne donne pas lieu à des phénomènes d'inhibition, au con
traire à une sommation algébrique. L'auteur pense que le phénomène
de Vészi est dû, lui aussi, à la sommation algébrique de chacune des
phases d'extension et de flexion successives d'un réflexe diphasique,
avec un fond d'extension quand le réflexe diphasique est utilisé pour
interrompre le réflexe d'extension. P. B.
R. SCHÖN. — Sur le réflexe du saut. — Ar. néerl. de Ph., XI, 3, 1926,
p. 391-394 i.
On sait que des animaux décérébrés peuvent vaincre les obstacles
auxquels ils se heurtent. Au choc contre l'obstacle, l'animal se dresse
et effectue un saut énergique. A la suite de Magnus, S. a repris
l'étude de ce réflexe, pour en éclaircir le mécanisme, sur une soixan
taine de chats et lapins décérébrés. De ces recherches, il résulte que
ce réflexe de saut, très énergique, puisque l'animal arrive à enlever
deux fois son propre poids, se produit dans des conditions déter
minées.
Il insiste sur une augmentation du tonus d'extension des pattes
postérieures, par des réflexes du cou et du labyrinthe (associés ou
non), les pattes étant chargées de façon convenable. Cette charge des
pattes agit comme excitation proprioceptive. Les voies centrales du
réflexe ne s'étendent pas, selon S., au delà de la moelle allongée. Le est augmenté considérablement dans certains cas, princ
ipalement dans l'asphyxie, où une excitation, subliminaire normale
ment, le déclenche avec la dernière énergie.
Le camphre agit de même façon. La narcose à l'éther ou au chlo
roforme le paralyse dès ses premiers stades. Il a déjà disparu quand
les réactions labyrinthiques de progression existent encore, et il ne
réapparaît qu'après elles, lors du réveil. M. F.
O. WEISS. — Der Fremdkörperreflex am Auge {Le réflexe conjoncti-
val). — Pf. A., CCXII, 1926, p. 535-540.
Les corps étrangers sont chassés de la conjonctive oculaire en
partie par les mouvements des paupières, en partie par les larmes.
Les petits corps étrangers provoquent un clignement des paupières
plus intense et les corps étrangers plus volumineux une lacrymation abondante. P. B.
CLYDE E. KEELER. — Le réflexe irien à la lumière chez la souris
à rétine sans bâtonnets. — B. B., XCV, 1926, p. 10.
Chez les Vertébrés inférieurs, on a démontré que l'iris isolé réa
gissait directement à la lumière. Chez les mammifères la question
restait douteuse.
L'auteur a pu faire l'examen, chez des souris congénitalement
aveugles (race à rétine dépourvue de cellules visuelles).
Voici ses conclusions, assez peu claires, et qui doivent, dans un
autre travail, être appuyées d'un exposé des faits qui les ont étayées :
« L'iris de l'œil de la souris aveugle, dont la rétine est sans bâton-
1. Un exposé allemand plus détaillé de la question se trouve dans Pf. Ar.
CCXIII, 1-2, 1926, p. 171-191. 286 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
nets, semble réagir directement- à la lumière, indépendamment d'urt
réflexe à point de départ visuel.
« L'iris de la souris aveugle par absence de cellules visuelles se
contracte aussi rapidement que celui de la souris normale, mais
présente un seuil quatre fois plus long ».
Le a seuil » est sans doute une latence. H. P.
TH. KOPPANYr et K.-H. SUN. — Comparative studies on pupillary
reaction in tetrapods. II. The effect of pilocarpine and other drugs
on the pupil of the rat (Etudes comparatives sur les réactions pupil-
laires chez les quadrupèdes. II. Action de la pilocarpine et d'autres
drogues sur la pupille du rat). — Am. J. of Ph., LXXVIII, 1926,
p. 358-363.
La pilocarpine, en solution diluée, comme en solution concentrée,
produit de la dilatation pupillaire sur l'œil normal du rat. Après
section des nerfs optiques, ciliaires long et court, elle déclenche, au
contraire, du myosis. Les fortes concentrations de nicotine déte
rminent de la mydriase sur l'œil normal du rat et du myosis sur l'œil
dilaté. La strophantine et la spartéine dilatent toutes les deux la*
pupille du rat. P. B.
TH. KOPPANYI et K.-H. SUN. — Comparative studies on pupillary
reaction in tetrapods. III. The reactions of the avian iris (Réactions
de Viris des oiseaux). — Am. J. of Ph., LXXVIII, 1926, p. 364-367.
Le formol déclenche une contraction suivie d'une dilatation très
marquée de la pupille du pigeon. Le curare produit une
maximale de la avec abolition du réflexe lumineux. La str
ophantine et la nicotine contractent d'abord, puis dilatent la pupille,
elles excitent puis paralysent le muscle sphinctérien. La spartéine
produit une dilatation passagère suivie d'une contraction pupillaire.
La vératrine produit une contraction typique de la musculature de
l'iris. Existence du réflexe lumineux consensuel chez le pigeon, le coq
et l'alligator. P. B.
E.-A. SPIEGEL et G. NAGASAKA. — Experimentalstudien am
Nervensystem. VI. Ueber die Beziehung des Pupillenreflexbogens
zum vordem Vierhügel. Zugleich ein Beitrag zur Frage der Genese
der reflektorischen Lichtstarre der Pupille (Rapports du réflexe
pupillaire et des tubercules quadrijumeaux antérieurs. Contribution
à la question de la genèse de la contraction réflexe de la pupille). —
Pf. A., CCXV, 1926, p. 122-132.
Persistance du réflexe lumineux pupillaire après destruction du
toit des tubercules quadrijumeaux antérieurs dans leur segment
médian, e'est-à-dire des fibres qui partent de ces tubercules et de la
substance grise centrale autour de l'aqueduc de Sylvius. Bien que,
dans des expériences d'excitation on puisse suivre les fibres pupil-
laires dans le bras du tubercule quadrijumeau antérieur, presque
jusqu'à la ligne médiane (Karplus et Kreidl), ks expériences précé
dentes montrent cependant qu'une partie des impulsions optiques,.
suifisamment grande pour pouvoir encore déclencher une réaction
prompte de la pupille à la lumière, quitte déjà les tubercules qua- NEfcVECSE. LES REFLEXES 287" ANATOMO-PHYSIOLOGIE
drijumeaux antérieurs dans leur segment le plus latéral, pour gagner
de là le noyau sphinctérien en passant en dehors de la substance
grise centrale de l'aqueduc de Sylvius. Les auteurs rejettent donc
la théorie qui admet une lésion de la substance grise située autour
de l'aqueduc de Sylvius dans le phénomène d' Argyll-Robertson.
P. B.
E.-A. SPIEGEL et KAKESHITA. — Bxperimentalstudien am
Nervensystem. II. Zut zentralen Lokalisation cochlearer Reflexe
{Sur la localisation centrale du réflexe cochléaire). — Pf. A., CCXII,
5-6, 1926, p. 769-780.
Apparition de contraction du pavillon de l'oreille, chez le cobaye
et le chat, de clignement des paupières et de mouvements de rotation,
de la tête, de de la musculature du tronc et des extré
mités, à la suite d'un sifflement strident, non seulement après abla
tion du cerveau antérieur et intermédiaire, mais aussi après ablation
totale du mésencéphale. La mydriase déclenchée par les excitations
acoustiques se produit encore après destruction bilatérale du cortex,
y compris la région dont l'excitation électrique déclenche la mydriase ;
elle ne se produit plus chez les animaux dont on a enlevé la
couche optique. Les réflexes acoustiques cochléaires, d'une part,
persistent encore après section bilatérale totale des stries acous
tiques, et d'autre part, peuvent encore être déclenchés après lésion
des deux corps trapézoïdes, la partie dorsale, aussi bien que la partie
ventrale des stries acoustiques entrant donc en jeu dans le réflexe
cochléaire. Le fait que le rhombencéphale suffit dans le déclenche
ment du réflexe cochléaire (et le tronc cérébral, y compris le diencé-
phale pour le réflexe pupillaire) n'exclut pas naturellement un certain
rôle des parties plus élevées du système nerveux central dans ces
réactions. Malgré leur localisation profonde dans le tronc cérébral,
les réflexes cochléaires disparaissent déjà dans la narcose légère et
ils réapparaissent très tard, souvent après le réflexe cornéen, après
suppression de l'anesthésie ; ceci indique donc que Panesthésie superf
icielle touche déjà la portion caudale du tronc cérébral. P.B.
P.-J.-J. MUS KENS. — L'influence du labyrinthe sur les mouvements
de l'œil. Le mécanisme de la déviation conjuguée. — Enc, XXI, 5,
1926, p. 369-390.
Le mécanisme de la déviation conjuguée de la tête et des yeux a
été étudié expérimentalement chez l'animal et par la méthode
anatomo-clinique chez l'homme. Mais les résultats obtenus dans les
deux cas ne sont pas immédiatement superposables ; parce que la
station verticale de l'homme et l'allongement du quadrupède dans
le plan horizontal entraînent des réactions différentes pour une exci
tation ou une lésion homologue de l'appareil labyrinthique.
D'autre part, les troubles constatés ne peuvent être interprétés en
fonction de ceux qui dépendent du faisceau pyramidal et des excita
tions ou lésions corticales. Ils relèvent, en effet, d'un système très
différent, dont l'évolution a été beaucoup plus précoce, ainsi qu'en
témoigne sa constance dans la série des vertébrés et sa myélinisation
dès la période embryonnaire chez les supérieurs. Ce système 288 ANALYSES BIBLIOGKAPHIQUES
est constitué par les différents centres que met en relation le faisceau
longitudinal postérieur. Ce faisceau comprend des fibres afférentes
d'origine vestibulaire, qui étendent de nombreuses ramifications vers
les noyaux oculomoteurs, et des fibres efférentes, dont les origines
supérieures sont assez difficiles à identifier, mais dans lesquelles il est
possible de distinguer deux groupes, l'un issu de la commissure posté
rieure et qui ne dépasse pas la moelle allongée, l'autre fait de fibres
plus grosses, qui part du noyau interstitiel et descend jusque dans la
moelle sacrée, après avoir cheminé dans le cordon antérieur. H. W.
B.-S. MAXWELL et O.-L. HUDDLESTON. — The relations of the
individual ampullae of the semi circular canals to the individual eye
muscles. I. The horizontal canals (Les relations des ampoules isol
ément envisagées des canaux semi-circulaires avec les muscles ocu
laires, isolément envisagés. I. Les canaux horizontaux). — J. of gen.
Ph., VIII, 5, 1926, p. 441-448.
Expériences faites sur le squale (chien de mer), avec enregistrement
graphique distinct des contractions des six muscles extrinsèques de
l'œil.
Un stimulus mécanique unique de l'ampoule horizontale engendre
un nystagmus par contractions rythmiques alternantes des muscles.
L'excitation prolongée suscite une forte contraction du droit interne
homolatéral et du droit externe contralatéral, avec relâchement
juste inverse (déviation oculaire consécutive). Il y a en outre, une
faible contraction soutenue des quatre autres muscles de chaque œil
(ce qui assure un axe virtuel de rotation stable pour l'œil), qui peuvent
être considérés comme des muscles de fixation.
Une absence de réponse de certains de ceux-ci entraînera une
anomalie de la réaction oculaire comme on en constate en clinique.
H. P.
FRANKLIN SMITH FEARING. — Post-rotational head nystag
mus in adult pigeons (Le nystagmus post-rotatoire de la tête chez les
- pigeons adultes). — • J. of comp. Ps., VI, 1, 1926, p. 115-132.
On sait aujourd'hui que l'accoutumance réduit ou même supprime
le nystagmus post-rotatoire chez l'homme ou chez les animaux. La
présente recherche, qui se rattache à une investigation d'ensemble
des fonctions du labyrinthe, vise à déterminer chez le pigeon une
norme du nystagmus et à mesurer sa diminution avec l'exercice.
L'appareil employé est décrit dans le présent volume de V Année
Psychologique (p. 872).
Chaque animal, immobilisé et les yeux couverts, est soumis à
10 rotations de 10 tours chacune, à une minute et demie d'intervalle,
alternativement dans un sens et dans l'autre. Au début de la rotation
11 y a des mouvements de la tête dans le sens opposé (nystagmus
rotato ire). Quand la rotation cesse, il y a une période latente suivie
d'une série de dans le sens de la rotation, avec brusque
retour en sens inverse : c'est le nystagmus post-rotatoire, objet de
ce travail. Le nombre des mouvements de la tête (de 10 à 60) se
trouve réduit par les dix épreuves de 30 % ; la durée du nystagmus
(de 6 à 38 secondes) est diminuée dans la proportion de 24 % : résul- ANÀT0M0-PHYS10L0GIE NERVEUSE. LES REFLEXES 289
tats d'autant plus remarquables que l'expérience ne dure que 25 mi
nutes en tout. Les animaux plus jeunes semblent plus sensibles au
nystagmus. Il y a un certain degré de transfert de l'habitude acquise,
quand on passe à la rotation en sens opposé. P. G,
F. ARNDT. ■— Neue Beobachtungen über den Zusammenhang
zwischen Labyrinth und Exträmitätentonus (Nouvelles observations
sur le rapport entre le labyrinthe et le tonus des extrémités). — Pf. A.,
CCXII, 2, 1926, p. 204-211.
La diminution, du même côté, du tonus des extrémités, après
extirpation du labyrinthe, est-elle bien en rapport avec l'appareil
vestibulaire ou dépend-elle de lésions opératoires dans les territoires
nerveux voisins ? La première hypothèse semble être la bonne, car
la simple section intracranienne du nerf VIII entraîne la même manif
estation que l'extirpation du labyrinthe. Chez le-lapin, si l'on pique
le labyrinthe, par la fenêtre ronde, on peut aussi modifier le tonus des
extrémités comme dans l'extirpation labyrinthique, mais sans réa
liser les autres symptômes de cette extirpation. Chez le cobaye à
labyrinthe paralysé par la cocaïne, il suffit de piquer la fenêtre ronde
pour déterminer la diminution du tonus des extrémités, qui, chez cet
animal, n'apparaît pas par la cocaïnisation du labyrinthe. P. B.
R. MAGNUS, PRITCHARD, RADEMAKER et SCHOEN. —
Lokale und segmentale statische Reaktionen (Réactions statiques
locales et segmentaires). — - XIIe Intern. Physiological Congress,
1926. Abstracts, p. 101-102.
Comme réactions locales statiques, il y a des réactions de soutien,
les unes positives (fixation par contraction simultanée de fléchisseurs
et extenseurs, fixation scapulaire), avec excitants proprioceptifs ou
extéroceptifs (des contacts sur les faces palmaires des doigts) et les
autres négatives (réflexe d'inhibition des extenseurs du coude par
flexion d'extrémité du membre) ; ces réactions existent chez l'animal
thalamique et privé de cervelet, chez l'animal totalement décérébré,
il n'y a plus que les réactions négatives ; la section des racines posté
rieures les abolit, mais non celle des nerfs sensibles des extrémités.
Les réactions segmentaires (comme le changement de tonus des
extenseurs d'une patte sous l'influence d'un de position
de l'autre), sont abolies quand les racines postérieures sont coupées de
l'autre côté, (qui est réflexogène) non quand elles du
côté où la réaction se fait. C'est la tension des adducteurs qui est
l'excitant proprioceptif de ce type de réflexe. H. P.
N. KLEITMAN et TH. KOPPANYI. — Body-righting in the fowl
(Gallus domesticus) (Vattitude du corps chez le coq). — Am. J. of
Ph., LXXVIII, 1926, p. 110-126.
Description d'un certain nombre de réflexes statiques et stato-
cinétiques chez le coq, décrits antérieurement chez différents
mammifères et oiseaux, ainsi que de nouveaux réflexes : réflexes
toniques cervicaux se manifestant sur les ailes et la queue (réflexes
cervico-alaires et cervico-caudaux), réflexes toniques des membres
se manifestant sur la queue et la tête. Les excitations visuelles jouent
l'année psychologique, xxvii. 19 290 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
un rôle important dans le maintien de la position de la tête, quand
on place le coq intact dans une position anormale. Dorsiflexion para
doxale quand on courbe en arrière la tête et le cou, ou quand, après
labyrinthectomie bilatérale, la tête tombe en arrière. La rotation
de l'animal sur un axe passant par les genoux modifie le tonus des
muscles des pattes et du pied. Le nystagmus produit par labyrin
thectomie unilatérale disparaît quand l'œil est ouvert, et réapparaît
quand il est fermé. La ventroflexion du cou déclenche de la marche
arrière. Tous ces réflexes peuvent s'observer sur l'animal décérébré.
P. B.
Y. BAUER. — Ueber Rückenmarksreflexe bei Haifischen und die
angeblichen Schwerkraftsorgane im Haifischschwanz (Sur les
réflexes médullaires des squales et sur les prétendus organes de gra
vitation de la queue des squales), — Pf. A., CGXI, 1926, p. 565-576.
L'auteur poursuit les études de Frederic sur l'orientation de la
queue isolée des Scyllium, mais n'admet pas, comme ce dernier, une
action directe de la pesanteur sur les centres médullaires moteurs.
Les phénomènes constatés restent dans le cadre de Pinfluençabilité
réflexe, recherchée sur l'animal médullaire, des centres des mouve
ments automatiques. Les mouvements de nage continus qui se pro
duisent après ablation du cerveau, sont supprimés par un léger atto
uchement de différentes portions cutanées. Celles-ci correspondent,
en général, aux points sur lesquels repose le poisson quand il touche
le sol au repos, les muscles natatoires se relâchant. L'anesthésie
locale de la peau à la cocaïne supprime ce phénomène. Suppression
de plus, du phénomène par pression profonde, mais ici contracture
des muscles précédée de mouvement» de fuite et de défense ; ce
phénomène n'est pas supprimé par la cocaïnisation et est dû à une
excitation des terminaisons sensitives proprioceptrices de la muscul
ature. Normalement les excitations inhibitrices vont jusqu'au cer
veau, elles jouent un rôle dans la graduation des mouvements du
corps et concourent avec les réflexes médullaires courts au maintien
de la position de repos sur le sol. P. B.
J.-W. LANGELAAN. — Le tonus musculaire et le réflexe tendineux.
— Enc, XX, 9, 1925, p. 629-644.
La fonction tonique des muscles paraît avoir bien trop d'impor
tance au point de vue psychique pour qu'il soit permis de négliger
l'étude de ses conditions et de son mécanisme élémentaires.
Son apparition précoce dans l'évolution est démontrée par la di
sposition métamérique de ses centres dans la moelle épinière. Sur eux
convergent les quatre sortes d'incitations régulatrices du tonus :
extéroceptives, qui sont en rapport avec la sensibilité de relation ;
proprioceptives, qui viennent en particulier des muscles et des ten
dons ; intéroceptives, qui sont d'origine viscérale ; et celles qui sont
fournies par l'appareil labyrinthique. Les axones issus des cellules
de ces centres bifurquent en deux branches, l'une vers les
motrices des cornes antérieures, et l'autre vers le noyau de la corne
, latérale d'où partent les fibres sympathiques afférentes de la moelle,
qui après avoir fait relai dans les ganglions de la chaîne sympathique , ANATOMO-PUrSlOLOGIB NERTEUSE. LES REFLEXES 291
se rendent directement dans le muscle en suivant les rameaux com
municants et les nerfs périphériques. A cette bifurcation des axones
vers deux sources différentes d'énergie nerveuse, répondent deux
tonus différents : le tonus contractile et le tonus plastique. Les in
fluences labyrinthiques exagèrent le tonus contractile, et les
fluences intéroceptives le tonus plastique. Le tonus contractile
consiste en secousses dissociées des fibrilles musculaires, sans les
quelles leur contraction en masse, d'où résulte le raccourcissement du
muscle, ne pourrait se produire, et dont la persistance assure ensuite
le passage du mouvement à l'attitude, l'ajustement de la longueur
du muscle à sa tension. Le tonus plastique dépend de la tension
tissulaire, qui semble se rapprocher des phénomènes de tension superf
icielle. Les variations de cette tension paraissent modifier la propa
gation de l'influx nerveux vers les myofibrilles ; la fibre musculaire
leur doit en partie sa forme et sa consistance. Quant au réflexe tendi
neux son électrogramme, conforme à son mécanogramme, manif
este d'abord le passage d'une vibration longitudinale, que suit une
-contraction idiomusculaire beaucoup plus massive et beaucoup
plus durable, puis un groupe de petites vibrations qui est l'équi
valent d'une contraction réflexe, se produisant à l'instant où la va décliner. Rien dans ces tracés qui
réponde, à l'action des fibres sympathiques. H. W.
A. KUNTZ et A. -H. KBRPER. — An experimental study of tonus
in skeletal muscles as related to the sympathetic nervous system.
{Etude expérimentale du tonus des muscles du squelette au point de
vue de ses rapports avec le système nerveux sympathique). — Am. J.
of Ph., LXXVI, 1, 1926, p. 121-144.
La suppression de l'innervation sympathique d'une patte, chez
un chien, par l'extirpation de la portion correspondante de la chaîne
sympathique, ne produit habituellement pas d'effets décelables par
la palpation ou par l'observation directe du comportement de Pani-
mal. Cependant, si l'on anesthésie le chien ainsi opéré, les muscles de
la patte privée de son innervation sympathique, sont plus flasques
que ceux de l'autre patte. La rigidité en extension est habituellement
moins marquée dans la patte énervée pendant la courte période
d'excitation qui précède le stade chirurgical de l'anesthésie.
Chez les oiseaux, après section de la chaîne sympathique au-
dessous du plexus brachial, les ailes ne gardent pas plus longtemps
leur position caractéristique en flexion et en adduction comme au
repos. Après section des racines dorsales du plexus brachial, les
muscle^ des ailes ne sont pas atoniques, mais tendent à maintenir
les ailes dans leur position passive primitive. Après section des racines
dorsales du plexus brachial et de la chaîne cervicale sympathique,
atonie des ailes. Etude comparative des courbes de tonus du qua
driceps du chat et du chien obtenues avant et après extirpation
unilatérale de la chaîne sympathique lombaire et avant et après
ablation du cervelet et destruction des noyaux vestibulaires : 1° le
tonus du muscle est très diminué après ablation du sympathique
2° les réflexes cét-ébelleux jouent un rôle important dans le tonus
musculaire par l'intermédiaire du sympathique; 3° le tonus du 292 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
muscle privé de son innervation sympathique n'est pas diminué
davantage .par la nicotine ou par l'ablation du cervelet et des
noyaux vestibulaires. Toutes les manifestations de l'influence du
système nerveux sympathique sur les muscles, squelettiques, ex*
cepté celles qui présentent un caractère trophique, sont des manif
estations de tonus plastique. Les noyaux vestibulaires et le cerve
let sont des centres réflexes importants entrant en jeu dans le tonus
postural. P. B.
H. CLAUDE, M. MONTASSUT et A. LAMACHE. — Modifications
de la tension veineuse au cours du réflexe solaire. — Enc. XXI, 6r
1926, p. 460-464.
Mesurée au pli du coude avec le manomètre anéroïde de Claude,
la tension veineuse s'élève habituellement pendant la recherche du
réflexe solaire et d'autant plus que la sympathicotonie est plus
marquée. Il ne peut être question d'un simple effet hydrostatique
par compression de l'aorte abdominale ou de la veine cave ; il ne
semble pas non plus que les modifications respiratoires qui résultent
de la recherche du réflexe solaire soient en cause. C'est d'un effet
réflexe qu'il s'agit sans doute. A cette opinion Tinel objecte que le solaire produit à la fois une vaso-constriction intense des
artérioles périphériques et une pulmonaire. A la
vaso-constriction périphérique est lié ce fait que le pouls semble, mais
semble seulement, s'effacer, parce que, le niveau de la tension s'élevant,
la pression à laquelle elle est prise reste la même. Si elle était prise
au-dessus de la tension maxima, au lieu d'être prise aux alentours de
la tension minima, le pouls serait plus accentué, au lieu de s'effacer.
La vaso-constriction pulmonaire explique de façon très immédiate
l'élévation de la tension veineuse. H. W.
MIGUEL OZORIO DE ALMEIDA.— Sur le rôle des excitations d'ori
gine cutanée dans le maintien de l'activité du système nerveux. —
J. de Ps., XXIII, 1926, p. 759-771.
L'état d'excitabilité normale du système nerveux central, le tonus
nerveux, semble avoir pour condition nécessaire des excitations
dépourvues de spécificité. L'auteur a étudié avec divers collabora
teurs, et tout d'abord avec H. Piéron, le rôle des excitations d'origine
cutanée, en recherchant expérimentalement les effets d'ablations
partielles et totales de la peau chez divers vertébrés inférieurs : gre
nouilles, lézards, serpents. Chez les grenouilles, llablation de la peau, à
condition d'être totale, produit une inertie complète, une sorte de
coma. Les faits interdisent de rapporter cet état de dépression de la
grenouille écorchée, soit à un affaiblissement résultant de l'hémorragie,
soit à un état de shock dû au traumatisme opératoire, soit à la sup
pression de la fonction cutanée de respiration, soit à la suppression
d'une substance ayant une action excitante sur le système nerveux
et qui serait produite par la peau à l'état normal. La seule hypothèse
qui soit d'accord avec les faits est que les animaux écorchés sont
privés des excitations normales constamment reçues du monde
extérieur et qui maintiennent le système nerveux dans son activité
physiologique. Des expériences de dessèchement de la peau des gre-

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