Audition - compte-rendu ; n°1 ; vol.28, pg 556-570

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L'année psychologique - Année 1927 - Volume 28 - Numéro 1 - Pages 556-570
15 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : samedi 1 janvier 1927
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6° Audition
In: L'année psychologique. 1927 vol. 28. pp. 556-570.
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6° Audition. In: L'année psychologique. 1927 vol. 28. pp. 556-570.
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556 ANALYSE« BIBLIOGRAPHIQUES
tötiies las échelles des concentrations employées de 0,4 a H %> sauf
pour les solutions de 2 % et de 3 % où le seuil se trouve brusquement
abaissé jusqu'à 0,10. Les résultats numériques sont les mêmes, que
lés deux excitations d'un couple soient séparées par un intervalle
vide de 5-6 secondes ou que le sujet avale dans l'intervalle une gorgée
d'eau.
Lé résultat inattendu pour les concentrations de 2 et 3 % est ex
plique par l'accoutumance, ces étant le plus employées
à table ; ce sont celles aussi qui sont jugées agréables dans la presque
totalité des- cas. Les concentrations plus faibles sont désagréables ;
au-dessus il semble y avoir d'abord une zone d'indifférence suivie
d'ufte zbne de sensations simplement désagréables, puis
répugnantes.
La qualité dé la sensation change" également. L'auteur distingue
tfois types de sujets. Le premier trouve les concentrations faibles,
au-dessous de 0,6 %, légèrement sucrées et les fortes
de 20 % à 80 % salées et amères ; les deux autres types trouvent les
concentrations faibles fades et neutres ; les fortes
paraissent soit salées et amères, Soit salées, amères et acides.
. D. W.
fal. — P. JACQUES. — L'organe folié de l'homme. — B.
B., XCVII, 1927, p. 1625-1626.
La papille foliée à la partie la plus reculée du bord de la langue,
dtihcentï'e la fonction gustätive chez les rongeurs ; chez l'homme
et les carnivores, Un organe rudimentaire correspond à cette papille»
avec des vestiges de bourgeons güstätifs parfois. H. P.
6° Audition
632. — HANS KOCH. -— Die Ewaldsche Hörtheorie. Eine Untersu
chung ûet mathematisch-physikalischen Grundlagen der Ewaldscheft
ftörtheorie, nebst einer allgemeinen Behandlung des Problèmes
der erzwungenen gedampften Schwingungen in homogener Bys-
teine [La théorie de V audition d' Ewald. Une étude des fondements
thâthématico- physiques dé la théorie de V audition d? Ewald avec des
ôàMidératibns générales sur les problèmes que suscitent les vibrations
fofitéeè et amorties dès systèmes non homogènes). — - E. für
Sin., LIX, 1927 p. 15-54.
L'étude de Hans Koch est un essai pour donner à la théorie de l'au
dition d'Bwald impliquant la réponse de la membrane basilaire par
des ondes stationrtäires, son fondement mathématique pareil à celui
que Helmholtz a fourni pour sa théorie de résonance. L'auteur
adtftet explicitement, et pose même comme postulat, que la région
dès fréquences audibles se trouve au-dessous de la région des vibra
tions propres de la membrane. Aussi il résout d'abord le problème
mathématique des vibrations forcées et amorties dans un système
riöft hohiogène en recdufant aux formules d'intégration de Fredholm L'existence des images acoustiques observées par Öilbept.
est ensuite déduite en partant de l'équation différentielle exprimait
le mouvement vibratoire de la membrane.
Les développements mathématiques très complexes, occupent
ainsi les trois quarts de son mémoire. Il résulte des formules définit
ivement déduites que la membrane basilaire est le siège des ond.es
statiohnaires dont l'amplitude diminue vers le milieu de la memb
rane. On peut en inférer aussi les limites inférieures et supérieures
d'audibilité qui dépendraient des propriétés physiques de la memb
rane (épaisseur, largeur, tension transversale).
La valeur de la déduction de M. Koch dépend évidemment de \a.
valeur explicative de la théorie d'Ewald. Pr K.
633. — H. BANISTER. — Auditory theory : a criticism pf
Boring's hypothesis ( Théorie de l'audition : critique de l'hypothèse du
Prof. B.). — Am. J. of Ps., XXXVIII, 1927, p. 463-440.
Cet article est une pénétrante critique de certaines conceptions
mises en avant par le professeur Boring, pour justifier la théorie de
l'audition dite de fréquence et pour montrer, en même temps, l'i
nsuffisance de la théorie de résonance. Banister reproche, en parti
culier, à Boring : 1° de se servir de certains schemes physiques, dont
la validité est tout au moins contestable ; 29 de méconnaître l'accord
entre la théorie de résonance et un certain nombre de faits expé
rimentaux. Il souligne aussi les difficultés auxquelles doivent se heurter
les théories de fréquence mais qui n'ont pas échappé du reste à Boring
lui-même. La loi d'Ohm, les durées connues de la phase réfract^ire,
les lacunes tonales, voilà des faits qui ne sont pas conciliates avec
le scheme proposé par Boring.
En ce qui concerne plus spécialement les lacunes tonales l'auteur
fait état d'une intéressante recherche effectuée par Andreieff au
laboratoire de Pawlow, dont les résultats seraient nettement favo
rables à l'hypothèse de spécificité, locale. En établissant ehe? les
chiens les réflexes conditionnels et en étudiant les modifications que
ces réflexes subissent à la suite des lésions opératoires pratiquées
'en des points définis du limaçon, Andreieff a trouvé en effet que la
perception des sons de hauteur donnée dépend du jeu des régions
spécifiques du limaçon.
Une autre catégorie de faits d'audition qui ne seraient pas çonci-
liables avec la théorie de fréquence est fournie par les données rela
tives à l'orientation auditive latérale. Banister estime que la manière
dont Boring interprète ces données n'est pas à l'abri des objections.
Enfin il s'élève contre l'importance que Boring attribue au volume
tonal et tente d'élucider la genèse psychologique de cet attribut du
son.
Il suppose notamment que c'est dans la tendance à objectiver
l'expérience et dans les difficultés que nous éprouvons normalement
à situer la source sonore qu'il faut chercher l'origine de la-nofton de
volume tonal. Le son considéré en lui-même serait dépourvu de la qual
ité de volume qui serait l'ondée sur des complexes associatifs. Banist
er cite le cas d'un organiste aveugle, qui était son sujet d'expérience
et qui n'est jamais parvenu à comprendre ce qu'est le volume tonal, 558 ANALYSES ßlÖLtOCRAPHlQUES
ni à discriminer cette « prétendue » qualité de la sensation Sonore.
La conclusion de cet article est que l'abandon de la théorie de réso
nance n'est pas justifié en présence des nombreux faits qui parlent
en sa faveur. P. K.
634. — R.-H. GRUNDLACH. — A note on auditory theories [Note
sur les théories auditives). — J. of exp. Ps., X, 1927, p. 64-66.
Discussion de l'article de Boring {Am. J. of Ps., p. 157-188).
Critique de l'idée de sommation des intensités. L'intensité d'un
accord de trois notes n'est pas la somme des intensités des compos
antes. Deux sensations de chaleur ne s'additionnent pas ; deux lu
mières dissemblables ne s'additionnent pas. Boring semble confondre
volume et intensité. Si on explique la localisation par le conflit des
excitations des deux oreilles, comment les sons monauriculaires sont-
ils localisés ? Le conflit produirait une modification du volume, mais
qui n'est pas en rapport simple avec la localisation. B. a négligé cer
tains faits dans sa critique de la localisation fondée sur le temps.
Ses théories sont prématurées. P. G.
635. — P.-J. MINK. — Sur les fonctions de l'oreille interne. —
> La Haye (Martinus Nijhoff), 1927, 82 pages.
En repoussant méthodiquement toutes les théories de l'audition
établies jusqu'à présent, l'auteur a entrepris de découvrir le mode
propre de réception auditive en soumettant à une analyse très fine
les possibilités fonctionnelles du limaçon et des organes anatomi-
quement connexes (saccule, utricule, canal endolymphatique, etc.).
Il aboutit à la conclusion que le limaçon est uniquement l'organe
assurant la perception d'intensités sonores. Le mécanisme de cette
perception (illustré par un modèle), réside dans le soulèvement ou en
foncement, variable en fonction de l'amplitude de l'onde acoustique,
de la membrane basilaire (« bulging-mechanism » dans la terminol
ogie anglaise). Quant à la perceßtion de hauteur tonale il la localise
dans les canaux vestibulaire en allant à rencontre des faits les plus
sûrement établis.
La première partie de ce travail consacrée au fonctionnement du
limaçon n'est pas cependant exempte d'observations originales
qui pourraient être d'utilité pour la connaissance du mécanisme de
l'appareil auditif périphérique. P. K.
636. — A. BONAIN. — Contribution à la physiologie de l'oreille.
Du rôle des arcades de Corti dans l'audition. — Bulletin de l'Ac.
de Médecine, XCVIII, 1927, 35, p. 323-325.
La membrane tectoriale, modérément tendue, doit vibrer sous
l'action de tous les sons perceptibles ; comment peut-elle vibrer
simultanément pour les diverses fréquences des ondes simples dans
an son complexe ? D'après l'auteur, les ondes se dissocient avant
l'accès aux résonateurs, probablement par diffraction à travers les
claires-voies des arcades de Corti ; les piliers des arcades de Corti
joueraient le même rôle que les traits d'un réseau optique vis-à-vis
des ondes lumineuses. L'hypothèse reste vague. H. P. AUDITION 559
637. — G. WILKINSON. — Is the question o! the analysis of
sound by resonance in the cochlea or by the central in the
brain still open one ? [La question de savoir si V analyse des sons s'e/-
fectue par résonance dans le limaçon ou par une analyse dans le
cerveau reste-t-elle encore ouverte ?) — Am. J. of Ps., XXXVIII,
1927, p. 257-265.
L'auteur s'élève contre la conception du mécanisme de l'audition
exposée par Bormg (E.-G. Boring. Audition theory with special
reference, etc., Am. J. of Ps., XXXVII, 1926, p. 157-188), qui en
partant de la perception d'intensité tonale et ea expliquant la qual
ité d'intensité sur la base de la loi de « tout ou rien « a conclu à la
nécessité d'abandonner >a théorie de résonance pour lui substituer
celle de fréquence, cette dernière impliquant une analyse au centre
cortical. Suivant Boring, en effet, le mécanisme du fonctionnement
du limaçon consisterait dans un déplacement variable en fonction
de l'intensité du stimulus de la membrane basilaire qui donnerait
lieu à l'excitation d'un nombre corrélativement variable de fibres
nerveuses. Ainsi aux quanta d'intensité correspondrait la mise en
jeu d'un nombre variable d'éléments, chaque neurone fonctionnant
suivant le principe du tout ou rien.
Une telle conception semble à Wilkinson être en désaccord avec
les données expérimentales et constituer en outre un pas en arrière
par rapport à la théorie de résonance. Tout d'abord il ne croit pas
qu'il soit fondé de prendre comme point de départ pour les théories
de mécanismes sensoriels la qualité d'intensité. La perception des
différences d'intensité est le propre de tous les organes sensoriels
sans exception, alors que chacun remplit une fonction qui lui est
particulière dans l'ordre de perception et de discrimination qualitat
ive. Ainsi pour l'audition c'est la perception de hauteurs tonales qui
s'impose comme étant sa fonction essentielle et qui demande à être
expliquée en premier lieu.
En ce qui concerne l'application que Boring a faite de la loi de
« tout ou rien » pour expliquer la perception de l'intensité, l'auteur
estime qu'il aurait pu très bien rester sur le terrain de la théorie de
résonance, en acceptant la conception « intensité-fréquence » telle
qu'elle se dégage des dernières recherches d'Adrian et de Zotterman.
Suivant ces auteurs, ce qui change par l'effet de la variation de l'inten
sité du stimulus, c'est le nombre des « décharges », de courants
d'action dans l'unité de temps. Et la fréquence des courants d'action
paraît être fonction logarithmique de l'intensité excitatrice, ce qui
s'accorde avec \9 loi de Fechner- Weber ; — Wilkinson se prononce,
pour sa part, pour l'explication de la perception d'intensité sur la
base du mécanisme intensité-fréquence. Mais en acceptant cette
explication — dit-il très justement — il faut bien renoncer à envi
sager la possibilité d'une relation constante entre la fréquence
vibratoire des sons et les fréquences d'influx nerveux si ces dernières
sont liées — comme il ressort des recherches d'Adrian, — au facteur
d'intensité. Aussi l'auteur cherche-t-il à concilier les marges de quanta
d'intensité auditive en tenant compte des résultats des récentes r
echerches (Knudsen, Fletcher et Wegel), avec les marges de fréquences
de l'influx trouvées par Adrian et Zotterman. Or la fréquence maxima ANALYSES ÖIBLIOGRAPHIQÜES
pa» ces derniers est seulement de 450 par. seconde, tandis
gup les. données relatives à la sensibilité différentielle pour l'intensité
auditive autorisent à admettre 338 quanta discernables suivant
Fletcher et. 663 quanta suivant Knudsen (les quotients différentiels
J;re,uyés par ces chercheurs n'étant pas les mêmes I) Mais il n'est pas
impossible, affirme Wilkinson, qu'on ne trouve dans les recherches
systématiques des fréquences maxima plus élevées des courants
d'aetion. fît, d'autre part, dans le cas de l'audition le mécanisme de
fréquence pourrait se combiner avec celui qui implique la participa
tion d'un nqmbre variable d'éléments. L'auteur rappelle qu'aucun
partisan de la théorie de résonance, à commencer par Helmholtz
lui-même, n'a jamais admis une localisation absolument fixe dans
Son électivité, de la vibratipn sympathique. Ainsi la loi de tout ou
rien, sans ébranler aucunement la théorie de résonance pourrait
tout au contraire s'accorder avec elle. On peut faire remarquer
cependant que c'est pour la perception de hauteur tonale et non pas
pour celle d'intensité, que Helmholtz et ses partisans ont admis
une certaine << étendue » de la zone affectée par le stimulus spécifique.
L'auteur examine enfin quelques données de fait (la structure du
limaçon, les résultats d'expériences de Yoshii, les Ipis de persistance
et de fatigue auditives établies par Allen et Weinberg) qui ont été
à son avis, s,oit négligées, soit interprétées d'une manière tendan
cieuse dans l'étude de Boring. Seule la théorie de résonance, conclut
Wilkinson, peut expliquer les principaux faits d'audition. P. K.
638. — - S. POLJAK. — Ueber den allgemeinen Bau des Gehöcsyatems
und über seine Bedeutung für die Psysiolpgie, für die BUinik und
für die Psychologie (Sur la structure générale du système auditif et
son importance pour la physiologie, la clinique et la psychologie).
— Zeit. f. d. ges. Neurol. und Psychiat., CX, 1927, p. 1-50.
Ce travail de Poljak est une importante contribution a la structure
de l'appareil nerveux de réception auditjve et du nerf acoustique.
Le trajet du huitième nerf depuis l'appareil périphérique jusqu'aux
centres primaires corticaux étant suffisamment connu, l'auteur
s'attache à élucider la disposition spatiale des neurones composant
la voie auditive, ainsi que les rapports entre les terminaisons des
neurones et les éléments auxquels ces derniers aboutissent dans
l'organe de Gorti. Il se servit comme matériel de souris, de rats,
de chauve-souris et d'autres mammifères, en étendant aussi ses
recherches sur la voie auditive chez l'homme. L'imprégnation avec
de l'argent était la principale méthode de coloratiÄi.
Les principaux résultats, suivant un résumé établi par l'auteur
seraient les suivants : Dans la Papilla basilaris du limaçon il y a deux
types de terminaisons nerveuses qui sont en contact avec les cellules
ciliaires : on trouve notamment ces neurones que Boljak appelle
directs parce qu'ils arrivent à la papille par un chemin plus direct ;
ils aboutissent sous forme de « dendrites terminaux » aux cellules
extérieures (mais aussi probablement aux cellules intérieures) notam
ment à des groupes de cellules rapprochées. Ce sont ces neurones qui
constituent la majorité. On trouve en même temps, mais en beaucoup
moindre quantité, des « fibres spirales » qui toutes, en passant près AUDITION 561
des rangées de cellules extérieures, prennent la direction vestibulaire
ou bien se dirigent vers la loge du limaçon et après avoir marqué ce
trajet aboutissent sous forme d'un teledendron plutôt épanoui aux
cellules extérieures.
Poljak précise une relation spatiale entre ces deux types de te
rminaisons, fondée sur les données histologiques et cherche à en tirer
parti pour éclairci les conditions structurales de la perception de la
hauteur tonale. Il est à noter que le « signe local » serait toujours
constitué par un groupe de cellules auditives. D'autre part, l'exis
tence de deux systèmes de terminaisons neuroniques, qui implique^
rait la conduction de l'excitation reçue dans un groupe de cellules,
le long des fibres relativement distantes, est interprétée par ï*auteur
comme susceptible de rendre compte des caractères fondamentaux
de la perception de hauteur, voire même de la ressemblance des
octaves.
Quoi qu'il en soit, l'étude de Poljak apporte encore une autre donnée
d'une importance considérable : Les deux sortes de fibres possèdent
le caractère et la valeur des « neurones individuels », c'est-à-dîre des
éléments qui conduisent les stimulations sans qu'elles puissent se
« mêler » (« unvermischt »). Les faisceaux de fibres qui partent des
différents segments du limaçon ne se mêlent pas entre eux, mais
arrivent aux centres primaires du bulbe en groupes tout à fait définis.
Enfin la disposition des éléments fibreux et cellulaires dès centres
primaires du bulbe n'est pas homogène sans ordre ; au contraire ces
éléments sont ordonnés d'une façon strictement spatiale, strati-
formes dans le iuberculum acusticum et dans la plus grande partie des
noyaux ventral ou accessoire.
Ces données semblent suffire, conclut Poljak, pour affirmer que
l'organisation de la voie auditive est telle qu'elle permet en principe
une réception et une propagation isolée des excitations auditives
qualitativement distinctes. L'étude dé Poljak fournit un appui
solide à toutes les théories de l'audition qui impliquent là notion
de spécificité locale. P. K.
639. — R. WAGNER. — Eine Membrane deren Eigenschwingtings-
zahl in Richtung einer ihrer Dimensionen Sich non Ort zu Ort ändert.
Zugleich ein Modell der Membrana basilaris des Ohres im Sinne
der Helmholt zschen Theorie des Hörens. (Ü ne membrane dont la
périodicité vibratoire propre varie d'un point à l'autre suivant une
de ses dimensions. En même temps la démonstration d'un modèle de
la membrane basilaire de l'oreille envisagée dans le sens de la théorie
de l'audition de Helmholtz). — Z. für B.. LXXXVII, 1928,
p. 77-84. '
Helmholtz a déduit la loi mathématique des vibrations de la
membrane basilaire, en admettant certaines conditions simplifiées
de son fonctionnement. Il posait, en particulier, que cette membrane
doit être tendue suivant sa dimension longitudinale, la tension trans
versale étant négligeable. C'est sur une membrane satisfaisant à de
telles conditions que porte l'étude expérimentale -de Wagner. Lors
qu'elle est tendue dans une seule direction, la membrane est acousti-
quement anisotrope, et l'énergie qu'on lui communique ne peut se
l'année psychologique, xxvhi. 36 562 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
transmettre que suivant cette direction caractérisée par la présence
des forces élastiques. Ainsi une pareille membrane peut être conçue
comme étant composée d'un nombre infini de fibres parallèles inf
iniment étroites, et dont chacune est susceptible de fonctionner d'une
manière relativement indépendante de toutes les autres. La fr
équence vibratoire N du son ondamental d'une corde est donnée par la
formule N = ^r 1 y /"S — ,où L, S et M signifient respectivement la lon
gueur, la tension et la masse de la corde vibrante. On peut donc
conférer aux éléments de la membrane envisagée des périodicités
différentes, en faisant varier les valeurs des trois facteurs intervenant
dans sa loi de vibration. Or, en partant de ces considérations, Wagner
a construit un modèle de la membrane basilaire et a cherché à vérifier
sur son fonctionnement les déductions théoriques de Helmholtz.
Cependant il ne donne dans son mémoire aucun détail relativement
à la confection du modèle. Il n'indique même pas ses dimensions.
Notons que la marge de périodicité qu'il comportait comprenait
6 1/2 octaves. Comme pour la commodité de certaines expériences, il
est souhaitable que les réponses correspondant aux octaves soient
équidistantes, Wagner confectionna une membrane limitée latéral
ement, non pas par des lignes droites, mais par des lignes reproduisant
des courbes exponentielles. Si tous les éléments parallèles sont éga
lement tendus, les points correspondants aux octaves se trouvent
alors à des distances égales.
Les expériences ont montré qu'une telle membrane se comporte
effectivement en conformité avec les déductions de Helmholtz : les
différentes zones sont susceptibles de vibrer avec leurs fréquences
propres. On peut s'en convaincre en percutant légèrement les diffé
rents points de la membrane, ce qui permet de produire des sensations
de hauteur tonale différente, comprises entre les sons de 100 et
de 9000 v. d. L'auteur a enregistré par une méthode optique les vi
brations correspondant aux périodicités de trois régions données
de la membrane (123, 306 et 618 v. d.). Les graphiques reproduits
dans le mémoire montrent un amortissement rapide, accusant cepen
dant un taux différent dans chaque cas. L'auteur a constaté aussi
que sur son modèle de membrane se laissent vérifier les lois de réso
nance, telles que Helmholtz les croyait valables pour le fonctionne
ment de la membrane basilaire. Un son excitateur produit une
amplitude vibratoire maxima dans une région définie, qui décroît
suivant une courbe en cloche, d'accord avec la notion de champ
résonnantiel. En particulier le rapport entre le degré d'amortissement
et la faculté de réponse résonnantielle a pu être vérifié. Cependant
Wagner remarque très justement que la membrane ne peut se com
porter conformément aux déductions théoriques de Helmholtz que
si les amplitudes vibratoires sont infiniment petites, car autrement
ses forces élastiques ne manqueraient pas de se manifester dans le
sens longitudinal de la membrane et les zones de résonance devien
draient trop larges !
Toutefois, en ce qui concerne le comportement de la membrane
basilaire, J'auteur estime qu'aux facteurs de tension, de masse et de 563 AUDITION
longueur, il faudrait ajouter la masse du liquide labyrinthique. « Plus
près de la coupole du limaçon se trouve la zone de la membrane
affectée et plus longue et pesante (massige) est la colonne du liquide
labyrinthique qui vibre simultanément avec la zone en question »...
Le signe local de la périodicité propre dans la membrane variant d'un
point à l'autre pourrait s'expliquer, moins par les tensions et les
dimensions dans le sens des abscisses (c'est-à-dire transversal), que
par la masse de liquide efficace (Wirksam), qui change d'un point
à l'autre.
Wagner suppose qu'avec cette hypothèse complémentaire on
pourrait rendre compte de l'étendue de l'échelle tonale comprenant
environ 10 octaves. Ce qui ne laisse pas d'étonner en lisant cet inté
ressant travail, c'est que son auteur ne s'est pas préoccupé du tout
des dimensions réelles de la membrane basilaire et des périodicités
propres compatibles avec ces dimensions. P. K.
640. — H. HELD et F. KLEINKNECHT. — Die lokale Entspan
nung der Basilarmembran und ihre Hörlücken {La détente locale de
la membrane basilaire et les lacunes tonales qu'elle présente). —
Pf. A., CCXVI, 1927, p. 1-32.
Les auteurs de ce travail ayant acquis la conviction que les re
cherches visant à vérifier l'hypothèse de différenciation fonctionnelle
de la membrane basilaire par la méthode de lésion de cet organe
par des sons très intenses ou très prolongés, n'ont pas abouti à des
résultats suffisamment nets, ont entrepris de résoudre la question
en recourant à une autre méthode. Au lieu de produire des lésions
locales par l'action du stimulus spécifique, ils eurent l'idée de réaliser
des effets analogues par un procédé plus direct de lésion opératoire.
De? recherches minutieuses que l'un d'eux (Held) avait effectuées
sur la structure du limaçon chez le cobaye, lui ont fait entrevoir la
possibilité de détendre, de relâcher en des points définis la membrane
basilaire, en perforant avec un foret fin la partie osseuse du limaçon et
en portant la lésion sur le ligament spiral. Ces recherches prélimi
naires qui consistaient surtout dans l'examen histologique des pré
parations ont permis d'établir : 1° que par des lésions ainsi pratiquées
seul le ligament spiral était. affecté et que, par contre, l'organe de
Co ti restait intact ; 2° que parmi les trois couches de fibres. par le
squelles la membrane basilaire est attachée à la crista spiralis et dont
l'ensemble constitue le ligament, ce sont les couches moyenne et
inférieure qui constituent l'appareil de tension de la memb
rane.
C'est par une technique extrêmement fine et dans les détails de
laquelle il n'est pas possible d'entrer ici, que les auteurs pratiquaient
des lésions plus spécialement dans le premier ou dans le deuxième
tour du ligament spiral chez des cobayes anesthésiés. Ils vérifiaient
ensuite l'existence présumée des lacunes tonales en utilisant le réflexe
du pavillon auriculaire du cobaye décrit par Preyer. Aussi ont-ils tenu
un compte exact des limites d'audibilité connues chez le cobaye,
de la longueur de la membrane basilaire chez cette espèce, de la
topographie différentielle hypothétique de la membrane basilaire
établie par Wegel et Lane, enfin de la grandeur et de la localisation 564 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
des lésions opératoires. 39 cobayes ont été soumis à cette étude, mais
avec 19 seulement, on a obtenu des résultats suffisamment nets et
conformes aux hypothèses de travail. En effet, ces résultats montrent
qu'on peut produire avec la méthode imaginée par Held et Kleink-
necht des lacunes tonales très limitées. Dans un cas, en particulier,
la lacune observée correspondait seulement aux notes de e3 et fA.
Dans d'autres cas l'étendue en était plus grande et augmentait dans
l'espace de quelques jours. Il est à noter, d'autre part, que
certains cas la lacune tonale ne se manifestait plus après un certain
nombre de jours, mais que par une nouvelle opération on pouvait
la faire réapparaître. Quatre graphiques montrent l'étendue et le
degré de conservation ou de l'extension des lacunes en fonction des
jours, ainsi qu'un tableau avec les données quantitatives concernant la
situation des points de lésion, les fréquences des stimuli employés.etc.,
résumant les résultats les plus caractéristiques de l'avis des auteurs.
Dans un résumé qu'ils donnent à la fin de leur travail, H. et
K. constatent que les résultats obtenus correspondent avec
une précision suffisante aux conditions numériques et quanti
tatives qu'ils ont définies à titre d'hypothèse et qu'ils se montrent
être d'accord avec les données établies par d'autres auteurs, par la
méthode de dégénérescence relativement à la même région tonale.
Quant à leur signification pour la théorie de l'audition, les auteurs y
voient un argument en faveur de la de résonance et contre
a théorie d'images acoustiques d'Ewald. Toutefois cette conclusion
dépasse certainement les faits qu'ils ont mis en évidence. Ne serait-il
pas plus prudent de dire que les résultats de leur recherche con
firment l'hypothèse de différenciation de la membrane basilaire en
points récepteurs spécifiques ? Quoi qu'il en soit, la contribution
de H. et K. à la connaissance du rôle de la a
une valeur incontestable. P. K.
641. — FRANK et PATTIE. — Au experimental study of the
fatigue in the auditory mechanism ( Une étude expérimentale de la intervenant dans le mécanisme auditif). — Am. J. of Ps.,
XXXVIII, 1927, p. 39-58.
En présence des résultats incertains et contradictoires auxquels
avaient abouti les nombreuses recherches sur le problème de la
fatigue auditive, l'auteur s'attache à vérifier si après une action
prolongée du stimulus il se produit une baisse de l'intensité appar
ente. Il cherchait aussi la réponse à la question de savoir si cette
baisse, dans le cas où elle serait mise en évidence, tiendrait au phé
nomène de fatigue physiologique ou dépendrait plutôt du jeu des
facteurs psychologiques ou « centraux ».
Il se servit comme source sonore d'un téléphone activé par son
« audio-îrequency-oscillator » fournissant des fréquences vibratoires
dans les limites de 440 à 4.500 v. d. La méthode d'expérimentation
consistait à comparer les intensités apparentes des deux stimuli à
énergie constante, l'une des oreilles ayant été exposée préeédement
à l'action fatigante du son. Le mode d'excitation était d'ailleurs
binauriculaire. Le sujet était d'abord entraîné à reconnaître l'égalité
<Je l'intensité des sons ji l'état normal. Oa l'invitait ensuite &

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