Audition. - compte-rendu ; n°1 ; vol.29, pg 598-609

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L'année psychologique - Année 1928 - Volume 29 - Numéro 1 - Pages 598-609
12 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1928
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6° Audition.
In: L'année psychologique. 1928 vol. 29. pp. 598-609.
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6° Audition. In: L'année psychologique. 1928 vol. 29. pp. 598-609.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1928_num_29_1_4866598 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Tit. — A. ECKSTEIN. — Kur Physiologie der Geschmacksempfm-
' ttuBg und des S&ugreilexes bei Säuglingen ( Contribution à la physiol
ogie de la sensation gustatwe et du réflexe de succion chez les nour
rissons). — Z. für Kinderheilkunde, XLV, 1927, p. 1-19.
Ce -n'est pas d'après la mimique, mais d'après l'action sur le ré
flexe de succion, enregistrable, qu'on peut juger, selon l'auteur, de
l'exisèence de sensations gustatives.
Même chez des enfants nés avant terme, on note avec ce critère,
une différenciation gustative des solutions de sucre, de sel, de qui
nine et de jus de citron. L'amer entraîne, sans exception, une inhi
bition de la succion. H. P.
6° Audition l
750. — M. F. MEYER. — The hydraulic principles governing the
function oî the cochlea [Principes hydrauliques régissant la fonc
tion de la cochlea). — J. of Gen. Ps., I, 2, 1928, p. 239-265.
La théorie hydraulique de l'audition que M. défend depuis plus de
trente ans est demeurée dass l'ombre, à la grande indignation de son
auteur qui ne comprend pas qu'on croie encore à la théorie de la
résonance, qualifiée par lui de hautement fantaisiste. 11 conçoit mal,
d'accord avec P. Bonnier* que des résonateurs vivants puissent
avoir unelixité suffisante, et il repousse l'idée de la membrane te>ndue
invoquée, depuis Helmnoltz, pour expliquer les propriétés analy
tiques de l'oreille interne. Au contraire, et saans tenir pour essentiel
le rétrécissement graduel de la membrane basilatee, il assimile
l'oreille interne à un tube aux parois rigides qu'un diaphragme
souple et épais, flottant dans un milieu très visqueux et contenant
les éléments sensibles, diviserait en deux parties. L'onde sonore
agit à la double entrée du système, la fenêtre ovale et la fenêtre
»onde, doat les membranes, analogues à deux pistons, ne travaille-
raàfiat pas tout à fait en phase : on se trouverait donc en présence
4'u.n appareil différentiel. Supposons connue la loi d'évolution des
pressions en fonction 4u temps, c'est la dérivée de cette fonction
qu'on introduira dans les calculs.
Comment réagit la membrane souple aux excès de pression qui
existent aiternativemenifc dans l'une ou l'autre rampe ? L'auteur nous
le décrit, d'après son modèle hydraulique, dans lequel l'organe essent
iel est un long ruban de peau de chamois qui fait office de lame
membraneuse. Un gonflement qui prend naissance à l'entrée, se
généralise progressivement (ce n'est pas un gonflement localisé qui
se propage !), et s'arrête lorsque l'excès de pression change de côté :
à ce moment le gonflement inverse comme nce à se produire, le phé
nomène s'étend jusqu'au même point qu'auparavant, et ainsi de
suite. La longueur ébranlée déterminerait l'intensité du son, tandis
que la sensation tonale résulterait de la fréquence des va-et-vieat
secouant la portion active de la membrane. .
1. Voir aussi les n°» 234-235-250-912-915-994-995. ;
599- AUDITION!
L» mise en équation du problème est présentée ici sommairement
par Fauteur, qui tient compte (symboliquement puisque les para
mètres numériques sont généralement ignorés) des frictions internes,
de? l'inertie du fluide, e-t de l'élasticité du diaphragme, laquelle
d'ailleurs ne commence à in-terve-mr qu'aux fortes pressiors. Le
premier facteur, lié à la viscosité du milieu, est de beaucoup le: plus
important. L'expression à laquelle on aboutit est une fonction dis
continue (la discontinuité a lieu au moment où l'excès de pression
change de côté) à points d'inflexion groupés, d'étude mathématique
difficile. L'étude des formes mathématiques simplifiées et l'observa
tion du modèle permettent déjà, d'après l'auteur, de .se rendre
compte de la valeur explicative de la théorie. Notamment, à pres
sion moyenne constante, la longueur de membrane mise en action
décroît avec la vitesse moyenne d'établissement de la pression (à
cause du; facteur viscosité), c'est-à-dire avec la fréquence : fait en
accord avec les expériences de Ycshii, sur des cohayes soamis à des
excitations senores prolongées, puisqu'elles ont montré des lésions
d'autant plus rapprochées des fenêtres que les sons avaient été plus
élevés.
D'autres faits sont invoqués en faveur de la théorie : masquage et
induction des sons, relation entre le seuil différentiel d'intensité et la
hauteur, etc. Mais il est bien certain que certains autres, dont l'au
teur ne parle pas, comme la réception par transmission csseuse par
exemple, y trouvent plus difficilement leur place. Quoi qu'il en soit,
il nous semble qu'en l'état actuel de nos connaissances dans ce do
maine cette théorie en vaut bien une autre. Moins heureuse que sa
rivale, elle nous rappelle en tout cas à la prudence, en nous montrant
que le dogme de la théorie de la résonance n'est pas inébranlable.
A. F.
751. XVIe — BONAIN. Congrès d'Otorhinolaryngologie — ■ La physiologie de l'audition. (octobre 1928). — Rapport — Presse au
Médicale, n° 92, 17 novembre 1928, p. 1463-1465.
Les conclusions de l'auteur sont les suivantes :
.1° Que les ondes vibratoires acoustiques émises par les corps vi
brants, arrivant au pavillon de l'oreille, sont réfléchies par lui vers
la conque et le méat auditif, et pénètrent ainsi dans le conduit auditif
externe.
2e Que le pavillon est utile à l'audition et à l'orientation auditive,
urtout celles dés sons aigus et de faible intensité ; l'orientation
dans l'un des champs auditifs latéraux, dépendant de la différence
d'intensité des sons atteignant l'une ou l'autre des oreilles.
3° Que la transmission des sons à l'oreille interne, n'est pas due
aux mouvements vibratoires de la membrane du tympan et de la
chaîne des osselets, mais à la progression des ondes acoustiques à
travers les divers milieux de l'oreille, du tympan aux éléments sen
soriels de l'organe de Corti.
4° Que la meilleure voie de progression des ondes acoustiques doit
être la voie la plus courte, la plus directe et la plus perméable : celle
qui, par la loge postérieure de la caisse du tympan et la fenêtre ronde,
aboutit à la base du limaçon, dans la partie initiale 'de la rampe
tympanique. wz/rrn-
600 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
5° Que la caisse du tympan n'est qu'un organe d'accommodation
facilitant ou entravant par réfraction, la pénétration des ondes dans
la rampe tympanique ; et que cette accommodation a lieu par le jeu
de la chaîne des osselets et celui des deux membranes du tympan et
de la fenêtre ronde, sous l'action des muscles du marteau et de l'étrier :
la pression exercée par la platine de l'étrier sur la périlymphe labyrin-
thique atténuant elle-même la résonance de la membrana tectoria.
L'accommodation se fait donc : 1° aux sons trop intenses, dans le
but de protéger les éléments sensoriels auditifs; 2° aux sons faibles,
pour favoriser l'entrée dans le limaçon de la plus grande quantité
Juj possible d'énergie vibratoire transmise par leurs ondes. Cette accom
modation aux sons faibles est aussi une accommodation à la dis
tance, l'intensité sonore étant en raison inverse du carré de la dis
tance.
6° Que les ondes qui ont franchi la fenêtre ronde, cheminant par
réflexions multiples le long de la rampe tympanique du limaçon,
doivent pénétrer d'après leur longueur, aux divers tours de la spire,
par la membrane basilaire dans le canal cochléaire. Qu'elles doivent
même y par une zone déterminée de cette membrane : la
zone lisse formée d'une couche très mince de substance hyaline et
située entre les piliers des arcades de Corti formant tunnel tout le
long de la spire.
7° Qu'il y a toutes probabilités pour que la dissociation des ondes
qui arrivent le plus souvent à l'oreille sous forme d'ondes très comp
lexes, ait lieu par diffraction, à leur passage à travers les réseaux
des parois latérales du tunnel de Corti dans lequel elles ont pénétré
par la zone lisse de la basilaire.
8° Qu'au sortir du tunnel de Corti, les ondes atteignent les réson-
nateurs membraneux formés par les divisions de la membrana tec
toria et de la membrane réticulée, et qu'elles déterminent à leur
niveau, des ondes stationnaires entraînant leurs vibrations.
9° Que ces mouvements vibratoires de très petite amplitude, des
divisions de la tectoria, transmettent par des cils qui sont à leur con
tact les impressions acoustiques aux corps des cellules auditives.
10° Que ces impressions sont recueillies sur les parois de ces
cellules par les dendrites des neurones sensitifs périphériques dont
les axones forment par leur réunion le nerf cochléaire ; et que ce
nerf, après s'être séparé du nerf vestibulaire avec lequel il formait
le tronc du nerf auditif, va se terminer dans les noyaux gris de la
partie antérieure du pédoncule cérébelleux inférieur ;
11° Que les fibres efférentes de ces noyaux, après avoir subi une
décussation partielle, constituent le faisceau acoustique ou ruban
de Reil latéral, ainsi composé de fibres croisées et de fibres directes,
faisceau qui se rend à l'écorce cérébrale dans la partie moyenne de la
première circonvolution temporale et peut-être aussi de la seconde.
Là se trouve le centre acoustique cortical ou sphère des sensations
auditives conscientes.
Sur un certain nombre de points, les conclusions de l'auteur sont
éminemment discutables, en ce qui concerne tout particulièrement
la transmission au limaçon des vibrations aériennes. H. P. .
601 AUDITION
752. — B. A. KINGSBURY. — A direct comparison of the loudness
of pure tones (Une comparaison directe de la bruyance de sons
purs). — Physical Review, XXIX, 1927, p. 588-600.
On peut, pour exprimer l'intensité d'un son de fréquence quel
conque, soit faire appel à une mesure en unités physiques (par
exemple en unités de pression dans le canal auriculaire, en dynes par
cm2), soit exprimer « un niveau de sensation » en unités physiologiques
(la pression correspondant au seuil absolu étant prise pour unité, et
la mesure étant fournie par le rapport de deux valeurs physiques).
On sait que, suivant la fréquence, la même grandeur physique,
la même pression en dynes par cm2 n'a pas même efficacité sonore,
du fait d'une variabilité auditive. Mais on pourrait penser que, à
même « niveau de sensation », l'intensité perçue des sons est la
même pour les diverses fréquences. Or, il n'en est pas ainsi. Et dès
lors, on doit se préoccuper d'examiner la variation avec la fréquence
de cette intensité perçue, de cette « bruyance » des sons (loudness).
C'est ce qu'a fait l'auteur, en comparant les grandeurs physiques
correspondant à des sons de diverses fréquences jugés égaux, en
« loudness », à un son étalon de 700 v. d., de niveau arbitrairement
déterminé, et en évaluant les niveaux de sensation donnant ainsi
une perception égale d'intensité.
Les recherches ont été poursuivies sur 22 sujets (11 hommes et
11 femmes) avec des sons de 60 à 4000 v. d. pour des niveaux allant
de 10 à 90 unités (emploi de deux oscillateurs, et réglage du voltage
jusqu'à égalité apparente dans les récepteurs).
Dans le tableau ci-joint sont indiqués les résultats obtenus.
Niveaux de sensation exprimés en log x 20
(unilé : pression liminaire en dynes par cm2)
o 0 <o o r- o oo o J3 m o CO o -a 0 s o fc.
veau eau «9 reau reau reau reau reau reau s* reau ^3 '5 «1 a 3 y •SV
z 25 Z Z Z fa Z
— 16 12 15 2 24 8 29,9 37 3 9 60 ,5 0 4 5 7 19, 41, 8, — 23 80 ,o 0 6 11 4 9 6 25 1 31,7 1 9 6, 14, 19, 36, 43,
— 37 15 2 8 6 5 39,7 8 9 150 ,0 0 9 20, 25, 32, 47, 52, 9, — 43 0 7 16 4 2 9 5 44,8 4 2 200 12, 23, 29, 36, 54, 62,
— 53 50,7 340 ,5 0 4 18 0 1 8 7 6 5 25, 33, 41, 61, 9, 73, 0 — 57 5 3 7 8 2 52,5 3 83,4 440 o 17 7 33, 42, 62, 75, 9, 25, — 63 ,4 o 3 19 3 3 3 3 59,3 3 3 89,3 700 69, 9, 29, 39, 49, 79,
— 65 1 60,9 8 5 1000 ,5 o 7 7 1 7 86,8 31, 40, 52, 69, 78, n! 20, — 67 0 4 5 5 5 61,7 3 2 85,0 1500 o 6 ii, 21, 32, 42, 52, 71, 79,
— 67 1900 ,4 0 9 4 3 7 7 65,0 7 2 56, n, 22, 36, 45, 73, 80,
— 67 6 6 i 8 61,1 0 0 3200 9 5 18, 31, 43, 52, 70, 77, o 8 9, — — 67 5 0 1 6 0 2 9 4000 0 22, 31, 44, 53, 68,
Les courbes des niveaux physiologiques de sensation correspondant
à ces niveaux arbitraires d'égale loudness montrent que, pour une
même proportion dans l'accroissement d'amplitude vibratoire, les 602 ANALYSES 81BLl®6fiAPHIQUES
seras bas -croissent beaucoup plus d'intensité -que les sons haufe.
Toutefois pow les sons supérieurs à 2.000 v. d. l'accroissemeat d'in
tensité se montre à nouveau un peu plus grand. H. P.
758. — O. GŒBEL. — Subjektive Vertiefung eines dem Labyrinth.
zugeleiteten einfachen Stimmgabeltones {Abaissement subjectif
du son simple d'un diapason conduit au labyrinthe). — Ar. für
Ohrenheilkunde, CXVI, 192.7, p. 42-55,
Le fait qu'un son d« parvenant au labyrinthe sa^s passer
par la voie aérienne auriculaire est perçu plus bas — ce qui corre
spondrait à sa tonalité vraie — peut-être mis en relation avec l'indiff
érence des musiciens pour les sors isolés, les relations de hauteur en
accotas ©u successions de notes l'emportant de beaucoup sur les n
iveaux absolus. H. P.
764. — U. ONOSHIMA. — Ueber die AMiäagMgfceit akustischer
Intwisitätasehritite von einem umfassenden Tonverband {La subor
dination dee différences acoustiques d'intenstié -au complexe sonore
dont eues font partie). — Ps. F., XI, 3-4, 1928, p. 267-289.
Deux sons d'intensité objective égale se succédant à un intervalle
assez court peuvent paraître inégaux : ea général le second est jugé
phis fort. O. a étudié l'influeöce qu'exerce sur l'intensité apparente
de ces deux sons un autre couple de sons d'intensité objective inégale
qui les pnécède. Les quatre sons forment une sorte de forme ou phrase
sonore dans laquelle les parties dépendent du tout. En général, les-
deux membres de chaque couple sont séparés par des intervalles de
temps égaux inférieurs à 1 seconde, l'intervalle entre les deux couples
est le double du premier. Appelons ascendant et descendant les écarts
d'intensité selon que le deuxième son est plus fort ou plus faible que
le premier. Les» expériences vérifient la, règle suivante : Le second
couple (sans différence objective) apparaît comme de même sens que
le premier (en d'autres termes il y a un effet d'assimilation) quand
lfécart d'intensité entre le deuxième et le troisième son est faible ou
nul (par rapport à l'écart du premier et du second). Au contraire la
tendance opposée prévaut (le second couple apparaît comme de sens
contraire au premier) quand l'écart d'intensité entre le deuxième et
le troisième son est de sens opposé à celui du premier et du
et plus grand que lui.
Le raccourcissement des intervalles de temps donne à ces deux
effets un caractère plus prononcé. La règle est vérifiée d^mne façon
particulièrement nette pour un intervalle de 0 sec. 24 entre les
membres de chaque couple et um de 0 sec. 36 les
couples. Des « transpositions » d'iateBsité qui n'altèrent pas la forme
générale du système sonore sont sans influence. Au contraire une
altération de l'intervalle de temps (plus bref pour le second couple
que pour le premier) qui change la figure mélodique de l'ensemble*
modifie complètement le sens des résultats : le second couple paraît
de sens opposé au premier.
L'auteur a retrouvé dans le domaine des perceptions kmesthé-
siques (soulèvement successif de quatre poids) une loi analogue.
P. G. 755. — E. G. WEVER et S. R. TRUMAN. — The course of the
auditory threshold in the presence of a tonal background (Le chan
gement du seuil auditif en présence d'un « fond » sonore). — ■ J. of
exp. Ps., XI, 2, 1928, p. 98-112.
Un son peut en ij>asqiaer un au tre qui aurait été entendu s'il avait été
seul. Il y a donc pour le premier une élévation momentanée du seuil
de perception. Les auteurs ont étudié la manière dont ee seuil varie-
quand on fait entendre un son masquant continu, tandis que le son
d'épreuve est discontinu. On trouve qu'au début le seuil est d'abord
très élevé par rapport à celui du son intermittent isolé (on opère
dans une chambre à l'épreuve des bruits) ; puip en quelques minutes
il s'abaisse progressivement et tend vers une valeur fixe (encore
supérieure à celle du seuil normal). La courbe a même allure, mais
commence beaucoup moins haut et montre une adaptation beaucoup
plus rapide quand on fait entendre quelques minutes à l'avance le
son masquant au sujet, occupé pendant ce temps à une tâche quel
conque, lecture ou calcul. La forme de la courbe ne s'explique donc
pas entièrement par l'effet de l'attention discriminative portée sur
les sons ; le facteur principal est une sorte de fatigue spécifique auto
matique pour le son perturbateur. L'introspection montre qu'à me
sure que le seuil s'abaisse dans l'adaptation, le son masquant, qui
faisait d'abord partie de la « figure » sonore, prend de plus en plus les
caractères du « fond » neutre sur lequel se détache, comme figure, le-
son intermittent. P. G.
7&0, — C. G. PRATT.— CDmnarisou of tonal distances (Comparai
son de distances tonales). — J. of exp. Ps., XI, 2, 1928, p. 77-87.
Les expériences faites sur la bisection d'un intervalle musical ont
montré que le son subjectivement equidistant de deux autres est
voisin de leur moyenne géométrique quand l'intervalle est plus petit
que l'octave, tandis qu'il se rapproche de leur moyenne arithmétique
quand il est supérieur à l'octave. P. a retrouvé, après Muns-terbeing,
un résultat analogue en faisant comparer à un intervalle donné de
568 cents (un peu supérieur à la quarte) des intervalles voisins pris
dans des parties de plus en plus élevées de l'échelle tonale. Ceci
suppose qu'on fait abstraction de la qualité musicale (en vertu de
laquelle un même intervalle paraît identique à quelque hauteur
qu'on le prenne), pour considérer seulement l'impression de « dis
tance » ou de « différence de clarté ».
L'expérience montre que cette attitude est possible ; quand on s'y
est adapté, un même intervalle paraît d'autant plus grand qu'il est
plus aigu. P. G. __
757. — - C. C. PRATT. — Bisection of tonal intervals larger than an
octave (Bisection d'intervalles musicaux supérieurs à Voctave). — ■
J. of exp. Ps., XI, 1, 1928, p. 17-26.
L'appréciation de la grandeur d'un intervalle musical dépend-elle
de la différence absolue des nombres de vibrations ou de la différence
relative ? Dans le premier cas, si on demande aux sujets de trouver
un son qui partage un intervalle en deux parties égales, le nombre
des vibrations de ce son devra être moyenne géométrique entre deux * » ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 604
des sons extrêmes; dans la seconde hypothèse il s'agirait d'une
moyenne arithmétique. Des déterminations faites par divers expér
imentateurs et reprises par l'auteur donnent raison à la première
théorie pour des intervalles inférieurs à un octave. Quand il s'agit
d'intervalles plus grands, on trouve des résultats moyens, intermé
diaires entre les deux moyennes arithmétique et géométrique, et
d'autant plus voisins de la première que l'intervalle est plus grand.
Mais ce qui est plus intéressant, ce sont les différences individuelles
entre les sujets. Les sujets musicalement doués se rapprochent beau
coup de la moyenne géométrique : consciemment ou non, ils fondent
leur jugement sur la parenté des intervalles musicaux, les autres
jugent surtout d'après la moyenne arithmétique ; ils estiment dire
ctement l'étendue de l'intervalle sans s'occuper de sa qualité. P. G.
758. — BARRÉ. — Variations de l'acuité auditive sous l'influence
de l'électrisation galvanique (Soc. oto-neuro-ocul. du Sud-Est). —
R. N., XXXV, I, 1928, p. 741.
Sous le pôle positif, on constate un accroissement notable de
l'acuité auditive, tel que la montre, au lieu d'être entendue à lm,50,
l'est jusqu'à 3m,50 parfois au cours du passage du courant.
L'auteur pense qu'il n'y a pas excitation alors par le pôle positif
superficiel du nerf cochléaire, mais par un pôle négatif virtuel situé
en profondeur. H. P.
759. — S. NADEL. — Ueber einen eigentümlichen Fall von Ton
taubheit. Neue Beiträge zum Zweikomponentenproblem (Sur un
cas spécial de surdité tonale. Nouvelle contribution au problème des
deux composants). — A. f. ges. Ps., LXIV, 1-2, 1928, p. 37-80.
Le sujet de N. avait eu une excellente audition musicale avant
l'âge de 5 ans jusqu'au moment où il fut atteint d'une paralysie spi
nale infantile dont il guérit presque entièrement, mais ayant perdu,
à partir de ce moment, l'ouïe musicale. Au moment de l'observation,
à 19 ans, il reconnaît encore les petites chansons d'enfant apprises
avant la maladie, mais présente une difficulté énorme à apprendre à
distinguer les mélodies nouvelles les plus simples. La sensibilité diffé
rentielle pour les hauteurs tonales se montre, dans la comparaison de
deux tons successifs, très obtuse ; le seuil est à la tierce majeure au
début des expériences, à la seconde majeure après quelques mois. Mais
dans une gamme jouée rapidement les différences de« tons ne sont
pas perçues (le sujet accuse un ton), alors que dans les mélodies an
ciennement ou récemment acquises des phrases musicales sont r
econnues avec des différences de hauteur inférieures au seuil de per
ception de hauteur dans la comparaison de tons isolés.
N. distingue la hauteur tonale et la qualité tonale.
La qualité est psychologiquement plus complexe ; elle caractérise
te ton en tant que « porteur d'une fonction dans l'harmonie ou dans
la mélodie » ; elle n'est pas liée, avec une constance complète, à une
hauteur déterminée. D. W. AUDITION 605
760. — H. TRIEPEL. — Falsche Beurteilung gehörter Töne
(Fausse appréciation des tons entendus). — A. f. ges. Ps., LXVI,
3-4, 1929, p. 497-500.
Cas d'un homme doué de l'ouïe musicale absolue et qui faisait
une erreur systématique d'un demi-ton lorsqu'il nommait le ton
entendu. Le fait serait expliqué en partie par une habitude prise -en
France, où l'échelle tonale est un peu plus basse que l'échelle all
emande. D. W.
761. — H. D. BOUMAN et P. KUCHARSKI. — De l'influence de
la durée des sons sur leur timbre. — B. B., XCIX, 1928, p. 1222-
1224.
Note préliminaire. Voir le mémoire ci-dessus, p. 166-173.
762. — A. R. ROOT: — Auditory persistence, summation and fu
sion in successive impulse-période (Persistance, sommation et fu
sion auditive). — Ps. Rev., XXXV, 6, 1928, p. 507-514.
Un certain nombre de théoriciens rejettent la théorie analytique
de Helmholtz, pour adopter une autre théorie qui explique les tons
par la nature de l'onde complexe elle-même. R. se rattache à cette
tendance.
Les expériences ont été faites avec des disques de sirène percés
de trous à intervalles irréguliers, dont la disposition est variable.
On peut ainsi déterminer des périodes dont la durée est
On observe alors : une persistance de l'excitation auditive, qui a
pour résultat la fusion de périodes discontinues ; un effet de sommat
ion qui produit une augmentation de l'intensité du son ; une fusion
de périodes inégales produisant des sons complexes ; enfin un effet
de périodicité, lorsque les différents produits ont une intensité
égale. G. P.
763. — E. G. WEVER. — The effect of a secondary sound upon
Hearing (L'effet d'un son secondaire sur l'audition), — Science,
LXVII, 1928, p. 612-613.
Sous l'action d'un son secondaire, il y a baisse considérable imméd
iate de l'acuité auditive, avec récupération rapide (la sensibilité
devenant bientôt 3 ou 4 fois plus grande qu'au début), mais toutefois
incomplète (la sensibilité restant toujours moindre que dans le s
ilence). H. P.
764. — INGVALD B. HAUGE. — The application of Phi-pheno
mena to beats (L'application aux battements des phénomènes Phi).
— Ps. Mon., XXXVIII, 4, (176), 1928, p. 39-48.
Des sujets sont dressés à écouter des diapasons voisins (244 et
256 v. d.) et à analyser leurs impressions. S'il existe parfois, au début
une impression de mouvement apparent (le phénomène phi de Wer-
theimer) ce n'est qu'une inference, qui disparaît par répétition.
Les sujets, écoutant dans une même embouchure réceptrice (avec
conduction aérienne provenant des résonateurs appropriés) les deux
diapasons entretenus électriquement à un certain régime d'intensité ■606 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
réglé, remarquent, soit un, soit deux « intertons», battant, l'un proche
<tu Son supérieur et l'autre du son inférieur, cela quand les intensités
des deux diapasons s'équivalent. Si l'intensité du diapason le plus
élevé ou le plus bas est très supérieure, un seul « interton » est en-
tendta, voisin de la hauteur du son le plus intense.
.. Il est malheureusement difficile de donner une signification tout
à fait précise aux descriptions verbales données, H. P.
765. — 0. C. TRIMBLE. — The theory of sound localisation, -a
restatement (Là théorie de la localisation des sons, une nouvelle posi
tion du problème). — Ps. Rev.y XXXV, 6» 192&, p. 515-523.
On sait que la localisation du son est influencée par la différence
d'intensité, par la différence de phase et par la différence de temps.
T. ne croit pas que l'organe de l'audition analyse les stimuli et réponde
-à chaque facteur séparé. La localisation est pour lui une fonction cor
ticale, une sensation immédiate, inanalysable, et le sujet ne peut dire
à quel facteur elle est due. Le rôle de l'organe auditif est de trans
mettre aux centres l'ensemble de la stimulation due aux différents
facteurs. Il y a des types de différence auditive, qui peuvent être pro
duits par des, causes différentes. Par conséquent, il ne faut pas,
{somme certains auteurs ont cherché à le faire, essayer de ramener à
l'unité les différents facteurs physiques. Ce qu'ils ont de commxm,
c'est l'effet d'ensemble produit sur l'organe auditif. G. P.
76e. — A. R. GILLILAND. — The relation oi phase to intensity
in sound localization (Le rapport de la phase à l'intensité dans la
localisation sonore). — Ps. Bul. (Amer. Psychol. Association),
XXV, 3, 1928, p. 153.
Avec un diapason de 90 v. d., une cloche de 250 v. d. et un sifflet de
1000 v. d., en faisant varier indépendamment la phase et l'intensité
au niveau de chaque oreille, l'auteur trouve, avec de grandes diff
érences individuelles dans la capacité de localisation, que, pour les
tro-is sons, la localisation est à peu près exclusivement fondée sur les
différences d'intensité, E. P.
767. — OTIS G. TRIMBLE. — Some temporal aspects of sound
localization (Quelques aspects temporels de la localisation sonore). - —
— PS. Mon., XXXVIII, 4, (176), p. 172-225.
L' auteur passe en revue les travaux relatifs à la sonore,
avec bibliographie de 30 travaux, extraordinairement incomplète
(avec ignorance totale en particulier des travaux français et italiens
•et de la revue générale que j'ai consacrée à la question e» 1923).
Les recherches qu'il relate ont été faites en envoyant dans deux
récepteurs téléphoniques les bruits très brefs d'étincelles électriques
«léealées dans le temps d'un certain intervalle.
Les résultats montrent que les localisations ont un caractère fortuit
au-dessous de 0,06 a (Klemm admettant 0,002; Wittoan, Von
Hornbostel et Wertheimer, 0,03). La latéEalisatian angulaire eroîît
ensuite Maeakement (en accord avec WittmaiMfc) avec l'intervalle
jusque vers 80° ; elle atteint 90°, presque asymptoticpiemeat
{géoéralement il y a déjà d'ailleurs dissociation et pereeptio-n de

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