Audition. - compte-rendu ; n°1 ; vol.37, pg 569-587

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L'année psychologique - Année 1936 - Volume 37 - Numéro 1 - Pages 569-587
19 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mercredi 1 janvier 1936
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6° Audition.
In: L'année psychologique. 1936 vol. 37. pp. 569-587.
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6° Audition. In: L'année psychologique. 1936 vol. 37. pp. 569-587.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1936_num_37_1_5452AUDITION 569
ticité des situations qui accompagnent ces souvenirs est une
illusion
est avis il est possible de faire une classification des
sensations olfactives comme des qualités pures et non comme des
complexes psychiques
960 ELSBERG The sense of Smell XIII The Summation
of olfactory impulses from the two olfactory membranes and its
physiological significance Le sens de odorat XIII Za sommation
des influx olfactifs provenant des deux membranes olfactives et sa
signification physiologique Bull of the Neurol Inst. New
York IV 1936 544-555
Avec un appareil permettant de régler de fa on indépendante la
pression et le volume du jet air odorant fourni chaque narine
auteur observé une certaine sommation dans olfaction birhi-
nale et trouvé une relation entre intensité de stimulation et la
durée pendant laquelle se manifestait effet de sommation
AUDITION
961 GERSUNI et VOLOKHOV On the electrical
excitability of the auditory organ on the effect of alternating
currents on the normal auditory apparatus Sur excitabilité de
organe auditif et effet des courants alternatifs sur appareil
auditif normal of exp Ps. XIX 1936 370-382
On stimule directement oreille au moyen de courants alternatifs
de fréquence variable une des électrodes étant immergée dans une
solution saline qui remplit le conduit auditif externe près du tympan
Dans ces conditions entre 17 et 14.000 cycles les sujets per oivent
des sons qui partir de 140 cycles ont tous les caractères des sons
musicaux ordinaires qui seraient produits par des vibrations méca
niques de même fréquence Ils peuvent se combiner avec de vrais
sons conduits autre oreille au moyen un téléphone donner avec
eux une localisation dans espace des battements etc On suppose
que les oscillations électriques sont transformées en oscillations méca
niques mais celles-ci ne naissent pas directement de électrode car
les sons ne se produisent plus quand électrode est isolée) ni du
milieu entre électrode et oreille interne car les sons existent encore
quand oreille moyenne est lésée et le seuil ne présente pas alors
élévation anormale Ce serait dans le lima on que effectuerait la
transformation
962 BUNCH et WOLFF The absence of the organ
of Corti an audiometrie and histologie study absence de
organe de Corti une étude andométrique et histologique
Annals of Otology.. XLIV 1935 754-771
Relation de trois cas dans lesquels organe de Corti se trouvait
complètement absent et où se manifestait cependant encore un
certain degré de sensibilité auditive 570 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
963 BENNO SCHINDLER Untersuchungen über Schallhören
und Schallfühlen an Normalhörenden und Taubstummen Recher
ches sur audition et le sentir des sons chez des entendants nor
maux et des sourds-muets fur XCVII 1936 113-137
Des sons de autoaudion sont transmis après atténuation réglable
des récepteurs téléphoniques tenus la main contre oreille ou
contre la pulpe du doigt où la transmission ne se fait que par voie
aérienne)
examen de 150 oreilles donné en unités logarithmiques
atténuation les valeurs suwantes pour des adultes 25-35 ans
Fréquence.. 32 64 128 256 512 1.024 2.048 4.096 8.192
Atténuation li
minaire.. 16 26 36 45 52 55 34 44 22
Une sensation de chatouillement apparaît pour les intensités
élevées ce seuil de Fühlen est le même chez les normaux et les
sourds-muets avec valeur la plus basse aux environs de 256 d.
qui constitue un optimum
Mais pour des intensités plus faibles les sourds-muets éprouvent
une première sensation qui ne comporte pas encore le chatouillement
ou la démangeaison désagréable transformée en douleur nette pour
des intensités plus élevées où les plus intelligents parlent de bour-
-donnement
Or sur la pulpe du doigt cette espèce de bourdonnement est la
première sensation per ue par tous les sujets précédant le chatouille
ment ce bourdonnement est autant plus bref que la fréquence est
plus élevée optimum est aussi aux environs de 256
Ces intéressantes données paraissent bien indiquer un même
mécanisme excitation vibratoire agissant sur les récepteurs ctiles
puis sur les récepteurs douloureux dans excitation du doigt et de
oreille les valeurs des seuils étant voisines Mais chez les enten
dants normaux il est probable que la forte auditive masque
les premières sensations ctiles proprement vibratoires désignées
comme Schwirren bourdonnement
64 POHLMAN Thé présent status of the mechanics
of sound conduction in its relation to the possible correction of
conduction deafness état actuel de la mécanique de la conduc
tion sonore dans ses relations avec une correction possible de
surdité de conduction of Ac S. VIII 1936 112-117
Rappelant la conception du rôle de oreille moyenne facilitant le
passage des vibrations aériennes appareil récepteur rempli de
liquide héritage des ancêtres vivant dans eau par le rapport des
surfaces du tympan et de la fenêtre sur laquelle agit étrier et
augmentation énergie due la diminution amplitude par ce
jeu de levier de la chaîne des osselets signale que les surdités de
conduction sont bien plus grandes elles ne devraient être du fait
de la suppression du système renfor ateur commandant une baisse
une quarantaine de décibels en moyenne De fait la suppression
du tympan et de la chaîne qui sont devenus un obstacle la trans
mission des sons aériens entraîne une amélioration auditive mais AUDITION 571
passagère parce que cette ablation conduit des conditions anor
males suivies un épaississement des membranes du labyrinthe
Diverses tentatives opératoires ont été faites dont une est
montrée particulièrement efficace consistant introduire dans
oreille externe un diaphragme serti dans une capsule aluminium
et connecté une soie de porc venant porter contre la fenêtre ovale
et lui transmettant les vibrations comme la celumelle de oiseau
reliant directement le tympan la fenêtre
Dans un cas où cette opération fut pratiquée la déficience
auditive de 60 70 décibels entre 256 et 8.192 d. été ramenée
40 ou 50 décibels rétablissant sensiblement acuité auditive qui
correspond la transmission osseuse des sons de audiomètre
965 WEVER et CII BRAY The nature of bone
conduction as shower in the electrical response of the cochlea
La nature de la conduction osseuse comme établit la réponse
électrique du lima on Annals of Otology.. XLV 1936
822-830
Comparaison de la réponse électrique cochléaire du cobaye
anesthésié avertine pour des sons transmis par voie aérienne
ou par voie osseuse avec un récepteur spécial appliqué contre os
pariétal directement calibré par la méthode piézo-électrique)
La similitude des courbes obtenues dans amplitude de la réponse
électrique en fonction de intensité sonore 300 1.000 3.000 d.
fait bien penser que ce sont finalement les mêmes récepteurs qui sont
intéressés dans les deux cas
Après destruction de la chaîne des osselets de oreille moyenne la
réponse aux sons aériens est abolie pour la fréquence de 300 d. et
presque abolie pour la fréquence 1.000 alors que pour les sons
transmis par voie osseuse la diminution de réponse est très faible
la fréquence de 3.000 la réponse aux sons aériens est fortement
diminuée mais est nullement abolie aux sons de transmission
osseuse elle est diminuée un peu plus que pour les fréquences plus
basses
966 STEVENS et NEWMAN On thé nature of
aural harmonies ur la nature des harmoniques de oreille
Pr of Ac of Sc. XXII 11 1936 668-672
La non-linéarité de appareil cochléaire est-elle symétrique
auquel cas les ondes sinusoïdales pures ne comporteraient que des
harmoniques ordre impair ou asymétrique
Les auteurs ont cherché élucider ce point en recueillant les
potentiels cochléaires du chat et du cobaye qui ne sont plus perturbés
par les courants action du nerf pour les fréquences supérieures
àl.OOOv.d.)
Ils ont mis en évidence des harmoniques naissant dans appareil
cochléaire la première est négligeable mais pour les autres ordre
de grandeur décroissante est ordre même de leur numéro 2e 3e
et 5e
Il donc des harmoniques pairs toutefois x-ci déclinent et 572 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
disparaissent avec les sons très intenses quand on est proche de la
limite élasticité du système et on les diminue beaucoup ou les fait
disparaître si on provoque le relâchement tonique des muscles ten
seurs du tympan chez le cobaye
Il semble donc que dans appareil cochléaire la non-linéarité doit
bien être symétrique élément asymétrie étant dû la tension des
muscles de oreille moyenne qui déplace le zéro de appareil et est
ainsi responsable de la naissance des harmoniques pairs
967 WEVER et BRAY Thé perception of low tones
and the resonance-volley theory La perception des sens bas et la
théorie de résonance-volées of Ps. III 101-114 et extrait
1936
étude des limites inférieures de fréquence audible été rendue
difficile par le fait on peine obtenir des sons purs de fréquence
basse Les auteurs ont utilisé comme générateur de son un piston-
phone utilisé pour le calibrage des microphones cf Békésy
Ueber die Herstellung und Messung langsamer sinusförmiger Luft
druckschwankungen Ann der Physik 1936 XXV 413 sorte de
pompe-miniature régie par un moteur vitesse variable les coups de
pompe étant transmis oreille assez grande distance après deux
filtrages acoustiques dont un constitué simplement par un tube de
caoutchouc de 90 cm de long éliminant les fréquences élevées)
par une canule fixée dans le méat auditif
intensité été déterminée par le volume air manié dans le
coup de pompe
Il fut utilisé fréquences 10 15 2025 40 et 60 d.
des intensités de 316 52 10 178 et 316 bars soit 10 15 20
25 et 30 db au-dessus de bar Des intensités plus fortes ont été
évitées par crainte actions nocives débutant 316-1.000 bars chez
le cobaye soit 50 60 db.)
ou on entend rien du tout ou on per oit un bruit de
pompage choo-choo comportant des fréquences de ordre de
1.000 d.
10 d. le bruit précédent est fortement per et sa fréquence
est naturellement doublée il commence être per émergeant de
ce bruit un faible battement une impression intermittence
15 cette impression domine le bruit initial est plus
per mais un autre bruit accompagne fondamentales
plus basses En outre il une impression de coups de piston de
choc comme un jet qui frappe très nette la fréquence
de ou la seconde) et pour les fortes intensités on ressent du
vertige et de la nausée Cette impression disparaît très vite si la
fréquence élève elle est déjà très diminuée 17
20 on per oit un bruit battant et 25 d. dès 15-20 db.
il émerge de impression intermittente une composante tonale qui
30 impose davantage et domine tout fait 40 d. bien
que persiste une certaine rugosité La tonalité du grondement
per 60 est plus élevée mais la rugosité pas encore
complètement disparu AUDITION 573
Si on met pari effet dit du coup de pompe qui est origine
tactile et kinesthésique et dépend des mouvements de oreille
moyenne comment rendre compte de ces impressions qui sont très
semblables celles on obtient avec des battements de sons plus
élevés quand élève la fréquence de ces le bruit de
pompe ici per initialement faisant seul défaut dans ce cas)
Pour rendre compte de action de ces stimulations sinusoïdales
sur appareil auditif les auteurs font appel leur théorie qui combine
la résonance de la membrane basilaire avec les volées influx dans le
nerf auditif synchrones des variations de pression stimulatrices
La théorie seule de résonance ne permettrait pas expliquer une
différenciation tonale entre les fréquences de 30 40 60 d. car ces
fréquences doivent agir sur toute la membrane on bien des
surdités localisées pour des sons élevés en relation avec des atteintes
cochléaires vers la base mais non des surdités limitées aux sons bas
pour des atteintes de la région apicale du lima on et des sections
partielles du nerf auditif réalisées chez homme par Dandy ont
pas mis en évidence de diminution de sensibilité aux sons bas ce que
expérimentation permis de vérifier chez le chat
Dans leur théorie les auteurs mettent en relation la hauteur per ue
des sons bas avec la fréquence des influx dans tout le nerf auditif et
la force la sonorité avec le nombre total influx transmis par unité
de temps pour les sons de fréquence suffisante le nombre total
influx par unité de temps dépend la fois de la fréquence des dans chaque fibre et du nombre des fibres en jeu
Lorsque la réponse est limitée une petite zone de la membrane
basilaire augmentation intensité comporte activation de cel
lules nouvelles qui se trouvent en bordure de la zone principalement
affectée et un plus grand nombre de cellules de cette zone en raison
de accroissement amplitude du mouvement et en outre il
augmentation en moyenne du nombre influx pour chaque fibre
excitée les réponses même irrégulières de chaque fibre se synchroni
sant toujours avec une période vibratoire et la phase réfractaire rela
tive étant plus facilement surmontée par une stimulation plus intense
ce qui entraîne augmentation de fréquence des réponses individuelles
des fibres par le mécanisme devenu classique)
Mais quand toute la membrane est intéressée par le mouvement
vibratoire avec les sons bas toutes les fibres sont mises en jeu et
dès lors augmentation de force du son tient seulement accroisse
ment de fréquence des influx dont le total par unité de temps aug
mente encore avec intensité la sonorité est maxima dès que toutes
les fibres répondent synchroniquement toutes les oscillations de
pression ce qui entraîne une marge très limitée dans la variation de
sonorité donnée en accord avec les faits observés
Pour des fréquences qui élèvent action se limitant de plus en
plus sur la membrane la marge augmente par intervention du méca
nisme de extension dans le nombre de fibres intéressées
quoi est due maintenant impression intermittence de
battement
Avec une fréquence basse la stimulation se fait sur toute la mem
brane peu près en même temps il accord de phase et dès lors 574 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
on des volées influx simultanées comme une brève poussée
unique quand la fréquence augmente il se produit des décalages
progressifs en sorte que toutes les fibres distribuent leurs réponses
de manière suivre dans amplitude totale la forme sinusoïdale
polie de ondulation stimulatrice et est corrélativement que le
battement se transforme en une rugosité de moins en moins marquée
Dans les battements de sons simultanés est par discontinuité
dans émission influx des cellules situées sur le segment de la
membrane commun aux deux zones intéressées et subissant des
maxima et minima de déplacement dus interférence que se
produirait impression intermittence une répartition de plus en
plus uniformisée au fur et mesure de augmentation de fréquence-
dés battements entraînerait impression plus continue mais rugueuse-
dû son de hauteur basse correspondant la fréquence des variations
amplitude oscillatoire dans la région intermédiaire entre les zones
actives principales où elles se trouvent situées ce qui élimine-
la spécificité locale de réception et fait appel pour les sons bas un
mécanisme de synchronisation simple indépendant de origine des
influx)
Dans la théorie des auteurs il étroite relation entre la fré
quence et intensité et en fait on sait que la force du son dépend
bien de la fréquence et de intensité de stimulation et aussi que la
hauteur per ue pour une fréquence donnée change avec intensité
Les sons différentiels pouvant être entendus en absence de-
tympan et osselets Lewis et Riger 1933 et impliquant donc pas
nécessairement la distorsion dans oreille moyenne généralement
invoquée il nécessité de les interpréter par un processus dans
oreille interne et est ce que permet importante théorie de
et qui se montre évidemment séduisante mais complexe et ne
laisse pas de comporter encore assez sérieuses difficultés
968 RSCHEVKIN et RABINOVITCH Sur le
problème de estimation quantitative de la force un son
Ac. 5-6 1936 183-200
Rappelant que la dépendance fonctionnelle entre la force réelle
un son et le niveau de intensité au-dessus du seuil est pas aussi
simple que le voudrait la loi logarithmique et retra ant les essais
de détermination déjà tentés aboutissant aux courbes de Fletcher
et Munson par exemple les auteurs retracent leurs propres recherches
Après une critique judicieuse de causes erreur appartenant
certaines des techniques employées et signalant la nécessité écarter
certains observateurs qui se classent nettement part rencontrés
sur 13) ils décrivent leur technique
Un premier son de 04 sec de durée était comparé un deuxième
intensité modifiée et égale après un intervalle durant
aussi 04 sec
Le son utilisé été limité 1.000 comme fréquence audi
tion monauriculaire se faisait par un écouteur téléphonique auquel
était envoyé le son inégalement atténué dans les deux cas
Les ordres étaient arbitraires et quelconques AUDITION 575
Les rapports de force sonore des sons comparer étaient de
de de 05 et de 025 des écarts plus grands conduisant
des appréciations trop incertaines
Dans ces conditions les bons sujets pour des intensités allant
O.ffOu
1090
iQO
iû 90 70 90 90 109 119 Itu
Courbe de relation rie la force subjective avec intensité du son
après Fletcher et Munson 1) les auteurs et Riess 3) en abscisse in
tensité en ordonnée la force unités arbitraires)
de 45 100 db. présentaient un niveau de perception pour réduc
tion de moitié de la force sonore abaissé de 23 35 décibels avec
variation moyenne générale de 45 db.)
Il de grandes différences individuelles une influence de la
fatigue et un cycle hystérésis en faisant un aller et retour on ne
revient pas au point de départ)
Un son de 85 db est doublé quand il est porté 95 et quadruplé 576 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
101 un son de 95 paraît moitié quand il est réduit 84 et un son
de 101 est per fois plus faible il est ramené 79
On ne peut tracer expérimentalement la courbe qui relie la force
sonore la loudness subjective intensité du son que dans un
intervalle très petit disent les auteurs On peut sur un intervalle
assez petit trouver une dépendance linéaire satisfaisante entre
le logarithme de intensité et le logarithme de la force
Dans ensemble les auteurs trouvent que la cohérence est suffi
sante pour tracer la courbe dont avec des sons de 1.000 entre
35 et 100 db la formule interpolation serait la suivante
log 00218
étant la force sonore en unités arbitraires) le niveau intensité
au-dessus du seuil et une constante
Comme le montre la figure ci-jointe les résultats des auteurs
se rapprochent de la courbe calculée de Riess après la valeur des
échelons différentiels et écartent de la courbe expérimentale de
Fletcher et Munson
Ils accordent assez bien avec les résultats de Laird Taylor
et Wille
De fa on générale la sonorité croîtrait notablement plus vite en
fonction de intensité que ne le comporte la loi logarithmique
969 STEVENS The psychophysiology of pitch and
loudness La psychophysiologie de la hauteur tonale et de la force
sonore Am Phys Soc. Am of Ph. CXVI 1936
151
La correspondance de la fréquence des influx du nerf auditif
avec celle des vibrations du son ne peut fonder la perception de
hauteur tonale car la correspondance fait défaut dans certaines
conditions est dans la localisation des résonances basilaires que
doit se trouver le substrat de cette qualité per ue et il accord
des déductions et des faits en ce qui concerne la sensibilité différen
tielle En ce qui concerne la force sonore intensité per ue elle est
commandée par la grandeur des potentiels action du nerf auditif
est-à-dire le nombre de fibres actives) car des sons de fréquences
différentes jugés égaux correspondent des grandeurs égales de
potentiel électrique
970 STEVENS et DAVIS Psychophysiological
acoustics Pitch and Loudness Psychophysiolo ie auditive
hauteur et intensité of Ac S. VIII 1936 1-13
Exposé très substantiel du problème psychophysiologique de
la perception de la hauteur et de la perception tonale et dont on
connaît apport personnel dans ce domaine examinent ici la
correspondance entre les courbes des seuils physiologiques et des
seuils électriques réponse cochléaire la question de la discrimina
tion tonale et enfin les divers aspects de la perception de intensité
Ce faisant ils appuient surtout sur les données fournies par les
mesures des réponses électriques cochléaires de même que nerveuses
Pour la perception tonale ils font valoir les résultats de leurs AUDITION 577
propres recherches Stevens Davis et Lurie The locali
sation of Pitch perception on the basilar membrane of Gen
Psychol. 13 297-315 La destruction une partie de la membrane
entraîne nullement la disparition complète de la réponse mais pour
effet élever le seuil La conception de Helmhoitz semble valide
grosso modo cependant la résonance ne paraît pas très étroite
Des oscillogrammes des réponses obtenues avec des lima ons qui ont
subi une lésion expérimentale montrent que plus de la moitié de la
membrane entre en mouvement autre part le pouvoir de résolu
tion de oreille est assez faible dans les sons graves
Les ont comparé les courbes des intensités égales pour des
fréquences différentes déterminées par Fletcher et Munson avec
des courbes analogues mais représentant des réponses électriques
cochléaires ils ont trouvé entre elles un accord satisfaisant Une
concordance pareille se laisse constater entre les courbes représentant
la fonction intensité the loudness function après échelle de
Churcher dont une exprime les réponses psychologiques et
autre les réponses cochléaires Enfin en ce qui concerne la
relation entre la fonction de intensité et la réponse strictement
nerveuse la grandeur de celle-ci représentant le nombre total des
neurones en jeu correspond une manière approximative celle-là
et posent une série de nouveaux problèmes
971 GUILFORD et NELSON Changes in thé
pitch of tones when melodies are repeated Changements dans la
hauteur des sons quand les mélodies sont répétées of exp
Ps. XIX 1936 193-202
La répétition de mélodies simples de notes sans altération
objective des sons produit déjà une altération apparente de hauteur
dans plus de 75 des cas Quand un son est réellement altéré dans
la deuxième présentation il une tendance qui est plus due la
répétition percevoir tous les autres sons de la mélodie comme
modifiés dans la même direction et ceci applique aux sons qui
précèdent celui qui est altéré comme ceux qui le suivent insta
bilité ne paraît pas plus grande pour les sons du début que pour
ceux de la fin et la direction du changement ne semble pas en rapport
avec leur position
972 SNOW Change of pitch with loudness at low fre
quencies Changement de la hauteur tonale avec intensité aux
basses fréquences of Ac S. VIII 1936 14-19
pans la partie inférieure de échelle tonale la sensation de
hauteur est pas fonction de la seule fréquence vibratoire elle
dépend également de intensité du son la hauteur tonale décroît
notamment quand sonore augmente Ce phénomène
été étudié en Allemagne par Zermuhl 1930 et aux tats-Unis par
Stevens 1935 repris le problème en adoptant suivant la
suggestion de Fletcher un son pur ayant le niveau intensité de 40
comme son de référence Plusieurs fréquences étudiées étaient com
prises entre 75 et 1.000 d. la marge des intensités étant de 20 120
Un téléphone et un haut-parleur avec une faible distorsion harmo-
ANN PSYCHOLOGIQUE XXXVII 37

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