Caractère. Type. Corrélations Psycho-Physiologiques. Anormaux sensoriels. - compte-rendu ; n°1 ; vol.29, pg 415-426

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L'année psychologique - Année 1928 - Volume 29 - Numéro 1 - Pages 415-426
12 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1928
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a) Caractère. Type. Corrélations Psycho-Physiologiques.
Anormaux sensoriels.
In: L'année psychologique. 1928 vol. 29. pp. 415-426.
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a) Caractère. Type. Corrélations Psycho-Physiologiques. Anormaux sensoriels. In: L'année psychologique. 1928 vol. 29. pp.
415-426.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1928_num_29_1_4839PSYCHOLOGIC DIFFER BOTiELLE 41 5
4° Psychologie différentielle
a) Caractère. Type. Corrélations Psycho-Physiologiques.
Anormaux sensoriels l
363. — E. JAENSCH. — Ueber Methoden der psychologischen
Typenforschung {Sur les méthodes d'étude des types psychologiques).
— Z. f. Ps., CVIII, 1-2, 1928, p. 1-16.
J. discute une appréciation d'Heymans sur sa méthode dans
l'étude des types psychologiques. Il ne eroit pas nécessaire de fonder
d'abord cette science sur des statistiques portant sur un grand
nombre de personnes ; il faut chercher selon le précepte de Bacon des
« instances ostensives » c'est-à-dire des types nettement représentatifs.
Il donne comme exemple l'étude de l'éidétisme : il fallait d'abord dé
couvrir le phénomène chez des individus privilégiés, pour le recon
naître ensuite et le doser chez ceux où il est moins prononcé. Il ne
s'agit pas d'ailleurs d'étudier des aptitudes isolées, mais de les ratta
cher à la personnah' té totale et à sa structure ; pour cela ce ne sont
ni les phénomènes supérieurs de la pensée, décrite avec les méthodes
des sciences de l'esprit, ni les phénomènes inférieurs, étudiés selon
l'esprit des sciences de la nature, qui sont l'objet le plus favorable,
mais les phénomènes intermédiaires — par exemple ceux qui sont
entre le niveau de la perception et celui de la représentation — ceux
qui relient les premiers et les seeonds en faisant comprendre leur
unité. P. G.
3S4. — W. ENKE. — Experimental psychologische Studien zur
Konstitutionsforschung (Sinnes-und denk Untersu
chungen) {Recherches de psychologie expérimentale pour V étude de
la constitution. Etudes de psychologie des sens et de la pensée). —
Z. f. d. g. N., CXVIII, 1929, p. 798-817.
A la suite d'une impulsion donnée parles recherches de Kretschmer
sur la constitution, l'auteur a entrepris, avec l'aide de plusieurs
collaborateurs allemands et russes, une série de recherches de psy
chologie expérimentale sur l'attention distribuée, sur la perception
des couleurs et des formes et sur les persévéra tions. Il a étudié, en
deuxième lieu, les rapports de ces activités avec les types constitu
tionnels.
Les quatre expériences ont été faites, parallèlement avec trois
expériences psychomotrices, sur 200 sujets, hommes et femmes, âgés
de 16 à 65 ans. On a procédé à des mesures anthropométriques selon
la méthode de Kretschmer sur 176 sujets parmi les 200 examinés.
Pour éprouver l'attention distribuée, l'auteur s'est servi d'un
tableau avec 6 rangs de 12 rectangles rouges, bleus, jaunes ou verts.
Il s'agissait de compter en même temps et séparément le nombre de
carrés de chaque couleur.
Pour examiner la perception ées couleurs et la tendance à la per-
1. Voir aussi ks n°» 27, 54, 1181, 1227. 416 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
sévération, il s'est servi du tachistoscope rotatoire de Schumann
qui était manié par le sujet lui-même. Il a exposé des syllabes colorées
de 3 centimètres de hauteur et de 5 centimètres de longueur pendant
0,3 sec.
Pour déceler le type analytique ou synthétique de l'attention, il a
exposé au tachistcscope des mots à plusieurs syllabes, rares et diffi
ciles, contenant 16 lettres en moyenne. Les mots étaient exposés dix
fois de suite pendant 0,3 sec.
Voici, en résumé, les conclusions de l'auteur.
1. Le type leptosome (asthénique) et les athlétiques ont une plus
grande aptitude à la dissociation de l'attention que les pycniques.
2. Par contre les leptosomes et les athlétiques ont une plus grande
difficulté que les pycniques à détourner leur attention dans une nou
velle direction, en raison de leur plus forte tendance à la persévéra-
tion.
3. La pensée des leptosomes et des athlétiques est plutôt syst
ématique abstraite et théorique, et leur attention est analy
tique. Par contre, chez les pycniques la forme synthétique de l'atten
tion est prédominante.
4. Dans les expériences instituées par l'auteur, comme dans, l'e
xpérience de Rorschach, le type pycnique est plus sensible à la cou
leur que le leptosome ou l'athlétique.
5. L'âge des sujets examinés n'influence en aucune façon les ré
sultats des épreuves. J. A.
365. — W. ENKE. — Experimental psychologische Studien
zur Konstitutionsforschung (Psychomotorische Untersuchungen)
(Etudes de psychologie expérimentale pour V étude de la constitution.
Recherches psychomotrices). — Z* f. d. g. N., CXVIII, 1929, p..
798-817.
A la suite des recherches sur les sens et la pensée, l'auteur a effectué
trois expériences sur la motricité dans ses rapports avec les types
constitutionnels. Il a examiné 250 hommes et femmes âgés de 16 à
65 ans.
. a) Expérience au trémomètre (6 figures).
Fautes Temps
Chez les leptosomes (asthéniques) 26,7 35,6 sec.
» » pycniques » 34,3 39,0 »
» » athlétiques » 42,4 57,4 »
b) La deuxième expérience consistait à porter un verre plein d'eau
sur une distance de 6 mètres en passant sur. une corde tendue à 40 cen
timètres de hauteur et en vidant ensuite le contenu du verre :
Les leptosomes ont perdu en route 11,3 om. d'eau et au vidage 9,4 cm.
» pyeniques » » 12,3 cm. » » 11,1 cm.
» athlétiques » » 14,1 cm. » » 12,1 cm.
c) Dans la troisième expérience les sujets examinés devaient
écrire des syllabes avec le bras posé sur une balance enregistrant leurs PSYCHOLOGIE DIFFERENTIELLE 417
gestes (expérience de Kraepelin et de ses élèves). L'auteur n'a cons
taté d'écriture droite et précipitée (steiler Druckanstig) que chez
31,2 % de pycniques contre 55,9 % de leptosomes ; par contre
l'écriture coulante s'est révélée chez 56,3 % de pycniques
21,2 % de leptosomes.
Comme conclusion générale, il a constaté des mouvements fins et
mesurés de la main et des doigts, surtout chez les leptosomes, des
mouvements moins accentués dans ce sens les pycniques, enfin
les moins bien chez les athlétiques.
Par contre dans la coordination de la motricité générale caractérisée
par des mouvements arrondis, fins, souples et sans entrave, les pyc
niques sont nettement supérieurs aux asthéniques et aux athlé
tiques. Ce phénomène serait causé par une présence chez le leptosome
d'une tension intrapsychique due à des tendances affectives contraires.
L'absence de ces tendances contraires produirait chez le pycnique
ces mouvements arrondis, souples et légers. J. A.
366. — E. KRETSCHMER. — Experimentelle Typenpsychologie.
Resultate Sinnes- u. Denkpsychologische(Pst/cAofogte expérimentale
des types. Résultats de psychologie des sens et de la pensée). —~
Z. für g. N., CXVIII, 1928, p. 776-796.
Après avoir étudié les corrélations entre les types constitutionnels
physiques, certaines psychoses et certaines personnalités plus ou
moins normales, l'auteur a effectué des expériences psychologiques
-avec l'aide de plusieurs collaborateurs (Kibler, Enke, Van der Horst,
Scholl, etc.). Une série de tests de psychologie expérimentale a été
appliquée à 784 individus dont 519 normaux et 265 psychoses.
Voici les conclusions générale^ que l'auteur fîre de toutes ces expé
riences :
II est possible de représenter mathématiquement les corrélations
•entre les constitutions physiques et les données expérimentales tra
duites par des nombres.
Les pycniques, les cyclothymiques et les circulaires d'un côté, les
leptosomes (asthéniques) les schizothymiques et les schizophrènes
d'un autre côté, réagissent aux expériences d'une certaine manière,
toujours pareille.
Les leptosomes (asthéniques) semblent être le type directeur du
groupe schizothymique. Les athlétiques s'en rapprochent le plus
souvent et semblent en être un mode atténué. Les dysplastiques
donnent, dans leurs réactions, comme dans leur type physique, le
tableau de la plus grande dispersion.
Les différences typiques ont été relevées surtout au point de vue
du sens des formes et des couleurs, de l'aptitude à la dissociation, des
persévérations, des associations et des interprétations.
Les pycniques sont plus sensibles aux couleurs que les leptosomes ;
par contre, ces derniers sont plus sensibles aux formes.
L'aptitude à la dissociation est plus grande chez les leptosomes.
Les leptosomes ont une tendance plus marquée aux persévérations.
Chez les leptosomes les associations sont plus souvent médiates
#t par sauts que chez les pycniques ; chez les premiers elles ont le
l'aînée psyhologique. xxix. 27 418 ANALYSES BlBLIOGïtâffllQUES
plus souvent une nuance affective. Les pycniques donnent des inter
prétations des formes plutôt objectives, les leptosomes plutôt sub
jectives.
Comme dans la vie, les leptosomes ont manifesté dans les expé
riences psychologiques des tendances à l'introversion, à l'abstraction,
à l'analyse, à la persévéra tion, avec quelques sautes baroques et
subjectives de la pensée ; les pycniques, par contre, se sont manifestés
comme des esprits objectifs, synthétiques et facilement adaptables.
Il existe un parallélisme entre les résultats de l'auteur et la schizo
phrénie selon Bleuler, ainsi que la clinique des manies.
L'autisme et le réalisme se laissent ramener à certains éléments,
dont quelques-uns peuvent être révélés expérimentalement. J. A.
867. — M. GOUREWITSCH. — Motorik, Körperbau und Character
(Motricité, constitution physique et caractère). — Archiv für Psyc
hiatrie, LXXIII, 1926, p. 521-532.
L'auteur tend à éclaircir un côté du problème des rapports entre
le corps et le caractère qui a été négligé par Kretschmer, à savoir la
motricité. Il passe en revue les types d'insuffisance motrice mis en
valeur par différents auteurs, notamment : 1° le type de Dupré d&
débilité motrice ; 2° le type de Wallon de l'insuffisance cérébelleuse ;
3° le type de Homburger de l'infantilisme moteur ; 4° le type de
l'insuffisance extra-pyramidale étudié par le même auteur ; et le
type de l'insuffisance frontale décrit par lui-même ; puis il men
tionne quelques auteurs qui tendent à éclaircir les rapports entre
le corps et le caractère, rapports restant encore dans les variation»
moyennes normales (Sigaud en France, Levy en Allemagne). L'auteur
a suggéré à Ozeretzki -d'établir une échelle de développement mo
teur qui correspondrait, dans le domaine de la motricité, à ce que-
Binet et Simon ont établi l'ordre du intellectuel
de l'enfant.
En se basant sur une décomposition de la motricité de l'enfant en
14 éléments essentiels les deux collaborateurs sont amenés à établir
la classification suivante :
Premier type : mouvements adroits, précis, proportionnés et
souples — correspondant au type cycloïde de Kretschmer.
Deuxième type : anguleux et rudes, plus ou moins
coordonnés quand il s'agit des mouvements grossiers, mais dont
l'insuffisance de coordination se manifeste davantage dans les mou
vements fins de la main et des doigts. Cette forme correspond au type
athlétique.
Troisième type : mouvements lents, maladroits et faibles. Cepen
dant on rencontre souvent une grande adresse des mouvements man
uels. Ce type correspond à Pasthénique et au schizoide de Krets
chmer.
Quatrième type : mouvements gracieux et infantiles mais man
quant de précision. Ce type correspond à la constitution physique
infantile-gracile. J. A. DlFFÉltENTfiELLE 419 PS¥GHOlJ064E
368. — BÀDJUL, MIROPOLSKAIA et ANDREIEW. — Studie
über die Synkinesien bei Gesunden im Zusammenhang mit der
motorischen Begabung und den Körperbautypen (Etude sur les
syncinésies chez les individus sains, leur rapport avec les aptitudes
motrices et la constitution physique). — Z. für g. N., CXVII, 1928,
p. 595-619.
Lés auteurs ont fait des expériences sur 69 soldats de l'armée
rouge, âgés de 22 à 24 ans, dont 35 ouvriers d'usine, 20 ouvriers agri
coles, 8 employés de bureau, 4 élèves d'écoles secondaires et 2 élèves
d'école technique.
Dans une première série d'expériences, ils ont utilisé le -Kymogra-
phioTi^par deux méthodes : la première a été celle utilisée déjà par
RoUssetfcki, qui consiste à enregistrer mécaniquement les contractions
volontaires des muscles de l'avant-foras, surtout des muscles biceps
et ftriceps, pendant que l'autre bras exécute des mouvements volont
aires de flexion et d'extension dans la région du coude. Ce sont les
syncinésies globales de P. Marie et Foix.
»La 'deuxième méthode a été celle par enregistrement de la force
dynamométrique (dynamomètre de Mathieu). Les auteurs ont évalué
le degré de syncinésie par des notes allant de 5 (note correspondant
au le plus élevé) jusqu'à 1.
ils 'Oïlt classé les résultats ainsi obtenus en 5 groupes : Groupe I
(5;individus notés à 5), la 'hauteur moyenne des courbes syncinétiques
atatteint 30 millimètres. Groupe II (15 individus avec note 4), cotte
hauteur a atteint 4mm,4. III (22 avec note 3), la moyenne a atteint 2mm,l 5. Groupe IV (21 individus avec
note 2), cette hauteur moyenne a atteint lmm,l. Groupe V (6 indi
vidus »notés à 1) cette 'hau-teur est égale à 0. La courbe synemétique
est plus »marquée avec la ^méthode dynamométrique qu'avec la pre
mière. 'Pas de corrélation entre la force proprement
dite et les courbes syncinétiques.
Une seconde série d'essais a été faite avec l'échelle motrice
d 'Ozeretzki (14 tests moteurs) .
Le groupe! a obtenu une note moyenne de 4, 3 ; le groupe II : 3, 2 ;
le groupe «III :;3,0 ; le groupe IV : 2,5 ; le groupe V : 1,1.
En -étudiant, en troisième lieu, les individus au point de vue de la
typologie, selon la méthode de Kretschmer, on a relevé ce qui suit :
A. Uneprépondérancedu type musculaire dans le groupe ayant
des Rotes élevées.
2. ^Une prépondérance du type dysplastique (féminin) dans les
groupes ayant des notes basses.
3. Une dispersion des autres types dans différents groupes.
J. A.
36ô. — - W. ENKE et L. BEISING. — Experimenteller iBeitrag zur
Psyxöiologie der « Auîmef ksamkeitssplatung » bei den Konstitutions-
Hypen (Contribution expérimentale à la psychologie de l'attention
distribuée chez les types constitutionnels). — Z. für g. N., CXVIII,
■1929, p. 634-644.
'Les auteurs ont complétéiles recherches sur l'aptitude à l'attention
distribuée par des expériences avec des figures géométriques non 420 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
colorées : triangles, carrés, pentagones et cercles. Ces expériences ont
été faites sur 240 personnes, hommes et femmes, âgées de 16 à 60 ans,
en leur donnant d'abord un temps limité à 1 minute et puis sans
limite de temps.
Leurs conclusions sont les suivantes :
1. Le test des figures géométriques non colorées révèle la même
aptitude des leptosomes (asthéniques) et des athlétiques à enregistrer
simultanément des rangs séparés.
2. L'âge des sujets examinés n'influe pas sur les résultats obtenus.
De plus, ils constatent chez les leptosomes :
3. Une tendance à projeter des productions imaginatives dans les
simples figures géométriques (tendance absente chez, les pycniques).
4. Une aptitude réduite, par rapport aux pycniques, à se sou
mettre aux expériences à temps limité.
Ces deux dernières attitudes du leptosome se laisseraient ramener
à l'autisme des schizothymiques. J. A.
370. — T. FURUKAWA. — Die Erforschung der Temperamente
mittels der experimentellen Blutgruppenuntersuchung {L'étude des
tempéraments au moyen de l'examen expérimental des groupes
sanguins). ~ Z. für ang. Ps., XXXI, 3-4, 1928, p. 271-299.
F. part des recherches de Hirschfeld qui avait distingué 4 groupes
sanguins. Groupe I : pas d'agglutinogène dans le sang ; les deux
agglutinines a et ß dans le sérum ; groupe II : agglutinogène A dans
le sang et agglutinine ß dans le' sérum ; groupe III : B
dans le sang et agglutinine ß dans le sérum ; groupe IV : agglutino-
gènes A et B dans le sang, mais pas d'agglutinines dans le sérum.
Or, en pratiquant l'examen du sang chez 61 personnes adultes,
parents et amis de l'auteur et classées en tempéraments actifs et tem
péraments passifs, F. trouve chez les actifs le sang des groupes I et III,
chez les passifs le sang des groupes II et IV, coïncidence qui se ren
contre chez 58 sujets, soit dans 95,1 % des cas.
En outre, 248 élèves d'une école normale de jeunes filles étaient
invitées à caractériser leur tempérament, en indiquant les traits
qu'elles croyaient posséder. Elles devaient se guider d'après le schéma
ainsi conçu : « On considère comme active une personne : 1° qui n'est
pas craintive ; 2° qui n'est pas hésitante ; 3° qui n'est pas confuse ;
4° qui n'a pas peur de se présenter devant quelqu'un ; 5° qui n'est
pas timide ; 6° qui est sociable ; 7° qui est indépendante ; 8° qui ne
se laisse pas influencer par les autres ; 9° qui ne change pas ses asser
tions ; 10° qui est inflexible. » Les 10 traits opposés servaient à ca
ractériser le tempérament passif.
Résultats : Sur 133 cas présentant le sang du groupe I ou III, il
y a eu 81,7 % de sujets qui s'étaient caractérisés comme actifs ; sur
122 cas ayant donné les réactions du groupe II ou IV, 70,5 % s'étaient
caractérisés comme appartenant au tempérament passif. Enfin,
sur 104 adultes les auto-diagnostics de coïncidaient
avec la théorie des groupes sanguins dans 94,2 % des cas.
Pour caractériser le tempérament d'un peuple, F. établit le rapport
entre la somme des pourcentages des groupes I et III et la somme
des pourcentages des groupes II et IV, ce qu'il appelle « indice du PSYCHOLOGIE DIFFERENTIELLE 421
tempérament national » et qui permettrait d'apprécier les fréquences
relatives des tempéraments actifs et passifs. Il fournit ces indices
pour un certain nombre de nations et pour quelques groupes sociaux
au Japon.
En somme, des recherches suggestives qu'il serait intéressant de
reprendre en essayant, notamment, de rendre plus précise la déter
mination préalable du tempérament psychologique des sujets.
D. W.
371. — L. POLEN. — Körperbau und Charakter (Structure du
corps et caractère). — A. f. ges. Ps., LXVI, 1-2, 1928, p. 1-105.
Bonne revue générale et critique des nombreux travaux inspirés
des recherches de Kretschmer. Les idées maîtresses de cet auteur sont
clairement résumées et confrontées avec les résultats des travaux
des élèves et critiques. P. conclut à l'existence bien établie des types
morphologiques de K., dont elle reconnaît toutefois le contrôle diffi
cile étant donnée la méthode d'appréciation globale, à l'œil, pratiquée
par K. et la rareté des types purs. Pour ce qui est du rapport entre
la constitution morphologique et les psychoses, il semble bien qu'il
y ait, d'après les diverses recherches, une plus grande fréquence de la
psychose circulaire chez le type pycnique. De même, la relation entre
le type pycnique et la cyclothymie semble mieux établie que celle
entre les autres types et la schizoïdie. Mais la nature intime de ces
relations est encore bien peu connue. En tout cas, il faut se méfier
d'une extension trop large des conceptions de cyclothymie et, surtout,
de schizoïdie à tous les caractères normaux. L'effort consistant à
réduire entièrement le caractère et le tempérament à la constitu
tion physique semble pour le moins prématuré. D. W.
372. — H. FRIESENHAHN. — Neue Versuche mit der Galtonschen
Typenphotographie (Nouvelles recherches avec les photographies comp
osites de Galion). — Z. f. Ps., CVII, 1-2, 1928, p. 120-128.
F. a perfectionné les procédés de Galton : l'éclairage est artificiel
et constant, le temps de pose réglé automatiquement par un pendule ;
à la mise au point, l'image est placée de façon que les pupilles des
deux yeux coïncident avec certains repères, etc. Il donne un curieux
exemple des résultats obtenus : dans une classe on a superposé les
photographies des dix enfants les plus intelligents et celles des dix
les moins bien doués. Les deux images se ressemblent plus qu'aucune
des vingt images individuelles : cependant l'expression intelligente
de la première fait contraste avec l'expression somnolente de l'autre :
il y a là un moyen remarquable de concrétiser la notion du type.
P. G.
373. — F. D. BROOKS. — The Organisation of Mental and Phys
ical Traits During Adolescence (L'organisation des traits mentaux
et physiques durant V adolescence) . — J. of appl. Ps., XII, 2, 1928,
p. 228-241.
Les recherches ont porté sur plusieurs groupes de sujets soumis(
d'une part, à diverses échelles de tests d'intelligence, et, d'autre part 422 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
à des mensurations physiques : taille et poids chez tous les sujets ;
en outre, force musculaire chez les étudiants ; âge physiologique,
chez les étudiantes, exprimé en années écoulées depuis les premières
règles.
Les résultats montrent entre les mensurations physiques et les tests
d'intelligence des corrélations extrêmement faibles, bien que, dans
la majorité des cas, positives. Sur un groupe de 124 garçons, élèves
de 3e année des Junior High Schools, la moyenne des coefficients
entre chaque mensuration physique et les tests d'intelligence a été
de 0,064 ; l'influence de l'âge étant éliminée par le procédé des corré
lations partielles, la moyenne des coefficients a été 0,112 ; chez
163 filles du même âge et de même classe r == 0,046 et 0,131 à âge
constant.
Chez 385 étudiants de 16 à 20 ans, la taille, le poids et la force
musculaire ont donné, avec les tests d'intelligence, des coefficients de
corrélation de 0,024, — 0,060 et 0,097 respectivement. Chez 188 étu
diantes de 17 à 20 ans les résultats sont du même ordre. A noter que,
dans ce groupe de sujets, si l'on considère les corrélations pour
chaque âge séparément, on les voit décroître avec l'âge. Mais cette
relation ne se retrouve pas chez d'autres groupes de sujets, de sorte
que l'on ne peut même pas conclure à un parallélisme plus net au
début de l'adolescence, entre le développement physique et mental.
Les résultats obtenus sont comparés à ceux des autres auteurs avec
lesquels ils s'accordent, en somme, assez bien et une bonne liste
bibliographique accompagne cet article. D. W.
374. _ h. E. GARRETT et W. N. KELLOG.— The relation of
physical constitution to general intelligence, social intelligence and
emotional instability {La relation de la constitution physique à V in
telligence générale, à l'intelligence sociale et à l'instabilité émotionn
elle). — J. of exp. Ps., XI, 2, 1.928, p. 113-129.
Ce titre serait bien ambitieux, s'il tenait ce qu'il semble promettre.
En fait, il s'agit simplement de corrélations entre des mesures phy
siques faites (d'après des photographies) sur 221 étudiants, et diffé
rents tests psychologiques. Les mesures aboutissent à différents
index morphologiques; les tests sont, pour l'intelligence générale,
celui de Thorndike applicable aux étudiants de degré supérieur ; pour
l'intelligence sociale, le test G. Washington ; pour l'instabilité émot
ionnelle, le recueil de données personnelles de Woodworth. Les ré
sultats sont absolument négatifs ; aucune corrélation appréciable
n'apparaît entre les mesures physiques et psychologiques ; par contre
le test d'intelligence générale et le test d'intelligence « sociale » en
présentent une assez remarquable pour faire soupçonner qu'ils
mesurent tous deux la même fonction ! P. G.
375. — G. H. ESTABROOKS. — The Relation between Cranial
Capacity and Intelligence in School Children [La relation entre la
capacité crânienne et V intelligence des écoliers). — J. of appl. Ps.,
XII, 5, 1928, p. 524-529.
Les quotients intellectuels des écoliers de Revere et de Medford
près de Boston, examinés à trois reprises, à l'âge de 6, 7 et 8 ans, PSYCHOLOGIE DIFFERENTIELLE 423
ont été comparés, séparément, pour les deux sexes et pour les races
(européens nordiques, italiens et juifs), aux indices de capacité crâ
nienne établis d'après les formules de Pearson-Lee. Les coefficients
de corrélation sont faibles, mais tous positifs. D. W.
376. — H. H. DONALDSON et M. M. GANOVAN. — A study of
the brains of three Scholars {Etude des cerveaux de trois savants). — ■
J. of comp. N., XLVI, 1928, p. 1-95.
Les trois savants dont les cerveaux ont été objet d'étude sont
Stanley Hall, William Osier et E.-S. Morse, la comparaison est faite
avec celui du neurologiste E. Southard prématurément déeédé et
ceux de ses parents, étudiés déjà par Canovan :
Southard Southard Southard
Cliv.
St. Hall W. Oiler S. Morse
M. E.
Poids (gr.)... 1412 1396 1309 1405 1242 1150
Âge de la mort 70 78 87 45 72 76
De l'étude très complète avec tableaux et graphiques il résulte que,
pour les trois savants précités le cerveau était particulièrement dé
veloppé et bien irrigué, avec épaisseur plus grande du cortex dans la
région frontale et le pôle occipital. Mais l'arrangement des circonvo
lutions et des sillons ne présentait rien de particulier : ce n'est pas
-d'après cette morphologie extérieure qu'on peut procéder à
l'évaluation des capacités mentales. H. P.
377. — G. VIDONI. — Quoziente mentale e condizioni fisische nei
Giovani auormali. — Riv. di Ps., XXIV, 2, 1928, p. 111-114.
Publication d'un tableau, que nous ne pouvons reproduire ici en
détail, donnant pour cinquante enfants d'écoles, le Q. I., la taille, le
poids, la largeur des bras étendus, la circonférence thoracique, et des
épreuves de dynamomètre. Les conclusions sont assez difficiles à
tirer, l'auteur n'ayant donné aucune moyenne ni calculé aucun
coefficient de corrélation. L'accord entre le physique et le mental,
paraît assez irrégulier en ce qui concerne certaines des mesures phys
iques, sur l'exécution desquelles on manque du reste tout à fait de
données précises. M. F.
378. — HORATIO FERRER. — Aveugle de naissance opéré avec
succès à l'âge de 29 ans. — Broch. in-16 de 16 pages.
Observation présentée à la Société des études cliniques delà Havane,
par F. qui est médecin à l'armée cubaine, et qui a eu occasion d'opérer
un homme qui présentait une cataracte double congénitale, et n'avait,
comme impressions visuelles, que des sensations lumineuses avec
perception du bleu, du rouge, du vert et du jaune pour de grandes
surfaces, à fort éclairement.

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