Comportement des Vertébrés. - compte-rendu ; n°1 ; vol.29, pg 366-387

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L'année psychologique - Année 1928 - Volume 29 - Numéro 1 - Pages 366-387
22 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1928
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e) Comportement des Vertébrés.
In: L'année psychologique. 1928 vol. 29. pp. 366-387.
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e) Comportement des Vertébrés. In: L'année psychologique. 1928 vol. 29. pp. 366-387.
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mandibulaires) pour la constructio n du nid. Il n'y a que peu d'es
pèces qui utilisent la soie des larves. Chez celles-ci la reine commenee-
par s'installer dans un pli de feuille ou dans une logette de carton,
jusqu'à apparition des premières larves. Celtes-ci, dans un nid
mobile, ont dû retrouver l'instinct fréquent des larves d'Hymén
optères de fixer le futur cocon par quelques fils ; un certain nombre-
de larves procédant ainsi, il a dû se faire un tapissage1 de la paroi
intérieure du nid, et là a dû être le point de départ de l'utilisation
par la mère de cette soie pour constituer toute la paroi du nid, la
larve restant nue par voie de conséquence. H. P.
266. — Mme M. COMBES. — Une fourmilière dont les fourmi*»
éteignent le i&u. — J. de Ps., XXV, 2, 1928, p. 181-1-88,
La psychologie des fourmis varie non seulement d'une espèce à
l'autre, mais même d'un nid à l'autre'. L'auteur a observé une four
milière de Fourmis rousses dont les individus avaient inventé et
conservé d'une année à l'autre un procédé d'extinction du feu. Un-
rat de' cave, ou une bougie, enflammé^ placé à côté de la fourmilière,,
était environné d'ane foule de fourmis qui, en lançant des jets d?âcide-
formique sur la flamme, l'éteignaient en un temps variant de dix
secondes à dix minutes. Cinq autres fourmilières de fourmis rousses
soumises; à la même expérience n'oivfc donné aucune réaction compar
able. Hypothèses suggérées par ce fait sur la question de l'intell
igence animale, le sens social et le courage chez la fourmi, le progrès
dans l'espèce. G.-H. L.
e) Comportement des Vertébrés x
267. — HUDSON HOAGLAND. — The Mechanism of tonic immob
ility « Animal hypnosis ». (Le mécanisme de l'immobilité tonique,
hypnose animale). — J. of gen. Ps., I, 3-4, 1928y p. 426-447. —
On the mechanism of tonic immobility in Vertebrate» (Sur le mêccur
nisme de V immobilité tonique chez les Vertébrés). — J. of gen. Ph.,
XI, 6, 1928, p. 715-741.
Exposé général du problème de l'immobilisation et de la méthode
d'étude fondée sur l'action de la température.
Les recherches personnelles de l'auteur ont porté sur un lézard,
Anolis carolinensis immobilisé par pression sur le thorax quand5 iï est '
sur le dos, avec un dispositif inscrivant le retour du mouvement.
Près de 20.000 immobilisations ont été réalisées sur 6 animaux entre-
5° et ■• 35P; La durée d'immobilisation (qui présente des variations
rythmiques) varie en sens inverse de la température ; mais le coeffi
cient d'Arrhénius est différent au-dessous et au-dessus de 20°.
L'a«<feeur expose une théorie générale du mécanisme en rapport
avec la dualité des coefficients de l'équation d'Arrhénius, et faisant
intervenir, suivant des suggestions de Crozier, un mécanisme à la fois
nerveux et hormonal (en. faisant d'abord appel' à la notion de deux
1. Voiraussiles n°* 171, 173, 174, 175, 176, 178, 179, 180,181, 182, 183, 194,
195, 199, 206, 212, 213, 214, 215, 216, 2*7, 236, 631, 632, 638, 639, [736-738],.
792,793,877,897,1035. PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQUB ET BIOLOGIE 367
hormones agissant: l'une entre 5«? et 35°, l'autre entre 20° et 35°,
puis à une seule). Le choc efficace entraînerait une décharge des
centres médullaires du tonus réflexe, ayant pour effet, d'une part
l'inhibition des centres supérieurs, et d'autre part une contraction
généralisée des muscles squelettiques, et enfin par irradiation aux
centres sympathiques, une sécrétion d'adrénaline allongeant la
période d'immobilité et lui donnant sa durée caractéristique (les
injections d'adrénaline ayant effectivement une influence allon
geante), le retour du mouvement se produisant au moment où l
étaux d'adrénaline circulante tomberait par oxydation au-dessous
d'une certaine valeur critique. H. P.
268. — LOUIS ROULE. — Les Poissons et le monde vivant d«s
Eaux. III. Voyages et ïffigratioas. — In-8 de 376 pages avec
16 planches, Paris, Delagrave, 1929.
Nous avons déjà eu occasion de signaler un des volumes de la:
belle publication du Professeur d'Ichtyologie du Muséum, pour les
données éthologiques qu'il contenait.
Dans le tome III, consacré aux voyages et migrations des. Poissons,,
et où se trouve relatés « l'histoire merveilleuse du Saumon », et le
non moins « étonnant voyage des Anguilles d'Europe », les problèmes;
psychologiques ne manquent pas : rôle* des tropismes guidant la mi-!
gratiom» intervention de telles ou telles, s^nsatians, acquisition; dô
souvenirs-repères, mécanisme instinctif ou manifestation d'intelli
gence. .
Ces problèmes, s'ils ne sont pas tous résolus, car la science est loin
d'avoir achevé sa tâche», so,nt du laoinsposést sous une forme destiaée-
à rendre accessibles et intéressantes les. questions abstraites même à
des esprits uniquement soucieux d'une lecture facile et agréaible,.
accompagnant de belles images. Et les problèmes soat d'autant
mieux posés que l'auteur a poursuiyi des recherches expérimentales
sur les facteurs des migrations chez les Saumons, les Thons, etc.
Les faits qu'il cite sont solidement établis, et s'il veut être un guide
agFéable, on< n'oublie pas qu'il est surtout en ces matières un
sûr. H. P,
269. — H. O. BULL. — Studies on conditioned responses in Fishes
(Etudes sur les réponses conditionnées chez les Poissons)., — J. of
marine biological Association, XV, 1928, p. 485-533.
Avec un excitant alimentaire associé à de légères modifications
de milieu, on peut, en provoquant des réponses conditionnées à celles-
ci, établir qu'une Blennie (Blennius gattorugine) perçoit une élévation
de la température de l'eau à partir de 0°4, et un abaissement de sali
nité de 0,3 %.
L'association d'un choc électrique à une couleur permit d'établir
une discrimination du vert et du rouge.
Les. Labres distinguent le rouge, le vert, le jaune et le violet, mais
non des différences d'intensité lumineuse ; ils distinguent une source
de lumière de deux et perçoivent des vibrations de diapason (asso
ciation à la nourriture).
L'anguille arrive, par association à un choc électrique, à réagir
aux vibrations d'une sonnerie électrique. H. P. ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 368
270. — J. FROLOFF. — Bedingte Reflexe bei Fischen {Réflexes
conditionnels chez les poissons). — Pf. A., CGXX, 1928, p. 339-349.
L'auteur commence par créer un réflexe conditionnel (chez Tinca
vulgaris) en associant son ou lumière à une réaction motrice provo
quée par choc électrique. Il étudie ensuite, dans trois séries d'expé
riences, comment s'installe progressivement une inhibition condi
tionnée. Dans le premier cas, il suit simplement l'extinction du ré
flexe lorsqu'on supprime le stimulus inconditionnel : le fait intéres
sant est la constatation, par enregistrement des réponses, d'une
amplitude non régulièrement décroissante, mais présentant des
ondulations amorties d'intensité, phénomène déjà étudié par l'auteur
chez le chien. Dans le deuxième cas, l'inhibition est provoquée par
l'association au stimulus conditionnel primitif, d'un second stimulus
d'une autre nature : à noter qu'il se produit au début un réflexe
conditionnel de second ordre, le 2e stimulus devenant à lui seul
efficace, après avoir été associé un certain nombre de fois au premier
(ce qui n'avait été observé jusqu'ici que sur les Vertébrés supérieurs).
Enfin, l'inhibition peut être amenée par une variation du premier
stimulus (ici lumière rouge, puis verte, ou inversement). Dans ce cas
on observe souvent, lorsqu'un stimulus actif suit un stimulus inhibi
teur, une inhibition partielle provisoire de la réponse au stimulus
actif, et plus tard lorsque l'action inhibante est bien établie, un ren
forcement au contraire de cette réponse (inhibition consécutive et
induction positive de Pavlov.) A. F.
271. — FRIEDRICH SCHIEMENZ. — Das Verhalten der Fische
in Kreisströmungen, und in geraden Strömungen, als Beitrag zur
Orientierung der Fische in der freien natürlichen Wasserströmung
[Le comportement des poissons dans les courants circulaires ou recti-
lignes ; contribution à l'orientation des poissons dans le courant d'eau
libre naturel). — Z. für ver. Ph., VI, 1927, p. 731-750.
Les excitants optiques jouent un rôle dans l'attitude rhéotropique
négative de l'épinoche (ce qu'on constate en faisant tourner un
cylindre autour de la cuve, ou en réalisant des déplacements linéaires);
mais ils ne sont pas nécessaires, comme le montrent les expériences
dans l'obscurité (2 points lumineux étant fixés au poisson), pour
l'orientation vis-à-vis de courants circulaires.
Mais l'attitude active ne serait pas le fait d'excitations tactiles, ni
même d'une pression du courant (aucune expérience vraiment pro
bante n'étant d'ailleurs invoquée contre ce mécanisme) ; elle dépen
drait d'une capacité, non analysée encore, de percevoir la rotation ;
vis-à-vis de courants linéaires, l'orientation est peu stable et est
surtout d'origine optique. H. P.
272. — LEONJA PAPIERBUCH. — Le Sens et la Mémoire des
directions d'un objet, chez les Anoures. Différenciation et Génér
alisation de l'habitude. Formes d'amortissement et leurs résultats.
Perturbations. Déclenchement et inhibition des associations con
tractées. — Acta biologise experimentalis, II, 8, 1928, p. 165-210.
(En polonais, résumé français, p. 165-171, légendes en français
avec figures et tableaux.) ■
ZOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 369 IPSYCHOLOGIE
Ce 'travail est le 4e Mémoire sur l'expérience optique des Batraciens
<(!jpecherches de l'Institut Nencki, à Varsovie).
Le dressage alimentaire avec des formes géométriques en bristol
•a permis d'établir chez les Anoures une perception des directions
planes (sens d'extension des surfaces, ou inclinaison de celles-ci).
Pour l'établissement de l'habitude, avec une expérience par jour,
il suffit en général de 15 à 30 répétitions (sauf chez Bufo, pour lequel
l'échec est constant).
L'amortissement spontané de l'habitude sans essais de contrôle
est tel après trois mois qu'on ne peut plus mettre en évidence de
réactions différenciées (adaptées à une figure déterminée) ; mais,
avec quelques rares essais, au bout de 2 à 3 mois, on note encore une
différenciation persistante. C'est la différenciation qui s'amortit,
mais l'habitude brute persiste très longtemps. H. P.
1573. — S. S. FLOWER. ~ Loss of memory accompanying meta
morphosis in Amphibians (Perte de mémoire accompagnant la méta
morphose chez les Amphibiens). — Pr. of Zoological Society,
London, 1927, p. 155-156. .
Des larves de Salamandra ont acquis l'habitude de venir prendre
la nourriture à la main, après métamorphose elles se montrent fa-
Touches, et ne réacquièrent cette habitude qu'au bout de 5 semaines
de nouveau dressage. H. P.
274. — V. HACHLOW. — Kastrationsversuche am Dompfaffen
(Pyrrhula) (Recherches de castration sur le bouvreuil). — Archiv
für Entwicklungsmechanik, CX, 1927, p. 279-300.
Après ablation des deux testicules, le mâle de bouvreuil, normale
ment vif et batailleur, devient apathique, ne chante plus, reste comme
un oisillon, les plumes hérissées, réclamant à manger de ses congénères
<en ouvrant le bec. Le manque d'hormone testiculaire entraîne une
régression à un stade infantile. Si, aussitôt après la castration, on
réalise une greffe testiculaire, aucune modification ne s'observe. Si
la greffe est faite tardivement, on voit revenir, dans un ordre défini,
tous les caractères du comportement des mâles adultes. H. P.
275. — M. HERTZ. — Weitere Versuche an der Rabenkrähe (Nou
celles recherches sur la corneille). ■ — Ps. Forsch., X, 2-4, 1928,
p. 111-141.
Continuant ses recherches sur les oiseaux, dont nous avons rendu
•compte l'année dernière, H. a fait d'intéressantes expériences sur la
perception des grandeurs. La corneille avait pris l'habitude, quand
l'observateur était présent, de faire passer par des fentes, entre le
grillage et la traverse, des noix ou noisettes qu'elle ne pouvait casser.
L'observateur les cassait et les lui rendait. L'habitude dérive sans
■doute de la disposition à cacher des objets dans des fentes ou trous,
mais elle s'en distingue cependant et répond à une situation très
particulière. On élargit certaines de ces fentes : on trouve que l'oiseau
s'en sert sans hésitation pour les fruits les plus gros, tandis qu'il
passe les plus petits par n'importe quelle fente. On dispose enfin
huit trous rangés par ordre de grandeur : l'observateur se tient du
l'année psychologique, xxix. 24. ,
,1 37G , ANALYSES BIRL10GR AJJHJQU ES
.côté. du plus petit. L'oiseau cherche et trouve le trou qui convient à
la grosseur des fruits. D'abord il. passe les petits fruits par lespatits
trous : ce, n'est que plus tard qu'il les passe aussi par les grands.
Nous avons, vu que, la corneille savait: écarter un obstacle (pierrß,
verrou) qui l'empêchait d'ouvrir la perte, d'uïie cage contenant,! un
.appât. Voici des expériences qui, ■permettent .une, analyse; plus précise
de ..ce. problème.
Si, près de la porte, on place plusieurs pierres: dont une>seulç gêne
.réellement son mouvement, l'oiseau pourra chercher à les enlever
, (toutes, s'il ne réussit pas: d'abord à écarter l'obstacle réel ; lairessem-
.-blance des objets, leur proximité jouent, un rôle dans la perception
encore confuse ou instable de Y obstacle^ Si on remplace la portes par
»une barre, transversale, l'oiseau/ d'abord effrayé, finit par» approcher
par côté et par tirer la barre. Si;la porte est. maintenue, par un-verrou,
il le pousse, soit vers le haut, soit vers le bas ; mais il ne sait pas jus-
>qu'où il doit. le pousser et ne corrige Ja position défectueuse donnée
,.-au. verrou qu'après. un essai réel sur la porte. Un obstacle 'direct au
.mouvement de l'oiseau est apprécié directement par la vue ; il m n'en
est plus de même d'un obstacle au mouvement d'un objet qu'il ma-
.nceuvre. Cependant on le voit déboucher, sans tentative;, préalable,
.un trou bouché par où il veut passer un fruit ; c'est sans doute parce
:que Je mouvement du fruit (son objectif) l'intéresse,' tandis que celui
du verrou (l'obstacle) ne l'intéresse pas directement.
L'article contient encore d'intéressantes expériences sur le com-
, portement de l'animal à, l'égard, de pseudo-fruits (amande enrobée
dans une enveloppe de. plâtre , de forme et d'aspect plus ou moins
voisins de ceux.de la coque d'une noix véritable). P.'.G.
'276. — MATHILDE HERTZ. — Währnehmungspsychologische
Untersuchungen am Eichelhäher. I et II (Recherches de psycholggie
de la perception chez le Geài). — Z. für ver. Ph., VII, 1928, 1,
p. 144-194, et 4, p. 617-656.
Relation d'une série de 302 expériences de choix sur des geais
(Garrulus glandarius), montrant que les oiseaux reconnaissent des
dispositions d'objets en formes variées (en ellipse, en croix, en
ligne, etc.), tout comme l'homme lui-même, différenciant des formes
géométriques assez voisines, et des dessins très compliqués.
Ge serait la Structure caractéristique de l'ensemble perceptif qui
se fixerait dans la mémoire de l'oiseau, indépendamment des. positions
absolues — que l'on peut varier — des objets isolés, et des. données du matérieL de sensations. Le champ de perception se comp
orterait comme celui de l'homme, et conformément. aux vues des
psychologues de la forme, la perception de structures serait .bien
une fonction physiologique^ primaire du sensorium.
'Le travail est malheureusement une longue enumeration ,'d'expé-
riences où l'on se noie dans les détails, sans que se dégagent. les
grandes lignes de ce qu'on pourrait appeler aussi une « structure ».
:
. — G. GIBAULT. — üRechwches tsur TOTientatkra du1 pigeon
' voyageur. Note préliminaire. — --R. française 'd'Ornithologie, PSYCHOLOGIE /ZO©i,OGIßU£ ET BIOLOGIE WA
La relation sommaire d'um Jacher de 80 pigeons (mâles et leoneltes
jeunes et vieux) à l'Observatoire du Val Joyeux, avec retour àiDechy
>i(Nord.), ne comporte aucune conclusion (ncKte'des'évolutions au départ,
temps de parcours, conditions météorologiques). H. P.
3Î78. — K. TAKE1. — Sur la discrimination visuelle et son aRpren- J." tissage chez les poulets (en japonais). — Japanese of Ps., II,
1927, p. 32-87, (d'après Ps. Ab., Il, p. 552).
Sept poulet« softt dressés avec la boîte de Yerkes, à choisir un
compartiment marqué par un papier.gris(n°.28 deZimmermann) a«vec
punition électrique des erreurs (choix de papier noir) ; ils apprenaient
en 8 à 10 jours (10 essais par jour). Quand on compare du ,gr.is et
du blanc, indifférence (sans persistance -d'un choix relatif). Pour
le choix de deux cercles inégaux (28 et 7 cm2) sur 6 -poulets,
.2 apprennent en moins de 4 jours, le plus lent -en 7 jours (dressage
au choix du plus grand). En faisant comparer ensuite >un autre couple
(63 -et 28 cm2), il y a prédominance du choix du plus -grand (65 %),
par rapport à l'autre qui avait dû être choisi au cours du dressage.
Il y aurait donc là persistance de la relation de Köhler, à la diffé-
arence de l'expérience précédente.
Enfin les poulets ont appris en 2 à 6 jours à choisir un îp^raltélo-
gramme incliné à 45^placé à cètéd'un rectangle de même dimension.
Entre une ligne horizontale et une 'ligne verticale il n'y a pas eu
-de discrimination possible. H.. P.
— K. FRQMHERZ. — Sedative Witkungôn im Tierversuch
(Actions sédatives >chezT animal). — Arch. I. exp. Path. u. Pharm.,
CXXI, 1927, p. 273-298.
L'auteur présentait deux routes à ses animaux (souris) en expé
rience pour la recherche de leur nourriture, un chemin éclaire .par
une lumière rouge dans le courant duquel l'animal jecevait urne jse-
cousse électrique, constituait une de ces routes. Après alcool, chloré-
tone, véronal, dial, somnifène, antip-yrine, pyramidon, tmoijphiiaQ,
les animaux évitaient la lumière rouge tant qu'ils -conservaient leur
contrôle moteur. P. B.
MO. — TH. C. RUGÖ. ■— A «tody of the discmimiiatouy abflity of
albino rats by means of a triple-ouit inclined »plane di&oïimintaiion
apparatus (Etude de l'habileté discriminative de pats blancs avec
un appareil à plan incliné de triple unité). — Ps. Bul. (Western
Psych. Assoc., août 1928), XXVJ, .1, 1929, p. 44.
L'appareil comporte des couloirs identiques mais dont peut vamer
l'inclinaison, avec dressage pour le choix -d'un couloir d'inclinaison
donnée. Les srats apprennent plus facilement à différencier des petites
différant >de 10° que des clartés.
Le seuil de perception est entre 1° et 4° (13 % percevant 1°; fc8%,
2«», 35 % 3°, et 4 % seulement, 4"). .H. P.
281. — G. YOSHIOKA. — La discrimination des voies labyrin-
thigues p«r te rat (en japonaÉ). — Japanese J. of Ps., II, 1"925,
p. «45^824 (d'apjfès Ps. Ab., II, p. 487).
on groupe de 30 rats ,est .placé »entie deux ilabyrmthes, l?un de 372 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
forme triangulaire équilatérale et l'autre pentagonal concave (la
longueur des voies étant la même dans les deux). Après des parcours
forcés dans l'un et l'autre, en nombre égal, on laisse les rats libres
pendant 60 essais (6 par jo,ur, 10 jours). Le choix fortuit, indiffé
rent, comporterait 30 ± 3,87 parcours d'un des types. Or il y a
choix du parcours pentagonal dans environ 40 cas sur 60, ce qui
indique une préférence pour un des chemins. H. P.
282. — W. M. BOROVSKI. — Experimentelle Untersuchungen
über den Lernprozess (Recherches expérimentales sur le processus
d'apprentissage). — Z. für ver. Ph., VI, 1927, p. 489-529.
Recherches faites sur le rat blanc avec des labyrinthes divisés en
deux moitiés; le compartiment à nourriture étant à l'extrémité de la
seconde moitié. Notation des temps et des erreurs pour l'apprentis
sage des deux moitiés. D'une façon régulière la deuxième moitié est
apprise plus vite ; le point de départ des progrès est dans le compar
timent à nourriture, et s'effectue en direction centrifuge à partir de
ce point. H. P.
283. — J.G. YOSHIOKA. — A preliminary Study in discrimination
of maze patterns by the rat (Introduction à V étude de la discriminat
ion des types de labyrinthe par le rat). — Un. of California Pub.
in Ps., IV, 1, 1928, p. 1-18.
Le rat est-il capable de distinguer un itinéraire en forme de triangle
equilateral d'un itinéraire en forme de pentagone irrégulier, tous
deux étant de longueur égale. S'il en est capable, lequel préfère-t-il ?
Les expériences rapportées ont été faites pendant l'hiver 1926 au
laboratoire de Psychologie de l'Université de Californie. Deux mé
thodes ont été employées : celle de l'entraînement libre et celle de la
pratique quotidienne. Résultats obtenus : 1° le rat est capable de
distinguer les deux modèles de labyrinthe ; 2° le rat préfère le penta
gone au triangle equilateral d'égale longueur ; 3° la pratique quoti
dienne est de beaucoup supérieure à l'entraînement libre pour faire
apparaître les préférences dans le choix. P.A.-B.
284. — H. C. CHANG et S. V. LIU. — The influence of the ligation
of the two common carotid arteries on maze performance by the
white rat (L'influence de la ligature des deux carotides sur le com
portement du rat dans un labyrinthe). — J. of comp. Ps., XI, 1,
1928, p. 71-74.
Dans cette opération le cerveau n'est plus irrigué que par l'artère
vertébrale ; l'animal ne survit pas à la ligature simultanée des deux
carotides. Si les deux opérations sont séparées par un intervalle de
quelques jours, l'aptitude préalablement acquise par le rat à par
courir un labyrinthe, subit une diminution légère après la première
et grave après la seconde intervention. Il ne s'agit pas d'un effet de
choc chirurgical, mais d'une conséquence de la diminution de ci
rculation cérébrale. ' P. G.
285. — N. CAMERON. — Cerebral destruction in its relation to
maze learning (Destruction cérébrale dans ses rapports avec V apprent
issage du labyrinthe). — Ps. Mon., XXXIX, 1 (177), 1928, 68 p. .
'VT
PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 373
En comparant dans des apprentissages consécutifs de 5 types de
labyrinthes, un groupe de rats subissant des opérations de destruction
cérébrale, à trois groupes de témoins, l'auteur a constaté que la lésion
atteignant de petites zones d'écorce troublait l'apprentissage et
affaiblissait les habitudes acquises (en dehors de tout effet de choc,
les expériences se faisant 2 semaines après l'opération). Il n'y a pas
de trouble fonctionnel spécifique, et l'auteur envisage l'écorce comjne
un système étroitement intégré. Une lésion peut en
traîner des troubles de « configuration ». H. P.
286. — M. JENKINS. — The effect of segregation on the sex
behavior of the white rat as measured by the obstruction method
[L'effet de la ségrégation sur le comportement sexuel du rat blanc
observé par la méthode des obstacles). — Gen. Ps. Mon., III, 6, 1928,
p. 461-568.
L'expérience a visé à l'étude de l'effet de la ségrégation sur la
force du désir sexuel, cette intensité étant mesurée par le nombre de
fois où les sujets sont amenés à traverser un gril électrique pour
atteindre l'élément stimulus. Les rats étaient âgés d'environ 185 jours.
Les mâles non mis en ségrégation ne semblent pas violemment
sollicités par l'instinct sexuel. Mis en ségrégation, ils traversent le
gril électrique 2 fois plus que normalement, pour les femelles récept
ives. Le franchissement est aussi notablement accru pour les fe
melles non réceptives. La ségrégation de 35 jours aboutit à développer
entre rats des instincts homo-sexuels. Toutefois si cette période a été
précédée d'une période de 2 heures d'accouplements, la diminution
de l'instinct sexuel est fortement enrayée. Lorsque la ségrégation a
eu lieu avant la puberté, elle diminue beaucoup l'intensité de l'ins
tinct sexuel. Chez la femelle, une ségrégation de 35 jours ne semble
pas diminuer son instinct sexuel. Effectuée avant la puberté, elle
affaiblit l'instinct sexuel normal mais développe les tendances
homo -sexuelles. L'effet consécutif à la ségrégation, traduit par la
diminution du nombre des franchissements du gril serait donc plus
marqué chez le mâle que chez la femelle. M. L.
287. — A. L. PALAU. — Notes psychologiques sur le rat blanc. —
J. de Ps., XXV, 4-5, 1928, p. 440-443.
Un rat blanc, à maintes reprises et avec deux femelles différentes,
pendant les quatre ou cinq jours précédant la parturition, aidait la
rate à s'installer dans le nid et allait dormir sans gîte à quelque dis
tance. Cette conduite semble provoquée par le comportement fatigué
de la femelle sur le point de mettre bas. Le même rat sut utiliser un
tunnel contourné pour rentrer dans sa cage. Il manifesta au moment
de sa mort un changement de caractère dans ses rapports avec son
maître, sauvagerie au lieu de familiarité ; un changement analogue,
mais en sens inverse, a été observé chez une rate. Conclusions sur les
caractères individuels des animaux. G. -H. L.
288. — PIERRE MAGARD. — La vie des hyènes. Mes études au
Soudan. — La Nature, 15 août 1928, p. 169.
Les hyènes vivent parfois en troupeau et en ce cas elles se donnent ANALYSES' BIBLIOOfWPBl^BS,
xm ch«f,. à moins, que: ce ne soist celudnji« qui s'imposa. (Se: chef quitte-
peu les tanièces choisies par la bande-- :■ les. autres:- animaux lui ap>-
portent sa nourriture. I. M.
— P. (ÜOÜRB0N. — Du comportement dies Mamm#àw* pen
dant te. pueméBalité. — J<. de Ps., XXV, 4,5, Ii928; p>. 430^439-
Observations sur le comportement de tisois: chattes, Ja grand-mèrev
lu mere et la fille, vivant ensemble et soustraites a l'éventualité de:
l'éducation des jeunes et même de la cohabitation avec d'autres indi
vidus de la même espèce. Les faits sont groupés sous les rubriques
suivantes : comportement des femelles adultes; entre elles pendant:
lteuepes sexu«lvle*But,, la graividàtév et la puerpéitalité ^comportement
des: femelles; e avéra Iêuïs. propres, petits,, envers dies? petite étrangers
à leur famille,, envers des: jeunes d'u«ie auére espèce ; oomcportemèent
des femelles les adultes d'une autre espèce. Interprétation
dös faits, notamnïenfc en vm& de eonclusioKS, provisoires, swr lesMtap-
ports de^ la puerpéralité avee. l'instinct, d'association l'instinct fia>-
milial,. L'instinct marternei et l'initelugence.
ILes fadits relatés sont extrêmement euriewx,. mais ne m© semblent
pas génétealisaiblBS. Beprais diix ans,, il n;a cessé d;'y; avoir chez- moi des
ehartsi adultes variant en: nouabne eter 2 k> 5, si notamment à èweBses-
reprises; deux femelles seuiLes, mit soeurs (de> portées ddfiférejites,)^ soit
Hrèreet fille'. 0r dans aucun cas on<n'a constaté chea elles au;, moment
de? la puerpécalité les caeesses observéies par l'auteur-, mais tout au
plus- de linddÊférence et La pltas. souvent des manifestations earacté1-
risées, d? hostilité. G.-HL h.
— G:. J. WMIBEI* eklu. K. WAKNEBt. — The sensory canar
cities and' infeüigeasce of Dog«, with- at report on. Vb&> anility; of tile
noted dogi« Fellow » to uespond to verbal atimttli {Les eapaeités »em-
Sûnieli&s eu V inttHUgenee des- ahiens,.avec un examen de L'habileté- du
chien « Fëllow ». à; œpvndm à dm stimuli venbauv); — Quarterly
Eeview ©6 Bfclbgy,. lit,, t, li92S, p. 1^-28..
Deusi parties dans cette étude, lfuase coHsacree à la mise au point
des données acquises sur les capacités perceptives du chien (vi-
suelies, olfactives*, auditives)? et suc les; faculties. d*appisentissage-, et
l'autre à l'examen d'un berger allemand; célèbre « acteur » à quatre
pattes,, compreîiaaiit le: langage' huanaini à un. degré remarquafele.
Toutefois; l'expéjamentaéion faite dans des conditions excluant
la participation, dtu maître et la v.ue dse la personne prononçant les
mate: a montré- de nombreuses erreum (ordtees- donnés, objete à recon-
naîtpe1 et à chejjcher d'apmes le nom, au; milieu df au très); Les conclur
sions n'ont pas un. caractère définitif . H'. P.
291. — H. H-BNNM6.. — Zur Psychologie der Mheren
tiraae< (Gontribution à la psychologie des Mammifères supérieurs). —
ZL f. Ps., CV, 5-6, 1928, p. 273-301'.
Cet article est surtout dirigé contre Köhler, dont les méthodes
sont l'objet dfune apne critique. M. lui reproche d'obliger lés animaux
à réagir à des problèmes humainsavec leurs moyens à, eux et.de juger
les; Eésulbate, diaprés- des critères humains. Le singe; et le ehien. ne

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