Comportement des Vertébrés - compte-rendu ; n°1 ; vol.32, pg 377-397

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L'année psychologique - Année 1931 - Volume 32 - Numéro 1 - Pages 377-397
21 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1931
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e) Comportement des Vertébrés
In: L'année psychologique. 1931 vol. 32. pp. 377-397.
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e) Comportement des Vertébrés. In: L'année psychologique. 1931 vol. 32. pp. 377-397.
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877. - MARGUERITE COMBES. - Sur les larves de fourmis
promenées pendant la nuit par des Formica fusca et des F. pratensis
dans six boîtes à observations. — An. Se. N., XIV, 2, 1931, p. 275-
280.
Par observation continue, l'auteur a pu constater que vers 10 heures
du soir, les fourmis commençaient à promener leurs larves, tournant
indéfiniment en procession dans les boîtes d'observation. H. P.
378. - H. HOAGLAND. - A study of the physiology of learning
in ants {Etude de la physiologie de l'apprentissage chez les fourmis).
— J. of gen. Ps., V, 1, 1931, p. 21-41.
On connaît (An. Ps., 1930, n° 863) l'interprétation que donne H.
des courbes en S., notamment pour l'apprentissage, où les conclusions
de Lashley appuient l'hypothèse d'une facilitation triomphant d'un
nombre croissant de synapses. Si celle-ci est due à l'accumulation
d'une substance spéciale en quelque endroit de l'arc réflexe (Sherring-
ton, Robertson), d'où elle serait éliminée durant l'oubli selon une
courbe hyperbolique, des expériences en fonction de la température
comme celles de Crozier, appliquées à l'apprentissage chez des an
imaux à sang froid, peuvent donner des indications utiles.
L'apprentissage d'un labyrinthe facile par des fourmis s'est montré
constant de 15 à 25°, bien que les expériences de grimper montrent
un accroissement rapide de 10° à 38°5. C'est seulement à partir de
la température critique de 25° que l'apprentissage commence à être
facilité. Il est réduit de moitié à 29°4. Après 18 heures au-dessous de
25°, la rétention est parfaite. Exposées 18 heures vers 29°, non seul
ement les fourmis oublient tout, mais le réapprentissage est allongé,
ainsi que l'apprentissage chez des fourmis non encore exercées.
Diverses expériences montrent qu'une activité centrale, et non
sensorielle (olfaction, orientation), est en cause. La formule d'Arrhé-
nius s'appliquant, à partir de 25°, avec jj. = 7.300 cal., suggère une
facilitation chimique selon Sherrington, mais aucun résultat précis
ne peut être tiré d'une si petite marge de température, d'autant qu'à
partir de 28° peuvent déjà intervenir des effets toxiques. D'autre part
plusieurs méthodes pour mesurer l'apprentissage sont essayées et
discutées par l'A. G. D.
è) Compôrierheni des Vertébrés 1
S79. — LÉON JAMMES. — Sur le comportement, au lac d'Orédott,
de la truite commune, Salmo trutta L., en fonction des agents ther
mique et nutritif. - B. B., CVII, 26, 1931, p. 1482-1485.
Ce qui règle les mouvements ascendants et descendants des truites,
c'est, non pas l'état de la faune aérienne ou aquatique, mais l'état
thermique : la température optima pour le séjour en surface est de
12°, et la truite se déplace pour retrouver une température aussi voi
sine que possible de cet optimum. H. P.
1. Voir aussi lés h«« 265, 271, 272, 274, 275, 277, 280, 427* 378 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
880. — E. S. RUSSELL. — Detour Experiment with Sticklebacks
(Gasterosleus aculeatus L) . — (Expérience de détour avec les épinoches).
— J. of exp. B., VIII, 4* 1931, p. 393-410.
L'auteur a étudié 6 épinoches apprenant à saisir un ver de vase
dans un flacon placé dans l'aquarium. Les attaques contre le verre
sont vives et nombreuses, et diminuent ; une entrée fortuite dans le
flacon permet la préhension, et peu à peu l'apprentissage se fait de
l'entrée directe (pour des positions diverses du flacon).
Ce qui est intéressant c'est que, dans la courbe des
temps jusqu'au succès, au cours des épreuves répétées, subit a un
moment donné uiié réduction brusque, correspondant à la significa
tion prise par le flacon dans le champ sensoriel. Si la bouteille est
opaque, et qu'il n'y a plus d'incitation à une attaque directe de la
proie malgré le verre, l'apprentissage est facilité et accéléré. Après
3 mois d'interruption, le comportement direct se retrouve, avec tou
tefois un peu d'allongement dés temps. H. P.
881. - Ttf. PEËKINS. — A further study of conîigurâtional lear
ning in the goldfish (Nouvelle étude sur V apprentissage d'une struc
ture chez le càrassin doré). — J. of exp. Ps., XIV, 1931, p. 508-538.
P. a repris, en les perfectionnant pour les mettre à l'abri de cer
taines critiques, les expériences qu'il avait faites avec Wheelér sur le
càrassin. Le poisson, placé dans la chambre de choix, a devant lui
trois compartiments éclairés, par le fond, au moyen de lampes ; la
lumière réglée par des diaphragmes, arrive à travers des verres dé
polis ; il y a de la nourriture dans les 3 compartiments, mais le poisson
ne pourra la prendre que dans un seul. Lés 48 individus sont répartis
en groupes ; le groupe dynamique ne trouve jamais, dans les dix expé
riences consécutives quotidiennes, la même Combinaison dé 3 l
umières d'intensité variable, il est divisé en sous-groupes qui seront
dressés respectivement à choisir la lumière la plus forte, la plus faible,
ou la lumière intermédiaire. Le groupe statique présente la même
subdivision ; mais pendant toute la période de dressage lés trois
intensités lumineuses ne varient pas (il n'y a que des Variations de
position) ; le dressage fini, il est soumis à dès expériences critiques
avec de nouvelles combinaisons. Enfin un groupé de contrôle ne fait
pas d'expériences de choix ; il sert seulement à étudier les préférences
spontanées du poisson pour les diverses lumières.
Le poisson peut être dressé au choix absolu ; mais sans nouvelle
éducation il est alors capable de transposer l'habitude acquise et de
faire un choix dans le sens de la structure du complexe, dont les él
éments ont varié. L'apprentissage dynamique est plus facile que
l'âppreritissage statique. Le poisson fait un véritable choix. Au début
il préfère là lumière moyenne (qui correspondrait pour lui à une
réponse dans le sens de la moindre action) ; plus tard, avec trois l
umières tranchant nettement l'une sur l'autre, il préfère la plus faible ;
ces préférences peuvent être réduites par le dressage dans le problème
dé la conquête de là nourriture; P. G.
382. — W. E. MILES. — Behavior oî fish in elevated water bridges
Connecting adjoining aquaria (Comportement de poissons dans des PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 879
aqueducs supérieurs faisant, communiquer des aquariums voisitis).
— J. of comp. Ps., XII, 1931, p. 123-132.
Trois bacs, où vivent des poissons, sont réunis par de gros tubes
dont les extrémités, légèrement recourbées vers le bas, plongent dans
l'eau, tandis que la partie moyenne horizontale est à quelques centi
mètres au-dessus du niveau des bacs ; on remplit d'eau ces tubes par
aspiration. Les poissons ne tardent pas à s'y engager et à s'en servir
pour passeT d'un bac dans un autre. Cette attitude ne doit pas être
confondue avec le rhéotropisme des poissons qui remontent un cou
rant, puisqu'ici l'eau est en repos. P. G.
383. -- J. A. BIERENS DE HAAN. - Der psychologische Weft
der. Spräche béi den Vogeïn (La valeur psychologique du langage chez
les Oiseaux). — Proceedings of The VIIth Intern. Ornithological
Congress, 1931, p. 186-196.
Le mot comporte articulation et signification coiiventiöiinelle. Il
n'y a guère que chez les oiseaux, en dehors de l'homme, qu'on pent
rencontrer une certaine capacité d'articulation. En ce qui concerne
la signification, il apparaît bien — en laissant de côté lés récits re
cueillis sans critique — que des oiseaux, perroquets surtout, arrivent
à se servir du mot pour exprimer urt désir (comme le chien d'un geste,
d'une attitude). Mais ce n'est qu'au contact de l'homme que cet
usage est appris, et il manque à l'animal, l'activité créatrice, qui
apparaît à l'auteur comme un élément important du langage hu
main. H. P.
384. — R. RODE. — Observations sur le phénomène d'immobilisat
ion réflexe de la Chouette chevêche (Athene noctua Scop). — B.
S. Z., LV, 1930, p. 451-454.
On obtient l'immobilisation de la chouette de la même manière
que pour la poule, mais pendant un temps plus long (jusqu'à 1 heure).
Au cours de cet état, les fonctions de relation sont suspendues, sans
modification des fonctions internes (avec persistance même des
mouvements de déglutition). H. P.
385. - L. KUENTZ. - Le Chardonneret. - Nat., n° 2870, p. 481-
482, 1<* décembre 1931.
Le mâle a la face rouge cramoisi, les joues blanches, le dessus de la
tête noir, le dos brun-roux, la poitrine et le ventre blancs, les ailes
noires avec une bande jaune ; la femelle a la même livrée, mais les
couleurs sont plus ternes, le rouge de la face moins étendu, on connaît
son chant, en deux périodes, la seconde plus accentuée. êIl vit par
couples. Le nid ressemble à celui du pinson, mais il est moins profond
et moins décoré ; il est placé sur un arbre élevé : chêne vert, tilleul,
poirier, et soigneusement dissimulé dans le feuillage. C'est la femelle
qui le construit. La ponte est généralement de cinq œufs, la durée
de l'incubation de 12 à 14 jours. La femelle couve seule, mais elle est
nourrie par le mâle. Les parents continuent leurs soins aux petits
longtemps après que ceux-ci ont quitté le nid. I. M. ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES S8Ô
386. — L. VERLAINE. — Les oiseaux briseurs de coquilles d'Hélix.
— Extrait des C. R. du Congrès nat. des Se. de Bruxelles. In-8,
4 pages, Liège, 1931.
En élevant de jeunes merles et de jeunes grives, l'auteur a pu
constater que ces oiseaux apprenaient à briser les coquilles d'escargot
sur un corps dur pour s'emparer de l'animal ; les nombreuses coquilles
ainsi brisées qu'on rencontre sur les dunes littorales doivent donc
l'avoir été par ce procédé qui ne représenterait nullement la mise en
œuvre d'un instinct spécifique, mais résulterait d'un apprentissage
individuel. H. P.
387. - A. P. CHATTOCK et G. C. GRINDLEY. - The effect of
change of reward on learning in chickens {L'effet du changement de
la récompense dans V apprentissage des poussins). — Br. J. of Ps.,
XXII, 1, 1931, p. 62-66.
Comme l'a montré récemment M. H. Elliot (Publications Psycho
logiques de l'Université de Californie, 1928), les rats soumis à l'a
pprentissage dans un labyrinthe perdent partiellement l'habitude
acquise lorsqu'on change le genre de la nourriture. Une recherche
complémentaire lui a permis de constater que la modification ob
servée dans le comportement des rats, ne tenait pas au changement
de la nourriture comme tel, mais plutôt au fait que les animaux
n'étaient pas assez habitués à satisfaire leur appétit avec un aliment
nouveau. C'est en s'adressant aux poussins que C. et G. ont cherché
à vérifier ce résultat. Avec un dispositif expérimental consistant
dans un labyrinthe très simple, ils dressaient vingt poussins après
les avoir soumis à un jeûne de 15 heures.
Les courbes d'apprentissage obtenues ne dénotent pas l'effet
signalé par Elliot encore que les poussins aient toujours réagi aux
changements de la nourrirure en se comportant comme s'ils étaient
« étonnés ». P. K.
388. — N. L. MUNN. — The relative efficacy of form and back
ground in the chick's discrimination of visual patterns {V efficacité
relative de la forme et du fond dans la discrimination d'ensembles vi
suels chez la poule). — J. of comp. Ps., XII, 1931, p. 41-76.
Des discussions se sont élevées sur le point de savoir si des animaux
perçoivent des figures ou seulement des « patterns », c'est-à-dire des
distributions de clartés. C'est à cette dernière interprétation que
conduisent les expériences de M. Les poules n'ont pu apprendre,
après 950 essais, à distinguer une croix noire d'un carré noir, tous
deux sur fond blanc. Par contre elles arrivent bien à distinguer des
figures blanches : triangle, cercle, carré. Mais la variation de l'expé
rience montre qu'il ne s'agit pas d'une réaction à la forme comme
telle ; par exemple un animal a pris l'habitude de réagir à une figure
blanche (carré), dont la pointe est tournée vers le bas, indépendam
ment du fond sur lequel elle est présentée ; il ne la reconnaît plus
quand elle a tourné de 45° ; s'il la distingue d'un cercle, d'une croix,
d'un triangle placé sur sa base, il est troublé quand elle est présentée
avec une autre figure dont un angle pointe vers le bas. P. G. PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 381
389. - TH. SCHJELDERUP-EBBE. - Soziale Eigentümlicher
bei Hühnern (Particularités sociales des poules). — Kwart. Ps., II,
3, 1931, p. 206-212.
Description et interprétation psychologique de quelques comporte
ments caractéristiques des poules : le grattage du sol avec l'aile, la
ponte des œufs dans les endroits éloignés du poulailler et difficilement
accessibles, manifestation d'une réminiscence phylogénétique, l'att
itude protectrice vis-à-vis des œufs (mais seulement lorsqu'ils sont
intacts), la copulation.
Le grattage avec l'aile suivant que celle-ci est plus ou moins
baissée, exprime les sentiments plus ou moins forts (le sentiment de
supériorité, d'amitié, le signal de la lutte, des attentions galantes).
Certaines attitudes de la poule, ne différant extérieurement que
par quelque détail, seraient tantôt celle du repos, tantôt celle de la
copulation. L'attitude amoureuse du coq vis-à-vis de la poule com
porte des nuances, suivant qu'il est seul ou qu'il a un rival, suivant
qu'il se trouve en présence d'une ou de plusieurs poules. A. R.
390. — H. G. SANBORN. — Instances of non learned behavior in
birds and mammals (Exemples de comportement non appris chez
les oiseaux et les mammifères). — Ps. Bul. (Southern Soc. for Ph.
and Ps.), XXVIII, 5, 1931, p. 333-334.
L'auteur a repris la question du chant des oiseaux, tout particu
lièrement, depuis 1922. A l'inverse de l'opinion devenue courante, à
la suite des expériences de Barrington au xvme siècle, que le chant
doit être appris, S. a pu, sur une série d'espèces, établir que le
spécifique est bien héréditaire, avec des modifications individuelles
par imitation. Toutefois la tendance imitative chez certaines espèces,
comme le bouvreuil, est si forte que le chant est vraiment renouvelé
et réellement appris. H. P.
391. — P. E. FIELDS. — Contribution to visual figure discriminat
ion in the white rat (Contribution à la discrimination des figures vi
suelles chez le rat blanc). — J.of comp. Ps., XI, 1931, p. 327-366.
F. reprend ses expériences sur la perception des formes pour les
mettre à l'abri des critiques. L'appareil est une boîte allongée qui se
divise en deux couloirs ; au-dessus de la bifurcation sont placés les
signaux lumineux constitués par des formes découpées dans une
plaque de métal et éclairées par des lampes dont la lumière est ta
misée par des verres dépolis ; l'animal ne peut atteindre ces formes,
car le plancher s'abaisse un peu avant d'y arriver.
Les rats arrivent, après 650 essais, à 85 % de choix corrects dans
la distinction de 2 triangles équilatéraux, dont l'un a la pointe en bas
et l'autre la pointe en haut. La diminution de grandeur des figures
abaisse toujours le pourcentage du succès, quoiqu'on puisse le rélever
en continuant l'éducation. On peut mesurer la distance à laquelle le
choix correct est possible, en déplaçant plus ou moins la cloison de
séparation des deux couloirs en avant des figures.
D'autres expériences ont montré que chacune des deux figures
présentée seule (l'autre n'est pas éclairée), avait acquis une valeur
positive ou négative, Des variations de l'expérience prouvent que le ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 382
discernement ne dépend pas de la répartition de la masse lumineuse
et de la hauteur de son centre par rapport au plancher, mais de l'orien
tation de la figure. Chacun des deux triangles peut être distingué
d'un cercle, pourvu qu'il conserve son orientation, mais il n'est plus
reconnu quand on le tourne de 30° autour de son centre. Il ne s'agit
donc pas d'une distinction de la forme triangulaire en général par
rapport à la forme circulaire. P. G.
392. - K. P. MUENZINGER et E. GENTRY. - Tone discrimina
tion in white rats (Discrimination tonale chez des rats blancs). — J.
of comp, Ps., XII, 1931, p. 195-206.
Un chemin central se bifurque en forme d'Y. Au bout de chaque
allée oblique se trouve un haut parleur ; à droite et à gauche deux
barrières ferment des couloirs latéraux contenant un appât ; l'une
peut être poussée par le rat, l'autre est verrouillée. Neuf rats sur onze
ont pu être dressés à prendre l'allée de droite quand les deux haut-
parleurs étaient en action et celle de gauche quand ils restaient silen
cieux. De ces neuf rats, huit ont pu être dressés à choisir l'allée du
haut-parleur sonore et à éviter celle de l'appareil resté silencieux.
Il s'agit vraiment d'un choix ; à la bifurcation, l'animal s'arrête, flaire,
écoute, oriente l'oreille du côté du son ; quelquefois il fait un mouve
ment aussitôt réprimé vers l'une ou l'autre allée avant de se décider.
Les résultats sont en contradiction avec ceux obtenus par Hunter
dans une expérience presque semblable. P. G.
303. — W. S. HUNTER. — The mechanisms involved in the behavior
pï white rats on the inclined plane [Les mécanismes impliqiiés dans
le comportement des rats blancs sur le plan incliné). — J. of gen. Ps.,
V, 3, 1931, p. 295-310.
L'A. rappelle ses expériences précédentes et les critiques qu'il en
a tirées contre Grozier (voir An. Ps., 1927, n° 183). Depuis, celui-ci
a publié ses chiffres et on peut se rendre compte de leur dispersion.
D'autre part, selon la théorie même de G., la valeur significative de
l'orientation en fonction de l'inclinaison a du plan, serait l'angle
critique 0c tel que, entre 0« et 180? — 6C, la différence des tensions
sur les 2 côtés du corps devient subliminaire et le comportement du
rat aussi indifférent que sur un plan horizontal. Employant 4
jeunes rats, H. a fait avec chacun 5 groupes de mesures pour chaque
valeur de a, Dans chaque groupe, les 2 plus faibles valeurs de 0 furent
retenues. Pour valeur de », on en tire 0c moyen qui, en général,
croît avec a. Mais la dispersion de 0c est encore considérable : de
Tordre de celle de û i
Pour expliquer et justifier la formule qu'il applique à ses résultats
(cos 0 — r- K sin a), Crozier s'est fondé sur 2 assertions : 1° la patte
située en haut est la plus allongée ; or, l'observation des rats, montre
qu'elle l'est toujours, soit autant, soit moins que l'autre ; 2° la diff
érence des extensions est constante ; H. la trouve variable, en raison
inverse de 0 pour a. constant, en raison directe de a pour 0 constant.
Chaque point du raisonnement de Crozier est de même corrigé par H.,
qui calcule la formule correcte, d'ailleurs inutile.
C'est à des réflexes de posture que H. ramène, pour une part, le PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 383
comportement du rat : sur un plan horizontal, il réagit en sens
inverse à tou{e force longitudinale (1er type de réflexe) et, en cas
de force transversale, il tourne à angle droit comme pour s'opposer
directement à la traction (2e type!. Sur le plan incliné, la pesanteur
fournit de telles forces ' G sin a sin H, qui tire le rat en arrière et
excite le 1er réflexe ; G sin a cos 0, qui excite le 2e réflexe, ce qui
accroît 6, et par suite la composante précédente ; d'autre part,
G cos * maintient le rat contre le plan. L?angle d'orientation 0
résulterait donc d'un compromis entre les deux premiers effets,
ainsi que d'autres facteurs : la force du rat, surtout en jeu quand <?
est grand, donc G cos a faible, le glissement, la fatigue, etc. H.
ajoute que ces réflexes posturaux sont intimement liés à l'appareil
vestibulaire, plus que les tensions musculaires, dont le rôle ne
s'impose aucunement. G. D.
394. - LOH SENG TSAI. - Sex glands and adaptive ability
(Glandßs sexuelles et habileté adaptative). — Science, LXXI, 1930,
p. 106-108.
Dressage au labyrinthe de 27 rats mâles, dont 12 sont ensuite chât
rés, 8 subissant l'ablation d'un seul testicule, et les 7 derniers étant
opérés sans ablation pour servir au contrôle.
Leg rats châtrés sont moins rapides et moins exacts que les rats
non châtrés et que les rats demi-châtrés, ce qui est en faveur de
l'action excitante sur le système nerveux central de l'hormone sexuelle
mâle. H. P.
395. - F. J. J. BUYTENDIJK et WERNER FISGHEL. - Teil
und Ganzes bei der Orientierung von Rafctßn (Partie et Tout dans
V orientation des Rats). — Ar. néerl. de Ph., XVI, 2, 1931, p. 214-
233.
Des rats sont lacheß dans une enceinte close, avec la paroi du fpnd
percée de 11 ouvertures, dont une, la 4e, conduit au nid. La paroi
est blanche dans la région située à gauche de l'orifice que les fats
apprennent à gagner directement, et non à droite (au-dessus et au-
dessous de la ligne des orifices). Des changements variés sont apport
és à cette disposition (surface entièrement noire, décalage de la
ligne de démarcation, dissymétrie de répartition au-dessus et au-
dessous de la ligne des orifices, etc.). Tous exercent une influence
perturbatrice — avec des différences de degré toutefois — montrant
que le rat s'est orienté d'après une Gestalt d'ensemble. H. P.
396. - G. F. DASHIELL et A. G. BAYRQFF. - A forward going
tendancy in maze running (Une tendance à aller droit devant soi
\ dans le parcours des labyrinthes). — J. of comp. Ps., XII, 1931,
p. 77-94.
On compare deux types d'appareils composés d'un certain nombre
d'éléments identiques ; dans le premier il faut, à chaque bifurcation
nouvelle, tourner alternativement à droite et à gauche ; dans le
second, il faut toujours tourner du même côté. Le second est plus
facile que le premier ; il l'est dès le début, ce qui ne s'explique pas par
une connaissance plus vite acquise de sa forme. D'autre part, les, ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 384
erreurs à la seconde bifurcation sont plus nombreuses qu'à la pre
mière dans le second type, tandis qu'elles le sont moins dans le
mier. Il y a donc une tendance à revenir, après un détour imposé,
à la direction primitive de marche. Cette tendance ne s'explique pas,
comme le montrent des épreuves de contrôle, par la conservation
d'une attitude physique, car dans les appareils de grande dimension
le rat doit réellement effectuer une série de détours de sens inverse
qui modifient son attitude. P. G.
397. - LOH SENG TSAI et SIEGFRIED MAURER. - Right-
Handedness in white rats (Droiterie chez les rats blancs). — Science,
LXXII, 1930, p. 436-438.
On admet en général, que les animaux sont ambidextres, or les
rats sont en général droitiers, cette dénomination étant limitée aux
animaux se servant de la patte droite dans au moins 75 % de 250
essais (en qualifiant d'ambidextres ceux qui utilisent la droite dans
moins de 75 % des cas et dans plus de 25, et de gauchers les autres).
Sur 59 mâles et 47 femelles, les proportions respectives de droitiers
sont, en pourcentage, de 59 et 43 (26 et 37 de gauchers, et seulement
15 et 20 d'ambidextres).
Privés de vitamine B les rats sont gauchers en plus forte proportion
(égalité approximative des droitiers et gauchers), mais les ambi
dextres sont toujours très peu nombreux. H. P.
398. — G. PETERSON. - A preliminary report on right and
left handedness in the rat (Rapport préliminaire sur la préférence
du membre antérieur droit ou gauche chez le rat). — J. of comp.
Ps., XII, 1931, p. 243-250.
Pour atteindre la nourriture à travers la grille, les rats se servent
de la patte droite ou gauche, il existe toujours une préférence indivi
duelle très marquée, parfois absolue. Après l'avoir confirmée, on opère
des destructions partielles du cerveau du côté opposé. Elles entraînent
en général un renversement progressif assez rapide de la préférence.
Cependant, chez un des sujets, après une période d'ambivalence,
l'ancienne préférence se rétablit complètement. Les lésions, consta
tées par autopsie, portent sur diverses régions de Pécorce. P. G.
399. — W. S. HUNTER et J. W. NAGGE, — The white rat and
the douhle alternation temporal maze [Le rat blanc et le labyrinthe
temporel à double alternance). — J. of genet. Ps., XXXIX, 3,1931,
p. 303-319.
Contrairement aux résultats des précédentes recherches de H., il a
été possible aux auteurs d'obtenir, dans certaines conditions, la réso
lution du problème de double alternance, par le rat blanc, dans un
labyrinthe temporel. Il a fallu pour cela qu'un entraînement préa
lable des sujets soit fait dans 4 boîtes en forme de T, une réaction
donnée correspondant à chacune des boîtes. Les réponses ayant
été ainsi apprises aux rats, dans l'ordre G. G. D. D., il a ensuite été
possible d'obtenir cette succession des réponses dans 2 boîtes seule
ment, puis, pour quelques sujets, dans une seule boîte transformée
en labyrinthe temporel. Cependant, contrairement à ceAqui a été PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 385
observé par Gellermann sur les singes et les sujets humains, on n'a
jamais réussi à étendre le mode de réponse au delà des 4 réactions
apprises, comme si l'influence « du facteur qui contrôle le comporte
ment était limité à la situation expérimentale ». A. B.-F,
400. - K. DUNLAP, E. GENTRY et TH. W. ZEIGLER. - The
behavior of white rats under food and electric shock stimulation
. (Le comportement des rats blancs sous Vinfluence du stimulant al
imentaire et du choc électrique). — J. of comp. Ps., XII, 1931,
p. 371-378.
On emploie une boîte à deux compartiments communiquant par
une porte qui peut être fermée par une barrière matérielle infranchis
sable ou par une barrière électrique que l'animal peut franchir à
ses risques et périls. Il est sollicité à passer d'un compartiment à
l'autre soit pour s'emparer d'un aliment, soit pour éviter une excita
tion électrique qui l'atteint dans l'un des compartiments.
Les auteurs comparent les attitudes des rats dans ces diverses situa
tions ; mais il est assez difficile de voir en vue de quel problème ils ont
poursuivi ces expériences et ce qu'on peut en conclure. P. G.
401. - G. MC NEMAR et C. P. STONE. - Studies on animal re
tention : I. Notes on the relearning of a multiple T maze by albino
rats (Etudes sur la rétention chez V animal. I. — Notes sur le réap
prentissage d'un labyrinthe multiple en T par le rat albinos). .— J. of
genet. Ps., XXXIX, 2, 1931, p. 135-155.
L'auteur présente ici, moins les résultats d'une étude systémat
ique, qu'un ensemble de données recueillies au cours d'autres re
cherches et dont la réunion constitue cependant une importante
contribution à l'étude de la conservation des habitudes acquises chez
le rat blanc. Les faits ont été observés sur 14 groupes de rats opérant
dans des conditions différentes. Parmi les facteurs envisagés, l'âge
agirait de façon sensible sur la capacité de retenir le souvenir, mesur
ée par le pourcentage d'économie réalisée lors du réapprentissage
d'un labyrinthe (T multiple, 12 bifurcations) : cette influence défavo
rable se ferait surtout sentir dans la dernière période de la vie des
rats (3e tiers) et jouerait indépendamment des différences relatives
dans la capacité d'apprendre aux différents âges. La longueur des
intervalles séparant l'apprentissage initial du réapprentissage s'est
également fait sentir, sans qu'il ait été possible de formuler une loi
de l'oubli. La forme de la courbe de réapprentissage rappelle, dans
tous les cas, celle de initial. La constance des rende
ments individuels dans les deux séries d'épreuves est mesurée par un
coefficient moyen de + 0,656 de 0,022. A. B.-F.
402. — G. H. HONZIK. — Delayed reaction in rats [Réaction différée
chez les rats). — Un. of Cal., IV, 19, 1931, p. 307-318.
Le rat est placé dans une case ayant 3 portes fermées de rideaux :
2 noirs et 1 blanc, dont la place est changée à chaque épreuve. Derr
ière le rideau blanc est toujours le chemin qui mène à la nourriture.
Le rat qui pousse un rideau noir est légèrement électrisé. 19 rats
' psychologique, xxxii. 2ô

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