Comportement des Vertébrés. - compte-rendu ; n°1 ; vol.33, pg 327-364

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L'année psychologique - Année 1932 - Volume 33 - Numéro 1 - Pages 327-364
38 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : vendredi 1 janvier 1932
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e) Comportement des Vertébrés.
In: L'année psychologique. 1932 vol. 33. pp. 327-364.
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e) Comportement des Vertébrés. In: L'année psychologique. 1932 vol. 33. pp. 327-364.
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des Thomisides. Comme celles-ci, elles vivraient aussi bien en station
nant non sur une toile, mais sur un substrat quelconque : la toile
prend alors figure d'une complication que l'Araignée utilise, sans
qu'elle lui soit indispensable ».
Il serait intéressant à cet égard, si l'on arrivait à inhiber la sécré
tion de la soie, d'élever des Epeirides se passant de toile. H. P.
e) Comportement des vertébrés 1
385. — HANS WERNER LISSMANN. — Die Umwelt des Kampff
isches Betta splendeus Began (Le monde du poisson lutteur B. s.).
— Z. für ver. Ph., XV1I1, 1, 1932, p. 65-111.
Travail dirigé par Von Uexküll, et envisageant le monde de l'an
imal dans les quatre grands cycles fonctionnels, du milieu, de la
nourriture, des ennemis et de la sexualité.
Les réactions sont, en ce qui concerne le milieu : les changements
de couleur, les mouvements, et les variations de fréquence respira
toire ; en ce qui concerne la nourriture : les mouvements de recherche,
le happer, l'avaler ; en ce qui concerne l'ennemi : le déploiement des
nageoires, l'extension des opercules branchiaux, le changement de
couleur et le combat ; en ce qui concerne l'autre sexe, le
des nageoires, des opercules, le changement de couleur, le
jeu d'amour et l'accouplement.
L'étude expérimentale du comportement à ces divers points de vue
conduit à un certain nombre de données.
Le poisson peut vivre entre 18° et 38° (avec optimum à 25-28°), la
température agissant sur la couleur, l'activité motrice, la fréquence
respiratoire.
La réception des stimulations par courant d'eau (Strömungssinn)
constitue un signal d'alarme, entraîne des mouvements de recherche.
Le récepteur le plus significatif est l'œil (pour la recherche de la
nourriture, de l'ennemi ou de l'autre sexe).
La grandeur et le mouvement sont des signes plus importants que
la forme et la couleur dans la recherche alimentaire des proies, mais
par dressage, il a été possible d'établir une capacité de différencier le
bleu et le rouge.
Les organes gustatifs paraissent avoir seulement une fonction de
contrôle.
Pour la réaction du combat vis-à-vis de l'ennemi, on l'obtient, au
debut du moins (car après il se produit une inhibition) avec des mod
èles de forme analogue (grandeur comprise entre 1,7 et 10 centi
mètres), la couleur ne jouant pas de rôle notable, et l'orientation dans
l'espace étant indifférente.
La forme (allongée) joue un rôle important, ainsi que les mouvem
ents.
Quelques expériences complémentaires sont relatives à l'unité de
temps du poisson (qui serait 2 fois plus courte que chez l'homme)
d'après les seuils de fusion d'excitations visuelles intermittentes.
1. Voir aussi les nos 268, 279, 292, 292, 293, 334, 355, 490. ö2ti A\A!,YSJ;S BIBLIOGRAPHIQUES
La méthode, ingénieuse, repose sur le fait que la réaction de combat
ne se produit, ni pour une image de la moitié antérieure du poisson
ennemi, ni pour celle de la moitié postérieure, et se déclenche pour
l'image du poisson entier.
On représente alors sur une face d'une plaque d'aluminium la
moitié antérieure, sur l'autre face la moitié postérieure, avec disposi
tion telle qu'une rotation rapide de la plaque présentant success
ivement ses deux faces donne l'image du poisson entier.
On détermine la plus petite vitesse de rotation pour laquelle se
déclenche la réaction du combat, témoignant de la fusion.
Cette fréquence, qui n'est pas modifiée par la température, est de
30 à 35 excitations par seconde (avec une durée de 7,1 ■<* pour l'exci
tation visuelle et 23,3 s pour l'intervalle, au total environ 3 centièmes
de secondes).
Chez l'homme il suffit de 17 à 20 excitations par seconde. L'unité
de temps est plus longue. chez l'homme, et les mouvements doivent
paraître au poisson plus lents.
Malheureusement les persistances qui dépendent essentiellement
des processus rétiniens et varient avec l'éclairement dans des propor
tions considérables, ne peuvent aucunement donner l'unité de temps
physiologique des organismes, unité qui varie avec la température.
H. P.
386. — W. WUNDER. — Wie fangen planktonfressende Fische ihre
Nahrungstiere ? (Comment les poissons se nourrissant de plankton
prennent-ils leurs proies ?). — Z. für ver. Ph., XVII, 2, 1932,
p. 304-323.
Recherches sur des carpes en aquarium. Elles se nourrissent du
plankton sans la vue, dans l'obscurité complète, sans odorat (après
destruction des narines au fer rouge), sans gustation buccale (avec
un mors tenant la bouche ouverte, et même un entonnoir enfoncé
dans la gueule profondément).
Le plankton mort est absorbé aussi bien que le vivant, comme il
se trouve, sans choix (les choix apparents tenant à la répartition du
plankton lui-même). Toutefois des particules disséminées (par
exemple de papier filtre) ne se rencontrent qu'exceptionnellement
dans le tube digestif, il y a donc malgré tout un certain filtrage avec
rejet possible. H. P.
387. — STANLEY et TESCHER. — Activity of Goldfish on testi
cular substance diet (Activité du poisson rouge alimenté avec de la
substance testiculaire) . — Endocrinology, XV, 1931, p. 55.
Avec un régime formé de testicules de mammifères, le poisson
rouge présente un accroissement considérable (400 %) de son activité
spontanée. H. P.
388. — R. H. WILLOUGHBY et CH. M. POMERAT. — Homo
gamy in the toad (VHomoganic chez le crapaud). — American
Naturalist, LXVI, 1932, p. 223-234.
On a constaté que les mariages humains présentaient une tendance
à l'homogamie, les individus grands ou petits s'unissant de préférence, PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQUE EX BIOLOGIE 329
par exemple (indices de corrélation entre les caractères des conjoints,
pour la couleur des yeux ou des cheveux, la taille, les traits de caract
ère, etc., etc., généralement compris entre 0,15 etO,35). S'adressant
à 86 couples de Bufo américaines, en ce qui concerne la corrélation
des tailles, les auteurs ont trouvé un indice d'homogamie du même
ordre, de 0,29 en moyenne (en envisageant diverses mesures soma-
tiques et toutes leurs corrélations possibles, comprises entre 0,16
et 0,47). H. P.
389. — J. PACHE. — Formensehen bei Fröschen ( Vision des formes
chez les grenouilles). — Z. für ver. Ph., XVII, 2, 1932, p. 423-463.
En dressant des grenouilles à la discrimination de formes, l'auteur,
inspiré par Köhler, a constaté que, si les formes étaient immobiles,
on n'obtenait pas de discrimination (sauf chez la rainette qui dis
tingue un triangle d'un cercle), mais que celle-ci pouvait être obtenue
en présentant les formes en mouvement sur fond noir (Rana escu-
lenla, R. temporaria).
Des grandeurs différentes de deux figures semblables, des ouver
tures angulaires inégales, peuvent être distinguées. Les grenouilles
ne confondent pas ce qui est courbe ou rectiligne, ce qui est anguleux
ou rond, ce qui est triple (triangle) ou quadruple (rectangle).
Un rectangle est parfois confondu avec un losange, un rectangle
vertical avec un horizontal.
L'acuité dans la perception des croix correspondrait à un angle de
25' (l'acuité morphologique d'après les dimensions des cônes et
bâtonnets correspondant à un angle de 5', mais devant être diminuée
du fait de la concentration ganglionnaire.) H. P.
390. — O. TINKLEPAUGH. — Maze learning oî a turtle {Apprent
issage d'un labyrinthe par une tortue). — J. of COlïip. Ps., XIII,
1932, p. 201-206. -
Renouvelant une expérience de Yerkes, T. a fait parcourir un
labyrinthe à une tortue. L'animal procède avec une grande circons
pection et s'arrête à chaque bifurcation pour se livrer à une explora
tion visuelle attentive ; malgré la lenteur de ses mouvements, l'édu
cation est très rapide. L'animal a été placé dans l'appareil quand il
avait faim (dans le sommeil hibernal, quand il se réveillait pour
manger). Cette condition favorable, qui ne se rencontre pas en général
dans ces sortes d'expériences, explique peut-être la rapidité de
l'apprentissage. P. G.
391. — L. VERLAINE. — L'instinct et l'intelligence chez les
oiseaux. III. La réïraction des rayons lumineux et la précision du
coup de bec chez les oiseaux aquatiques. — Bull, de la Soc. r. des
Sciences de Liège, 1932, n° 6, p. 142-147.
Zimmer (./. of Heredity, 1918, IX, p. 271) a constaté que de jeunes
lierons, nourris en captivité de poisson sec, savent mal se saisir des
poissons, donnant le coup de bec trop court, tandis qu'ils saisissent
la proie du premier coup, qu\nd elle est placée dans une cuve pleine
d'eau ; leur erreur manifesterait leur instinct de préhension dans
l'eau, corrigeant l'illusion de réfraction. 330 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Verlaine, qui s'oppose à admettre l'innéité instinctive, fait remar
quer que, chez tous les oiseaux, la précision du coup de bec exige
un apprentissage individuel, même les poulets ne picorant avec préci
sion qu'au bout de quelques jours.
Il a procédé à cet égard à des expériences systématiques chez des
jeunes canards, en leur présentant des cubes de banane à saisir dans
l'eau à très faible profondeur (les yeux ne plongeant pas dans l'eau).
Or les canards piquent trop loin et apprennent à saisir juste après
un certain nombre d'exercices.
Si, à terre, leur geste est généralement trop court, c'est normal,
dit V. « II en est ainsi chez tous les animaux qui se sont fait mal une
fois en dépassant le but ».
Les canards n'auraient donc pas un instinct d'adaptation oculaire
des mouvements corrigeant la réfraction à la surface de l'eau.
Mais ils n'ont pas le même comportement que les hérons, et
plongent. Il n'y a donc pas, dans ces expériences, une réfutation des as
sertions de Zimmer, que V. rejette pour des raisons théoriques, dont
il faut singulièrement se défier en matière expérimentale. H. P.
392. — M. THOMAS. — Les migrations des oiseaux et le problème
de l'instinct. — Revue française d'Ornithologie, 1932, n° 1, p. 159-
172.
Discussion avec le Dr Cathelin au sujet de l'interprétation des
migrations donnée par ce dernier, fondée principalement sur l'attrac
tion des courants aériens, et surtout au sujet de l'attitude philoso
phique prise par l'un et l'autre.
Si on laisse de côté les accusations d'anthropomorphisme portées
par Cathelin, et les accusations inverses portées par Thomas, pour
ce qui est des migrations, l'auteur maintient qu'elles sont détermi
nées essentiellement par le besoin de nourriture, les départs hâtifs ne
faisant que traduire la capacité de l'instinct de prévoir l'avenir.
H. P.
393. — F. A. PATTIE et W. H. STAVSKY. — Die S trukturf unction
und das Geschwindigkeitsunterscheidungsvermögen des Huhns
(La fonction de structure et le pouvoir de distinction des vitesses chez
la poule). — Ps. Forsch., XVI, 1932, p. 166-170.
Des poules sont dressées à choisir entre deux directions, signalées
d'abord par un tambour immobile et par un tambour en mouve
ment (choix du second), puis par deux tambours dont l'un tourne
à la vitesse A et l'autre à la vitesse B (choix de B >• A). Dans les
épreuves critiques où elles doivent choisir entre B et G (G, nouveau,
est plus grand que B, connu), elles optent pour G. Le choix se fait
donc dans le sens de la relation des vitesses et non dans le sens de
leurs valeurs absolues. P. G.
394. — J. v. ESSEN. — Die Struktur von Dingwelt bei Vögeln (La
structure du monde des choses chez les oiseaux). — Z. für Ps., CXXV,
1932, p. 157-171.
Pour l'oiseau, les objets susceptibles de s'isoler comme choses du
fond indifférencié ne sont pas caractérisés par leurs propriétés géomé- üOÜLüGiO_LE ET BIOLOGIE Ö3l PSYCHOLOGIE
triques optiques ou tactiles ; ce sont les objets en rapport primaire
ave.c les instincts ou en rapport secondaire avec des expériences qui
leur ont donné une tonalité affective agréable. Tout le reste est diffus,
sans structure propre : cependant ce reste peut provoquer des réac
tions instinctives de fuite et d'évitement, encore visibles chez l'oiseau
décérébré qui ne se heurte pas aux obstacles, mais les contourne.
C'est là un réflexe très primitif qui n'exige aucune vraie perception
d'objet. Pour vaincre, dans des cas particuliers, cette action répulsive
exercée par les surfaces dont l'oiseau s'approche par ses mouvements,
il faut que des expériences aient donné à certains complexes sensor
iels une valeur affective positive, qui permet des réactions d'approche
et d'attaque et qui correspond, selon l'auteur, à la perception d'objets
individuels. P. G.
395. — W. S. TAYLOR. ■ — The gregariousness oî pigeons [Les
mœurs grégaires des pigeons). — J. of comp. Ps., X1I1, 1932,
p. 127-131.
Chez différentes sortes d'animaux grégaires, il y a cependant place
pour l'individualisme et pour la lutte des couples entre eux. Chaque
couple a son nid et son domaine limité par celui du voisin. Un seul dans un grand pigeonnier s'en approprie toute l'étendue.
Un second couple introduit n'est toléré que peu à peu et le domaine
finit par se diviser ; le même fait se reproduit avec de nouveaux arri
vants. Chacun tend toujours à empiéter sur le voisin ; ses prétentions
sont inversement proportionnelles à la distance du terrain contesté
à son propre nid. L'état grégaire n'est qu'une tolérance habituelle
favorisée par certaines conditions de vie, comme la réunion sur un
petit espace d'animaux nombreux qui ne peuvent pas se circonscrire
un emplacement privé sans quelque degré d'empiétement réciproque.
P. G.
396. — R. H. GUNDLACH. — A field -study of homing in pigeons
[Une étude, dans la nature, du retour au nid chez les pigeons). — J.
of comp. Ps., Xlll, 1932, p. 397-402.
Huit lâchers successifs de pigeons ont été faits à cent milles de
leur pigeonnier dans une région qui leur était inconnue. On a nott
chaque jour l'état de l'atmosphère au lieu du lâcher et au pigeonnier,
ainsi que les dates et heures de départ et d'arrivée. Dans une seconde
épreuve on a lâché du même point quelques animaux qui avaient
pris part à la première ; cette fois les temps n'ont pas dépassé ceu>. qui
étaient strictement nécessaires pour un vol en ligne droite de cette
longueur. Au contraire dans la première épreuve les temps étaient
très variables et généralement beaucoup plus longs, ce qui laisse
supposer des circuits de rayon croissant autour du point de départ.
De plus, la longue durée des vols est en rapport étroit avec le temps
brumeux. P. G.
397. — R. S. MASURE. — Learning of a Petz's conure {Apprent
issage chez un perroquet). — J. of genet. Ps., XL1, 2, 1932, p. 464-
476/
Dans une boîte à. deux couloirs, l'un éclairé, l'autre sombre, un '
332 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
perroquet de l'espèce Eupsitticula camculans a été dressé à réagir
positivement au couloir sombre. L'apprentissage a été réalisé en
moins de 100 essais, la durée d'un essai, initialement de 26,54 secondes,
étant tombée à 6,6 secondes. Lorsque l'appareil de choix a comporté
4 couloirs (un sombre et 3 lumineux), l'apprentissage a demandé
£00 essais et la durée de chaque essai (primitivement de 20,25 sec.)
n'est jamais tombée au-dessous de 12,19 secondes. Un troisième pro
blème consistant à discriminer le rouge du vert a été résolu en
30 essais. Une répétition des lre et 2e épreuves, après des inter
valles variant de 10 à 27 jours, a donné d'emblée des résultats corrects.
A. B.-F.
398. — L. REISINGER. — Hypnose der Vögel [Hypnose des Oi
seaux). — Bi. Zentr., LU, 1 932, p. 420-429, •
Etude comparée d'un certain nombre d'espèces d'oiseaux au
point de vue de la facilité avec laquelle on peut les mettre en état
d'hypnose, et de la profondeur ou de la durée de cet état.
Le pigeon est particulièrement difficile à hypnotiser, ainsi que
certains perroquets, la poule étant le meilleur sujet. De manière gé
nérale le niveau plus élevé des espèces va de pair avec la moindre
propension à subir l'hypnose. L'exclusion de la vue serait sans effet ;
certains oiseaux peuvent être suspendus par une patte, déposés sur
un support sans se réveiller.
La durée est variable, moins d'une minute chez certains, plus de
deux chez d'autres (comme le chardonneret). IL P.
399. — O. H. MOWRER. — A note on the effect of repeated hypno
tic stimulation [Note sur V effet de la répétition d'une stimulation
hypnotique). — J. of Abn. Ps., XXVII, 1, 1932.
L'A. ayant observé au cours d'enregistrements cinématograp
hiques, un coq que la lumière intense employée avait le pouvoir
de faire tomber en sommeil hypnotique, s'aperçut qu'il en était de
même si l'on grattait légèrement la crête de l'animal. L'A. se servit
de ce sujet pour se rendre compte si la durée du sommeil hypnotique
augmente ou décroît avec la répétition. Il trouve une décroissance
très nette qui aboutit à l'immunité de l'animal envers le procédé
employé. Voici un exemple de plus où la répétition au lieu de « fixer »
la réponse suivant la loi traditionnelle de l'apprentissage, l'abolit
purement et simplement.
D'autres coqs ont servi de sujets et l'A. a trouvé chez eux les
mêmes différences individuelles, quant à leur susceptibilité à l'hypno
tisme que chez les humains. J. F.-W.
400. — TH. SCHJELDERUP-EBBE. — Instinkte und Reaktionen
bei Pfauen und Truthühnern (Instincts et réactions chez les paons el
les dindons). — Kwart. Ps., III, 2, 1932, p. 204-207.
Un des caractères le plus frappant chez les paons c'est leur des
potisme, observé déjà jadis par l'A. chez d'autres phasianidé.s.
S. décrit à ce propos la façon dont le paon se comporte en faisant la
« cour » devant la femelle.
Les comportements du dindon (Meleagris gallopavo) sont étudiés PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 333
plus en détail. Enfermés, ils se mettent en colère contre les enfants
qui les observent et se jettent sur eux dès qu'ils sont en liberté, de
même sur les poules. Us prennent une attitude amicale avec les per
sonnes qui leur sont familières, etc.
Un fait tout à fait caractéristique pour les dindons, ce sont les
modifications vaso-motrices dans les ornements de la tête et les
caroncules. Ces organes subissent, dans maintes occasions, des afflux
sanguins considérables. Pour trouver un phénomène analogue, mais
anatomiquement différent, il faut aller jusqu'au Scarabée Malachus.
L'A. note, de plus, que les dindons, fait caractéristique pour ces
animaux, commencent et cessent de glouglouter simultanément.
Il l'explique par l'imitation, se produisant avec une rapidité telle
qu'on a l'impression d'avoir affaire à un phénomène collectif d'emb
lée. A. R.-G.
401. — N. R. F. MAIER. — Age and intelligence in rats (Age et
intelligence chez le rat). — J. of comp. Ps., XIII, 1932, p. 1-6.
On compare des groupes de rats, âgés respectivement de 60 à
80 jours et de 120 jours et plus, dans leur adaptation au problème
suivant : se rendre d'une table sur une autre où ils trouveront à
manger. Il y a trois tables réunies par des passerelles qui convergent,
au centre du triangle en faisant des angles égaux. Le groupe le plus
âgé a une proportion notablement supérieure de réponses correctes.
Ce résultat est contraire à celui d'autres auteurs qui ont trouvé chez
les sujets plus jeunes plus de facilitétdans l'apprentissage du laby
rinthe. P. G.
402. — W. D. COMM1NS, Q. MC NEMAR et C. P. STONE. —
Intercorrelation oî measures of ability in the rat (Intercorrélations
de mesures d'aptitude chez le rat). — J. of comp. Ps., XIV, 1932,
p. 225-234.
On n'a trouvé aucune corrélation appréciable entre différentes
épreuves d'aptitudes chez des rats, telles que discrimination de lu
mières, apprentissage d'une boîte à mécanisme et de trois labyrinthes.
Par contre il y a des corrélations notables entre les résultats de ces
trois expériences sur des labyrinthes de type analogue. Les auteurs
insistent sur la prudence nécessaire dans les conclusions sur les apti
tudes des animaux, qui ne sont sans doute valables que pour des pro
blèmes assez analogues. P. ft.
403. — J. E. ANDERSON et A. H. SMITH. — Relation oî per
formance to age and restriction condition in the white rate (Les
rapports de V efficience avec Vdgc et les restrictions alimentaires chez
le rat blanc). — J. of comp. Ps., XIII, 1932, p. 409-446.
Trois groupes de rats sont comparés : l'un sert de contrôle, le
second suit un régime alimentaire déficitaire au point de vue quali
tatif (gliadine) ; le troisième reçoit une ration simplement insuffi
sante en quantité. Les groupes sont subdivisés en sous-groupes d'âges
différents (31, 71, 111 et 151 jours). L'activité générale est mesurée
pendant un séjour d'une heure dans un tambour à révolution ; l'eff
icience, au moyen de labyrinthes simple ou compliqué et de cages à 334 ANALYSES BIBLIOGP, A PTIIQUKS
mécanisme. Le résultat le plus clair est l'augmentation d'activité
générale chez les rats affamés ; mais les rats normaux, plus lents,
commettent moins d'erreurs. La suralimentation tend à effacer les
différences. L'activité diminue avec l'âge et, ici encore, elle varie,
dans tous les groupes, en sens inverse du nombre des erreurs.
P. G.
404. — R. M. DORCUS et W. L. GRAY. — The effectiveness of food
and electric shock in learning and retention by rats when applied at
critical points in the maze {L'efficacité de la nourriture et du choc
électrique dans V apprentissage et la rétention chez le tat, quand ces
stimulants sont appliqués à des points critiques du labyrinthe). —
J. of comp. Ps., XIV, 1932, p. 191-218.
La nouveauté de cette étude est l'emploi des stimulants (récom
pense ou choc électrique selon le sens du choix) à chaque carrefour.
En effet dans les anciennes méthodes la punition sanctionnait immé
diatement chaque erreur, tandis que la récompense n'intervenait,
qu'après le parcours correct complet du labyrinthe.
L'interprétation se complique du fait que le rat ne mange pas
toujours l'appât ; il ne s'habitue que peu à peu à en profiter, la courbe
de l'utilisation de l'appât est parallèle à celle de l'élimination des
erreurs. D'autre part, toute erreur n'entraîne pas fatalement l'admi
nistration d'un choc ; celui-ci n'a lieu que si l'animal pénètre entièr
ement dans l'impasse, tandis qu'on compte comme erreur toute indi
cation d'un mauvais choix, même s'il n'est pas poussé jusqu'au bout.
Quoi qu'il en soit, l'élimination des erreurs est beaucoup plus ra
pide chez les animaux punis que chez les animaux récompensés ; elle
est très marquée dès le début, tandis que le progrès est lent et graduel
dans l'autre série. Le progrès des animaux punis est encore plus
marqué si on compte seulement comme erreurs la pénétration comp
lète dans l'impasse qu'ils apprennent très vite à éviter en voyant la
grille électrisée. (Il est vrai que cette réaction est beaucoup plus
simple que l'apprentissage du labyrinthe lui-même.)
La rétention après une ou plusieurs périodes d'interruption des
exercices semble aussi meilleure pour le groupe puni que pour le
groupe récompensé. P. G.
405. — M. F. FRITZ. — Maze performance in the white rat in rela
tion to unfavorable salt mixture and vitamine B deficiency (L'effi
cience dans le labyrinthe chez le rat blanc, dans son rapport avec une
ration saline défavorable et une privation de vitamine B,). — J. of
comp. Ps., XIII, 1932, p. 365-370.
On compare trois groupes de rats : le premier sert de contrôle, le
second et le troisième reçoivent une ration trop riche en sels de fer
et en iodure de sodium, le dernier étant de plus privé de vitamines B.
Ces régimes n'ont commencé qu'à l'âge de 90 jours ; ils affectent
donc des individus normalement développés et possesseurs de ré
serves qui leur permettent une certaine résistance. Les groupes à
régime anormal sont plus lents, mais le nombre d'erreurs varie peu
d'un groupe à l'autre et ils atteignent sensiblement après le même
nombre d'épreuves que les normaux le critérium fixé. Leur mortalité PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 335
est assez forte, mais sans rapport avec l'apprentissage, et la mort
survient parfois le lendemain du jour où l'animal a atteint le crit
érium de perfection. En somme l'état physiologique précaire produit
par le régime n'a pas d'effet sur l'apprentissage. P. G.
406. — M. FRANK. — The effects of a rickets producing diet on the
learning ability of white rats {L'effet d'un régime débilitant sur
l'aptitude à apprendre chez le rat blanc). — J. of comp. Ps., XIII,
1932, p. 87-106.
Des rats de même souche et de même âge sont distribués en trois
groupes ; le premier a un régime alimentaire normal, le second un
régime déficitaire en quantité, le troisième un régime susceptible
d'engendrer des troubles de nutrition, des paralysies, des déformat
ions osseuses, etc. Les trois groupes apprennent un premier laby
rinthe, puis sont mis au régime normal et apprennent un second
labyrinthe ; enfin, trois mois plus tard, ils rapprennent le premier.
Les rats rachitiques sont très lents, sans que cette lenteur s'ex
plique entièrement par leur impotence motrice. Les rats normaux
font plus d'erreurs que les déficitaires et les rachitiques. Toutes les
différences tendent à se niveler après le retour au régime normal.
La technique du labyrinthe semble incapable de révéler de vraies dans l'aptitude à apprendre. Les normaux font plus d'er
reurs parce qu'ils sont plus sensibles aux causes de distraction (par
exemple au bruit). La supériorité marquée des normaux dans le
réapprentissage du premier labyrinthe s'explique sans doute par la
lenteur même de la première fixation, favorable à l'imprégnation
dans la mémoire. P. G.
407. — F. L. RUCH. — The effect of inanition upon maze learning
in the white rat (L'effet de Vinanition sur V apprentissage du laby
rinthe chez le rat blanc). — J. of comp. Ps., XIV, 1932, p. 321-329.
Les expériences sur l'influence de l'inanition prolongée sur l'ap
prentissage d'un labyrinthe ont montré que le régime déficitaire en
quantité et en qualité favorise la formation de la nouvelle habitude.
Mais comme la faim est le stimulant de l'activité, on ne peut pas
distinguer ce qui lui est dû de ce qui résulte de l'état d'inanition pro
prement dit. Il n'en est plus de même dans les expériences deR.,où
le stimulant employé est le désir de sortir de l'eau. Le labyrinthe est
en effet plongé dans l'eau ; le rat doit trouver la sortie en nageant.
Trois groupes d'animaux ont été comparés : l'un trouve toujours à
manger ad libitum ; le second a un régime réduit qui permet l'équi
libre de poids, mais non la croissance ; le troisième un régime inter
médiaire. C'est le second groupe, soumis aux restrictions les plus
sévères qui obtient les meilleurs résultats, tant au point de vue de la
vitesse que de l'exactitude, et bien que la faim n'agisse plus ici, du
moins comme stimulant spécial. P. G.
408. — YilEH T'ANG, KUNG CH'IN et YU HAI TSANG. —
The effect of a vegetarian diet on the learning ability of albino rats
(L'effet d'un régime végétarien sur la capacité d'apprentissage des

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