Contributions à l'Étude de l'apprentissage. II. Étude comparée de divers apprentissages chez un même sujet - article ; n°1 ; vol.31, pg 192-216

De
Publié par

L'année psychologique - Année 1930 - Volume 31 - Numéro 1 - Pages 192-216
25 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mercredi 1 janvier 1930
Lecture(s) : 19
Nombre de pages : 26
Voir plus Voir moins

Dora Heller Kowarski
Lew Kowarski
Marcel François
VII. Contributions à l'Étude de l'apprentissage. II. Étude
comparée de divers apprentissages chez un même sujet
In: L'année psychologique. 1930 vol. 31. pp. 192-216.
Citer ce document / Cite this document :
Heller Kowarski Dora, Kowarski Lew, François Marcel. VII. Contributions à l'Étude de l'apprentissage. II. Étude comparée de
divers apprentissages chez un même sujet. In: L'année psychologique. 1930 vol. 31. pp. 192-216.
doi : 10.3406/psy.1930.30006
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1930_num_31_1_30006des Laboratoires de Physiologie des Sensations du Collège (Travail
de France et de Psychologie expérimentale de la Sorbonne).
VII
CONTRIBUTIONS A L'ÉTUDE DE L'APPRENTISSAGE
II. — ÉTUDE COMPARÉE DE DIVERS
APPRENTISSAGES CHEZ UN MÊME SUJET
Par Dora Heller-Kowarski, Lew Kowarski
et Marcel François
Nous avons déterminé, dans un précédent travail, l'équation
capable de rendre compte de la courbe d'apprentissage dans le
test de barrage de signes 1. Poursuivant nos recherches, nous
nous sommes ensuite attachés à vérifier si la formule ainsi
établie pouvait s'appliquer, avec une approximation suffisante,
à l'apprentissage d'une série de tâches différentes chez un même
sujet. C'est ce second chapitre que nous allons exposer ici, nous
réservant de contrôler ensuite s'il est possible d'étendre à une
collection d'individus pris au hasard ce qui aura été déterminé
chez un seul sujet.
La formule à laquelle nous étions arrivés pour traduire l'évo
lution de la courbe d'apprentissage dans le test de barrage, était
la suivante :
Nous avons donc examiné dans quelle mesure elle peut s'appli
quer à une série detaches différentes. Les apprentissages étudiés
ont été les suivants : Frappe d'une phrase à la machine à écrire,
épreuve de coordination oculo-motrice, lancement de flèches
1. Dora Heller-Kowarski et Marcel François, Contributions à l'étude
de l'apprentissage. — I. Introduction méthodologique et expérimentale, in
Année Psychologique, vol. XXX, 1929, p. 144-165. M. F1UNÇ01S. — CONTRIBUTIONS A L ETUDE DE L'APPRENTISSAGE 193
sur une cible, ordination de séries de nombres. Le sujet qui
nous a servi pour l'ensemble des recherches, est celui sur lequel
avait été déterminée l'équation relative au barrage de signes,
Mme D., étudiante, âgée de 24 ans, élève du laboratoire, entraî
née aux épreuves psychologiques et à l'observation. Décrivons
ces quatre tests en quelques mots, voyons les résultats obtenus
et la technique employée pour chacun d'eux.
I. — Le premier travail étudié a consisté à faire taper au
sujet, à la machine à écrire, le plus vite possible, et sans faire
de fautes, la phrase « A bon chat, bon rat », comprenant 18
frappes. Le sujet, au début du travail, n'avait jamais, anté
rieurement, posé les mains sur le clavier d'une machine à écrire.
Les phrases étaient répétées toutes les deux minutes, le résultat
évalué par le temps nécessaire à la frappe de la phrase entière.
L'apprentissage total a été effectué en une seule séance de tra
vail, comprenant 40 répétitions de la phrase. Les résultats
sont consignés au tableau I, dont les valeurs représentent
l'augmentation, au cours du temps, du nombre de frappes
effectué par minute.
TABLEAU I
Valeur Valeur Valeur Valeur Écart culée rimentale culée rimentale
18,6 41,5 22,9 251,5 240,0 11,5
47,5 56,8 9,3 254.2 212.0 42,2
73,1 72,0 1,1 256.5 212,0 44,5
95,8 240,0 98,2 2,4 258,6 18,6
116,0 212,0 48,5 83,1 32,9 260,5
133,9 135,0 1,1 262,1 240,0 22,1
149,8 154,3 4,5 263,5 23,5
163,9 9,6 264,8 270,0 5,2
176,4 180,0 3,6 266,0 4
187,5 192,7 5,2 267,0 212,0 55,0
197,4 267,9 240,0 27,9 4,7
206,1 5,9 268,7 288,0 19,3 212,0
214,9 194,3 20,6 269,4 18,6
220,8 8,8 270,0 270,0 212,0 0
226,9 27,4 270,6 0,6 254,3
232,3 212,0 20,3 271,1 288,0 16,9
237,1 42,8 271,5 194,3 212,0 59,5
241,4 166,2 75,2 271,9 270;0 ' 2,3 1.9 245,2 270,0 24,8 272,3 270,0 248,5 212,0 36,5 272,6 2,6
La courbe 1 représente la marche du progrès. Nous avons
adopté comme représentative du progrès, l'augmentation du
1,'année psychologique, xxxj. 13 194 MÉMOIRES ORIGINAUX
nombre de frappes à la minute plutôt que la diminution du
temps, cette seconde méthode entraînant l'emploi de valeurs
numériquement égales, mais de signification extrêmement
différente selon l'endroit de la courbe" où elles sont placées x.
fia. d — 0 . cauutc£. <^f "?>
Malgré les irrégularités qu'elle présente, il semble bien que l'on
puisse, a priori, considérer la courbe comme exponentielle.
Nous avons donc essayé d'y appliquer notre formule, le calcul
des constantes amenant l'équation suivante :
La courbe ainsi calculée (courbe pointillée de la figure 1) pré
sente, d'après les valeurs numériques, un écart moyen de 9,46 %
avec les valeurs de la courbe empirique. Bien que cet écart soit
important au premier abord (et nous verrons plus loin qu'il
û'est pas extrêmement surprenant qu'il en soit ainsi), nous pen
sons cependant que l'on peut admettre que l'équation envisagée
rend compte de l'évolution générale du phénomène si elle n'est
peut-être pas capable d'en traduire toutes les variables. Nous
avons arrêté l'expérience après 40 répétitions, ayant l'impression,
corroborée par celle de notre sujet, que les progrès étaient deve-
1. Cette méthode avait été déjà préconisée par notre maître Henri Piéron,
dans ses « Recherches expérimentales sur les phénomènes de mémoire • (in
Année Psychologique, XIX, p. 92-193). FRANÇOIS. CONTRIBUTIONS A l'ÉTUDE BE L APPRENTISSAGE 195 M.
nus sensiblement nuls à ce moment. L'équation montre en effet ,
que l'asymptote est atteinte avec quelques oscillations au-
dessus et au-dessou*, ce qui permet de considérer que l'appren
tissage était effectivement terminé à ce niveau.
II. — L'épreuve de coordination oculo-motrice que nous
avons employée est le pendule de Miles. Le travail consiste à
essayer de recueillir avec une éprouvette de faible diamètre,
l'eau qui s'écoule d'un réservoir solidaire d'un pendule oscillant,
en suivant celui-ci dans sa marche. Dans le modèle que nous
avons employé, la quantité d'eau qui s'écoulait à chaque oscilla
tion était de 5,75 ce. Les chiffres indiqués ci-dessous représentent
chacun la quantité moyenne recueillie au cours de 2 oscillations
doubles du pendule au cours de séries de 20 oscillations doubles.
Fig. -Si
Les séances se succédaient régulièrement tous les deux jours,
à quelques exceptions près. Le tableau II contient les résultats
de cette série d'expériences, qui sont traduits dans les deux
courbes de la figure 2 où la courbe calculée a été construite par la
formule habituelle, avec cette fois les valeurs suivantes des
constantes :
y = 4,97-l,98-'10-°-0279a:.
Nous obtenons ainsi un écart moyen de 6,73 %, entre les deux
courbes, ce qui nous permet, dans ce cas encore, d'admettre
que l'équation employée est satisfaisante. 196 MEMOIRES ORIGINAUX
TABLEAU II
Valeur Valeur Valeur Valeur Ecart Ec&rt calculée calculée expérimentale expérimentale
3,10 1,80 1,30 4,64 4,40 0,24
3,20 2,70 0,50 4,65 4,50 0,15
3,30 3,30 4,67 4,70 0,03 0
3,40 3,60 0,20 4,69 4,00 0,69
3,48 3,80 0,32 4,70 4,70 0
3,57 3,35 0,22 4,72 4,30 0,42
3,64 3,50 0,14 4,73 4,60 0,13
3,72 3,40 0,32 4,75 4,90 0,15
3,79 3,30 0,49 4,76 4,70 0,06
3,85 3,80 4,77 5,20 0,05 0,43
3,92 3,90 0,02 4,78 4,80 0,02
3,97 4,79 4,10 0,69 4,10 0,13
4.03 0,07 4,80 4,30 0,50
4,08 4,50 0,31 4,60 0,52 4,81
4,70 - 4,13 4,40 0,27 4,82 0,12
4,18 •'»,50 0,32 4,83 4,40 0,43
4,22 4,20 0,02 4,84 4,50 0,34
4,26 4,70 0,44 4,30 0,54
4,30 4,30 4,85 4,40 0 0,45
4,34 4,40 0,06
4,38 4,30 0,08
4,41 4,20 0,21
4,44 4,00 0,44
4,47 3,70 0,23
4,50 4,40 0,10
4,52 4,80 0,28
4,55 . 3,20 0,35
3,90 4,57 0,33
4,59 4,40 0,19
4,62 4,20 0,42
III. — Le troisième travail étudié consistait à lancer des
flèches dans une cible, constituée par un tableau en bois de
1 mètre sur 75 centimètres sur lequel étaient tracés des cercles
concentriques distants de 3 centimètres, numérotés de 1 à 13
de la périphérie au centre, le cercle central ayant un diamètre
de 1,5 cm. Les séances d'expériences, espacées également
tous les deux jours, comportaient le jet de 10 séries de 10 flèches.
Nous avons été amenés, pour des raisons eue nous exposons
plus loin, afin d'arriver à une représentation plus précise de la
marche de l'apprentissage à n'utiliser pour chaque séance
que les cinq dernières séries. Chacun des chiffres du tableau III
où sont consignés les résultats de cet apprentissage, représente
donc le jet de 50 flèches (chiffre moyen). Les résultats étaient
notés simplement par le numéro du cercle où tombait la flèche,
le sujet, distant de 3 m. 50 du tableau ayant toute liberté FRANÇOIS. CONTRIBUTIONS A l'ÉTUDE DE ^APPRENTISSAGE 197 M.
pour jeter la flèche à sa convenance. L'application de l'équation
permet dans ce cas de construire la courbe calculée de la figure 3,
dont l'écart moyen avec la courbe expérimentale est de 2,70 %,
ce qui est encore plus satisfaisant que dans les cas précédents,
les constantes étant dans ce cas :
y = 91,8 — 13,4 • 10 -0'0321*.
TABLEAU III
Valeur Valeur Valeur Valeur Ecart Écart expérimentale calculée calculée expérimentale
79,4 89,8 77,8 1,6 89,8 0
80,2 80,2 0 90,0 93,6 3,6
81,1 80,6 0,5 90,1 84,5 5,6
81,8 90,2 77,0 4,8 88,5 1,7
82,5 4,7 90,3 89,8 0,5 77,8
83,2 86,0 2,8 90,4 93,8 3,4
83,8 82,4 1,4 90,5 89,6 0,9
84,4 0,6 90,6 88,2 2,4 85,0
84,9 0,1 90,7 93,4 2,7
85,4 90,8 87,4 86,6 1,2 3,4
85,9 84,4 l-,4 90,9 90,0 0,9
86,3 87,4 1,1 87,0 3.9
86,7 82,6 4,1 91,0 86,0 5,0
87.0 87,0 0
87,4 4,8 82,6
85,7 3,3 84,4 .
88,0 89,4 1,4
88,3 85,0 3,3
88,5 90,2 1,7
88,7 91. S 3,1
1,2 89,0 90^2
89,2 90,8 1,6
89,4 1,4
89,5 91,4 1,9
6,8 89,7 82,9 Î98 MÉMOIRES ORIGINAUX
IV. — Les trois épreuves précédentes, comme aussi celle
du barrage de signes, s'äppliqtrant à des mécanismes surtout
sensori-moteurs, nous avons voulu en dernier lieu étudier l'évo
lution de l'apprentissage chez notre sujet pour une tâche plus
nettement intellectuelle. Nous avons choisi dans ce but le test
d'ordination de séries de nombres. On donne au sujet 150
nombres (allant de 120 à 269), présentés en désordre sur une
feuille en six colonnes de 25 Il doit rechercher le pre
mier, soit 120, et le pointer, puis chercher et pointer 121, 122, etc.,
jusqu'à ce que les 150 nombres aient été repérés et pointés.
Le résultat est évalué par le temps nécessaire à l'accomplisse
ment, que l'on traduit ensuite en nombre d'éléments pointés
par minute. Le sujet énonce à haute voix les nombres au fur
et à mesure du pointage, ce qui permet de vérifier qu'il n'en
omet aucun (notre sujet n'ayant d'ailleurs jamais commis sem
blable omission). Un élément important de mémoire entrant
incontestablement en jeu au cas où le pointage devrait se faire
sur une liste présentée toujours dans le même ordre, nous avons
employé autant de listes différentes qu'il y a eu d'expériences,
toutes ces listes étant toujours composées des nombres compris
entre 120 et 269, mais la dispersion étant totalement modifiée
d'une liste à l'autre 1. Les expériences avaient également lieu
tous les deux jours, entre 14 et 16 heures, à part quelques excep
tions, ayant entraîné des valeurs particulières sur lesquelles
nous reviendrons. Les résultats obtenus sont ceux du tableau IV,
.1. Pour obtenir rapidement de pareilles listes, nous les avons confection
nées de la façon suivante : 150 cartons portant les numéros étaient tirés d'un
sac comme les numéros d'un loto, et la liste tapée à la machine d'après leur
ordre de sortie ; on peut de la sorte considérer que la dispersion obtenue était
vraiment due an hasard. FRANÇOIS. CONTRIBUTIONS A l'ÉTUDE DE ^APPRENTISSAGE 199 M.
qui permettent, par application de la formule habituelle, d'arri
ver aux courbes A et B de la figure 4, ne différant entre elles
que par les valeurs des constantes, et sur lesquelles nous revien
drons plus loin (v. p. 212). L'écart moyen avec la courbe empi
rique est de 9,46 % pour la courbe A, de 9,21 % pour la courbe B.
TABLEAU IV
Valeurs Valeurs Valeurs calculées par Écarts calculées par Écarts exp éritnentales l'équation A l'équation B
4,56 4,? 7 0,29 3,91 0,65
4,74 4,63 0,11 4,43 0,31
4,98 4,98 4,89 0,09 0
i,80 5,30 0,50 5,32 0,52
6,24 5,60 0,64 5,71 0,53
7,38 5,89 1,49 1,31 6,07
6,90 6,18 0,74 6,39 0,51
8,34 6,41 1,93 6,69 1,65
7,80 6,65 1,15 6,96 0,84
6,24 6,88 0,64 7,21 0,97
7,08 7,09 0,01 7,44 0,36
6,30 7,29 0,99 7,65 1,35
8,33 7,48 0,85 7,84 0,49
8,01 7,80 7,65 0,15 0,21
8,04 7,82 0,22 8,17 0,13
7,80 7,98 0,18 8,31 0,51
0,26 8,34 7,86 8,12 0,48 0,29 ' 8,28 8,26 0,02 8,57
10,62 8,39 2,23 8,68 1,94
8,51 8,78 1,60 10,38 1,87
8,63 8,87 1,61 7,26 1,37
8,40 8,74 0,34 8,95 0,55
8,52 8,84 0,32 9,03 0,51
8,94 0,12 9,10 0,22 8,82
9,03 0,27 9,17 0,41 8,76
9,22 1,24 7,98 9,11 1,13
8,22 9,19 9,28 1,06 0,97
1,11 9,33 1,17 8,15 9,27
8,28 9,34 1,06 9,37 1,09
9,41 9,41 1,09 10,50 1,09
8,82 9,47 0,65 9,45 0,63
9,84 9,53 0,29 9,49 0,25
0,01 9,52 0,08 9,60 9,59
9,64 9,55 8,88 0,76 0,67
8,08 9,69 1,61 9,57 0,49
8,34 9,73 1,39 9,60 1,26
9,78 1,08 9,62 1,24 10,86
9,64 9,82 0,18 9,64 0
9,36 9,86 0,50 9,66 0,30 200 MEMOIRES ORIGINAUX
* * *
Ainsi donc au cours de nos recherches, il nous a été possible
de rendre compte de la marche de cinq apprentissages diffé
rents par l'emploi d'une seule formule générale. La première idée
venant à l'esprit est que cette similitude des courbes est simple
ment l'expression du fait que nous avons étudié des apprentis
sages extrêmement voisins, ou du moins faisant appel aux
mêmes mécanismes sensori-moteurs et aux mêmes fonctions
mentales. L'analyse des cinq tests que nous avons utilisés
montrera qu'il n'en est rien.
Nous avons déjà noté précédemment les éléments principaux
du test de barrage : rapidité motrice pure, et accoutumance
aux signes à barrer, entraînant une perception de plus en plus
rapide et spécifique de ces signes. Dans le test de la frappe dac
tylographique, l'attention porte sur la touche à atteindre corre
ctement le plus vite possible, et sur l'ordre de succession des
lettres à taper, succession connue par cœur et que le sujet a
mentalement devant les yeux, comme inscrite sur un véritable
cliché. Les éléments d'exécution sont donc peu nombreux^
ici encore, comme dans le premier test, mais d'une toute autre
nature, de plus, les « possibilités » étant très nombreuses pour
chaque mouvement, la résultante est forcément beaucoup plus
complexe, chaque frappe étant une réaction de choix infiniment
plus difficile que dans le travail du barrage.
Le test du pendule offre déjà un plus grand nombre d'él
éments d'exécution, tous sensori-moteurs : l'exactitude du mou
vement de poursuite est réglée par la synchronisation entre le
mouvement de va-et-vient du bras et celui du pendule d'une
part, et d'autre part par le réglage en profondeur de l'éprou-
vette, celle-ci pouvant suivre exactement le pendule, mais
sur une parallèle passant devant ou derrière lui. Ce réglage
oculo-moteur utilisera les données de la mémoire kftiésique et
aussi les observations générales du sujet, notant telle parti
cularité de son attitude dans une épreuve bien réussie et s'effor- '
çant de la reproduire par la suite. Mais c'est le test de lanc
ement de flèches qui offre la plus grande complexité d'éléments
d'exécution de la tâche, parmi nos quatre tests moteurs. L'atten
tion aura en effet à s'exercer sur les éléments suivants : 1° la
visée ; 2° la position du corps (buste, bras, épaule, écartement
des jambes, aplomb du bassin, etc.) ; 3° le jet (mouvement de
détente du bras, façon de tenir la flèche, inclinaison de départ

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.