Crespo, A. M. & R. Brambilla (coord). — Querétaro préhispanico ; Brown, R. B. — Arqueología y paleoecología del norcentro de México ; Dávila C. P. & D. Zaragoza D. (compil) L. Mirambell (coord). — Arqueología de San Luis Potosi ; n°1 ; vol.79, pg 322-324

De
Journal de la Société des Américanistes - Année 1993 - Volume 79 - Numéro 1 - Pages 322-324
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Publié le : vendredi 1 janvier 1993
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Source : Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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Dominique Michelet
Crespo, A. M. & R. Brambilla (coord). — Querétaro préhispanico
; __**__ Brown, R. B. — Arqueología y paleoecología del
norcentro de México ; __**__Dávila C. P. & D. Zaragoza D.
(compil) L. Mirambell (coord). — Arqueología de San Luis Potosi
In: Journal de la Société des Américanistes. Tome 79, 1993. pp. 322-324.
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Michelet Dominique. Crespo, A. M. & R. Brambilla (coord). — Querétaro préhispanico ; __**__ Brown, R. B. — Arqueología y
paleoecología del norcentro de México ; __**__Dávila C. P. & D. Zaragoza D. (compil) L. Mirambell (coord). — de
San Luis Potosi. In: Journal de la Société des Américanistes. Tome 79, 1993. pp. 322-324.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/jsa_0037-9174_1993_num_79_1_1509322 SOCIÉTÉ DES AMÉRICANISTES
proprias condiciones de cultivo de la planta, han perjudicado a los países
exportadores del « tercer mundo » con ima baja en los precios de la materia prima.
El continente americano, sede matriz del cacaotal, ha cedido la primacia de la
producción al Africa, en tanto que los volúmenes más cuantiosos de chocolate son
consumidos hoy en naciones industrializadas como Estados Unidos, Alemania,
Gran Bretaňa, Francia, los Países Bajos y Japon.
Según se desprende de esta nueva y valiosa Histoire du chocolat de Nikita
Harwich Vallenilla, el exótico « alimento de los dioses » — conocido a través de las
civilizaciones maya y azteca — ha tomado los contornos de un gran negocio
capitalista y se ha fomalizado en tabletas para endulza actualmente la vida de las
sociedades más ricas del hemisferio occidental.
[Teodoro Hampe Martinez, Institut fur Geschicht, Universitàt Wien]
B/ NOTES DE LECTURE
Crespo, Ana Maria y Rosa Brambilla, coord. — Querétaro prehispánico.
Colección Científica 238, Instituto Nacionál de Antropología e Historia,
Mexico, 1991, 308 p., bibl., ill.
Brown, Roy В. — Arqueología у paleoecología del nor centr o de Mexico. Colección
Científica 262, Instituto Nacionál de Antropología e Historia, Mexico, 1992,
124 p., bibl., ill.
Dávila С, Patricio, Diana Zaragoza D. compil., Lorena Mirambell, coord. —
Arqueología de San Luis Potosí. Antologías (série Arqueología), Instituto
Nacionál de Antropología e Historia, Mexico, 1991, 303 p., bibl., ill.
Au cours des années récentes, l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire
du Mexique a déployé des efforts particulièrement notables dans le domaine des
publications, d'une part en incitant fermement ses chercheurs à soumettre des
manuscrits, d'autre part en dotant son service editorial de moyens sans précédents.
La liste des ouvrages publiés s'est donc rapidement beaucoup allongée et c'est ainsi
qu' en un an environ, trois volumes ont vu le jour qui traitent de l'archéologie de
la zone — jusque-là plutôt délaissée — du nord de la Mésoamérique, cette frange
de territoire que B. Braniff a qualifiée naguère de « marginale » et qui sépare les
postes les plus avancés du monde sédentaire à l'époque classique et la frontière avec
les Chichimèques au xvie siècle. On aurait voulu pouvoir se réjouir pleinement de
la sortie de ces trois livres, mais c'est un sentiment de déception qui, malheureu
sement, s'impose.
Mettons à part tout de suite, cependant, l'anthologie mise au point par Patricio
et Diana Dávila et coordonnée par Lorena Mirambell. Entre une très brève
introduction et une honorable bibliographie générale de l'archéologie de l'État de
San Luis Potosí (sa brièveté en dit long sur la faiblesse des recherches dans cette
région !), les Dávila ont reproduit, en les traduisant le cas échéant en espagnol, COMPTES RENDUS ET NOTES DE LECTURE 323
quatorze travaux anciens (leur parution initiale va de 1901 à 1963) d'accès
généralement difficile. Ce faisant, ils rendent incontestablement service aux trop
rares personnes curieuses de l'archéologie de ce secteur. Notons aussi d'ailleurs que
l'intérêt de plusieurs des textes republiés ici n'est pas seulement historiographico-
anecdotique.
L'ouvrage qui porte sur le Querétaro préhispanique aurait dû constituer un
jalon important dans la littérature archéologique mexicaine. Il était particulièr
ement attendu, car, comme le soulignent les responsables du volume dans les
premières pages, l'espace qui correspond à cette entité politique moderne est
demeuré trop longtemps une espèce de blanc sur les cartes relatives à l'ancien
Mexique. Le volume aborde, certes, quelques réalités du passé préhispanique de la
région, mais il le fait d'une façon qui nous paraît rarement adéquate. Quand, par
exemple, les caractéristiques principales d'un site (la chronologie de son occupation
entre autres) n'ont jamais fait l'objet d'une publication un tant soit peu précise,
est-il vraiment raisonnable d'accorder vingt-cinq pages à un article, archi-confus
d'ailleurs, qui n'évoque que le dixième environ des résultats (surtout futurs) d'un
projet consacré à l'analyse chimique des sols de quelques structures et terrasses de
ce site ? Ici, et à plusieurs reprises dans le livre, on mesure ce qu'a de vain ou de
surréaliste un discours archéologique qui se développe alors même que les
préliminaires les plus élémentaires de la recherche (le placement chronologique des
vestiges notamment) n'ont pas été réglés. Le volume comprend dix chapitres en
plus de l'introduction ; trois ou quatre seulement d'entre eux sont à la fois
correctement structurés et porteurs ď informations utiles : le rapport d'exploration
du site de Cerro de la Cruz, au sud de San Juan del Rio, par J. С Saint-Charles
Z. et M. Arguelles G. ; le bref compte rendu de reconnaissance des environs de
Jalpan, au nord de la Sierra Gorda, par С A. Quijada L. ; la présentation des
vestiges du secteur de Tepozan, au centre-sud de l'État, par R. Brambila et C.
Castaňeda ; et enfin l'article de synthèse d'A. M. Crespo sur ce qui fut sans doute
l'un des centres de peuplement les plus spectaculaires de toute la région, El Cerrito,
juste au sud de l'agglomération actuelle de Querétaro. Relevons ici une double
surprise chronologique, riche de significations : longtemps considéré comme une
probable colonie de Tula, le site a été en fait occupé dès le début de notre ère et
a connu un premier apogée au Classique ; son deuxième climax, postclassique, n'est
en rien postérieur à l'ascension de Tula, ce qui permet de se demander dans quel
sens se sont développées les relations entre les deux sites.
L'étude de R. B. Brown, Arqueología y paleoecologïa del norcentro de Mexico,
semble être la traduction de la thèse que ce chercheur prépara à la fin des années
70 et soutint en 1984 à l'Université d'Arizona. En tout cas, le manuscrit sur lequel
s'appuie le livre a été achevé il y a dix ans à peu près et n'a pas été retouché ensuite ;
de là le fait qu'il ne tient compte d'aucun des travaux publiés depuis, que ces
derniers concernent la région de Rio Verde (D. Michelet, CEMCA, 1984), la
bordure du Jalisco et du Zacatecas (M. -A. Hers, Los toltecas en tierra chichimeca,
UN AM, 1989) ou le site de La Quemada et les nouvelles datations qui en
proviennent (C. D. Trombold, American Antiquity, 55(2) : 308-324, 1990). Ces trois
dernières références confirment en réalité l'idée émise par Brown selon laquelle la
rétraction de la frontière nord de la Mésoamérique ne date pas du xme siècle, mais 324 SOCIÉTÉ DES AMÉRICANISTES
des environs de l'an mil, contrairement à ce que P. Armillas avait suggéré.
L'objectif de Brown dans cette recherche a été justement de reprendre, pour les
discuter, les hypothèses d'Armillas sur la chronologie de l'expansion et de la
réduction de la Mésoamérique du côté nord et sur les variations climatiques
auxquelles ces deux mouvements inverses pourraient avoir été liés. Une révision des
données archéologiques, même non actualisées, lui permet, on Га vu, de mieux
dater le repli vers le sud des sociétés sédentaires. En ce qui concerne les liens
éventuels entre peuplement-dépeuplement et transformations climatiques, ce ne
sont pas les quelques travaux de paléoécologie antérieurs à 1975 qui pouvaient lui
apprendre grand-chose ; d'où la réalisation de quatre prélèvements pour étude
palynologique, respectivement à Ojo de San Juan (à 3,5 km au sud de Villa Juárez,
San Luis Potosi), la Hoya de San Nicolas de Parangueo (à ± 5 km à l'ouest de
Valle de Santiago, Guanajuato), Lago Guzmán (juste au nord de Ciudad Guzmán,
Jalisco) et Laguna San Pedro (à 2 km au sud-est du village de San Pedro Lagunillas
au Nayarit). Ces nouveaux profils polliniques, Brown le reconnaît honnêtement
lui-même, au mieux confirment l'occupation humaine et l'exploitation agricole de
certains points, en particulier au cours du 1er millénaire de notre ère, mais ils ne
révèlent aucune transformation climatique indiscutable pour les périodes récentes.
A vrai dire, il est clair que la palynologie, seule et telle qu'elle est pratiquée
aujourd'hui, aura sans doute beaucoup de mal à démontrer l'existence de variations
climatiques qui se seraient produites en un lieu et à une époque où l'impact
(perturbateur) de l'homme sur l'environnement végétal était fort. Rappelons aussi
ce sur quoi nous insistions déjà en 1984 : un cycle de sécheresses bref, même de
l'ordre de 4 ou 5 ans, pourrait avoir eu des effets dévastateurs sur l'agriculture du
nord de la Mésoamérique marginale, sans constituer pour autant un épisode
reconnaissable dans le registre des profils polliniques. Finissons en regrettant que
l'absence de soin dans la fabrication du livre atteigne des sommets tels que ses
coquilles et autres défauts risquent d'avoir, hélas, des conséquences désastreuses
pour certains lecteurs, les étudiants en particulier.
[Dominique Michelet, UPR 312 (CNRS), Musée de l'Homme, Paris]
Polaco, Oscar J. (coord.) — La fauna en el Templo Mayor. Colección Divulgación,
Asociación de Amigos del Templo Mayor en coedición con el Instituto
Nacionál de Antropología e Historia y Garcia y Valadés editores, Mexico,
1991, 265 p., bibl., tabl, ill.
Cet ouvrage appartient à la collection de poche consacrée au projet Templo
Mayor. Ce site (sans doute la plus importante enceinte cultuelle du Mexique
préhispanique) a livré une série d'offrandes d'une très grande richesse. C'est au
matériel faunique que se sont intéressés O. Polaco et ses collaborateurs, qui
analysent ici la faune présente dans 58 offrandes sur les 114 fouillées. La richesse
de la faune identifiée est impressionnante : 200 espèces, appartenant à 11 groupes
zoologiques (Eponges, Coelentérés, Mollusques, Arthropodes, Echinodermes,

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