Démences et psychopathies d'origine organique. Arrêts de développement. - compte-rendu ; n°1 ; vol.27, pg 453-466

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L'année psychologique - Année 1926 - Volume 27 - Numéro 1 - Pages 453-466
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : vendredi 1 janvier 1926
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f) Démences et psychopathies d'origine organique. Arrêts de
développement.
In: L'année psychologique. 1926 vol. 27. pp. 453-466.
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f) Démences et psychopathies d'origine organique. Arrêts de développement. In: L'année psychologique. 1926 vol. 27. pp. 453-
466.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1926_num_27_1_6353PATHOLOGIQUE 453 PSYCHOLOGIE
/) Démences et psychopathies d'origine organique.
Arrêts de développement.
TRAMER. — Différentes formes de déficience mentale et lenrs
causes. — Szkola spécjalna, 11,3, 1926, p. 137-141 (en polonais, avec
résumé français, p. 189).
Etude des causes de la déficience mentale, avec distinction des cas
où il y a arrêt de développement congénital ; où l'arrêt, par facteurs
internes ou héréditaires, apparaît au cours du développement ; enfin
où l'arrêt dépend de facteurs externes plus ou moins tardifs. H. P.
E. DE GREEF. — Le temps d'adaptation du débile mental à un mi
lieu nouveau. Sa mesure, sa signification. — J. de Neurologie et
de Psychiatrie, XXVI, 8, 1926, p. 476-488.
Au lieu d'opposer un groupe de débiles sociables à un groupe d'in-
sociables, il faut, selon l'auteur, envisager les degrés de la sociabilité,
et, à cet égard, les ressources intellectuelles et les ressources affectives
«ont deux composantes dont la valeur s'équivaut pour la déterminat
ion de la valeur réelle d'un individu.
Pratiquement, De G. a déterminé le temps d'adaptation d'un
débile placé dans une famille (autre que la sienne), en se fondant sur
le moment où celui-ci (de 6 à 12 ans d'âge mental, de 12 à 20 ans d'âge
réel), considère que son père nourricier est le premier des hommes
{le plus « malin », dans l'épreuve utilisée).
Les résultats montrent que, dans un groupe de débiles n'ayant
pas plus de 9 mois de séjour dans la famille de placement,45 % environ
sont adaptés, d'après le critère, dans un second groupe, ayant de
1 à 5 ans de séjour, 85 % environ sont adaptés.
Dans le premier groupe, il y a 63 % d'instables et 23 % seulement
dans le second, avec 77 % de réellement sociables.
Et, dans le premier groupe, ceux qui paraissent adaptés sont, en
majorité, des insociables, ce qui conduit l'auteur à l'idée que l'adap
tation rapide est défavorable ; elle ne dure pas. C'est l'enfant avec
qui il y a le plus de difficultés au début dont on arrivera le mieux à
tirer parti.
Les observations de l'auteur sont intéressantes mais son critère
d'adaptation ne paraît vraiment pas satisfaisant. H. P.
A-F. TREDGOLD, CYRIL BURT, HAMBLIN SMITH, W. REES
THOMAS, F.-S. SHRUBSALL. — The definition and diagnosis
of moral imbecility. [Définition et diagnostic de V imbécillité morale).
— Br. J. of Med. Ps. VI. 1, 1926, p. 1-9, 10-46, 47-54, 55-69, 70-83.
La définition légale, en Angleterre, dans la première section de l'acte
de déficience mentale, définit les imbéciles moraux : « des individus
qui de bonne heure manifestent une déficience mentale perma
nente accompagnée de dispositions criminelles et vicieuses,* t sur
qui les punitions n'ont que peu ou n'ont point d'effet ».
Ces termes ont paru assez peu exacts pour motiver un « sym
posium » destiné à leur discussion et précision. 454 ANALÏ8ES
Tredgold admet chez l'individu normalement développé, une
« discrimination morale », surtout intellectuelle, et un « un sens moral »
plutôt émotionnel, le premier facteur pouvant au point de vue
social suppléer à la rigueur au second. Si les deux font défaut et
qu'à cette absence s'ajoutent des tendances anti-sociales puissantes,
nous avons l'imbécile moral caractérisé par son comportement in
considéré et cynique, quelles que soient les influences qui s'exercent
autour de lui.
Pour Cyril Burt, la distinction d'un tel type est inutile. Il n'y a
pas, au sens strictement psychologique, de « déficience morale ». II
n*y a que des déficiences mentales, qu'il s'agisse, soit de déficiences
intellectuelles, «oit de déficiences de tempérament tenant à une con
dition émotionnelle innée, générale plutôt que spécifique (plus d'un
instinct ou d'tme émotion doivent être développés) et non à un degré
assez manifeste pour que l'individu exige une «surveillance ».
A son point de vue se rattache, engros, W.-T3. Smith, qui lui aussi
demande l'abolition du terme d'imbécillité morale, les individus pré
sentant ce type étant en général des psychoses en évolution, en par
ticulier des déments précoces rétrogradant au type infantile.
C'est également l'avis de W. Rees Thomas dont les méthodes d'étude
s'inspirent de la psychanalyse et qui propose d'ajouter aux deux
classes reconnues par C. Burt, une troisième comprenant Les psychoses
et neuro psychoses acquises au cours an développement : les indi
vidus montrent des dispositions "vicieuses et criminelles, vis-à-vis
desquelles les punitions sont ineffieaoes et manifestent des dé
sordres mentaux permanents en ce sens que les traitements ont
échoné ou qu'il s'agit de troubles caractéristiques d'une psychose
présumée incurable, dont les crises sont trop brèves ou insuffisam
ment violentes pour être justiciables de l'internement.
En revanche M. Schrubsall admet la catégorie d'imbécile moral,
sinon du point de vue clinique, tout au moins du point de vu« social-
Le diagnostic de ce type serait :
1° Un ton évidemment indifférent dans la discussion d'événements
de l'histoire présente et passée. De la négligence vis-à-vis des
autres et de soi ;
2° Une inconduite persistante de nature depuis l'enfance en dépit
d'une éducation prudente ;
3° L'impossibilité d'apprécier la situation présente ;
4° De la neuropathie chez d'autres membres de la famille ;
5° L'absence d'autres explications possibles des conditions obser
vées dans les examens et l'histoire du cas. M. L.
F. NAVILLE et R. DE SAUSSURE. — Revue générale fie l'arrié
ration mongolienne et description de quelques cas nouveaux obser
vés à Genève. — Revue médicale de la Suisse Romande, XLVI,
1926, p. 481-509.
Les ^statistiques des différents" auteurs donnent une moyenne de
5% de mongoliens par rapport aux autres formes d'arriération ment
ale, mais ce pourcentage varie selon les pays ; les peuples hindous,
arabes et juifs qui ne se mêlent pas aux Mongols ne présentent pas-
d'arriérés mongoloïdes ; dans la région de Kazan où l'élément tàrtare PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 455
est encore .abondant, on en trouve 25 %. On comprend que les auteurs
aient essayé d'expliquer la maladie par le retour à un type ancestral
mongol ou prémongol.
L'arriération mongoloïde n'est pas une maladie familiale. On n'a
constaté que très exceptionnellement plusieurs cas dans la même
famille.
L'étiologie a été très discutée. On a successivement incriminé,
sans pouvoir les démontrer, les troubles thyroïdiens delà mère, l'âge
de la mère, l'épuisement de la fonction génésique des parents, la con
sanguinité des parents, l'hérédité psychopathique, l'alcoolisme, la
tuberculose, Le seul facteur étiologique vraisemblable semble être
la syphilis, mise en avant par plusieurs auteurs. MM. Naville et de
Saussure l'acceptent avec réserves. Peut-être sont-ils d'une prudence
excessive ; pour ma part, à la Salpêtrière, j 'ai pu la déceler dans l'im
mense majorité- des* cas.
v On connaît la Symptomatologie physique et psychique : la forme
du crâne, l'aspect de la face, les caractères de la peau, des cheveux,
l'attitude en tailleur, l'hypotonie des membres, l'arriération avec
troubles de la parole et fatigabilité , etc., etc.
Les observations personnelles des auteurs rentrent dans les cadres
classiques. A noter que plusieurs de Leurs malades ont dépassé l'en
fance ; notamment un garçon de 23 aas et une fille de 29. Ces cas ne
sont pas très fréquents. I. M.
F. NAVILLE et R. DE SAUSSURE. — Note sur l'arriération ment
ale du type Malais, (variété de l'arriération mongolienne). — Ar
chives de Médecine des Enfants, XXVIII, 1925, p. 694-697.
Dans son mémoire classique de 1866, Langdon Down proposait
de classer certaines formes de l'idiotie d'après le type ethnique du
faciès de l'enfant. L'une des formes qu'il décrivait, la forme mongol
ienne, a été souvent décrite depuis; par contre on n'a jamais signalé,
depuis l'article de L. Down, d'idiotie du type malais. Les auteurs'
en ont observé un cas, dont ils rapportent les caractéristiques phy
siques et mentales. Il s'agit d'un garçon de 17 ans, d'origine italienne,
né de parents sains et qui nient toute syphilis et tout alcoolisme.
Accouchement à 8 mois (5 livres) ; allaitement au sein ; marche à
2 ans,~parole à 3 ans, propreté vers 4 ans. Aspect actuel : crâne brachy-
céphale, et légèrement micro et oxycéphale ; pas de méplat occipital
caractéristique des mongoliens ; indice céphalique, 87,6 ; faciès mong
olien, yeux bridés mais horizontaux ; teint olivâtre ; voix rauque
mongolienne ; absence de caractères mongoliens de la langue, des
lèvres, du nez et des mains ; thyroïde petite. On constate une petite
invagination de la peau, en cul-de-sac, à l'extrémité du coccyx, et
trois petits pertuis semblables à l'extrémité de la verge. On sait que
que ces sortes d'arrêts de développement ont été souvent notés dans
l'idiotie mongoloïde. L'arrêt du développement générât est moins
marqué que chezles mongoliens. Le garçon pèse aujourd'hui 30 kilogs,
et sa taille est de 1 mètre 42. Son retard scolaire est de 8 ans
environ. C'est, en somme un enfant de 9 à 10 ans, à tous les points
de vue.
Si l'on peut tirer des conclusions générales de cette observation, 456 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
l'arriération du type malais est beaucoup plus grave.au point de vue
physique et mental, que l'idiotie mongolienne classique. I. M.
G. PIGHINI. — Ricerche sperimentali sulta tiroide in relazione alla
etiologia del gozzo-eretinismo. — [Recherches expérimentales sur
la thyroïde dans ses rapports avec Vétiologie du crétinisme goitreux). —
Riv. sp. di. Fr. L, 1-2, 1926, p. 75-158.
Les altérations de la thyroïde relèvent d'intoxications dont les
effets divers ne répondent pas à la diversité des poisons mais à l'i
ntensité de leur action.
Quand elle est massive il y a desquamation de Pépithélium foll
iculaire, disparition de la substance colloïde qui emplit normalement
les vésicules, atrophie parenchymateuse de la glande.
Quand elle est plus atténuée il y a réaction proliférative du paren
chyme glandulaire, mitose, accroissement des mitochondries et des
grains dans les cellules folliculaires, apparition de cordons cellulaires
înterfollicuiaires, et néoformation de follicules. Cet état d'hyperac-
tivité répond au goitre exophtalmique.
Mais la déviation fonctionnelle peut aussi réaliser d'autres effets
anatomiques, entraîner la dilatation des plus vieux follicules, qui se
gonflent d'une substance colloïde plus dense ; en même temps l'épi-
thélium endo -folliculaire s'aplatit, s'appauvrit en mitochondries et
grains, tend à l'atrophie, se résorbe, d'où la formation de vésicules
communicantes et de kystes : c'est la forme adénomateuse.
L'apparente hyperactivité de la glande sous l'influence de l'intoxi
cation est une simple déviation fonctionnelle et se traduit en parti
culier par une diminution de l'iode dans les produits de sécrétion. Il
en résulte des altérations dans les autres glandes endocrines, dans le
thymus, les capsules surrénales et même les sexuelles et l'hy
pophyse.
Le goitre endémique n'est pas une réaction de l'organisme au
manque d'iode, il est l'effet d'un poison qui altère le métabolisme
organique et particulièrement le métabolisme de l'iode. Beaucoup de
substances toxiques peuvent avoir cet effet. Celles qui agissent dans
le goître endémique ne sont pas encore connues. H. W.
A. MARIE et SONN. — Un cas de paralysie générale juvénile chez
un hérédo-syphilitique. — Enc, XXI, 7, 1926, p. 545-546.
Convulsions en bas âge, attaqué apoplectique à 9 ans ; traitement
d'arsénobenzol et de bismuth ; paralysie générale à 19 ans. H. W.
A. MARIE. — Deux cas de générale juvénile chez des hé-
rédo-syphilitiques issus de paralytiques généraux. — Enc, XXI, 2,
1926, p. 138-139.
L'intérêt de ces deux cas est de démontrer l'existence d'une syphilis
neurotrope dont les effets ont été les mêmes chez les parents dire
ctement infectés et chez les enfants à qui elle a été transmise par
hérédité. H. W.
P. SCHIFF. — Paralysie générale juvénile. Hérédité similaire, — An.
Méd. Ps., LXXXIV, 5, 1926, I, p. 417-424.
La mère est morte de paralysie générale. De ses trois enfants l'aîné PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 457
est mort à 4 ans de méningite, le second atteint de méningite en bas
âge est psychasthénique mais d'intelligence normale, la malade enfin
a eu aussi une méningite à l'âge de 3 ans 1 /2 ; son développement psy
chique et physique a été déficient ; elle présente de l'insuffisance thy
roïdienne ; à 19 ans sont apparues des crises épileptiques et avec elles
des symptômes de paralysie générale sans délire. Tous ces traits sont
habituels dans la juvénile. Mais l'hérédité similaire
est rare. H. W.
H. CLAUDE et R. TARGOWLA. — Le traitement de la paralysie
générale. Méthodes et résultats. — Enc, XX, 7, 1925, p. 465-474.
Dans cette maladie, jadis réputée progressive et en tous cas irré
versible, l'inoculation d'affections fébriles, telles que le paludisme,
permet d'obtenir des rémissions, qui devraient, suivant les auteurs,
la faire passer du cadre des démences dans celui des affections neuro
logiques. La maladie n'est pas éteinte, puisque dans le plus grand
nombre des cas les signes sérologiques persistent ; mais la mémoire,
l'attention, l'affectivité présentent, sinon un retour à l'état normal,
du moins une amélioration manifeste.
Que ce résultat risque d'être précaire, le- auteurs l'admeUeni-.
Mais un autre problème se poserait, dontl'intérêt théorique est grand.
Etant donné que les cellules nerveuses, une fois détruites, ne peuvent
se restaurer, et que la méningo-encéphalite, d'où résulte la paralysie
générale, en détruit un grand nombre, comment accorder cette res
tauration des fonctions psychiques avec la persistance, tout au moins
partielle, des lésions anatomiques ? Ou bien serait-ce que notre
mesure de l'activité psychique est encore bien grossière, et nos défini
tions de son déficit, notre conception de la démence bien insuffi
santes ? H. W.
E. RIVA. — Guaribilita e terapia délia Paralisi progressiva (Cura-
bilité et thérapeutique de la paralysie générale). — Riv. sp. di Fr.,
L, 1-2, 1926, p. 13-38.
Type de démence et d'affection incurable il y a peu d'années tncore,
la paralysie générale a déjà dans plusieurs cas cédé à des essais de
thérapeutique énergique. Le devoir est donc de répudier le fatalisme
de naguère et d'agir d'abord de façon prophylactique en surveillant
de près les syphilitiques, de manière à prévenir toute localisation
nerveuse, ensuite de dépister s'il y a lieu les premiers signes de cette
localisation et enfin de ne répudier a priori, quels que soient les
risques, aucune méthode de guérison même, si la paralysie générale
est en pleine évolution. H. W.
A. MARIE. — Un cas de paralysie générale paraconjugale. — Enc,
XXI, 7, 1926, p. 546-547.
Dès l'enfance épilepsie, phobies, vols ; quatre enfants bien portants
d'un premier mariage ; d'une liaison trois enfants morts et plusieurs
fausses-couches ; cette femme est atteinte de paralysie générale
quelques années acres que son amant fut mort de la même maladie.
H. W. i ftrf
458 ANALYSES BHfcUOGBAPHIQUJES
A. MAZZA. — Compartiment o della reazione di Wassermann nef
paralitici progressiv* trattati can iniezioni di lecitina {Comportement
de la réaction de Wussermann dans la paralysie générale traitée
par des injections de lécithine). — Riv. «p. di Fr., XLIX, 4,
1926, p. 623-628.
L'auteur n'a pas trouvé que des injections de lécithine fussent
capables de modifier la réaction de Wassermann dans le sérum des
paralytiques généraux, comme le prétendent plusieurs auteurs. Il
est pourtant d'avis que, sans avoir de propriété spécifique, la léci-
tMne a le pouvoir, dans la syphilis comme dans les autres infections,
de stimuler les réactions de défense ; mais elles sont déjà trop com
promises dans la paralysie générale pour que l'action de la lécithine
puisse s'y faire sentir. H. W.
A. ANT HEAUME. — Les nouveaux traitements de la paralysie
generate. — Enc, XX, 7, 1925, p. 500-511.
L'efficacité de la thérapeutique, en particulier paludique, sur la
paralysie générale a pour conséquence l'obligation de traiter suivant
les nouvelles méthodes la grande masse des paralytiques généraux,
dont la proportion est considérable parmi les aliénés des asiles, et qui
sont une lourde charge pour la société. H. W.
J.-E. NICOLE et J.-P. STEEL. — Le traitement de la paralysie €é-
4iérale par la malaria. — Enc, XXI, 2, 1926, p. 116-120.
Aucun cas de mort imputable au ; plus longue survie ;
amélioration consistant soit dans la simple disparition du gâtisme,
ce qui est très important pour l'entourage du malade, soit dans la
suppression des façons et réactions qui étaient des stigmates visibles
de la maladie, soit enfin dans celle du délire et des principaux troubles
intellectuels. < H. W.
H.vWALLON et J. DEREUX.— Exhibitionisme et Syphilis.— J-<üe
Ps., XXIII, 1926, p. 754-757.
L'exhibitionisme se rencontre spécialement chez les paralytiques
généraux. Chez eux, à côté de la démence qui est généralement consi
dérée comme la cause de l'exhibitionisme, se rencontre également une
excitation des appétits surtout organiques et génitaux qui pourrait
non pas être une conséquence de la démence, mais dériver directement
de leur source commune, la syphilis. Il se pourrait donc que l'exhib
itionisme se rattache à la syphilis par l'intermédiaire de l'excitation
plutôt que de la démence. Comme contribution à la solution de ce
problème, on examine ici deux cas d'exhibitionisme chez des syphili
tiques non déments. La démence étant ici hors de cause, ils posent la
question de rapports directs entre l'exhibitionisme et la syphilis.
G.-H. L.
G. HEUYER et SIZARET. — Automatisme mental et syphilis. —
Enc, XXI, 2, .1926, p. 132-138.
Deux syphilitiques présentent des idées d'influence et de l'aut
omatisme mental. Chez l'une sans doute il n'y a ni signes sérologiques
ni signes neurologiques, son excitation est grande. Mais chez l'autre PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 459
la réaction de Wassermann est fortement positive et consécutivement
au traitement spécifique l'automatisme mental disparaît. Ces deux
cas, le second surtout, ne tendraient-ils pas à démontrer l'origine
organique de l'automatisme mental ? H. W.
A. MARIE et VALENCE. — Un cas de syphilis cérébrale chez un
fils de P. G. — Enc, XXI, 7, 1926, p. 544-545.
Bien que n'ayant pas, semble-t-il, présenté d'accident, la mère a
servi de véhicule à l'infection «■•ntre le père et l'enfant qui à 14 ans a
été frappé d'hémiplégie avec arrêt du développement intellectuel.
Il avait présenté de l'incontinence d'urine jusqu'à l'âge de 4 ans.
H. W.
H. BARUK. — La «confusion mentale dans le« tumeurs cérébrales. —
Enc, XXI, 10, 1926, p. 760-773.
La confusion mentale est fréquente dans les tumeurs cérébrales :
sur 56 cas l'A. l'a observé 37 fois,soit dans les 2 /3 des cas. Ses formes
cliniques répondent à 3 ou même 4 types :
A. Les formes légères et transitoires qm se traduisent par du ralen
tissement intellectuel, de la fatigabilité menialo et souvent une cerle*
taine désorientation dans temps. Elles peuvent se compliquer
d'onirisme et d'amnésie, surtout dans les moments de repos. Il se
produit même des crises de narcolepsie d'où le malade se laisse facil
ement tirer par la parole ou par simple attouchement alors qu'en état
de torpeur il résiste aux incitations les plus énergiques. Ces crises de
sommeil ont souvent pour conséquence une perturbation dans le sen
timent de la durée et de la fabulation.
B.Les formes de confusion mentale grave, sont le terme auquel about
issent les précédentes ou surviennent d'emblée. Leur caractère ha
bituel est la torpeur qui peut aboutir à la stupeur : i'inertle mentale
résiste aux incitations les plus énergiques, dont l'effet unique est
souvent de bloquer plus complètement encore l'activité psychique.
La désorientation peut l'emporter sur la stupeur. Il faut la distinguer
de la exclusivement spatiale qui s'observe dans cer
taines lésions du lobs frontal.
C. Les formes chroniques et d'apparence démenPelle, b'en que pre
nant souvent le masque de la paralysie générale, s'en distinguent par
la justesse des jugements, quand ils réussissent à se formuler, par des
efforts pour dissiper la confusion des idées, qui contrastent avec
l'apathie, le manque de spontanéité, la résignation habituels du
malade. L'importance de ces différences souvent très difficiles à
apprécier s'accroît de ce fait que, dans les tumeurs du lobe frontal
en particulier, il peut se produire la même dysarthrie, la même trémula-
tion que dans la paralysie générale. D'autres manifestations que cette
confusion grave peut avoir en commun avec la démence sont le syn
drome de Korsakoff et le puérilisme.
D. Les états confusionnèls actif s, V automatisme ambulatoire, se pro
duisent, sous l'influence des tumeurs cérébrales, sans doute à la man
ière des accidents comitiaux, qu'elles provoquent fréquemment.
En dehors de toute autre origine manifeste, la^confusion mentale
doit faire penser à une tumeur cérébrale, surtout si elle coexiste avec 460 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
des manifestations d'hypertension intra-crânienne. Mais en bien des
-cas la confusion précède les signes d'hypertension. L'existence de
crises narcoleptiques peut rendre délicat le diagnostic d'une tumeur
cérébrale avec l'encéphalite épidémique. De même avec Pépilepsie
le fait qu'une tumeur cérébrale peut entraîner des manifestations
comitiales. S'il y a désaccord entre la fréquence des crises et l'obnu-
bilation, c'est en faveur de la tumeur.
A l'hypertension sont dues les formes légères et transitoires ou
ceux des symptômes qui rétrocèdent quand la tension baisse, par
exemple à la suite d'injections hypertoniques intraveineuses.
A des tumeurs du lobe frontal et du corps calleux, les confusions
précoces et graves.
A des de la base et du mésocéphale, les confusions qui
s'accompagnent d'onirisme et de narcolepsie, bien que la narcolepsie
et l'onirisme aient été signalés dans des tumeurs frontales.
A des tumeurs pariéto-tempoiales, les cas où la difficulté du lan
gage, de l'évocation verbale, paraissent l'emporter vers la confusion.
Une tumeur de l'hémisphère gauche entraîne des troubles beau
coup plus accentués qu'une tumeur de l'hémisphère droit. H. W.
L. VAN BOGAERT. — Sur les hallucinations visuelles au cours des
affections organiques du cerveau. Contribution à l'étude du syn
drome des hallucinations lilliputiennes. — Enc, XXI, 9, 1926,
p. 657-679.
Deux observations : l'une d'encéphalite épidémique ayant débuté
par une phase où se produisaient, entre autres manifestations, des
«cotomes scintillants, des sensations colorées à déplacement rapide
du côté droit du champ visuel, qui bientôt devient anopsique. Jamais
ces impressions subjectives n'ont donné lieu à des hallucinations. A
l'autopsie, lésions très disséminées, ce qui rend assez difficile de déter
miner celles auxquelles sont plus particulièrement imputables ces
phénomènes photopsiques. Ils semblent le plus souvent répondre
à des lésions irritatives du segment postérieur des voies optiques ;
mais sans doute peuvent-ils résulter d'une irritation portant sur un
point quelconque de l'appareil optique entre ia cornée et la scissure
■calcarine.
Dans l'autre observation il sagit d'une tumeur hémorragique, qui
par son extrémité antérieure atteint, sous la région motrice, jusqu'au
lobe frontal, dont la partie moyenne a détruit la substance blanche
4u pôle temporal gauche, et dont la masse principale occupe la région
pariéto-occipitale. Dans la succession des symptômes très polymorphes
qui marquent les étapes de cette affection, il se produit des halluci
nations lilliputiennes, présentant la mobilité qu'elles ont habituelle
ment, mais de teinte grisâtre, sans relief comme des ombres et trans
parentes. Le malade en reconnaît le caractère hallucinatoire sauf à
la suite d'un ictus, durant une courte période d'obnubilation, où il
«'en plaint comme d'une réalité terrifiante. Pour qu'elles s'imposent
comme véritablement existantes, il a donc fallu un trouble grave de
la conscience. Leur tonalité affective dépend de celle qui domine
l'humeur du sujet : terrifiantes dans ses moments d'angoisse, mais PATHOLOGIQUE 461 PSYCHOLOGIE
habituellement grises et neutres comme son humeur, modifiée par la
maladie et désormais incapable de tristesse ou de joie.
Quant au caractère lilliputien des hallucinations, il paraît primitif
et non en rapport avec la distance très courte où l'image hallucinat
oire serait projetée, car il y a des hallucinations lilliputiennes qui
ont pour fond un horizon très vaste.
A l'image de tout objet connu l'adulte attribue, dès qu'il l'a ident
ifié, une dimension approximative et constante, quelle que soit la
distance où lui apparaît cet objet. Cette notion de grandeur constante
reste encore étrangère à l'enfant ; aussi ses rêves peuvent-ils se déve
lopper à une échelle quelconque. C'est ce qui peut aussi se produire
exceptionnellement chez l'adulte par une sorte de régression vers le
stade infantile. Le manque de relief a peut-être la même origine,
l'espace de l'enfant étant, selon des psychologues comme Stern ou
Koffka, proximal et plan.
Enfin l'aspect incolore des hallucinations, s'il peut être interprété
comme symbolique du ton affectif, a peut-être aussi une autre ori
gine. Suivant Lenz la vision colorée-spatiale et la vision incolore-
linéaire répondent à deux mécanismes différents. Effectivement
Pick a constaté la coexistence d'hallucinations appartenant aux deux
séries et traduisant peut être l'ébranlement simultané de ces
mécanismes. Mais l'aspect incolore-linéaire est assez en rapport avec
les perceptions planes et achromatiques de la première enfance pour
que des hallucinations sans relief et sans couleur puissent être inter
prétées comme un phénomène de régression. Ces deux hypothèses
pourraient d'ailleurs se fondre si le lobe temporo-sphénoïdal était,,
comme le suppose Horrax, un centre où s'emmagasinent des souven
irs infantiles, qui « devenus inconscients seraient susceptibles d'être
ramenés dans le champ de la conscience sous forme hallucinatoire,
par une irritation grave de cette région cérébrale. »
Le jugement de réalité nécessaire pour qu'il y ait véritablement
hallucination n'est d'ailleurs pas impliqué dans cette reviviscence
d'images. Et c'est par lui que l'hallucination suppose la psychose.
H. W.
H. CLAUDE et J. CUEL. — Trois cas d'encéphalite épidémique avec
examen anatomique. — Enc, XXI, 4, 1926, p. 272-274.
Les réactions inflammatoires, infiltrations des gaînes périvascu-
laires, légères suffusions sanguines du cortex, peuvent avoir fait place
à des lésions chroniques : épaississement des gaînes pénvasculs-.ires,
de la pie-mère, destructions cellulaires, disparition de fibres nerveuses.
La localisation en est très variable et très diffuse : pédoncules céré
braux et en particulier locus niger dans les cas à symptômes parkin-
soniens ; protubérance, bulbe, noyaux gris centraux, écorce cérébrale.
H. W.
S. DRAGANESCO et L. REYS. — Sur une forme particulière d'encé
phalite (Etude anatomo- clinique). — Enc, XXI, 10, 1926, p. 774-
777.
Combinaison de symptômes paralytiques et hypertoniques. Evol
ution rapide. Mort au cours de convulsions. H. W.

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