Démences et psychopathies d'origine organique. Arrêts de Développement - compte-rendu ; n°1 ; vol.28, pg 468-479

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L'année psychologique - Année 1927 - Volume 28 - Numéro 1 - Pages 468-479
12 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : samedi 1 janvier 1927
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f) Démences et psychopathies d'origine organique. Arrêts de
Développement
In: L'année psychologique. 1927 vol. 28. pp. 468-479.
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f) Démences et psychopathies d'origine organique. Arrêts de Développement. In: L'année psychologique. 1927 vol. 28. pp. 468-
479.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1927_num_28_1_6449468 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
délire et réactions secondaires d'anxiété. La mélancolie guérit dans
au moins 50 % des cas, parfois après plusieurs années de maladie.
Elle apparaît habituellement entre 40 et 60 ans. Plus rarement dans
l'adolescence. H. W.
448. — LEVY-VALENSI, MONTASSUT, LAMACHE, et DAUSSY.
— Vitesse de sédimentation dans la psychose maniaque-dépressive.
— Enc, XXII, 2, 1927, p. 134-135.
Elle est accélérée dans la dépression, un peu diminuée dans la
manie. H. W.
449. — P. COURBON et J. VIE. — Cénesthopathie ou topoalgie
intermittente. — B. S. cl., XX, 1927, p. 94-98.
Femme de 32 ans, dans un état de dépression anxieuse, préoccupée
par des douleurs de la région cervico -dorsale à paroxysmes quoti
diens, diurnes et nocturnes ayant conduit à des tentatives de suicide.
La crise douloureuse, (reproduisant une crise antérieure, moins vive,
également passagère), disparut en quelques mois. On note chez cette
malade du rachitisme, de l'insuffisance ovarienne et thyroïdienne,
du déséquilibre vaso-sympathique.
Les douleurs paraissent bien avoir eu un caractère organique,
mais leur intensité et leur retentissement sur l'organisme ne se sont
montrés excessifs que par coïncidence avec une phase de dépression
chez une périodique. H. P.
450. — G. VAN NESS DEARBORN. — The « Two love question »
: an example of unconscious erotic symbolism (La question du
double amour : symbolisme erotique inconscient). — J. of Abn. Ps.,
XXII, 1, 1927, p. 62-66.
Reproduction du dessin d'un malade maniaco-dépressif, accom
pagné d'une légende confuse, indiquant une coexistence dans son
esprit des idées religieuses et sexuelles, que l'auteur
montre, par des exemples choisis, exister de même dans la mentalité
normale. . M. L.
/) Démences et psychopathies d'origine organique
Arrêts de développement
451. — J. RUSSETZKI. — Sur une forme atypique de l'idiotie amau-
rotique, type Vogt-Spielmeyer. — Enc, XXII, 8, 1927, p. 642-648.
Quatre enfants de la même famille en sont atteints entre 4 et 6 ans,
âge de la seconde dentition. Leur niveau intellectuel les place entre
l'imbécillité et la simple débilité mentale. La chorio-rétinite et l'atro-:
phie optique laissent intacte la macula lutea, ce qui les différencie
des idiots amaurotiques infantiles, type Tay-Sachs, de même que
leur origine non-israélite. La précocité de leur développement osseux
et génital indique des anomalies endocriniennes, en particulier du
dyspinéalisme. Il y a des troubles vasormoteurs : retard dans l'appa
rition du dermographisme. II. W, Psychologie pathologique 469
452. — G. MARIN ESCO. — Nouvelles recherches sur la forme de
Spielmeyer-Vogt de l'idiotie amaurotique et son mécanisme
biochimique. — Enc, XXII, 8, 1927, p. 605-627.
Effort pour « réduire les altérations morphologiques si caractéris
tiques de l'idiotie amaurotique à des processus physico-chimiques,
dans lesquels l'hydrolyse, l'augmentation de la tension osmotique,
les variations du phénomène, les altérations des mitochondries et
des ferments oxydants, le dédoublement des lipo -protéines et des
neurosomes jouent un rôle principal. » H. W.
H."
453. — P. SCHIFF et — Idiotie myxœdémateuse DAUSSY.
d'origine probablement hérédo-syphilitique. — Enc, XXII, 5, 1927,
p. 361-364.
Un cas d'idiotie myxœdémateuse se produit dans une famille,
dont les premiers enfants sont parfaitement normaux, dont les sui
vants sont, outre la malade, une fille sourde-muette et sept morts-
nés ou morts en bas âge. La mère est morte peut-être de tabes. Chez
la malade la réaction de Bordet-Wassermann dans le liquide céphalo-
rachidien est négative, mais la réaction du benjoin colloïdal est
légèrement positive dans la zone paralytique, la réaction de l'élixir
parégorique très positive, la globulinose nettement supérieure à la
normale. Donc vraisemblance d'une syphilis mal éteinte. L'infection
semble avoir eu ses effets au cours du développement, en atrophiant
la thyroïde ; elle ne paraît pas avoir altéré le germe lui-même. Le
traitement aurait donc pu être efficace, mais dans la première en
fance ; la malade est actuellement âgée de 32 ans. H. W.
454. — G. DALMA. — Nota su alcuni casi di nanismo esistenti nell
isola di Veglia, presso Fiume {Note sur quelques cas de nanisme
dans Vile de Veglia, près de Fiume). — Riv. sp. di Fr., LI, 1-2, 1927,
p. 158-172.
Dans cette île de 20.000 âmes l'A. relève après Wagner v. Jauregg
l'existence de 10 nains qui ne peuvent être assimilés à des crétins,
fèn dépit de leur atrophie thyroïdienne et de quelques signes de
myxœdème. Leur intelligence est normale, leur langage et leur ouïe
également, les signes secondaires de la puberté font défaut, les organes
génitaux sont à peine développés. Il semble que la croissance se soit •
arrêtée entre 5 et 9 ans. Ce nanisme paraît être imputable à une in
suffisance du lobe antérieur de l'hypophyse. Dans ce cas, en effet, le
développement des cartilages de. conjugaison est suspendu, tandis
que les os d'origine fibro-connective continuent à croître, d'où
disproportion du crâne et de la face. Il se produit de plus une atro
phie secondaire de la thyroïde et des glandes génitales. Ce nanisme
semble dépendre d'une hérédité récessive, dont les effets seraient
rendus fréquents dans cette île par la fréquence des unions consan
guines. H. W.
455. — E. RIVA, et M. DE PAOLI. — Un nuovo caso di micro-
cefalia pura. Ricerche antropologische ed istologiche [Un nouveau
cas de microcéphalie pure. Recherches anthropologiques et histo-
logiques). — Riv. sp. di Fr., LI, 1-2, 1927, p. 173-220. 470 ANALYSES BlBLiOGRAPHlQU'ES
Sans doute y a-t-il des cas de microcéphalie, et même les plus
nombreux, qui sont d'origine infectieuse, comme le démontrent
l'anamnèse, l'examen clinique et l'histologie. Mais il y en a d'autres,
comme celui rapporté, par les auteurs, dont la cause est purement
degenerative. Le cerveau est lisse, mais sans trace de lésions en
foyers,, sans adhérences méningées ; les fonctions nerveuses ne sont
,pas perturbées, et la vie du sujet ne présente aucun incident patholo
gique, ai durant la période intra-utérine ni après. H. W.
,456. — ET. DE GREEFF. — Essai sur la personnalité du
HMJtttal. — J. de Ps., XXIV, 5, 1927, p. 400-454.
Cette étude envisage successivement la façon dont le débile se
voit,, celle dont il voit les autres et son inaptitude à prévoir. Le débile
ne se sent privé de rien. Sa puissance intellectuelle satisfait plein
ement sa personnalité, celle-ci n'étant devenue que ce que celle-là lui
a permis de devenir. Il ne parvient pas à se connaître tel qu'il est
parce que la perfection des autres ne lui est accessible que dans la
an-esure où il peut la comprendre, et que cette compréhension ne lui
J&vjte d'autrui qu'une réduction à son échelle. Non seulement il ne se
jsen.t .pas inférieur à son milieu, mais au contraire il s'y attribue d'au
tant plus d'importance qu'il est plus arriéré. Les débiles, comme les
enfants, n'ont d'eux-mêmes qu'une connaissance très imparfaite,
subordonnée au degré de développement de leur personnalité,, le
développement de la personnalité consistant à s'isoler de ses états
de conscience pour les dominer. Les ruses des débiles témoignent de
la méconnaissance de la d'autrui résultant de l'incons
cience relative de la leur propre. La conduite et le jugement du
4éhi)e, qui semblent absurdes au normal, sont logiques par rapport
m oontenu mental du débile.
Le débile est d'autant moins à même de comprendre et d'apprécier
le normal que lui-même est bas. Il apprécie d'autant plus les gens
de son entourage que leur mentalité est plus voisine de la sienne. Il
méprise l'homme intelligent qui le plaint. La caractéristique de son.
activité sociale est la méconnaissance habituelle de la personnalité
d'autruL
L'aptitude à prévoir, qui est la traduction de l'aptitude à abstraire,
dépend de l'horizon temporel du sujet. Chez le débile: cet horizon
est limité à un petit nombre de jours, une vingtaine au maximum.
Ctest -en fonction de cette durée que l'individu juge et prévoit, plus
elle est minime, plus tout événement prend de proportions,
l'avenir est insignifiant par rapport au présent.
Le retard en âge mental d'un individu donné n'exprime pas exacte
ment sa débilité réelle dans la vie. Le niveau mental ne représente
que les aptitudes. Il faut considérer en outre l'état de la personnalité,
c'e&t-à-dire la manière dont ces aptitudes peuvent être utilisées. La
débilité mentale entendue comme manque de développement de la
personnalité se caractérise par la méconnaissance de la valeur et du
fonctionnement de la personnalité d'autrui à l'âge (de 8 à 12 ans)
o,ù normalement ces acquisitions doivent être faites, et par l'imposs
ibilité de se situer par rapport à une durée égale à celle que dominent
ordinairement des individus du même âge. G.-H. L. '
PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 4^1
467. — R. TARGOWLA, A. LAMACHE et H. DAUSSY. — Débil
ité mentale, troubles du caractère et débilité motrice chez deux
sœurs jumelles. Atteinte disséminée du névraxe. — Eue, XXII, 6,
1927, p. -487-489.
Troubles de l'intelligence et du caractère chez deux jumelles, qui s.e
soßt exagérés chez l'une à l'âge de 20 ans et ont nécessité son inte
rnement. Chez les d^ux l'examen neurologique permet de reconnaître
des lésions disséminées et légères du névraxe. Il est vraisemblable
qu'elles datent de la vie intra-utérine et sont dues à une infection
passée Inaperçue de la mère. H. W.
458. — G. VIDONI. — Osservazioni su la cqstituzione somatica
n,ei gipyani anojnxali. Riv. sp. di Fr., L, 3-4, 1927, p. 426-441.
Calculant çhe,z les pensionnaires d'une école d'anorma«x la
« valeur numérique » de Pjgnet, ou indice de robustesse qui répond
à la formule V. N, = stature — (circonférence thoracique + poide)
l'A.. l'a trouvé 67^5 % inférieur à la moyenne obtenue dans -deux
jécpjles fréquentés par, des enfants riches et 46 % inférieur à ia-inpyenjie
obtenue dans deux écoles de quartiers pauvre »et malsains.
D'autres moyens de calcul ont confirmé ce résultat. H. W.
.459. — F. G. SHRUBSALL. — The Sequejae pf
Lethargica [Les séquelles de V encéphalite léthargique), —r ftp. $. of
Med. Ps., VII, 2, 1927, p. 210-220.
Étude statistique des cas d'encéphalite jléthiargigue .ueleyiés
plius particujièrement à Londres. Elle semble dayantage moM.eöe aux
âges extrêmes, et chez les femmes que chez les hommes,. jLeg
et les séquelles physiques comprennent les désordres du
les altérations du métabolisme, les modifications
parkinsonisme, les troubles excito-moteurs, la paralysie. Les troubles
psychiques comprennent d'une part les altérations pur<eBient man*
taies (arrêt de développement intellectuel, distraction permanente,
perte de la mémoire), d'autre part des modifications de caractère (i
nconduite, kleptomanie, violences). Les séquelles d'encéphalite persis'
tant au delà de deux ans constituent un pronostic som.bre au jptpj&t
de vue de la guérison totale. M. L.
460. — G. PETIT et H. DAUSSY. — Encéphalite épidémiaue
chronique fruste avec erises de bradypsychie et perversions instinc
tives chez un enfant de douze ans. — An. Méd. ps. LXXXV, Sß
mars 1927, p. 269-276.
•Intéressante observation d'une encéphalite épidémique ayant
évolué sans autres manifestations que des crises de narcolepsie, puis
de bradypsychie mais avec des troubles progressifs du caractère.
H.W.
461. — J.DEMASSARY. — Apropos de quelques iormes atypiques
récentes -de l'encéphalite épidémique. — Enc, XXII, 10, 1927,
p. 775-785.
Le polymorphisme de l'encéphalite épidémique a peut-être pour
<le faire mettre au nombre de ses manifestations et ce 472 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
ses formes certains syndromes et certaines affections dont l'avenir
montrera qu'elles en sont indépendantes. Par exemple la forme dite
polynévritique ou basse, dans laquelle l'hyperglycorachie fait défaut.
De même les formes neuro-végétatives pures. L'A. insiste sur la va
riabilité des manifestations surtout p ychiques, qui pourraient en
imposer pour des purement névropathiques et à pro
pos desquelles il semble que la question de l'hystérie doive se rouvrir.
H. W.
462. — H. CLAUDE, H. BARUCK, et A. LAMACHE. — Obsessions-
impulsions consécutives à l'encéphalite épidémique. — Eue,
XXII, 9, 1927, p. 716-720.
Aux symptômes neurologiques, dont la cause est localisable avec
précision dans le système nerveux, s'ajoutent souvent chez les encé-
phaliteux des symptômes mentaux : par exemple .chez trois malades,
dont l'observation est ici rapportée, des impulsions irrésistibles qu'ils
subissent comme des obsessions et qu'ils regrettent presqu'aussitôt
après y avoir cédé. L'un s'arrache des dents, le second se ligotte, le
troisième étrangle les chats qu'il peut saisir. H. W.
463. — A. CEILLIER. — Révélation d'une paralysie générale
fruste par des hallucinations auditives sans délire, secondairement
réduites. — Enc, XXII, 9, 1927, p. 715-716.
Des hallucinations auditives, qui avaient les caractères d'objecti
vité les plus nets, mais qui ont été vite réduites par le malade dès
qu'il s'est aperçu qu'elles ne répondaient à aucune excitation exté
rieure, coexistaient avec des signes neurologiques et psychopa-
thiques encore frustes et directs. La ponction lombaire a pleinement
vérifié le diagnostic de paralysie générale. H. W.
464. — DUPOUY, CLERC, CHATAGNON, et MALE. — Début
anormal de paralysie générale par un délire systématisé de persé
cution médicale. — Enc, XXII, 3, 1927, p. 207-209.
Le caractère paranoïque du malade explique que sa paralysie gé
nérale débute par un délire de persécution bien systématisé. H. W.
465. — R. BENON. — De la paralysie générale et de son traitement.
— An. Méd. ps., LXXXV, 4, avril 1927, p. 407-410.
La p. g. est sujette à des rémissions. Notamment la forme qui
débute par la dépression (asthénie) pour évoluer vers un état d'exci
tation (hyperthénie), passe par une période intermédiaire, qui peut
être interprétée comme un acheminement vers la guérison, si elle
se trouve succéder à un traitement. Observation à l'appui de ces r
emarques judicieuses. H. W.
466. — NATHAN et L. MAURICE. — Un cas de paralysie générale .
ayant débuté par un délire de possession. — Enc, XXII, 5, 1927,
p. 372-374.
Délire de possession à manifestations théâtrales et à thème d'auto -
accusation qui, en raison de sa cohérence relative, ne peut être PATHOLOGIQUE 473 PSYCHOLOGIE
d'abord imputé à la paralysie générale que par suite des signes neuro
logiques et humoraux qui l'accompagnent. H. W.
467. — M. GOZZANO. — Sui rapporti fra costituzione morfologica
e forma clinica nella paralisi progressiva. {Des rapports entre
la constitution morphologique et la forme clinique dans la paralysie
générale). — Riv. sp., di Fr., LI, 1-2, 1927, p. 93-114.
Bien que l'A. estime un peu générales et flottantes les corrélations
établies par Kretschmer entre le type physique et les dispositions
psychiques, la comparaison qu'il a faite sur 59 paralytiques généraux
de leur constitution morphologique avec la forme clinique de leur
maladie se trouve en donner une confirmation assez exacte. Le type
pycnoïde est le plus répandu, il répond aux formes expansives et mélanc
oliques. Les types asthénique, athlétique et et dysplasique répondent
aux formes schizoides et particulièrement catatoniques, ainsi qu'aux
deux tiers des formes démentielles. Pourtant la forme catatonique
semble, d'après certaines recherches qui confirmeraient les vues de
Wernicke, plutôt en rapport avec une localisation morbide qu'avec
une constitution.
Un fait qui ne semble pas non plus s'accorder, d'emblée du moins,
avec la détermination de la forme clinique par la constitution du sujet,
c'est la transformation fréquente par la malaria thérapeutique d'une
démence simple et dépressive en une forme schizophrénique et ca
tatonique. H. W.
468. — LAIGNEL-LAVASTINE, P. KAHN, et P. BOURGEOIS.
— Hémorragie intestinale par traumatisme rectal chez une paraly
tique générale. — Enc, XXII, 7, 1927, p. 584-585.
L'origine du traumatisme paraît être dans les manœuvres de la
malade elle-même, qui, sous l'influence d'idées hypocondriaques,
ne cessait de toucher ses différents organes. H . W.
469. — R. TARGOWLA et M"« S. SERIN. — Syphilis nerveuse
latente et délire systématisé chronique avec poussées évolutives,
interprétatives et hallucinatoires, suivies de tentatives de suicide.
— Enc, XXII, 3, 1927, p. 199-202.
Délire de persécution avec écho de la pensée, impressions d'in
fluence et surtout interprétations donnant lieu surtout à des réactions
mélancoliques. Périodes tour à tour de poussées paroxystiques et
d'atténuation. Après avoir évolué pendant 7 ans il disparaît sous l'i
nfluence d'un traitement antisyphilitique. Plusieurs années avant le
début de ses troubles mentaux la malade avait avorté deux fois. Les
réactions du sang et du liquide céphalo-rachidien étaient positives.
Il y avait de l'anisocorie et de la paresse des réactions photomotr
ices. H. W.
470. — P. GUIRAUD et A.THOMAS. — Meurtre impulsif et syphilis
encéphalique. —An. Méd. ps., LXXXV, 5, déc, 1927, p. 432-438.
Les réactions homicides qui surviennent à l'improviste, c'est-à-dire
sans avoir été préparées par une longue systématisation délirante, 494 ANALYSE« BIBLIOGKAPMIQÜKS
sont de beaucoup les pius nombreuses. Elles relèvent le plus souvent
de l'alcoolisme et de la D. P. Ici il s'agit incontestablement d'une
syphilis encéphalique, à marche lente, à forme sans doute scléreuse
et peut-être à localisation pré-frontale, sans appoint d'alcoolis,i&e.
H.W.
471. — B. CONOS. — La syphilis nerveuse à Constantinople. La
soi-disant syfihilis à virus nerveux. La prédisposition familiale et
. — Eue, XXII, 9, 1927, p. 726-730.
sur une statistique et sur" des observations tirées de sa
-clientèle privée l'A. montre que la syphilis ■nerveuse est Jbia d'atteindre
«loins fréquemment les orientaux que les occidentaux. C'est la prédis
position familiale qui joue le plus grand rôle dans son apparition,
H. W,
472. — A. MARIE. -*- Menro-sypJalis chez l'Afabe. — Eac, XXII,
9,4*927, p. 71iO-712.
Ocisßs -gastralgiques .de tabes, hypomanie avec conservaiioja rela-
tive de la mémoire et l'autocritique ; réactions humorales /décaonteaftit
!;infection du système aeryeux. Ce cas, entre beauooiupid'autres,
ÄMjtntre 1 '.égalité des raees devant la neurosyphilis. H. W.
478. — R. TARGGWLA et M^ S. SERIN. -,- Sur ans
exceptionnelle de syphilis nerveuse (Encéphalopathie syphiliti<uae
à forme paraplégUue). — Enc, XXII, 6, 1927, p. 484-487.
%>çs eafaetèfes de la paraplégie permettent d'exclure san origki«
i%é4uUaife. Elle ©'associe à un syndrome eérébello-thalamiqu« unila
téral avec paralysie faciale du même côté, à une atrophie chi*tsnia-
Uq¥ß #ß nerls .optiques. Les trosubles mentaux paraissent impliquer
]*ae a-tit^ftinte diff jzsß ßt légère du (eortex ; ils ne sont pas à proprement
pajter démentiels. Il y a altération de la mémoire pour les faits récents,
désorientation, troubles de l'attention. L'optimisme et l'euphorie
de la malade font contraste avec son état de santé. Elle présente des
idées de jalousie, des hallucinations terrifiantes de la vue et probable
ment de l'ouïe, de Tagitation anxieuse avec sentiment de présences
menaçantes. H. W.
474, — U. CLAUDE, #. BARUK, et P. VERVAECK. — Syn
drome visuel auditif au pours du développement d'une syphilis héré
ditaire oculaire et labyxinthigue. — Considérations sur une variété
spéciale d'haHiiewatiojfts oculaires Brovoqaees. — An. J\Iéd. ps.,
LXXXV, 2, fév. 1927, p. 152-163. .
Pes hallucinations liées à des lésions de l'appareil visuel ont été
signalées dans les atteintes du lobe occipital et dans celles des radia
tions optiques, notamment lorsqu'il y a tumeur du lobe temporal.
Dans le cas présent, il s'agit de lésions périphériques : poussée de
kératite interstitielle s'accompagnant vraisemblablement de dégé
nérescence du îi-eff op-tique. D'afeordse produit une simple sensatioa
de rouge dams laquelle progressivement apparaissent des tableaux,
des personnages iilKfm'fciens ; à la lin prédominance du -bleu, Retordre
de succession représentant à rebours 4'oMne da-ns lequel -se développé '
PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 475
la sensibilité aux couleurs. Des excitations extérieures, l'éclat
d'objets en cuivre, la blancheur de la nappe provoquent ces halluci
nations, qui ne se produisent pas la nuit. Suivant que le sujet le>s pro
jette extérieurement sur un plan plus proche ou plus éloigné, elles
lui paraissent plus petites ou plus grandes. Il les juge pathologiques,
mais parfois cependant il se demande s'il ne serait pas la victime .de
certaines puissances extérieures. Il arrive qu'elles lui causent des
crises d'anxiété avec réactions violentes.
Simultanément la syphilis héréditaire dont il souffre amène une
surdité complète, avec hallucinations auditives. Il entend sa pensée
articulée dans ses oreilles, ou des chants qu'il peut le plus souvent
suspendre s'il en supprime l'évocation intime. Mais parfois ses hallu
cinations s'imposent à lui, sans pourtant jamais tourner aux impres
sions d'infjuence et de dépossession. • H.W.
475. — O. GROUZON, H. BARUK, et COSTE. — Délire d'in-
îluence et tumeur cérébrale. — An. Méd. ps., LXXXV, 4, nov. 1927,
p. 322-336,
Synchronisme exact entre les premiers signes d'une tumeur céré
brale (crise de céphalée, transport au cerveau) et le début d'un délire
systématique de persécution, qui a été diagnostiqué pendant plu
sieurs années par différents aliénistes comme délire à base d'interpré
tation. Vers la fin sont apparues des idées d'influence et dans la pé
riode tout-à-fait terminale des signes neurologiques (syndrome de
Weber et syndrome thalamique). Un pareil cas semble exceptionnel,
les troubles mentaux dont s'accompagnent habituellement les tu
meurs cérébrales s'apparentant davantage à ceux de la confusion
mentale,, de la démence et prenant plutôt la forme de délires secon
daires. H. W.
476. — E. MONIZ. — Les tumeurs du corps calleux. Rapports entre
l'âge et les troubles mentaux. — Eric, XXII, 7, 1927, p. 514-532.
Parmi les tumeurs cérébrales c'est dans celles du corps calleux
que se produisent le plus fréquemment des troubles mentaux. Avant
30 ans ils rappellent surtout la schizophrénie et s'accompagnent par
fois de symptômes infundibulaires (narcolepsie, adipose) ou fron
taux (moria). Jusqu'à 60 ans c'est plutôt le tableau de la paralysie
générale. Enfin après 60 ans la ressemblance s'accuse davantage avec
la démence pseudo-bulbaire. Cette étude porte sur 2 cas personnels
et s'accompagne d'une bibliographie très complète. H, W.
477. — H. CLAUDE, H. BARUK, et A. LAMACHE. — Sur une
variété de confusion mentale, simulant le syndrome de Korsakoîf,
au cours d'une tumeur cérébrale : fausse fabulation, troubles de
l'appréciation de la durée, « télescopage » des souvenirs. — Enc,
XXII, 5, 1927, p. 386-387.
Les signes neurologiques, papillaires, d'hypertension ventriculaire
font faire le diagnostic de tumeur cérébrale. Le malade énonce comme
actuels des faits qui remontent à plusieurs années, et donne ainsi
l'impression qu'il fabule. La mémoire de fixation est conservée.
H. W. 476 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
478. — PAPASTRATIGAKIS. — Narcolepsie post-commotionnelle
tardive associée à un syndrome mésocéphalique. — Enc, XXII,
5, 1927, p. 354-356.
A la suite d'un traumatisme crânien et après une confusion mentale
de 3 mois se produisent des crises de narcolepsie. Trois ans après,
le tableau morbide est complété par un hémi-Parkinson gauche avec
dilatation de la pupille droite et abolition des réflexes d 'accommodation
à la lumière et à la distance. En plus se manifestent des troubles respi
ratoires : 3 od 4 inspirations superficielles suivies d'une inspiration
profonde avec flexion du tronc en avant. Cet ensemble de troubles
permet de localiser la lésion au moyen du moteur oculaire commun et
du locus niger. L'origine des crises narcoleptiques doit donc être
également dans le mésocéphale.
Quant à la nature de la lésion, c'est peut-être un gliome, peut-être
une altération post-commotionnelle de groupes cellulaires ou encore
le résultat post-traumatique d'une encéphalite épidémique. H. W.
479. — R. TARGOWLA et Mlle S. SERIN. — Psychose périodique
et sclérose en plaques. — Enc, XXII, 5, 1927, p. 376-381.
lia en plaques évolue par poussées successives et chacune
de ses poussées peut s'accompagner de troubles psychiques, le plus
souvent de confusion mentale et d'anxiété. Ils affectent dans le cas
présent l'aspect d'accès à double forme : période de stupeur avec
négativisme puis d'excitation puérile, qui pourrait faire penser
à la paralysie générale. Ce dernier trait est caractéristique de la sclé
rose en plaques, dont l'existence est en outre démontrée par l'appari
tion des signes neurologiques et par la dissociation des réactions de
fixation, qui sont négatives, et des réactions colloïdales qui sont posi
tives. H. W.
480. — R. TARGOWLA. — Sclérose en plaques fruste à début
mental. — Enc, XXII, 3, 1927 p. 169-175.
Un état toxi-infectieux avec signes d'hyperthyroïdisme, confusion
légère, anxiété, panophobie, sentiment d'étrangeté, illusions, hallu
cinations probables, présente plusieurs récidives dans l'intervalle
desquelles s'établissent progressivement des signes neurologiques
de sclérose en plaques : nystagmus, anisocorie, asymétrie de la
convergence, parole légèrement scandée, ébauche de tremblement
intentionnel, exagération des réflexes tendineux, abolition des réflexes
cutanés, dysmétrie des membres inférieurs. Cette observation con
firme l'origine toxi-infectieuse probable de la sclérose en plaques et
montre que son évolution initiale peut être plus ou moins masquée
par un syndrome surtout mental. H. W.
481. — A. MARIE. — Présentation de pièces et d'un malade aliéné
atteint de maladie de Paget. — Enc, XXII, 6, 1927, p. 475-478.
Plusieurs années avant les premières manifestations osseuses, dès
l'âge de 17 ans, le malade était sujet à des fugues sans conscience.
C'est après sa réforme pour maladie de Paget qu'il présente ses pre
mières crises épileptiques. Il a des impulsions, contre lesquelles il
dit ne pouvoir lutter. Il est dipsomane par périodes, montre de

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