Démences et Psychopathies d'origine organique. Arrêts de développement. - compte-rendu ; n°1 ; vol.29, pg 478-492

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L'année psychologique - Année 1928 - Volume 29 - Numéro 1 - Pages 478-492
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1928
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f) Démences et Psychopathies d'origine organique. Arrêts de
développement.
In: L'année psychologique. 1928 vol. 29. pp. 478-492.
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f) Démences et Psychopathies d'origine organique. Arrêts de développement. In: L'année psychologique. 1928 vol. 29. pp. 478-
492.
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les ^autres. Dans fl'ogitattion peuvent alterner les manifestations
sct'anxiété et de maniérisme. Cette afieotion >est beaucoup plus .fr
équente, mais ne paraît pas avoir de rapport avec la ménopause. Elle
»débute ihabituellement avant 60 îaos. Bien que le comportement de-
wienne stéréotypé, il m'y .-a pas d'affaiblissement démentiel.
iLa démence mélancolique débute en général 'entre 40 et 50 ans.
«De Ja période ^anxieuse il ne subsiste »bientôt plus que des;gémi8se-
anents uniformes et quelques résidus ides anciennes ddées délirarites.
La mélancolie présénile maligne. évolue rapidement vers laicachexie
et;la mort. L'agitation est stéréotypée sans eu/phorie ni fuite ;des idées,
-elle serait plutôt 'd'aspect 'catato nique, comme le note Oksala.
En regard -de (ces formes graves, il y en a de plus bénignes :
C'est la neurasthénie mélancolique étudiée par Friedmann : sur
menage, neurasthénie, mélancolie se succèdent, habituellement sans
4élire. Il se produit plusieurs poussées ^ou rechutes avant la guérise-n.
Les idées de suicide sont fréquentes. H. W.
fifi®. — rE. MtNKOW&KI et M. TISON. — Essai inr la steuetute
des états de dépression presbyoiJhréndque. J. de Ps., XXV, 8,
1928, p. 696-708.
M. et T. (réunissent sous le nom «de syndrome -centrifuge mne série
■dejçymptômes observés chez des déprimés seniles et qui se ramènent
à un sentiment d'impuissance accompagnant un sentiment de déca
lage de la me iprepse du sujet par rapport au diavènir ambiant. Ms
•considèrent ce syruîroiwe oomme =wn phénomène 'harmonique d'un
phénomène <essetttiel (de .la me ^normale, le sentiment de vieillir, do nt
■•«su érouvena ici wae analyse faès -fine. La déformation par laquelle ce
îpbënomène neirmal aboutit au syndrome pathologique consiste en ce
^fue non seulement il devieiït une des Aignes directrices de la vée dm
»malade, mais >qu'«n outrse il se imatërialise, s'ändältüe dans utne sphère
-qui lui était étrangère, celle du concret, ce 'qui indique un effondr«-
.ntent de la structure normale de la personnalité humaine. 6.-H. L.
if) Démences -et psc/ckopcuhies d'origine organique. Arrêts
fde développement 1
«30. — G.-J. TKOCHINE. — La démence. — An. Méd.,-Ps,,
LXXXVI, 4-5, 1928, p. a94-414.
Etude de la démence dans ses caractères, dans ses associations et
dans son etiologie. L'A. constitue 6 .groupes d'affections suivant
qu'elles s'accompagnent ou non de démence :
1° Celles qui ne la produisent pas : ihystérie et psychoses psyciio-
2° Celles qui la nécessairement -: paralysie progressive ;
3° qui la produisent .nécessairement, mais avec arrêt pos-
de l'évolution : psychose traumaïiq^ie., tumorale, polysclero-
1âque, luëtique,, Artërïosclëreuse, sénîle, épuep'tique ;
4° Démence précoce.
1. Voir aussi les n« 97 et 422. ,
PSYCHOLOGIE iPATWÖCOGlQUE 479
5° Celles qui ne produisent la démence que très rarement : psy
choses d'intoxication et d'infection ;
6° Gelles qui la de façon discutable : psychose maniaco-
dépressive, paranoïa. H. W.
531. — B. MINKOWSKï. — Quelques remarques sur la psyehopa-
thoiogie de la démence sénile. — J. de Ps., XXV, 1, 1928, p. 79-90.
Par opposition aux troubles mentaux qui peuvent se produire
chez les vieillards comme chez des sujets plus jeunes, la démeii-ce
sénile vraie est caractérisée par un affaiblissement mental. On étudie
ici moins le côté déficitaire de ces malades que ce qui reste intact
chez eux et qui les distingue tant des schizophrènes que des paraly
tiques généraux. Ils s'opposent aux premiers et sont semblables aux
seconds en ce qu'ils conservent la notion fondamentale « moi — ici — ■
maintenant », vrai centre de notre dynamisme. Leur pensée n'a
presque aucune expansion dans l'espace, ce qui les oppose encore aux
schizophrènes. Ils présentent, comme les paralytiques généraux, une
tendance à se situer constamment dans le temps. Mais tandis que
chez les paralytiques généraux, le dynamisme élémentaire qui envahit
leur pensée est tourné vers l'avenir, chez les déments séniles il est
Iflurné vers le passé, dont la notion intervient non seulement sous la
forme de la succession immédiate, comme chez les paralytiques géné
raux, mais aussi sous la forme, qui semble absente chez ceux-ci, de
Ja continuité et de la stabilité dans la succession. G-.. -H. L.
532. — E. HIRSCH. — Ueber senile Déni- und SprachstOruigea
(Sur les troubles senties de la pensée et du langage). — Ps. Forsch.,
X, 2-4, 1928;, p. 35S-392.
On montre à des déments seniles des livres d'images et oa lear
fait nommer les objets représentés ; d'autre part on «xamiae leuus
souvenirs et leurs habitudes verbales en utilisant des tests de langage
(définition par l'usage, contraires, nombre des objets, etc.). L'intérêt
du travail est dans l'analyse des réponses qui montre, dans ce qu'on
«lasse souvent comme troubles du langage, de véritables troubles de
la pensée.
Au lieu de nommer, le dément répond souvent par des périphrases
descriptives, même quand il connaît le nom. Il y a là une direction
primaire plus voisine de la vie, de îa pensée concrète, comme celle de
l'enfant et de l'imbécile. Des images sont faussement interprétées,
grâce à un détail qui s'isole de l'ensemble. Les confusions résultent
du glissement d'une idée à une autre ; deux idées voisines forment
un amalgame confus, l'objet éveille l'idée d'une situation d'ensemble
qui se substitue à lui (voyant une montre, il dit : église parce qu'il
pense à l'horloge de la tour de l'église). La faute peut être corrigée
quand on présente l'image de l'objet nommé. L'incapacité de donner
le nombre d'un petit groupe de quatre ou cinq objets sans les compter,
«celle de lire des nombres de plusieurs chiffres, montre une diminution
de l'aptitude à grouper et à voir distinctement un ensemble. Les sou
venirs indiquent des contaminations graves (le sujet confond des
membres de sa famille) ; H s'agit souvent de contaminations perman
entes, figées, définitives. W-
480 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Ces troubles affectent-ils la perception même des objets ? La di
versité des lignes d'une image complexe (batterie de cuisine), présente
déjà pour le sénile une difficulté ; pour isoler les objets, il faudrait
suivre leurs contours, mais pour cela il faudrait déjà reconnaître les
objets. Peut-être des détails faussement imaginés fusionnent-ils avec
la perception et empêchent la rectification. Ayant cru voir une vache
dans une brebis, le sujet cherche les cornes et les voit ; il voit les trous
(non figurés) dans une casserole qu'il a prise pour une passoire, etc.
La reconnaissance d'un dessin est déjà une fonction intellectuelle
supérieure ; l'interprétation de certaines perspectives implique une
attitude difficile chez le vieillard, comme elle l'est aussi chez l'enfant.
P. G.
533. — C. I. UREGHIA et S. MIHALESCU. — La maladie de
Pick (atrophie sénile circonscrite). — Bnc, XXIII, 9, 1928, p. 803-
820.
Affection degenerative, et non inflammatoire, qui se traduit par
une atrophie considérable du cerveau et particulièrement de l'hémis
phère gauche, dans les régions frontale, temporale, insulaire, ealca-
rine, et, à un moindre degré, pariétale. La frontale et la pariétale
ascendante sont relativement respectées. Elle survient entre 40 et
70 ans, mais surtout entre 50 et 60 ans. Elle évolue rapidement, s'ins
talle en moins d'un an, entraîne amaigrissement, cachexie et en 3 ou
4 ans la mort.
La démence est rapidement profonde : perte massive de la mémoire,
de l'aptitude à s'orienter, de l'initiative et de la spontanéité. Le ma
lade devient taciturne et indifférent. Quelquefois aux stades de début
il présente de l'euphorie ou se livre à des impulsions, en particulier
génitales. En même temps s'observent des troubles du langage :
réponses à côté, surdité verbale, écholalie, alexie, agraphie. La ver-
bigération et les stéréotypies verbales sont rares. H. W.
534. — L. STANOYEVITCH. — De l'amnésie verbale pour les
couleurs dans la paralysie générale. Etude clinique psychopathol
ogique. — Le Monde Médical, XXXVIII, 722, 1928, p. 20-26.
L'auteur a constaté dans beaucoup de cas la difficulté qu'ont les
malades à désigner les couleurs qu'on leur montre. Ils commencent
à les décrire et sont incapables de les nommer d'une façon précise.
Cette amnésie des paralytiques généraux pour les noms des couleurs
est nette surtout pour les couleurs foncées. Il n'y a pas àgnosie,
puisqu'à part la difficulté ou l'impossibilité de les nommer les malades
peuvent sans erreur les ranger et assortir les couleurs qu'on leur
indique.
L'amnésie verbale pour les couleurs est expliquée par le fait d'une
lésion diffuse de l'encéphale avec amoindrissement fonctionnel gé
néral sans qu'on soit obligé d'admettre comme cause obligatoire
une lésion encéphalique limitée en foyer. Il est probable qu'un rôle
est joué aussi par les troubles dans la vascularisation des parties pos
térieures du cerveau qui sont irriguées par la dernière branche de
l'artère sylvienne. M. H. P. PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 481
535. — G. HEUYER et MUe BADONNEL. — Deux cas de para-
lysie générale juvénile. — Enc, XXIII, 7, 1928, p. 609-610.
Il s'agit dans un cas d'hérédo -syphilis, dans l'autre de syphilis
contractée par le malade 4 ans avant le début de sa paralysie génér
ale. H. W.
«36. — A. MARIE et HERVY. — Trois cas de paralysie générale
juvénile. — Enc, XXIII, 4, 1928, p. 346-347.
Trois cas dont deux ont présenté d'abord une phase de développe
ment intellectuel ralenti, puis une phase de déchéance démentielle.
H. W.
537. — P. SCHIFF et A. COURTOIS. — Paralysie générale héréd
itaire. Evolution psychique en deux temps. — Enc, XXIII,
3, 1928, p. 251-254.
Enfant né 13 ans après l'infection du père ; développement psy
chique retardé avec hypothyroïdie jusqu'au moment de la puberté.
Alors se produit une régression mentale avec signes manifestes de
méningo-encéphalite : troubles intellectuels et incoordination mot
rice. H. W.
538. — P. COURBON et G. FAIL. — Régression de paralysie géné
rale par la phlyoténothérapie. — Enc, XXIII, 2, 1928, p. 148-151.
Après phlycténo thérapie (injection du liquide prélevé sur la malade
dans les phàyctènes d'un vésicatoire), le délire mégalomaniaque, la
confusion, l'amnésie ont rétrocédé, mais l'euphorie et l'affaibliss
ement psychique ont persisté. L'amélioration obtenue à tendance à
régresser. H. W.
539. — V. OSSIPOV. — Sur le traitement de la démence paralyt
ique. — An. Méd.-ps., LXXXVI, 2, 1928, p. 101-109.
Il faut combiner les traitements antisyphilitiques et infectieux
dans l'ordre suivant : mercure, iodure, arsénobenzol et malariathé-
rapie. L'inoculation de la malaria peut être remplacée par celle du
typhus récurrent ou à la rigueur par la protéinothérapie (lait).
H. W.
540. — S. SERIN et J. PICARD. — Syphilis et troubles mentaux
chez plusieurs membres de la même famille. — Enc, XXIII, 1,
1928, p. 55-57.
Beau-père, mère et fille sont tous trois syphilitiques, présentant
l'un une paralysie générale, l'autre un état mélancolique, la troisième
un délire interprétatif de persécution amoureuse avec idées d'in
fluence. Ils ont pris la syphilis à 3 sources différentes. Leur cas ne
peut donc servir d'argument en faveur de la syphilis neurotrope.
H. W.
541. — O. CROUZON, CL. VOGT et M. P. DELAFONTAINE. —
Les troubles cérébraux associés au tabès. — Le Monde Médical,
XXXVIII, 722, 1928, p. 1-12.
Il est courant de dire que l'état mental des tabetiques est intact,
l'année psychologique, xxix. 31 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 482
mais il y a des formes associées à des troubles psychiques, soit à de»
troubles psychopathiques, d'allure banale, surtout d'ordre dépressif
(délires hypochondriaques) avec parfois idées de persécution et hal
lucinations, soit plus souvent à la paralysie générale.
Mais, en somme, les troubles cérébraux associés au tabès ne sont
pas le plus souvent, spécifiques de cette affection. Ils ne sont que des
manifestations de la syphuis nerveuse, prenant parfois une allure
séméiologique un peu spéciale du fait' qu'elles surviennent chez des
tabétiques. M. H. P.
542. — J. LHERMITTE. — Le syndrome du corps de Luys. — Enc,
XXIII, 3, 1928, p. 181-194.
Les travaux de ces dernières années ont mis en évidence la grande
influence qu'ont sur le psychisme des lésions atteignant soit le corps
strié et la couche optique, soit les noyaux sous-jacents.
Parmi ceux-ci le corps de Luys est longtemps resté mystérieux :
ses connexions, la structure et les réactions chimiques de ses cellules
en font une dépendance du paUidum, et, comme lui, il paraît être un
centre de régulation motrice. Sa destruction entraîne une hémichorée
croisée à laquelle son intensité et la participation de la racine des
membres, du tronc, du visage ont fait donner le nom d'hémiballisme.
En même temps du côté psychique, violente agitation psycho-mot
rice, gémissements et parfois violences contre l'entourage. H. W.
643. — M, DIDE. — Syndrome d'agitation ©t d'iasomaie continues,
diabète maigre et cqntraeture bilaterale des membres inférieurs.
Lésions destructives dé la région tubérienne. — An. Méd.-ps.,
LXXXVI, 2, 1928, p. 173-175.
Des autopsies encore rares s'ajoutant à diverses découvertes de la
physiologie laissent supposer que ces différents symptômes d'aspect
disparate sont dus à des lésions destructives de la région tubérienne.
H. W.
544. — M. BENVENUTI. — Cervektto e funzioni psichiche. Studio
sintetico-critico [Cervelet et fonctions psychiques. Etude synthético-
critique). — Riv. sp. di Fr., LU, 1-2, 1928, p. 181-263.
Revue très soigneuse des opinions émises sur les rapports des l
ésions cérébelleuses et du psychisme. Relevé des observations publiées.
L'A. distingue le cas de lésions dégénératives comme dans la maladie
de Friedreich et dans l'ataxie familiale héréditaire de P. Marie : s'il
y a des troubles intellectuels, de constance d'ailleurs très variable,
c'est parce que le processus dégénératif ne se localise pas à la moelle
ni au cervelet, mais intéresse également les autres parties du système
nerveux, en particulier les hémisphères cérébraux.
Les affections cérébelleuses atteignent des sujets dont le dévelo
ppement vétait normal et seraient aptes entre toutes à démontrer la
part du cervelet dans l'activité psychique. A moins de lésions s'éten-
dant aux hémisphères cérébraux, il n'y a pas de troubles intellec
tuels.
Les atrophies ou hypertrophies congénitales du cervelet sont le
résultat de to xi-infections fœtales qui m'ont pas respecté le reste du PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 483
système nerveux, d'où la présence habituelle de troubjes psychiques.
Les accès convulsifs coïncidant avec des lésions cérébelleuses
s'expliquent de la même manière. Les conclusions de Benvenuti sont
donc parfaitement négatives. Il rappelle pourtant l'opinion de
Rossi sur l'action tonique et régulatrice qu'exerce le cervelet : par
l'intermédiaire de l'appareil musculaire ne serait-il pas capable de
stimuler les fonctions psychiques et d'ailleurs n'a-t-il pas aussi une
influence directe sur l'écorce cérébrale ? H. W.
545. — G. HEUYBR et Mlle BADONNEL. — Encéphalite épi-
démique polymorphe. — Enc, XXIII, 5, 1928, p.. 453-457.
Phases de confusion, d'onirisme, de parkir.sonisme et enfin de
troubles de la conduite : impulsions homicides, fugues, etc. ; rémis
sion après un séjour en prison et dans un patronage auquel le Tri
bunal avait confié l'enfant en raison de son jeune âge. Mais s'il
s'était agi d'un adulte, l'alternative n'était qu'entre l'asile, la pri
son ou l'acquittement, trois solutions également inopportunes.
H. W.
546. — R. DELBEKE et L. VAN BOGAERT. — Le problème
général des crises oeulogyres an cours de l'encéphalite épidé-
mique chronique, à propos de vingt-cinq observations personnelles.
— Enc, XXIII, 10, 1928, p. 855-890.
Les crises oeulogyres sont maintenant une manifestation co
uramment décrite de l'encéphalite épidémique. Elles consistent dans
une fixation prolongée des globes oculaires en position élevée ou
latérale, et plus rarement convergente ou basse. Elles ne sont jamais
isolées, mais s'accompagnent certainement de troubles, d'ailleurs
variables d'un individu et d'une crise à l'autre, et qui intéressent
soit les fonctions extra-pyramidales, ou posturales, soit l'appareil
vestibulaire, soit la sphère végétative, soit la vie psychique de la
conscience. C'est donc un phénomène qui n'est pas étroitement local
isé, et qui met en jeu des systèmes complexes de fonctions.
Les symptômes extra-pyramidaux peuvent être de la rigidité
catatonique partielle en opisthotonos, l'attitude décérébrée, du trem
blement, de la bradycinésie, des mouvements itératifs, de l'écho-
praxie.
Du côté de l'appareil vestibulaire, il peut y avoir excitabilité part
ielle ou inexcitabilité totale ; dans certains cas, il est possible de
provoquer les réflexes vestibulaires et cervicaux de Magnus
et Kleijn.
Les manifestations végétatives sont des crises respiratoires : bra-
dypnée, polypnée, respiration périodique de Cheyne-Stokes. De la
tachycardie avec hypotension. De l'anurie avant la crise et de la
polyurie consécutive. Une exagération des sécrétions sébacées,
sudorales, salivaires, lacrymales.
Les troubles psychiques se développent, soit dans la sphère sensi
tive et sensorielle : impressions d'engourdissement ou de vide soma-
tique, anosognosie, douleurs, photopsie s'accompagnant parfois
d'agnosie optique ; soit dans la sphère affective et intellectuelle :
angoisse, bradyphrénie, obsessions. 484 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Ces crises, dont l'origine organique est manifeste, sont pourtant
sujettes à subir, dans leur apparition ou dans leur suppression, des
influences psychiques : elles se développent chez un Parkinsonien
jusque là indemne, par la simple vue d'une semblable crise chez son
voisin d'hôpital. Elles peuvent être arrêtées par un procédé banal
de suggestion. Elles sont déclenchées par un souvenir affectif se
rattachant à la vue d'une certaine personne. Elles sont réductibles
par la mise au jour d'un complexe affectif latent.
Toutes ces particularités s'éclairent, suivant les auteurs, si on
ramène le mécanisme de ces crises aux lois des réflexes condition
nels qu'a formulées Pavlov. H. W.
547. — LAIGNEL-LAVASTINE et R. BONNARD. — Palüaüe
chez un parkinsonien encéphalitique. — Enc, XXIII, 10,
1928, p. 931-934.
Syndrome de Parkinson typique au cours duquel est apparu une
palilalie intermittente sans autres troubles de langage que les dé
fauts de phonation et d'articulation propres aux parkinsoniens.
H. W.
548. — P. SCHIFF. — Itération forcée d'actes chez un Parkinso
nien encéphalitique : palimpraxie. — Enc, XXIII, 7, 1928,
p. 609.
Outre sa palilalie le malade présente de la palipraxie : par exemple
dans l'acte de boutonner un vêtement, de traverser une rue. Cette
répétition de l'acte paraît purement automatique et ne ressemble
qu'extérieurement à une obsession ou à une Stereotypie. Sans doute
y a-t-il un centre spécialement atteint dans la palipraxie comme
dans la palilalie. H. W.
549. — U. TESTA. — Contributo allô studio délia motilita reflessa
nel parkinsonismo encefalitico (Contribution à l'étude de la motilité
réflexe dans le parkinsonisme encéphalitique). — Riv. sp. di Fr.,
LU, 1-2, 1928, p. 57-76.
Sur dix parkinsoniens soustraits momentanément à l'action des
médicaments, puis soumis à des injections de bromhydrate de
scopolamine, l'A. étudie entre autres réflexes le signe décrit par
Boveri sous le nom de « contraction à saccades du pied » et « le phé
nomène antagoniste de Piotrowski »'.
Le signe de Boveri consiste à placer le sujet de manière à ce qu'il
ait les cuisses horizontales, les jambes à angle droit sur les cuisses
et les pieds à angle droit sur les ; le grattage du pied sur sa
partie médiane détermine à l'état normal une flexion des orteils ;
lorsqu'il y a signe de Boveri le pied se relève f>ar saccades en flexion
dorsale, se met en adduction et rotation interne. Selon Boveri il
indiquerait une lésion très superficielle de l'écorce motrice. Dans
certains cas d'épilepsie, Donaggio a constaté que les saccades peu
vent être remplacées par un véritable retour en arrière du tracé qui
enregistre la contraction musculaire.
Le phénomène de Piotrowski s'obtient en relevant avec la main
la plante du pied et en présentant le tibia antérieur au-dessous de PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 485
la tubérosité tibiale : dans certains cas pathologiques le pied se met
en extension sur la jambe ou en flexion plantaire. Cette „réaction
est considérée par certains comme un signe de lésion cérébelleuse et
par d'autres comme répondant à une lésion extrapyramidale.
Le signe de Boveri et le phénomène de Piotrowski s'observent
avec une très grande fréquence chez les Parkinsoniens, presque toula'
jours de façon unilatérale. Ils sont exagérés par scopolamine qui,
réduit au contraire les réflexes élémentaires de posture.
Le plus constant des deux est le signe de Boveri. Il peut donc être
considéré par excellence comme un signe de lésion pyramidale ;
mais il peut être en même temps signe de lésions corticales superf
icielles. L'A. rappelle que dans certains cas de Parkinson manq
uaient les lésions du pallidum et du locus niger, tandis que Do-
naggio a découvert des lésions cortico -frontales. Suivant lui, les
circonvolutions motrices de l'écorce ne présideraient pas seulement
aux fonctions pyramidales, mais aussi aux fonctions extrapyramid
ales. H. W.
550. — LAIGNEL-LAVASTINE et R. BONNARD. — Ronronne
ment palilaliaue chez un parkinsonien encéphalitique. — Enc,
XXIII, 10, 1928, p. 934-936.
Dysphémie paraissant en rapport avec la bradyphrénie du malade
et se manifestant à son maximum quand les propos à énoncer de
mandent plus de réflexion. Elle consiste en un ronronnement, plus ou
moins grave suivant la voyelle sur laquelle il s'exécute, et qui peut
se prolonger jusqu'à 30 secondes et plus, ce qui oblige le malade à
reprendre haleine plusieurs fois. Le malade présente aussi de la pali-
Ialie ; les intermédiaires qui existent entre sa palilalie et son ronron
nement permettent dé supposer que leur mécanisme est le même.
H. W.
551. — ROUBINOVITCH, P. SCHIFF, et A. COURTOIS. — Epi
lepsie et encéphalite épidémique. — Enc, XXIII, 4, 1928, p. 327-
331.
Chez un enfant ayant présenté de l'enurésie prolongée, une atteinte
d'encéphalite épidémique est suivie à 3 ans d'intervalle par des tics,
des tremblements, des absences avec pâleur et trismus, puis au bout
de 5 ans par des crises épileptiques. Le problème est de savoir s'il y a
relation entre l'épilepsie et l'encéphalite ? H. W.
552. — P. GUIRAUD et A, THOMAS. — Encéphalite épidémique
avec épilepsie et myoclonies. — An. Méd.-ps., LXXXVI, 1, 1928,
p. 55-60.
Chez un jeune homme de 18 ans, sans antécédents épileptiques,
une encéphalite épidémique entraîne l'apparition d'impulsions et
troubles de la conduite, de crises épileptiques sans pâleur ni cyanose
du visage, sans morsure de la langue ni perte des urines, enfin de
secousses myocloniques. H. W. 486 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
t
553. — H. CLAUDE, A. LAMACHE, et J. CUEL. — Documents
cliniques. Encéphalite épidémique et crises épileptiques avec hyper-
thermie. — Enc, XXIII, 6, 1928, p. 522-526.
L'encéphalite n'a été reconnue qu'à l'autopsie. Malgré l'absence
d'hypertension le diagnostic considéré comme le plus vraisemblable
avait été celui de tumeur cérébrale. Les crises épileptiques, de carac
tère surtout tonique, s'accompagnaient d'hyperthermie et étaient
'suivies pendant 3 ou 4 jours d'agitation et de confusion. H. W.
554. — M. NATHAN. — Exaltation de la vie intérieure chez une
femme atteinte d'encéphalite épidémique fruste. — Enc, XXIII,
1, 1928, p. 45-46,
Apparition à la suite d'une « grippe » de maladresse, bradylalie
et bradypsychie, amélioration par le datura. Le journal intime que
tient la malade témoigne de ses aspirations religieuses. H. W.
555. — LAIGNEL-LAVASTINE, P. KAHN et BONNARD. — Ten
tative de suicide à caractère impulsif chez un cyclothymique atteint
d'encéphalite épidémique. — Enc, XXIII, 4, 1928 p. 333-335.
Les A. pensent que la tentative de suicide (balle de revolver dans
la région précordiale) a le caractère impulsif et qu'elle doit être im
putée plutôt à l'encéphalite qu'à une crise de dépression en rapport
avec la constitution cyclothymique du malade. H. W.
556. — LAIGNEL-LAVASTINE et DESOILLE. — Conduite à
tenir vis-à-vis d'un encéphalitique adulte avec méditation homicide.
— Enc, XXIII, 3, 1928, p. 241-245.
Un encéphalitique parkinsonien, sans antécédents psychopathol
ogiques, craint d'étrangler sa femme ou son enfant, leur saisit quel
quefois le cou entre ses mains pour vérifier qu'il peut résister à son
obsession, mais est sujet à des crises de colère au cours desquelles il
risque de leur serrer dangereusement le cou.
Faut-il le considérer comme un aliéné dangereux et l'interner ?
H. W.
557. — G. HEUYER et LE GUILLAN. — Troubles de la conduite
et perversions post-encéphalitiques. Considérations médico-légales.
— Enc, XXIII, 6, 1928, p. 541-545.
Encéphalite à 23, ans. Sitôt après la phase léthargique, troubles de
la conduite : prostitution et vols. Chaque vol paraît avoir un motif
utilitaire, et il est en lui-même bien exécuté. Mais il s'intègre mal dans
l'ensemble de la conduite. Chaque fois condamnée, la malade ne paraît
justiciable que de l'asile. H. W.
558. — M. et H. EYRICH. — Zur Prognose der epidemischen
Encephalitis im Kindesalter. Ergebnisse einer Eatamnese (Sur
le pronostic de V encéphalite épidémique chez les enfants. Résultats
d'une enquête). — Z. für g. N., CXVII, 1928, p. 620-648.
Les auteurs ont examiné 71 cas, 42 garçons et 29 filles, âgés de
2 mois "à 16 ans. Ils les ont divisés en 4 groupes : Premier groupe :

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