Démences et Psychopathies d'origine organique. Encéphalites. Arrêts de développement - compte-rendu ; n°1 ; vol.32, pg 499-514

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L'année psychologique - Année 1931 - Volume 32 - Numéro 1 - Pages 499-514
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1931
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f) Démences et Psychopathies d'origine organique.
Encéphalites. Arrêts de développement
In: L'année psychologique. 1931 vol. 32. pp. 499-514.
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f) Démences et Psychopathies d'origine organique. Encéphalites. Arrêts de développement. In: L'année psychologique. 1931
vol. 32. pp. 499-514.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1931_num_32_1_5067PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 499
adonnée à la morphine, à l'absinthe, mais chez qui le kalmidor en
particulier (Bromure, chloral, chanvre indien, jusquiame) a déve
loppé des accès de confusion avec idées de jalousie, de persécution,
des hallucinations visuelles, auditives, olfactives, des troubles du
langage (propos pseudo-incohérents). H. W.
e) Etats maniaco-dépressifs 1
675. — J. TINBL. — Provocation de crises mélancoliques par des
émotions joyeuses. — An. Méd.-ps., LXXXIX, II, 2, 1931,
p. 155-161.
Par le mécanisme du choc émotionnel, qui serait le même pour
toutes les émotions, la joie peut susciter des crises mélancoliques
chez des sujets qui en ont d'ailleurs déjà présenté. H. W.
676. - R. LEROY, P. RUBENOVITGH, J. 0. TRELLES. - Psy
chose maniaque-dépressive ou schizophrénie évolutive (Accès
apparus à la suite d'états anergisants et suivis de lupus érythéma-
teux récidivant). — An. Méd.-ps., LXXXIX, IL 5, 1931, p. 530-539.
Accès d'excitation et de dépression qui pourraient en imposer
pour une psychose maniaque-dépressive. Mais ils s'accompagnent
d'hallucinations et surtout de rêveries mêlées à une sorte d'indiffé
rence pour le réel qui ne sont pas dans la note cyclothymique. Malgré
leur brusque cessation, ils semblent laisser subsister des troubles
de l'intelligence et de l'humeur. Enfin ils ont succédé à des états aner
gisants : rougeole, grippe et ont été suivis chaque fois par une poussée
de lupus. La malade ne présentait pas d'antécédents héréditaires.
La question se pose donc de leur origine et de leur nature. La tuber
culose a été très souvent signalée dans la démence précoce. H. W.
677. — P. GOURBON. — Hypomanie consécutive à une confusion
mentale post-traumatique. — An. Méd.-ps., LXXXIX, I, 5, 1931,
p. 478-483.
Il y a plusieurs exemples de traumatismes ayant déterminé l'appar
ition de périodes maniaco-dépressives. Elles sont fréquemment
précédées par un état confusionnel, conséquence habituelle des
traumatismes crâniens. Le pronostic est très variable, selon qu'il y a
eu commotion ou simple émotion. H. W.
|if7) Démences et Psychopathies d'origine organique. Encéphalites.
Arrêts de développement 2
678.- LAIGNEL-LAVASTINE et PIERRE-KAHN. - Encépha-
lopathie survenant après une pyélonéphrite. Episodes neuro-psyc
hiatriques successifs de localisation frontale et cérébelleuse. Syn
drome de psychose hallucinatoire. Guérison (présentation du malade).
An. Méd.-p3., LXXXIX, IT, 1, 1931, p. 66-69.
Chez une jeune femme à équilibre endocrinien précaire et à ten-
1. Voir aussi les n°*> 578, 596, 619, 627, 747, 749.
2. Voir aussi les n'JS 628, 632, 659, 660. 500 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
dances mélancoliques, une pyélonéphrite détermine l'apparition de
symptômes névro-psychiques qui font penser d'abord à une tumeur
du lobe frontal, à un syndrome cérébelleux, puis à un syndrome
d'automatisme mental. Avec la disparition de la pyélonéphrite,
l'état psychique ne tarde pas à s'améliorer et enfin la guérison pa
raît compiète. . H. W.
679. — P. GUIRAUD et M. CARON. - Syndrome démentiel pré-
sénile avec écholalie (Parenté avec les syndromes pseudo-bulbaire
etcatatonique).— An. Méd.-ps., LXXXIX, 1,2, 1931, p. 160-165.
L'écholalie chez les pseudo-bulbaires, les catatoniques et les dé
ments préséniles est de même nature. La palilalie qui l'accompagne
souvent ne saurait être distinguée de la Stereotypie verbale, bien
que la Stereotypie ait pour cause la répétition d'une idée, il semble que
la répétition de l'idée soit la conséquence de la réitération du mot.
Le mutisme qui succède dans certains cas à la palilalie serait de même
apparenté à la stupeur des catatoniques. H. W.
680. — H. EY et J. LACAN. — Parkinsonisme et syndromes dément
iels. (Protrugion de la langue dans un des cas). — An. Méd.-ps.,
LXXXIX, II, 4, 1931, p. 418-428.
2 observations où se combinent un syndrome de Parkinson et des
troubles démentiels : démence simple dans l'une, démence paranoide
dans l'autre. Le diagnostic d'encéphalite épidémique a été fait à
l'origine de l'une. A l'origine de l'autre, il y aurait eu une scarlatine.
Mais peut-être s'agit-il à une époque où l'encéphalite
n'avait pas encore été décrite. H. W.
681. - LEROY, MÉDAKOVITGH et MASQUIN. - Les variations
de la courbe du poids dans la paralysie générale, — An. Méd.-ps.,
LXXXIX, 1,4, 1931, p. 358-374.
Chez les paralytiques généraux, où la courbe du poids tend à
baisser jusqu'à la période terminale, la malariathérapie, malgré sa
réputation d'être cachectisante, n'accentue pas cette baisse et parfois
même entraîne un relèvement de la courbe. Dans la période post-
malarique, le poids remonte dans 93 % des cas de rémission comp
lète, 78 % des cas de rémission incomplète, 75 % des cas améliorés,
33 % des cas stationn aires. Cette statistique porte sur un total de
65 malades, dont 27 rémissions complètes, 18 rémissions incomplètes,
8 améliorations, 3 cas stationn aires, 8 délires secondaires, 1 décès.
H. W.
682. — P. COURBON et MONDAIN. - Régression spontanée d'une
paralysie générale après torsion sigmoïdienne. — An. Méd.-ps.,
LXXXIX, 1, 1, 1931, p. 42-46.
Les accidents liés à une torsion de l'anse sigmoïde s'accompagnent
d'une régression considérable et durable des troubles mentaux chez
une paralytique générale qui présentait un délire absurde de richesse,
de l'incohérence et de l'agitation : ne persiste plus qu'un état d'eu
phorie sans délire ; les souvenirs de la vie antérieure sont revenus, et
la malade sait critiquer ses troubles mentaux maintenant disparus. Psychologie pathologique 501
Les signes neurologiques et humoraux ont persisté. Les A. se de
mandent si les réactions d'intoxication produites par l'occlusion in
testinale n'auraient pas eu un effet semblable à l'effet fréquent des
suppurations prolongées. H. W.
683. - W. GHTOPIGKI. - Über anfallweise auftretende Zwangser-
scheinungen im Verlaufe von Parkinsonismus nach der epidemischen
Encephalitis {Sur les phénomènes obsédants survenant par accès, au
cours du parkinsonisme post-encéphalitique) . — Archiv für Psyc
hiatrie, XGIII, 1931, p. 1-27.
L'auteur a analysé 6 cas d'idées obsédantes post-encéphali tiques
chez des parkinsoniens : il explique ces poussées obsessives par un
état convulsif du courant de la pensée (Gedankenkrampf) et un anxieux de l'affectivité. Il existe, selon l'auteur, des passages
continus entre ces états et les modifications psychiques dues aux
obsessions non encéphalitiques. Le fait que ces phénomènes ne sur
gissent que par accès serait dû à un bloquage intermittent de cer
taines voies cérébrales qui se traduit par une augmentation des
symptômes extrapyramidaux. J. A.
684. — L. MARCHAND. — Deux cas de démence avec épilepsie. —
An. Méd.-ps., LXXXIX, 1, 3, 1931, p. 274-280.
Dans un de ces cas, l'épilepsie était ancienne quand a débuté, 15 ans
plus tard, l'évolution démentielle. Dans l'autre cas, la démence était
déjà profonde quand est brusquement apparue l'épilepsie, qui d'ailleurs
a disparu de même. Démence et épilepsie étaient dues aux mêmes
lésions cérébrale.-*. H. W.
' 685. - P. PBTRAZZANI. - A proposito di un oaso eccezionale
di paralisi progressiva. Considerazioni e commenti {A propos d'un
cas exceptionnel de paralysie progressive. Considérations et commenta
ires). - Riv. sp. di Fr., LV, 2, 1931, p. 229-249.
A propos d'un paralytique général mort de pneumonie à 65 ans,
27 ans après le début de sa paralysie, et après 23 ans d'une rémission
qui avait toutes les apparences de la guérison, mais chez qui l'ex
amen du cerveau a révélé les lésions les plus caractéristiques de la
paralysie générale, l'A. rappelle ces vieillards dont parle Spielmeyer
qui avaient toujours paru normaux, mais dont le cerveau présentait
les lésions de la démence sénile. Il peut donc y avoir dissociation entre
l'état anatomique et l'état clinique. Elle résulte des possibilités de
défense et de réaction que possède l'organisme. Ces spon
tanées peuvent être secondées ou stimulées par une thérapeutique
appropriée. C'est, entre beaucoup d'autres sans doute, le genre
d'action que peut avoir la malariathérapie. H. W.
686. - H. MIGNON, M. LEULIBR et J. PICARD. - Syndrome
strié avec démence affective chez une paralytique générale humora-
lement guérie par la malariathérapie. — An. Méd.-ps., LXXXIX,
II, 1, 1931, p. 61-65.
L'impaludation fait rétrocéder, en même temps que les signes
humoraux, les signes neurologiques (signe d'Argyll-Robertson, 502 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
dysarthrie, tremblement) et psychiques (euphorie, absence d'auto
critique) chez une paralytique générale qui présente, après quelques
semaines de rémission à peu près complète, un syndrome tout à fait
nouveau : psychiquement, c'est l'indifférence affective, le manque
total d'initiative et d'activité qui s'observent dans la démence mot
rice ; au point de vue moteur, c'est de la chorée-athétose et des
signes de parkinsonisme. H. W.
687. — M. WAHL. — Paralysie générale chez un ancien trépané
ayant présenté des accès maniaques. — An. Méd.-ps., LXXXIX, I,
3, 1931, p. 289-291.
A 17 ans épilepsiebravais-jaksonienneàlasuite d'un traumatisme
crânien. Trépanation et disparition consécutive de l'épilepsie. A
20 ans, tentative de suicide, accès de manie à récidives. A 47 ans,
internement pour paralysie générale. Ce cas est à joindre à ceux des
antécédents vésaniques dans la paralysie générale : 30 % des cas
suivant Arnaud. H. W.
688. — P. COURBON et J. TUSQUES. - Régression d'un« para
lysie générale impaludée. — An. Méd.-ps., LXXXIX, II, 4, 1931,
p. 405-406.
Désorientation et incohérence démentielles que deux cures d'im-
paludation n'avaient pu modifier. Amélioration spontanée et consi
dérable au bout de deux ans. Est-ce un résultat tardif de l'impalu-
dation ? Mais la malade aurait présenté antérieurement à sa période
d'agitation ^une période de dépression avec idées de négation. La
cyclothymie pourrait donc ne pas être étrangère aux alternatives
qu'elle a présentées. H. W.
689. - M. DIDE et H. DENJEAN. - Plaque de méningite tubercu
leuse de la réaction tubérienne. Agitation catatonique, syndrome
infundibulo-tubérien. pseudo-paraplégie en flexion. — Enc,
XXVI, 3, 1931, p. 181-197.
L'intérêt de ce cas est dans sa longue évolution, qui a présenté
des périodes de rémission complète, et dans la diversité de sa Sympto
matologie, d'abord de la dépression avec crises d'angoisse, plus tard,
syndrome catatonique ; croissance rapide, brusquement suspendue ;
diabète insipide ; paraplégie en flexion d'origine non pyramidale.
Tous ces désordres s'expliquent par l'atteinte des centres régula
teurs de la région infundibulo-tubérienne et des noyaux gris. Le dia
gnostic de méningite tuberculeuse a été un diagnostic d'autopsie.
H. W.
690. - P. SCHIFF, M™ SCHIFF-WERTHEIMER, et J. LACAN. -
Troubles mentaux homochrones chez deux frères hérédo-syphili-
tiques. — Enc, XXYI, 2, 1931, p. 151-154.
Les signes d'hérédo-syphilis ne sont nets que chez le 2e des deux
frères. L'histoire et les signes physiques de l'aîné auraient pu faire
penser à une encéphalite épidémique. Les troubles psychiques sont
identiques chez les deux : fugues, vagabondage, vols, mythomanie,
simulation, méchanceté, crises hystériques ou épileptiques peut-être
simulées. H. W. Psychologie pathologique 503
69t - LEROY, MÉDAKOVITCH et MONIER - Recherches
sur l'étiologie des délires secondaires chez les paralytiques généraux
après impaludation. — An. Méd.-ps., LXXXIX, II, 2, 1931,
p. 170-174.
Sur 15 paralytiques généraux présentant du délire secondaire
après impaludation, 8 avaient encore des hématozoaires dans le
sang, malgré la disparition des accès fébriles. Avec des examens
répétés la proportion aurait sans doute été plus forte encore. H. W.
692. - R. DUPOUY et H. PIGHARD. - Paralysie générale sans
réactions humorales. — Enc, XXVI, 1, 1931, p. 156-158.
L'absence de réactions humorales dans la paralysie est
sans doute exceptionnelle. Pourtant l'observation présentée par les
A. montre qu'elles peuvent manquer dans des cas où la paralysie
générale est incontestable : syphilis antérieure, délire mégalonia-
niàque, incohérence démentielle, dysarthrie, signes photomoteurs.
H, W.
693. - P. LOO et A. DONNADIEU. - Sur un cas de paralysie
générale à évolution continue et prolongée (23 ans)- — An. Méd.-
ps., LXXXIX, II, 5, 1931, p. 523-529.
Affaiblissement intellectuel dès le début très marqué. Bredouille-
ment à peu près inintelligible, dysarthrie et agrammatismes. Pas
d 'Argyll-Robertson, mais troubles pupillajres variables. Mort par
ictus. H. W.
694. - A. COURTOIS et J. BOREL. - Délire de négation chez un
tabétiaue amaurotique. Syndrome humoral paralytique. — An.
Méd.-ps., LXXXIX, II, 5, p. 553-557.
Si dans le tabes avec amaurose, l'atasie reste habituellement
fruste, lés complications cérébrales sont loin d'être exceptionnelles,
ce sont des idées hypocondriaques, de persécution, de préjudice,
d'empoisonnement, de négation, de celles qui s'observent fréquem
ment dans la démence sénile, mais qui peuvent être dues aussi à
une paralysie générale, d'évolution lente, comme est Ja paralysie
générale survenant au cours du tabes. H. W.
695. - G. MAILLARD, et H. GODET. - Epilepsie réîlexe d'origine
intestinale par corps étranger Un cas suivi de guérison persistante.
- An. Méd.-ps., LXXXIX, II, 1, 1931, p. 69-?7.
Des crises d'épilepsie peuvent survenir à l'occasion d'irritations
viscérales. Le point de départ peut en être la plèvre, par exemple,
mais bien plus souvent le tractus digestif : dentition, appendicite,
helminthiase. Ce sont le plus souvent des crises convulsives. Elles
sont ramenées par les uns à une irritation purement mécanique, par
les autres, à une intoxication. Elles semblent mettre en jeu une pré
disposition nerveuse. Mais dans certains cas, la lésion nerveuse ne
suffit pas, la manifestation épileptique ne se produisant qu'avec
l'appoint d'une irritation viscérale. Il s'agit ici d'un enfant qui ne semb
lait présenter aucun antécédent, ni familial, ni personnel. Il n'a pas
eu de crises convulsives, mais des absences et il a fait une fugue de 504 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
caractère nettement comitial. <Ges accidents ont cédé à une simple
purge, qui a ramené des scybales, dont une particulièrement grosse
et rugueuse, qui était formée de filaments végétaux enchevêtrés
et présentant des saillies comme un oursin. Son action paraît avoir
été purement mécanique. La guérison paraît être complète, pas
d'accidents entre 8 et 12 ans. H. W.
696. — Mme MINKOWSKA. - La constitution épileptoïde et ses
rapports avec la pathogénie de l'épilepsie essentielle. — An. Méd.-
ps., LXXXIX, I, 3, 1931, p. 291-300.
Rappelant ses très intéressantes recherches sur une famille d'épi-
leptiques, les miennes sur la mentalité épileptique, celle de Ssucha-
rewa sur les traits morphologiques des épileptiques, celles de Zielinski,
Delbrük, Tramer sur la constitution Mme M. s'étonne
de la résistance que rencontre encore la notion de « constitution
épileptoïde et m'en fait grief à moi particulièrement, M. Wallon,
qui maintenant se montre plein de réserve au sujet de la
épileptoïde... »
Effectivement, dès 1925, dans V Enfant Turbulent, puis dans l'ar
ticle cité par l'A., j'ai insisté sur la mentalité propre aux épileptiques,
sur son caractère souvent familial, sur la possibilité de la diagnosti
quer même en l'absence de crises. Où naît mon désaccord avec Mme M.,
c'est sur l'opportunité d'introduire dans la question, qui relève
uniquement de l'observation, le problème des constitutions, qui
risque d'impliquer un mode d'explication purement verbal et qui
entraîne des discussions dont plusieurs me paraissent oiseuses.
Multiplier les constitutions, c'est trop souvent supprimer et
l'observation et l'explication, c'est se ménager un jeu d'étiquettes,
dont l'emploi plus ou moins approximatif semble enfermer chaque cas
particulier dans une sorte de système définitif et fermé. Ou, si l'on
admet que les constitutions ne sont pas exclusives entre elles, que le
même individu peut participer de plusieurs à la fois, mais à coup
sûr de chacune partiellement, c'est entrer en pleine confusion, ou se
condamner chaque fois à un travail de délimitation infiniment com
plexe et artificiel.
Passe encore si la notion de constitution était claire. Mais les dis
cussions même de Mme M. avec Delmas sur ce qui a le droit ou non
d'être appelé constitution montrent à quel point la question peut
être ambiguë et dénuée de critère positif.
Provisoirement, je crois donc pouvoir me borner à décrire ce qui
est observable : généalogie, mentalité, caractères physiques, etc.
Et au lieu d'ériger chaque fois, à propos des traits observés, une cons
titution, je chercherai seulement à établir la fréquence de leur ren
contre : leurs corrélations. H. W.
697. — G. ROBIN. — La constitution épileptoïde. Son importance
au point de vue clinique, utilité du dépistage de ses symptômes
intellectuels et psychiques chez les enfants. — An. Méd.-ps.,
LXXXIX, I, 2, 1931, p. 180-193.
Entre le ralentissement psychique des épileptiques et leurs
« absences » se place, suivant l'auteur, un état de distraction qui n'est PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 505
pas spontané ni total comme l'absence, mais qui se produit à l'occasion
d'une question, qui dure autant que l'insistance à lui répéter la
question et qui se limite à cette question. L'A. rappelle, à ce propos,
les différents traits de la « constitution épileptoïde ». H. W.
698. — G. ROBIN. — La épileptoïde. — Enc, XXVI,
10, 1931, p. 780-801.
Rappelant les travaux de Mme Minkowska, d'H. Wallon, de
Ducosté sur la constitution ou sur la mentalité épileptique, l'A. in
siste sur certains des signes par lesquels elle se caractérise et en par
ticulier sur un état d'obnubjlation, de suspension dans l'activité
proprement intellectuelle qui paraît être un intermédiaire entre la
bradypsychie qui est constante et les « absences, qui sont très inter
mittentes et peuvent même ne pas se produire. Dans Pobnubilation,
la conscience, ni la sensibilité ne sont abolies, comme dans l'absence.
Les absences surviennent spontanément, l'obnubilation se produit
surtout à l'occasion d'une question dont les termes semblent em
barrasser l'enfant. H. W.
699. — C. POLI. — Sulla patogenesi delT epilessia {Sur la pathogénèse
de Vépilepsie). — Riv. sp. di Fr., LV, 2, 1931, p. 284-289.
Parmi les épreuves qui sont indiquées comme susceptibles de pro
voquer des crises chez les épileptiques, l'A. a utilisé sur 7 épileptiques
l'injection intramusculaire d'adrénaline et Phyperpnée : la première
épreuve élève la tension maxima, abaisse la minima ; inversement la
2e abaisse la maxima et élève la minima. L'injection d'adré
naline n'a provoqué de crise que chez un épileptique. L'hyperpnée
chez 4. Trois n'ont réagi ni à l'une ni à l'autre épreuve. Pour déter
miner si l'apparition des crises est liée aux variations de la tension
l'A. a utilisé l'injection endoveineuse d'adrénaline, dont l'effet est
presque instantané : élévation des deux tensions, mais de la minima
faiblement ; et d'artériol Lepetit qui abaisse la tension
maxima, mais est à peu près sans effet sur la minima. Ces deux der
nières épreuves n'ont pas provoqué de crises. H. W.
700. — H. BARUK. — Migraines d'apparence psychogénique suivies
d'épilepsie dans un cas d'angiome cérébral. Les troubles fonction
nels initiaux certaines atteintes organiques cérébrales, en parti
culier dans les tumeurs cérébrales. — Enc., XXVI, 1, 1931, p. 42-44.
Migraines ophtalmiques, dont la fréquence est diminuée dans les
périodes de concentration intellectuelle ou d'activité génitale, mais
auxquelles font suite des crises jaksoniennes sur lesquelles les in
fluences psychiques sont sans effet. Les migraines comme l'épilepsie
étaient en rapport avec l'évolution d'un angiome cérébral.
H. W.
701. - L. MARCHAND et A. COURTOIS. - Le liquide céphalo-
rachidien dans l'épilepsie dite idiopathique. — Enc, XXVI, 1, 1931,
p. 45-58.
La tension du liquide C. R. augmente seulement dans la période
tonique et paraît secondaire aux troubles vasculaires. L'hyperalbu-
minose est légère et ne se trouve que dans 19 % des cas, elle coïncide S06 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
parfois, avec des réactions des globulines positives. Pas de lympho-
cytose importante en dehors des accès, à moins qu'il ne s'agisse d'une
épilepsie symptomatique. Les réactions colloïdales montrent parfois
un allongement de la précipitation du benjoin dans les 5 derniers
tubes (zone dite méningitique ) : elles sont le seul signe qui subsiste
d'un processus méningOTencéphalitique ou seulement méningé,
depuis longtemps arrêté dans son évolution. H. W.
702. - P. HARTENBERG. ~ Le rôle de l'inhibition dans les manif
estations épileptiques. -r Enc, XXVI, 1, 1931, p. 12-17.
Pas d'épilepsie sans une lésion irritative de l'écorce cérébrale.
De cette lésion, lorsqu'elle né siège pas dans une zone muette du
cortex, résultent les auras sensitives ou motrices, puis survient
une inhibition de l'écorce, qui répond à la perte de conscience, et libération consécutive des centres sous-corticaux avec manifesta
tions toniques et cloniques. H. W.
703. - H. CLAUDE et H. BARUK. — Sur quelques tonnes dégradées
de l'épilepsie. Passage de l'automatisme moteur comitial à l'automa
tisme psycho- moteur, conscient sous l'influence du gardénal. —
Enc, XXVI, 1, 1931, p. 1-11.
3 observations d'épileptiques chez qui des absences avec mouve
ments automatiques font place à des états très fugaces d'onirisme
avec gestes conscients mais involontaires que les A. comparent aux
manifestations idéo-motrices des catatoniques. H . W.
704. - C. I. URECHIA et M"»« A. RETEZEANU. - Sur deux cas
de psychoses cancéreuses. — An. Méd.-ps., LXXXIX, II, 4, 1931,
p. 467-470.
Lorsque les troubles psychiques surviennent au début du cancer
et que l'état général est encore assez satisfaisant ils ne peuvent être
attribués à la cachexie ni aux troubles des émonctoires, comme à la
période terminale. Il arrive même qu'ils disparaissent tandis que la
situation s'aggrave. Sans doute, différents facteurs peuvent interve
nir, en particulier l'émotion de se savoir en danger ou encore les suites
de l'opération, de l'anesthésie. Mais une cause paraît prépondérante,
c'est l'anémie qui peut être un symptôme de début. Les A. publient
deux observations qui montrent la régression simultanée de l'anémie
et des troubles psyehiques. Les troubles psychiques consistent en
confusion stuporeuse ou agitée, avec anxiété fréquente. H. W.
70S. — J. ROSETT. — Epilepsy as an exaggerated form of normal
cerebral inhibition (L'épilepsie comme forme exagérée d'inhibition
cérébrale normale). - Am. J. of P., X, 1931, p. 673-685.
L'auteur a fait des expériences avec des chats. Il leur a fait une
injection hypodermique de 1 /2 à 1 mg. de picrotoxine et a observé
son influence sur le comportement des animaux. Voici ses conclusions :
les crises épileptiques sont causées directement par une interférence
d'impulsions nerveuses, cette interférence produisant une extinction
mutuelle des impulsions : c'est le phénomène connu sous le nom
d'inhibition. Il est un phénomène normal se à des degrés Psychologie pathologique 50*?
variables chez différentes personnes, et est en rapport avec le pou
voir d'attention. Un phénomène quelconque qui trouble l'équilibre
chimique, physique ou mécanique du système nerveux, peut faciliter
le processus d'inhibition cérébrale et ce processus peut provoquer,
en s'exagérant, l'apparition d'une crise épileptique. J. A.
706. - F. L. PATRY. — The relation of time of day, sleep, and
other factors to the incidence of epileptic seizures (Les relations
du moment de la journée, du sommeil et d'autres facteurs avec les
accès épileptiques) . — Am. J. of P., X, 1931, p. 788-813.
Etude portant sur 31 cas d'épilepsie essentielle. L'auteur les a divi
sés en trois groupes : ceux dont les accès se produisent principale
ment dans la journée, à crises surtout nocturnes et ceux chez
qui les crises sont indifféremment diurnes ou nocturnes. Il a constaté
que les sont plus fréquentes dans les groupes nocturnes et
diurnes que dans le troisième groupe. Chez les 2/3 des épileptiques,
il existe une différence marquée entre les crises diurnes et les crises
nocturnes et chez 2 /3 également, il a observé une concentration des
crises à certaines heures. Les malades du groupe diurne et ceux du
groupe nocturne ont manifesté des différences et même une opposi
tion dans leur façon de commencer et de finir la crise. Dans les trois
groupes, les crises sont plus fréquentes au printemps. Il y a peu de
différence entre les trois groupes en ce qui concerne l'âge mental
des épileptiques, quoique l'affaiblissement intellectuel semble être
moins rapide dans le groupe diurne. Ce phénomène serait dû au fait
que l'instabilité mentale est moindre dans ce dernier groupe. Le
type constitutionnel asthénique et dysplasique est plus fréquent
dans le groupe diurne et indifférent, tandis que le type pyenique est
plus fréquent dans le groupe nocturne. Le type à crises nocturnes a
une tendance plus accentuée au status épilepticus que les deux autre«
groupes. Dans le groupe diurne les intervalles entre les crises sont
les plus grands ; dans le groupe indifférent, ils sont les plus courts,
Par contre, la période de confusion post-convulsive est longue
dans le groupe diurne. Les crises régulièrement nocturnes sont d'un
pronostic plutôt mauvais. D'une façon générale, les données de l'au
teur confirment les remarques de ses prédécesseurs révélant que
plus la première crise épileptique d'un individu a été précoce, plus
ses crises sont longues dans la suite. J. A.
707. - J. EUZIERE, H. VIALLEFONT, R. LAFON. - Les
troubles mentaux épisodiques, séquelles d'encéphalite léthargique.
- Gazette Médicale de France, XXXVI, 18, 1931, p. 473-475.
Etude des troubles épisodiques liés le plus souvent à des crises
oculogyres, qui sont accompagnés accessoirement de phénomènes
psychiques de trois sortes • 1° l'angoisse ; 2° l'inhibition psychique :
3° l'obsession.
L'observation est donnée, d'une parkinsonienne post-encéphalir
tique chez qui les phénomènes psychiques qui accompagnent les
troubles oculogyres ne sont plus occasionnels, mais dominent, au
contraire, le tableau clinique. M. H. P.

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