Dépendance-indépendance à l'égard du champ et pensée opératoire chez les filles et les garçons - article ; n°3 ; vol.84, pg 347-367

De
Publié par

L'année psychologique - Année 1984 - Volume 84 - Numéro 3 - Pages 347-367
Résumé
Une différence de niveau de développement opératoire n'a jamais été observée entre garçons et filles, alors que celles-ci se récèlent généralement plus dépendantes à l'égard du champ. On peut alors se demander ce qu'il en est de la liaison entre ce style cognitif et la théorie opératoire de l'intelligence. 109 élèves de 4e (47 G et 62 F), d'âge réel identique, ont subi VECDL et le GEFT. Les résultats observés font apparaître que les meilleures réussites à VECDL sont, chez les garçons, associées à l'indépendance à l'égard du champ mais que, chez les filles, les réussites de même niveau sont significativement moins liées au degré de dépendance-indépendance. Il est suggéré que les aspects différentiels du fonctionnement de la pensée naturelle (formalisation et réalisation) pourraient être étendus à la différenciation des sexes.
Mots clés : développement opératoire, style cognitif.
Summary : Field dependence-independence and operational thought in girls and boys.
A difference in level in operational development has never been observed between boys and girls even though the latter prove generally more field dependent. One may therefore wonder where the link lies between cognitive style and the operational theory of intelligence. 109 3rd graders (47 boys and 62 girls) of identical real age underwent the ECDL and GEFT Tests. Results show that greater success on the ECDL is, in boys, associated with field independence; in girls, however similar success is significantly less associated with the degree of dependence-independence. The paper suggests that the differential aspects of the functioning of natural thought (formalization and realization) could go as far as sex differentiation.
Key-words : operational thought, cognitive style.
21 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1984
Lecture(s) : 43
Nombre de pages : 22
Voir plus Voir moins

G. Bajard
Dépendance-indépendance à l'égard du champ et pensée
opératoire chez les filles et les garçons
In: L'année psychologique. 1984 vol. 84, n°3. pp. 347-367.
Résumé
Une différence de niveau de développement opératoire n'a jamais été observée entre garçons et filles, alors que celles-ci se
récèlent généralement plus dépendantes à l'égard du champ. On peut alors se demander ce qu'il en est de la liaison entre ce
style cognitif et la théorie opératoire de l'intelligence. 109 élèves de 4e (47 G et 62 F), d'âge réel identique, ont subi VECDL et le
GEFT. Les résultats observés font apparaître que les meilleures réussites à VECDL sont, chez les garçons, associées à
l'indépendance à l'égard du champ mais que, chez les filles, les réussites de même niveau sont significativement moins liées au
degré de dépendance-indépendance. Il est suggéré que les aspects différentiels du fonctionnement de la pensée naturelle
(formalisation et réalisation) pourraient être étendus à la différenciation des sexes.
Mots clés : développement opératoire, style cognitif.
Abstract
Summary : Field dependence-independence and operational thought in girls and boys.
A difference in level in operational development has never been observed between boys and girls even though the latter prove
generally more field dependent. One may therefore wonder where the link lies cognitive style and the operational theory
of intelligence. 109 3rd graders (47 boys and 62 girls) of identical real age underwent the ECDL and GEFT Tests. Results show
that greater success on the ECDL is, in boys, associated with field independence; in girls, however similar success is significantly
less associated with the degree of dependence-independence. The paper suggests that the differential aspects of the functioning
of natural thought (formalization and realization) could go as far as sex differentiation.
Key-words : operational thought, cognitive style.
Citer ce document / Cite this document :
Bajard G. Dépendance-indépendance à l'égard du champ et pensée opératoire chez les filles et les garçons. In: L'année
psychologique. 1984 vol. 84, n°3. pp. 347-367.
doi : 10.3406/psy.1984.29031
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1984_num_84_3_29031L'Année Psychologique, 1984, 84, 347-367
Laboratoire de Psychologie génétique et comparée
Université de Bordeaux II
UER de Sciences sociales et psychologiques1
DÉPENDANCE-INDÉPENDANCE A L'ÉGARD DU CHAMP
ET PENSÉE OPÉRATOIRE
CHEZ LES FILLES ET LES GARÇONS
par G. Bajard
SUMMARY : Field dependence- independence and operational thought
in girls and boys.
A difference in level in operational development has never been observed
between boys and girls even though the latter prove generally more field
dependent. One may therefore wonder where the link lies between cognitive
style and the operational theory of intelligence. 109 3rd graders (47 boys
and 62 girls) of identical real age underwent the ECDL and GEFT Tests.
Results show that greater success on the ECDL is, in boys, associated with
field independence; in girls, however similar success is significantly less
associated with the degree of dependence- independence. The paper suggests
that the differential aspects of the functioning of natural thought (formali-
zation and realization) could go as far as sex differentiation.
Key-words : operational thought, cognitive style.
Dans une revue critique relative à la dépendance-indépen
dance à l'égard du champ, Huteaü (1975) remarquait que peu de
travaux existaient tentant de vérifier l'hypothèse d'une liaison
entre ce style cognitif et la théorie opératoire de l'intelligence.
Puis Huteau et Rajchenbach (1978) montraient, sur des
garçons de 4e, que l'hétérogénéité du niveau opératoire pourrait
trouver une de ses origines dans le degré de dépendance-indépen
dance à l'égard du champ.
Enfin, examinant la plupart des travaux portant sur les
relations entre le développement opératoire et le style cognitif,
1. Bât. E, Domaine universitaire, 33405 Talence. 348 G. Bajard
Huteau (1980) trouvait une confirmation à l'hypothèse générale,
qu'il posait précédemment (1978), selon laquelle les sujets dépen
dants seraient relativement moins performants que les sujets
indépendants du champ dans les épreuves où les aspects figuratifs
sont particulièrement prégnants et doivent être modifiés. En
revanche, il notait que peu d'études avaient été réalisées au
niveau formel mais que toutes allaient dans le sens d'une supé
riorité des sujets indépendants du champ dans les situations où
des capacités de structuration-restructuration étaient nécessaires,
épreuves où divers facteurs doivent être associés.
A notre connaissance, il n'a jamais été fait état d'un dévelop
pement différentiel de la pensée opératoire lorsque l'on considère
le sexe des sujets, à âge réel et/ou scolaire constant, sauf par
Neimark (1975) qui l'a observé dans un de ses échantillons ; mais
elle souligne elle-même qu'il est de faible effectif et très hétéro
gène. Au contraire, en ce qui concerne les différences entre les
sexes pour la dépendance-indépendance à l'égard du champ on
sait la supériorité moyenne des garçons à partir de 7-8 ans.
Burstein, Bank et Jarvick (1980) affirment même que c'est dans
ce domaine des aptitudes cognitives qu'existe la plus grande
différence entre les sexes, même s'ils relèvent, se fondant sur
Naditch (cité par Burstein), que chez Witkin (1962) il est imposs
ible d'évaluer la méthodologie de cet auteur, par conséquent de
savoir si les différences dont il fait état sont fondées. Par ailleurs,
nous avons noté que Moscato (1980) n'a pas trouvé de différence
significative entre garçons et filles de 16 ans en ce qui concerne
leur degré de dic lors de son étude sur la liaison entre ce style
cognitif et la résolution de syllogisme linéaire ; ce qui pourrait
ajouter à la controverse que rappelle Burstein.
Ce bref rappel introductif de travaux relatif à la dic et au
développement opératoire nous conduit à l'hypothèse suivante :
puisque les filles obtiennent en moyenne le même niveau opéra
toire que leurs condisciples garçons et que l'indépendance à
l'égard du champ de ceux-ci est supérieure à celle des filles, la
corrélation intrasexe entre dic et développement opératoire sera
plus faible dans un groupe féminin que dans un groupe masculin,
à âge et niveau scolaire constants. Ceci suppose évidemment que
l'on aura pu préalablement vérifier que le niveau opératoire peut
être considéré comme identique dans les deux sexes et que les
garçons sont effectivement plus performants que les filles dans
une épreuve de dic. Dépendance-indépendance à l'égard du champ 349
MÉTHODE
1. Les sujets. — 109 élèves de 4e d'un Collège de Bordeaux ont été
examinés en petits collectifs de 15 à 20 sujets. Les effectifs, par sexe,
sont différents : 47 garçons et 62 filles ; mais les âges moyens sont prat
iquement identiques, 13 ans 8 mois pour les premiers et 13 ans 9 mois
pour les secondes, les écarts types respectifs étant de 7,74 et 7,93.
2. Les matériels : a) Mesure du niveau de développement opératoire.
— Celui-ci a été évalué au moyen de l'Echelle collective de Développe
ment logique (ecdl). Cette épreuve adaptée de F. Longeot (1966, 1967)
par J. Hornemann (1972) est fondée sur la théorie opératoire de l'intel
ligence de Piaget. Nous rappellerons qu'elle se compose de quatre
sous-tests :
— Croisements (intersection de 2 classes), 16 items — tous du niveau
intermédiaire — répartis en trois groupes : dessins, mots, lettres.
Dans chaque cas, deux séries sont proposées, l'une verticale, l'autre
horizontale. Chacune de ces séries est composée d'éléments que l'on
peut rapprocher d'une certaine manière. A l'intersection des deux
séries se trouve une case vide. Le sujet doit trouver parmi cinq
éléments placés en marge celui qui appartient à la fois aux deux séries
et devrait se trouver dans la case vide. On a compté une réussite au
stade intermédiaire, pour chaque groupe, lorsque l'enfant avait
donné une réponse exacte à la moitié au moins des items de ce
groupe.
— Lampes (logique des propositions), 6 items : 2 concrets, 1 interméd
iaire, 3 formels A. On présente un système de 2 (ou 3) lampes qui
sont éteintes ou allumées suivant certaines règles. A partir de la règle
proposée au sujet, relative à l'état d'une lampe, celui-ci doit déter
miner par raisonnement parmi trois solutions celle qui concerne l'état
de l'autre.
— Dessins ou courbes mécaniques (inrc sur données spatiales), 8 items :
3 concrets, 2 intermédiaires, 3 formels B. Il s'agit de coordonner
mentalement 2 systèmes de référence distincts (un crayon fixé sur
une tige horizontale et un rouleau muni d'une manivelle), l'un et/ou
l'autre en mouvement, et de dessiner, dans un rectangle figurant une
feuille de papier entourant le rouleau, le résultat du ou des mouve
ments imprimés aux systèmes de référence.
— Jeux de lettres (permutations), 4 items : il s'agit de ranger des lettres
dans des cases prévues à cet effet. Le premier item propose 3
permettant 6 rangements témoignant de l'atteinte du stade concret.
Le deuxième (4 lettres) permet de vérifier l'accès au formel A.
Pour les troisième et quatrième items les sujets doivent déterminer, 350 G. Bajard
sans les écrire, combien existent de manières différentes de ranger
5 lettres dans 5 cases puis 6 lettres dans 6 cases. Il est compté une
réussite au stade formel B si les réponses à ces deux items sont
toutes les deux exactes.
L'ensemble de l'épreuve permet d'évaluer le stade de développement
de la pensée logique atteint par l'enfant si les réussites se hiérarchisent
à peu près, selon l'ordre conforme à la théorie de Piaget. D'une part
nous avons considéré qu'un stade était atteint lorsque la moitié au moins
des items correspondants étaient réussis, d'autre part nous avons
sommé l'ensemble des réussites afin d'obtenir un score global indiquant
le stade atteint par le sujet. Un certain nombre de désaccords entre les
résultats obtenus par ces deux procédés, nous utiliserons dans cette
étude soit le score global, soit le stade apprécié à partir de ce score.
b) Mesure du degré de dépendance- indépendance à V égard du champ. —
Nous n'avons utilisé que l'épreuve des figures intriquées de Witkin
(1971) : le Group Embedded Figures Test (geft) dans son format et sa
présentation d'origine, avec l'aimable autorisation deD.R. Goodenough.
Il s'agit de trouver un dessin géométrique simple dans une figure géo
métrique complexe. Le sujet peut observer aussi souvent et aussi long
temps qu'il le désire le dessin simple, mais il n'a jamais simultanément
sous les yeux les deux éléments.
L'épreuve se compose de trois sections. Section A, 7 items de familia
risation avec les formes simples à trouver ; nous avons accordé deux
minutes. Pour les sections tests, B et C, comportant 9 items chacune, le
temps imparti était de quatre minutes par section. Le score d'indépen
dance à l'égard du champ est le nombre d'items réussis aux sections B
et C, dans le temps accordé.
RÉSULTATS
Les résultats observés ont été traités de façon essentiellement
descriptive. Nous les examinerons sous trois aspects. Les deux
premiers concerneront les observations faites pour chacune des
épreuves utilisées, avec comparaison des performances des gar
çons et des filles pour le geft, des patterns (structure des succes
sions possibles de réussites) pour I'ecdl et chacun des sous-tests
qui le composent. Le troisième consistera en une étude de la
relation entre le niveau de développement opératoire et le degré
de dépendance-indépendance à l'égard du champ. Dépendance-indépendance à Végard du champ 351
A. Niveau de développement opératoire
a) Notation en points. — Le tableau 1 indique les moyennes
et les écarts types des deux échantillons ainsi que leur
comparaison.
Tableau 1. — Score global à l'ECDL
Moyenne Ecarts types z F
G 11,83 3,26 \
F 11,43 2,31 ) -8o 1'99
Les scores moyens des garçons et des filles sont pratiquement
identiques mais on relève une dispersion significativement plus
grande (p < .01) des garçons.
b) Notation en stades (fondée sur le score global). — Le
tableau 2 précise pour chaque sexe le nombre (et le pourcentage)
des sujets atteignant les différents stades possibles à I'ecdl.
Tableau 2. — Stades observés
Formel A Concret médiaire Formel B
7 28 9 3 47 G
14,9 % 59,6 % 19,1 % 6,4 %
F 6 44 12 62 11,9 % Inter
71 % 9,7 % 19,3 %
G-l - F 13 72 21 3 109
66,1 % 19,3 % 2,7 %
Ce mode de notation confirme les observations faites à partir
des scores. En effet, d'une part, les pourcentages révèlent une plus
grande dispersion des garçons, comparativement aux filles ;
d'autre part, la quantité chi-carré calculée (1,60) après regroupe
ment des sujets parvenus aux stades formels A et B n'est pas
significative d'une différence entre les deux sexes. On remarque,
au stade intermédiaire, que les filles tendent à y être propor
tionnellement plus nombreuses que les garçons. Un chi-carré 352 G. Bajard
d'équiprobabilité donne une valeur de 3,12 qui infirme l'existence
d'une différence réelle. Le regroupement des deux échantillons
étant alors possible, nous constatons que dans cet ensemble
d'élèves de 4e le niveau de développement opératoire est conforme
aux « normes » nationales (11,9 % au stade concret contre 11 % ;
66,1 % intermédiaire pour 63 % ; 22 % formel contre 26 %).
Nous avons alors cherché à vérifier l'homogénéité interstades
et intrastade de l'épreuve. Rappelons que la première résulte de
la comparaison du nombre d'erreurs interstades observé dans
l'échantillon à celui des erreurs attendues du hasard et que la
seconde s'obtient par la comparaison du nombre d'erreurs
commis aux items d'un même stade à leur attendu. On
sait que l'échelle est d'autant meilleure que l'indice interstades
est proche de 1,00 et l'indice intrastade est faible. Le tableau 3
indique nos observations.
Tableau 3. — Homogénéilé de VECDL
Interstades Intrastade
Intersections de 2 classes .49
Logique des propositions .73 .15
iNRC (données spatiales) .96 .34
Permutations .99
Les fluctuations de l'indice interstades en fonction des
domaines cognitifs atteints sont vraisemblablement attribuables
à des facteurs parasites, tels que le nombre d'items à chaque sous-
test, et leur difficulté relative.
c) Les patterns, par épreuve, observés. — Intersection de deux
classes (pour les 3 groupes). 19 garçons (40,4 %), pour 17 filles
(27,4 %) ont satisfait au critère de réussite de la moitié des items
proposés pour chaque groupe. Cet écart nous a surpris et conduit
à rechercher si on le retrouvait pour chaque groupe d'items. On
en trouvera le résumé dans le tableau 4 ci-contre.
Seul le sous-test des dessins peut être en cause dans l'écart
constaté pour l'ensemble de l'épreuve entre garçons et filles.
On peut faire l'hypothèse que la consigne de rechercher « l'idée »
qu'implique chaque série, verticale ou horizontale, a été « noyée »
par la prégnance de l'aspect figuratif de l'épreuve. Dépendance-indépendance à l'égard du champ 353
Tableau 4. — Réussites à intersection de 2 classes
G F G + F
Dessins
2 réussites sur 4 37 (73,3 %) 37 (59,7 %) 71 (65,1 %)
Mots
3 réussites sur 6 25 (53,2 %) 35 (56,4 %) 60 (55 %)
Lettres
3 réussites sur 6 37 (78,7 %) 47 (75,8 %) 84 (77,1 %)
— Logique des propositions. Parmi tous les patterns possibles
avec 6 items (2 G ; I ; 3 FA), le tableau 5 décrit les patterns
observés dans les deux échantillons.
Tableau 5. — Logique des propositions
Patterns G F G + F
1 C 1 1 2
2 C 4 13 17 (15,6 ( 8,5 %) (21 %)
I 2 1 3
c I 3 2 1 5 +
2 c I 19 21 40 (36,7 (40,4 %) (33,9 %) +
1 c 1 F 1 0 1 +
2 c 1 F 3 3 6 +
1 FA 0 1 1 c I + 1 +
- 1 c FA 0 1 1 + + 2
1 c I + 2 FA 1 1 2 +
FA 2 2 c 2 1 3 +
2 I FA 4 13 (11,9 c + 1 9 (14,5 %) + ( 8,5 %)
2 c I FA 3 5 8 + 2 +
- 2 c + 3 FA 0 1 1 +
FA 2 c I + 3 4 2 6 + ( 8,5 %) ( 3,2 %) ( 5,5
Le pattern 2 C + I, qui est un pattern homogène, est le plus
fréquent. Cependant, les observations 2C et 2 G + I + 1 FA,
également homogènes, sont plus fréquentes chez les filles que
chez les garçons. La réussite aux 6 items n'est obtenue que par
6 élèves au total.
— INRC sur données spatiales. 8 items composent cette
épreuve : 3 C, 2 I et 3 FB. Le tableau 6 résume nos observations.
AP 12 354 G. Bajard
Tableau 6. — INCR sur données spatiales
Patterns G + F
1 C 1 0 1
1 2 C 1 2
9 9 18 3 C (19,2 %) (14,5 %) (16,5
1 0 1 2 C + 1 I
2 C + 2 I 1 1 2
3 C + 1 I 3 9 12 (14,5 %)
32 3 C + 2 I 14 (51,6 %) 46 (42,2 (25,8 %)
3 C -\ |- 1 0 1 FB
3 G + 1 I 1 FB 1 1 2
3 C + 2 I 1 FB 8 (17 8 16 (14,7 (12,9 %)
1 3 C + 2 I 2 FB 3 4
0 4 3 C + 2 I 3 FB 4
Dans les deux groupes de sujets, 3 patterns homogènes
dominent : 3 G ; 3 C + 2 I ; 3 G + 2 I + 1 FB. On remarque
aussi que si la dispersion des « types » de réponses est plus grande
chez les garçons, il n'y a que parmi eux qu'une réussite totale
est observée ; mais surtout, il faut relever que plus de la moitié
des filles apparaît au pattern 3 G -f 2 I, ce qui souligne bien
leur difficulté à coordonner deux systèmes de référence sur
données spatiales. Elles ne sont que 9 (14,5 %) pour 15 garçons
(31,9 %) à présenter un pattern de réponses homogène au-delà
du type 3 G + 2 I.
— Permutations. Le tableau 7 indique que, dans les deux
échantillons, les patterns de réponses relevés sont, en nombre
et en type, pratiquement identiques. Ni la forme, ni le contenu
de l'épreuve n'avantagent un sexe par rapport à l'autre.
7. — Tableau Permutations
Patterns F G + F G
2 Echec total 2 0
18 24 42 G (38,5 %) (38,7 %) (38,5 %)
C + FA 21 31 52 (44,7 %) (50 %) (47,7 %)
1 C + - + FB 1 0
12 C + FA + FB 5 7 (11 %) (10,6 %) (11,3 %) Dépendance-indépendance à l'égard du champ 355
B. Le geft. Degré de dépendance-indépendance
a l'égard du champ
1) Garçons. — Les notes observées s'étendent de 1 à 18 points,
avec une moyenne de 9,49 et une variance de 18,37. La corréla
tion entre les sections A et B est de .89.
2) Filles. — Pour une étendue de 1 à 16 points, la moyenne
est de 8,02 et la variance de 15,10. Entre les sections A et B on
relève une corrélation de .83.
3) Comparaison des deux échantillons. — Le rapport des
variances F = 1,22 n'est pas statistiquement significatif même
si là encore on relève une plus grande dispersion des notes des
garçons. Par contre les moyennes (z = 2,15, p < .05) diffèrent.
Les garçons se montrent plus indépendants à l'égard du champ
que les filles, ce qui est une confirmation des travaux utilisant
cette épreuve, le ceft, ou le rft : Witkin (1954, 1962, 1971) ;
Vaught (1965) ; Carter et Loo (1980).
C. Niveau de développement opératoire
et degré de dépendance-indépendance
a l'égard du champ
Nous avons constaté plus haut que la répartition des sujets de
nos échantillons dans les stades concret, intermédiaire et formel
était conforme aux normes nationales ; et que garçons et filles
ne différaient pas sur I'ecdl ; utilisant ces stades et le sexe des
élèves comme variables indépendantes nous avons alors effectué
une analyse de la variance des scores au ceft.
Tableau 8 . — Analyse de la variance des noies
au GEFT
Sources Somme Degrés
de des de Carrés
variation carrés liberté moyens F P
Sexe 61,74 1 61,74 4 ,74 < <=" .001 .05
420,83 2 210,41 16 ,15 ecdl (stades)
Sexe x ecdl 33,66 2 16,83 1 ,29
Intracellulaire 1 341,51 103

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.