Ed. Claparède, Le mental et le physique d'après L. Busse - compte-rendu ; n°1 ; vol.10, pg 403-403

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L'année psychologique - Année 1903 - Volume 10 - Numéro 1 - Pages 403-403
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1903
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Alfred Binet
Ed. Claparède, Le mental et le physique d'après L. Busse
In: L'année psychologique. 1903 vol. 10. p. 403.
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Binet Alfred. Ed. Claparède, Le mental et le physique d'après L. Busse. In: L'année psychologique. 1903 vol. 10. p. 403.
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de la position assise. L'auteur n'a pas fait, ce me semble, de contre-
épreuve, en maintenant son sujet assis sans le faire travailler
mentalement.
L'auteur s'est attaché particulièrement à l'étude de ces ondulat
ions qu'on observe sur les tracés plethysmographiques, et qui por
tent le nom d'ondulation de Traube-Hering. Il a cru remarquer
l'existence d'une correspondance entre ces ondulations et les oscilla
tions de l'attention (on sait que si on écoute par exemple un son
très faible, à peine perceptible, et continu, il y a des moments
courts où on ne l'entend pas, puis on l'entend de nouveau, puis on
cesse de l'entendre, et ainsi de suite. C'est à ce phénomène qu'on
donne le nom d'oscillation de l'attention). Il paraîtrait que le
maximum d'attention correspond au maximum de constriction de
la courbe de Traube-Hering. Cela est possible. Mais pour admettre
la chose, il faudrait écarter d'abord bien des petites causes d'erreur,
auxquelles l'auteur ne paraît pas avoir songé, par exemple l'effet
que produisent sur la courbe plethysmographique les petits signaux
qu'on donne avec la main.
A. BlNET.
CLAPARÈDE (ED.). — Le mental et le physique, d'après L. Busse.
Revue analytique et critique. — Arch, de psychologie (Genève),
nov. 1903, t. III, p. 81-100.
Claparède expose dans les plus minutieux détails une étude de
métaphysique de Busse sur les avantages respectifs du parallélisme
et de V inter actionisme, pour expliquer les relations de l'âme et du
corps, des phénomènes de conscience et des phénomènes physiolo
giques. Busse n'est pas indulgent pour le parallélisme, il montre
toutes les difficultés de cette hypothèse, et Claparède à son tour
insiste sur les de l'hypothèse rivale. Il est singulier que
dans ce grand combat d'opinions philosophiques, on n'ait pas songé
à une autre hypothèse, d'après laquelle la prétendue distinction et
opposition du physique et du psychique n'existerait pas, ou du
moins serait d'une autre nature que celle qu'on admet communém
ent. Ce n'est pas dans une courte notice comme celle-ci que je
veux développer ce point de vue. Il me suffira simplement de dire ici
que ce qu'on appelle le physique ou le matériel est tout simplement
formé par des sensations musculaires, qu'on oppose aux sensations
des autres sens, et que l'opposition de l'âme et du corps n'est qu'une
application particulière de la spécificité des organes des sens.
A. Binet.

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