Essai d'application du test de Ballard dans les écoles belges - article ; n°1 ; vol.27, pg 57-93

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L'année psychologique - Année 1926 - Volume 27 - Numéro 1 - Pages 57-93
37 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : vendredi 1 janvier 1926
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Dr. O. Decroly
IV. Essai d'application du test de Ballard dans les écoles belges
In: L'année psychologique. 1926 vol. 27. pp. 57-93.
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Decroly O. IV. Essai d'application du test de Ballard dans les écoles belges. In: L'année psychologique. 1926 vol. 27. pp. 57-93.
doi : 10.3406/psy.1926.6313
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1926_num_27_1_6313IV
ESSAI D APPLICATION DU TEST DE BAL LARD
DANS LES ECOLES BELGES
Par 0. Decroly
BUT DE L'ESSAI D'APPLICATION
DU TEST DE BALLARD *
L'essai d'application du test de Ballard a eu pour but dé
juger dans quelle mesure la forme d'épreuve proposée par
l'Inspecteur de l'enseignement primaire, Ballard, de Londres
permet :
1° de mettre en évidence les différences de développement
mental suivant les âges de 8 à 15 ans ;
2° de différencier les degrés mentaux suivant .les classes, en
admettant que les enfants se trouvent dans les classes qui cor
respondent à leur degré de développement mental ;
3° de s'assurer si toutes les question proposées par M. Ballard
conviennent aux enfants belges, wallons ou flamands, et s'il
n'y a pas lieu d'y apporter des modifications ;
4° de se rendre compte si la technique d'application et de
correction de l'auteur peut être suivie telle qu'elle a été pro
posée.
5° d'établir éventuellement des normes pour les divers
groupes qui constituent la population des écoles primaires
belges.
1. Voir en appendice l'énoncé français des 100 questions qui consti
tuent ce test. ;
58 MÉMOIRES ORIGINAUX
6° enfin, de s'assurer si le procédé peut être utilisé pour la
mise en évidence des cas exceptionnels moins doués et mieux
doués et servir de première étape dans l'examen de ceux-ci.
TYPES D'ÉCOLES ET NOMBRE D'ÉLÈVES SOUMIS
A L'ÉPREUVE
Les essais ont été pratiqués dans les divers types d'écoles
caractéristiques, notamment des écoles situées dans les deux
parties linguistiques du pays : des de Gand, Anvers, Os-
tende, Hamme, Lierre et Louvain pour la partie flamande et
des écoles de Liège et la banlieue, Visé, Huy, Namur, Marche,
Jumet et La Louvière pour la partie wallonne ; enfin, des écoles
de Saint-Gilles pour la frontière linguistique.
Dans chaque région, on a pris des écoles de filles et de gar
çons, des écoles communales, adoptées et subsidiées.
On a choisi certaines écoles (à Anvers, Namur, La Louvière)
qui sont fréquentées par des enfants de la classe aisée ; pour la
.grande majorité, elles le sont par des enfants de la classe ou
vrière ; quelques-unes par des enfants appartenant à la classe
agricole (région de Marche, de Louvain et de Lierre). Plusieurs
reçoivent une population mixte appartenant à divers milieux
(petits employés, petite bourgeoisie, agriculteurs) avec un
nombre plus ou moins grand d'enfants de la classe ouvrière
occupée dans l'industrie.
Ein somme, pour la grande partie, les enfants examinés appar
tiennent à la classe des travailleurs manuels, ce qui permet de
penser que les résultats obtenus représentent de très près une
moyenne correspondant à celle du pays entier.
Au point de vue de l'organisation scolaire, le type qui domine
est l'école à 3 degrés composée de 6 années. Des classes du 4e de
.gré ont été examinées également ; elles sont plus nombreuses
dans la région flamande.
Il y a aussi quelques écoles à 3 degrés composées de moins de
6 classes ou à classes dédoublées en section forte et faible ou
même à 3 degrés avec un seul titulaire. Au total 7.160 enfants
ont été soumis à l'épreuve dans 304 classes, dont 3.731 en
région wallonne dans 170 classes et 3.429 en région flamande
dans 133 classes. : ; '
DECROLY. ESSAI 0 APPLICATION DU TEST DE BALLARD 59 0.
Les tableaux ci-dessous donnent une idée des régions, des
types d'école et de leur population, considérées par territoire
■linguistique et par sexe.
Région Wallonne
Garçons Fille Garçons et Filles
total total nombre classe« nombre d'élèvt s classes élèves d'élèves
Liège ville (ouvr. indus.) 24 463 19 349 43 812 Dalbem rur.) 16 373 19 332 36 705
131 Namur (bourg.) 6 228 6 12 359
6 182 74-1 212 13 + 1 394 Marche (rar.)
4 111 4 57 8 168 Huy (bourg.)
Jumet (ouv indust.)... . 6 101 6 100 12 201
La Louvière (bourg, ind.) 16 447 16 304 32 751
7 161 7 180 14 341 St-Gilles (divers)
86 2065 84+1 1666 170 3731
Région Flamande
Garçons Filles Garçons et Filles
total total classes nombre clam« , d.é|èveg nombre d'élèves olasses élèves
Gand Sud (orph indust J 12 309 24 617 12 308 popul.i
300 6 297 12 597 Gand Nord (indust.).... 6
12 19 347 223 31 570 Anvers indust bourg.)
6 110 6 100 12 210 Ostende (indust.) ,
8 319 18 680 Hamme (indust. rur ) . . 10 361
6 Lierro (rur ) 6 147 178 12 325
207 12 223 24 430 Louvain rur).. 12
71 1780 62 1649 133 3429
TOTAL : Classes : 303 + 1 — Nombre d'élèves : 7160
LES CONDITIONS DE L'ESSAI
Les conditions de l'essai ont été exposées en avril 1925 à une
réunion d'inspecteurs dans le ressort desquels se trouvaient leä '
écoles des régions choisies. -'• 60 MÉMOIRES ORIGINAUX
La majorité d'entre eux se sont tenus strictement aux in
structions qui leur avaient été fournies : quelques-uns ont
apporté quelques variantes ou modifications, mais dans la-
majorité des cas ces modifications n'ont pas changé sensibl
ement les conditions de l'expérience.
A priori il est déraisonnable d'espérer que, survenues malgré
les précautions prises, certaines causes, connues ou non, n'ont
pas pu influer sur la technique d'application.
Ce qui paraît évident d'autre part, c'est que les inégalités
dans les estimations pouvant résulter du mode de correction
ont été pour ainsi dire, entièrement éliminées.
Nous parlerons plus loin des modifications et amélioration»
proposées concernant les questions, la manière de les présenter
et d'y répondre ; pour le moment, ce qui importe le plus, est de
se rendre compte si les résultats obtenus permettent de marquer
l'accord avec les chercheurs américains et anglais et de savoir,
si la méthode des épreuves collectives est à même de satisfaire
les divers desiderata pour lesquels on l'a préconisée.
Dans ce but, nous examinerons les résultats par âge et par
classe pour toute la Belgique. Nous verrons si l'épreuve est à
même de donner, en dehors du triage fait par l'école et de l'o
bservation de l'élève par les professeurs, un dénivellement qui se
montre parallèle à l'âge, c'est-à-dire si les bonnes réponses
augmentent avec l'âge dans une proportion qui n'est pas le
fait du hasard, et si, les nombres étant assez grands, l'au
gmentation est assez régulière et suffisante pour pouvoir la
mettre sur le compte d'un véritable accroissement de la capac
ité mentale décelée par l'épreuve. Ce progrès devra aussi
s'apercevoir dans le rendement par classe, puisque les classes
sont comparées en tenant compte généralement de l'aptitude
à apprendre, aptitude qui est un des attributs importants de
l'intelligence. Toutefois, nous croyons utile d'attirer préalabl
ement l'attention sur les points suivants :
1° Les classes étant composées, théoriquement du moinSj.
d'éléments aussi homogènes que possible, au point de vue re
ndement en compréhension et réalisation sans tenir compte de
l'âge réel, il faut prévoir que le progrès de classe en classe sera
plus marqué que celui d'année en année d'âge réel ;
2° D'autre part, l'épreuve ayant été appliquée à partir de la
3e année (sauf quelques exceptions négligeables) ce qui corre
spond à 9 ans comme âge normal moyen des élèves, c'est-à-dire
à un âge qui va de 8 ans 6 mois à 9 ans 5 mois, il faut prévoir DECROIT. ESSAI D'APPLICATION DU TEST DE BALLARD 61 0.
-que les élèves plus jeunes de notre statistique, c'est-à-dire
.ayant 8 ans à 8 ans 5 mois et groupés dans la colonne de 8 ans,
seront des enfants avancés et auront vraisemblablement un
résultat meilleur que ceux du groupe de 9 ans qui est, composé
-de tous les enfants de cet âge, les retardataires compris ;
3° De même pour ce qui regarde les élèves des âges supér
ieurs, soit de plus de 14 ans, il faut s'attendre à ce qu'en raison
du fait que la plupart quittent l'école avant cet âge, ceux qui
restent, peu nombreux d'ailleurs, modifient la moyenne d'une
manière qui ne correspond pas à la marche générale de la
courbe ;
4° Gomme la majorité des élèves examinés appartiennent à
la population urbaine (Gand, Anvers, Ostende, Liège, Namur,
Huy, Saint-Gilles) et que dans ces centres, les écoles secondaires
sont déjà plus nombreuses, il faut s'attendre à ce que, comme
cela a déjà été signalé dans les enquêtes du même genre, les
résultats des dernières années (surtout 7e, 8e ou 4e degré) soient
peu ou pas supérieurs à ceux de 6e année où le contingent est
encore presque complet ;
5° Pour la même raison, les résultats des centres urbains
doivent être inférieurs pour ces classes à ceux des populations
rurales ou semi-rurales ;
6° Si le fait déjà signalé également ailleurs et qui a été étudié
par nous dans des articles publiés récemment dans la Policli
nique et le Journal of Mental Welfare * est également vrai pour
la population belge, il faut s'attendre à ce que la progression
par âge tende à s'atténuer graduellement pour devenir prat
iquement nulle entre 14 et 16 ans. Seulement comme parmi les
enfants soumis à l'épreuve, la grande majorité (pour les centres
urbains du moins) qui ont dépassé 14 ans sont des arriérés,
la progression doit s'arrêter d'une manière plus brusque
qu'elle ne le ferait si toute la population de 14 à 16 ans avait
été examinée ;
7° Dans la comparaison avec les normes de Ballard, il importe
de tenir compte que les épreuves ont été effectuées au mois de
mai, soit vers la fin de l'année scolaire, de sorte qu'il faut, en
ce qui concerne les classes, comparer avec les normes d'une
année plus élevée (environ).
1. Â quel âge l'intelligence cesse- t-elle de se développer ? Relation de l'i
ntelligence avec les classes sociales 1925 et 1926. ■
62 MEMOIRES ORIGINAUX
A- Examen des résultats obtenus par âge
Examinons maintenant les résultats obtenus en tenant-
compte des considérations préalables qui viennent d'être expo
sées et qui étaient nécessaires pour une interprétation judi
cieuse.
Et tout d'abord, comparons les normes d'âge obtenues pour
toute la Belgique, avec les normes proposées par Ballard.
Age ans 9 ans 10 ans 11 ans ans 8 12
— •^-^ — -»^_^ — -«»-- ^-^^ — *
Moy. Nom. Moy. Nom. Nom. Nom. Moy, Nom. Moy. Moy
561 49,0 994 55,3 1270 1292 65,4 108 47,4 61,2
Moy. de 40 48 56 69 72 Ballard
ans ans Age ans 14 15 ans 16 17 ans 13
- — "•»_'■ ~— "•"■ — - '■'». -
Nom. Moy. Nom. Moy. Nom. Nom. Moy. Moy. Moy. Nom.
69,7 73,8 258 60 83,2 18 1338 1066 82,4 83,3
Moy. de 80 88 Ballard
Normes d'âge pour toute la Belgique.
Cette comparaison montre que, comme on l'a prévu plus
haut, les enfants de 8 ans qui ont été soumis à l'épreuve, ne sont
pas représentatifs du groupe belge de 8 ans. La direction de la
courbe belge montre déjà le phénomène ; mais cela se confirme
par la comparaison avec les normes de Ballard, lesquelles co
rrespondent pour les âges de 9 ans et 10 ans, tandis que pour
8 ans, la moyenne est nettement inférieure de 8 points envi
ron, soit d'un an environ. Les enfants de 8 ans examinés ont
donc un âge mental probable de 9 ans ; ils ont été pris pour la
1. Nom = nombre d'élèves examinés ; Moy. = moyenne des bonnes-
réponses. '
0. DECROLT. ESSAI D APPLICATION DU TEST DE BALLARD
majorité d'ailleurs dans la 3e année dont l'âge mental théo
rique au moment de l'examen (soit en mai) est de 9 à 10 ans.
D'autre part, à partir de 10 ans, les normes des enfants belges
s'écartent de plus en plus de celles de Ballard et restent en -
dessous de celles-ci de 7,9 points à 11 ans, de 6,6 points à
12 ans, de 10,3 points à 13 ans, de 14,2 points à 14 ans.
Or, si on examine la forme de la courbe de Ballard, sa régu
larité même permet de supposer qu'elle a été construite théo
riquement 1, l'accroissement de capacités mentales ne se fait
pas en effet d'une manière égale d'année en année. L'expérience
courante fait admettre déjà que les inégalités mentales dues
à la différence d'âge s'atténuent de plus en plus. L'usage du
quotient intellectuel par les Allemands (Stern, Bobertag) et par
les Américains (Terman, Yerkes, Thorndike), puis par les
Anglais (Burt, Ballard, etc.), pour établir le rapport de l'âge
mental avec l'âge réel se base sur la même notion et permet
de tracer la courbe de croissance mentale non comme une
ligne droite, mais comme une courbe à direction se rappro
chant de plus en plus de l'horizontale jusqu'à se confondre
pratiquement avec elle.
Selon le travail rappelé plus haut (V. p. 61 note), ce serait entre
11 et 16 ans que cette horizontale se réaliserait pour la grande
majorité des sujets, du moins au point de vue du développe
ment des aptitudes mentales mises en évidence par les épreuves
courantes^ •
On pourrait en conclure que ce qui est donc normal, c'est la
courbe belge qui tend graduellement vers l'horizontalité, tandis
que la courbe anglaise ne montre pas du tout cette tendance,
et qu'il ne faut pas en déduire que les enfants belges à partir
de 10 ans sont de plus en plus inférieurs aux enfants anglais.
De 10 De 14 De 8 De 9 Dell Del2 Del3 De 15
à Age. à à à à à à À
13 ans 9 ans 10 ans 11 ans 12 ans 14 ans 15 ans 16 ans
— - Accroi?snt d'après Ballard . 8 8 8 8 8 8
4,3 4,1 D'après l'enquête belge. . . 1,6 6,3 5,8 4,2 8,6 0,8
Moyennes des augmentations d'âge en âge.
1. Ballard dit qu'il n'a qu'un nombre restreint de données sur lesquelles,
se basent ses moyennes (V. The New Examiner, p. 235). 64 MEMOIRES ORIGINAUX
Des recherches faites par Heinis à Genève, au moyen du
calcul différentiel en tirant parti des résultats obtenus par
Descœudres, Kuhlman et Vermeylen aboutissent, elles aussi,
à faire concevoir la courbe du développement mental comme
tendant vers l'horizontalité.
Si l'on chiffre les accroissements des moyennes belges et ceux
des moyennes de Ballard, on se rend aisément compte de ce qui
vient d'être exposé :
Critiquons ces chiffres. Notons :
1° Le peu d'augmentation de 8 à 9 ; il a été expliqué plus
haut ;
2° La proportion de l'accroissement qui diminue de 9 à 10 —
de 10 à 11 — de 11 à 12 — pour se maintenir à peu près égale
de 11 à 14 ;
3° L'accroissement brusque de 14 à 15 ans, équivalant au
chiffre indiqué par Ballard, pour les intervalles antérieurs à
14 ans. Cette augmentation de 14 à 15 ans nous l'avons attr
ibuée à la cessation de l'obligation scolaire et au petit contin
gent examiné ;
4° Cet accroissement plus marqué est suivi pour l'intervalle
à l'année suivante, d'une chute de 9 /10 pour les mêmes raisons.
Cette fluctuation n'a pas de signification générale.
Ago 8 ans 9 ans 10 in» 11 ans 12 ans
Nom. Moy. Nom. Moy. Moy. Nom. Nom. Nom. Moy. Moy.
Région 36 44,8 242 43 463 50,6 571 56 603 61 flamande
Région 72 48,8 319 53,5 531 59,9 699 65,6 685 69,8 wallonne
13 ans 14 ans 15 ans 16 ans 17 ans Age
Moy. Nom. Moy. Nom. Moy. Nom Moy. Nom Nom. Moy.
Région 67,5 72,1 149 692 563 83,5 41 83,9 15 83,2 flamande
Région 72,0 75,7 81,0 19 646 503 109 81,4 -wallonne
Moyennes des deux réglons linguistiques. DECHOLY. ESSAI D APPLICATION* DU TEST DE BALLAHD 65 0.
Si nous examinons maintenant la différence qu'il y a entre
la moyenne des enfants wallons et celle des enfants flamands,
nous constatons que la première dépasse sensiblement la s
econde, surtout pour les âges de 9, 10, 11, 12 ans où elles sont à
peu près parallèles ; à partir de 12 ans, les 2 courbes se rap
prochent puis à 15 ans, la courbe flamande dépasse la courbe
wallonne.
Il semble que nous puissions en conclure que l'épreuve étant
mieux réussie dans la région wallonne que dans la région fl
amande, l'intelligence, verbale ou scolaire au moins, est plus
développée dans la lre que dans la 2e.
Nous ne pouvons évidemment émettre cette opinion que
comme une hypothèse probable et qui mériterait d'être con
trôlée par d'autres investigations.
Gela est d'autant plus justifié que si nous examinons les gra
phiques des villes isolées, nous constatons que Anvers par
exemple, donne des résultats comparables à ceux de Liège, et
même meilleurs que ceux-ci. On ne peut donc pas dire que
toutes les régions flamandes soient inférieures à toutes les ré
gions wallonnes, mais dans l'ensemble, cette infériorité est
manifeste et d'autant plus marquée pour certaines écoles (à
Gand, notamment). La moyenne y est inférieure à l'ensemble
des écoles flamandes, alors que celles d'Anvers donnent un
résultat comparable à la des. villes wallonnes.
Les moyennes les plus basses proviennent du canton de
Lierre.
RÉGIONS URBAINES ET RÉGIONS NON URBAINES
Si on considère comme appartenant aux régions urbaines,
les populations de Liège, Anvers, Gand, Saint-Gilles, puis
Namur, Huy et Ostende, prenant dans cette région urbaine les
agglomérations industrielles de Jupille et Wandre, et si d'autre
part, on considère comme non urbaines les régions de Hamme,
Louvain (campagne), Lierre et Marche, ce qui est peut-être un
peu arbitraire, puisque les écoles de Hamme sont surtout fr
équentées par la classe non agricole et que, d'autre part, dans le
canton de Liège, il y a Visé, qui est en partie agricole, on peut
se rendre compte que, malgré les infériorités des moyennes de
Gand pour les cantons urbains et la supériorité de Marche pour
l'année psychologique, xxvii. 5

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