Esthétique élémentaire - compte-rendu ; n°1 ; vol.32, pg 683-685

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L'année psychologique - Année 1931 - Volume 32 - Numéro 1 - Pages 683-685
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1931
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5° Esthétique élémentaire
In: L'année psychologique. 1931 vol. 32. pp. 683-685.
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5° Esthétique élémentaire. In: L'année psychologique. 1931 vol. 32. pp. 683-685.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1931_num_32_1_5101AFFECTIFS. ESTHÉTIQUE ÉLÉMENTAIRE 683 PROCESSUS
1087. — L. R. MÜLLER. — Ueber die Seelenverfassung der Ste
rbenden {Sur l'état d'âme des mourants). — In-8° de 34 pages,
Berlin, J. Springer, 1931. Prix : 1,80 R. M.
Dans cette plaquette l'auteur envisage avec son expérience mé
dicale et beaucoup de citations littéraires, le problème des réactions
vis-à-vis de la mort, avec une grande variété due aux individus et
aux conditipns de la mort. Malheureusement, si quelques exemples
sont invoqués, en 3 lignes, à l'appui de brèves remarques, il n'y a
aucune observation suivie, ni aucune investigation systématique.
H. P.
5° Esthétique élémentaire x
1088. — E. MALTY. — Gehalt, Gestalt und Wertung der Kunstwerk
es (Contenu, forme et valeur de Vœuvre d'art). — Viertel], f, Jug.,
I, 2, 1931, p. 81-98.
La science de la nature est indifférente aux valeurs ; cependant
}e problème s'impose et il faut dépasser les solutions relativistes.
Peut-on mesurer la valeur d'une oeuvre d'art à sa puissance d'ex
pression de son temps ? Mais cette puissance ne se juge pas à des
critères purement historiques ; plie implique une appréciation esthé
tique 4e la valeur de l'expression. Il faut introduire ici les poncepts
de forme, de fréquence, qu*il faut appliquer de façQn extrêmement
large à l'expression sensible comme à l'expression morale. L'auteur
maintient que ces concepts ont plus qu'une signification subjective.
P. Q.
1089. - L. MORGENSTERN. - L'art plastique et le problème
de l'espace. "■- J. de Ps., XXVIII, 19,31, p. 473-48Q.
Le diaïpgue de l'homme avec l'infini et la place qu'jl se forge ici-
bas n'est autre chose que la position de sa silhouette devant le ciel.
Les possibilités primordiales de notre attitude en face de la vie
consistent à accepter la réalité ou la nier, à imposer son être pu
l'anéantir. La statue est l'homme idéal, celui qu'il sent au dedans
de lui-même, et elle interprète ses pensées en se manifestant par une
forme visible pour tous, définitive et étemelle. Qu'il s'agisse d'époques
nettes et claires comme celles que révèlent les plastiques égyptienne,
hindoue, byzantine et grecque, ou d'époques plus compliquées pré
sentant des silhouettes complexes, toujours une tendance prend
le dessus et décide du timbre de vie de la statue. L'analyse des
formes visibles et palpables montre que la matière n'est pas moins
un instrument de l'esprit que la parole et la pensée. G. -H. L.
1090. - G. O. WEBER. - The Aesthetics of Rectangles and Theor
ies of Affection {L'esthétique des rectangles et les théories de l'affec
tivité). — J. of appl. Ps., XV, 3, 1931, p. 310-318.
Appréciation esthétique des rectangles par la méthode des com
paraisons par couples. Sur un groupe de 68 étudiantes deux expé-
1. Voir aussi les n°» 454, 776, 777, 790, 834, 885. 684 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
riences furent faites avec un intervalle de deux semaines. Les chiffres
indiquent la fréquence totale de préférences pour chaque rectangle,
dans chacune des expériences, le rectangle étant désigné par le
rapport de ses côtés.
Eect. Exp. I Exp. II
1 1 134 176
1 1,207 223 184
1 1,414 292 259
1 1,619 340 340
1 1,732 . 359 378
1 1,871 365 379
1 2,000 309 349
1 2,122 222 253
1 2,236 157 180
On voit que le rectangle préféré n'est pas celui qui correspond
au nombre d'or (souligné). L'A. note aussi que les formes allongées
qu'il considère comme plus complexes ont gagné en préférence
à la 2e expérience. Il rattache ce fait à la théorie active de l'affec
tion : l'exercice améliore la perception des formes complexes qui
deviennent de ce chef plus agréables. D. W.
1091. — A. HALL. — Zur Psychologie des Stabreimes {La psychol
ogie de la rime initiale). — Z. für Ps., CXXII, 1931, p. 98-108.
Dans cette sorte de rime, le premier élément d'un mot rime avec
celui d'un autre mot (Kind et Kegel). Il s'agit aussi bien de con
sonnes isolées que de syllabes sonores complètes. En allemand c'est
souvent l'élément accentué, point culminant de l'expression ou de
la période. Mais il faut élargir la notion de ressemblance ou de con
sonance à des formes de symétries où il n'y a plus identité de la
lettre initiale (Arm et Elend). L'impression est celle d'un contraste.
H. rapproche ce fait des observations de Ranschburg sur la labilité
et la confusion fréquente des éléments homogènes de la perception.
Les contrastes de la rime ont pour fonction de fixer plus solidement
les formes verbales dans la mémoire. P. G.
1092. — M. GHEVAIS. — Sensations et perceptions musicales à
l'occasion d'œuvres musicales classiques. — B. S. A. B., XXXI,
1931, p. 110-122.
Enquête poursuivie dans quatre classes de cours complémentaire
de filles et deux classes de cours complémentaire de garçons.
A l'école de filles de la rue de Belzunce on a fait entendre le disque
du Cygne de Saint-Saens. L'audition avait été précédée de lectures :
descriptions d'animaux de Buffon (le cheval, l'oiseau-mouche, le
cygne), le Cygne de Sully Prudhomme, Y Alouette de Michelet, etc., etc.
et de rédactions écrites (le chat, le coq, le cygne). Après l'audition, les
enfants ont été invitées à remplir un questionnaire polycopié leur d
emandant : 1° si elles connaissaient l'œuvre ; 2° si le morceau était ET MÉMOIRE. APPRENTISSAGE. TEMOIGNAGE 685 ÖAßifÜDE
gai ou triste, agité ou paisible, fier ou timide, simple ou compliqué ;
3° quels instruments elles avaient reconnus ; 4° quel était l'instr
ument dominant ; 5° pour quelle raison cet instrument dominait ;
6° si l'œuvre ressemblait à une autre œuvre, à laquelle ; 7° laquelle
des deux on préférait ; 8° si le morceau évoquait des lectures ; 9° la
quelle de ces lectures on préférait ; 10° s'il y avait dans le cours du
morceau, des idées qui s'opposaient, des contrastes ; 11° si le mor
ceau avait évoqué dans l'esprit un paysage, un état d'âme, un être. —
Les réponses, dit l'auteur, sont justes, pour la plupart, mais sans
finesse.
L'audition de l'hymne à la nature de Beethoven et d'un certain
nombre d'autres disques n'a pas donné de résultats plus intéressants.
L'auteur conclut que l'intelligence musicale se rencontre avec
l'intelligence tout court. I. M.
VIL — Habitude et Mémoire. Apprentissage. Témoignage 1
1093. — W. ROTERS. — Die Erinnerung. Eine experimentelle
und kritische Untersuchung [Le souvenir. Etude expérimentale
et critique). - A. f. ges. Ps., LXXXII, 3-4, 1931, p. 475-569.
Étude du contenu de souvenirs : l'auteur essaie de déterminer
les facteurs qui conditionnant la netteté et la précision du souvenir.
Après avoir fait apprendre au sujet un certain nombre de signes
dépourvus de sens, et des images colorées, R. analyse les reproduct
ions de ce matériel. Le nombre des reproductions était de 1 à 8,
la première huit jours, les dernières parfois une année après l'exposi
tion. Sur 15 sujets on a enregistré 234 reproductions. L'analyse de
ces reproductions montre qu'il existe une relation étroite entre la
précision du souvenir et le moment personnel du sujet (Ichzustands-
erinnerung). Sur 234 reproductions il n'y en a que 34 ou l'asso
ciation avec ce moment personnel fasse défaut. Dans les autres cas
le souvenir est lié le plus souvent a l'attitude du sujet au moment
de l'apprentissage, aux sentiments qu'il avait éprouvés à ce mo
ment, etc. B. N.
1094. — L. DUGAS. — Les maladies de la mémoire et de l'imagi
nation. — In-16 de 240 pages. Paris, Vrin, 1932. Prix : 15 francs.
L'auteur publie, sous ce titre, les extraits d'un cours, à l'Institut
supérieur des Lettres de Nantes, sur la pathologie mentale, comme
branche à option du certificat de psychologie.
Une introduction concerne la psychologie pathologique en général ,
son objet et sa terminologie.
Si elle peut être envisagée comme scienca distincte, la psychologie
pathologique peut être traitée une méthode générale d'étude
psychologique, comme elle l'a été entre les mains de Ribot, en pro
fitant de l'expérience naturelle réalisée par la maladie, qui grossit
et analyse.
Les chapitres suivants concernent l'amnésie localisée, l'amnésie
1. Voir aussi les nos 33, 270, 274, 378, 381, 387, 401, 407, 414, 456,
45«, 460, 468,508, 525, 552, 627, 1003, 1081, 1229, 1241, 1565.

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