Etalonnage et critique des tests. Technique psychométrique. - compte-rendu ; n°1 ; vol.35, pg 844-863

De
Publié par

L'année psychologique - Année 1934 - Volume 35 - Numéro 1 - Pages 844-863
20 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : lundi 1 janvier 1934
Lecture(s) : 26
Nombre de pages : 21
Voir plus Voir moins

3° Etalonnage et critique des tests. Technique psychométrique.
In: L'année psychologique. 1934 vol. 35. pp. 844-863.
Citer ce document / Cite this document :
3° Etalonnage et critique des tests. Technique psychométrique. In: L'année psychologique. 1934 vol. 35. pp. 844-863.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1934_num_35_1_5367844 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
quotient d'intelligence entre le premier et le deuxième examen.
Dans 81,7 % des cas, l'appréciation du psychologue a été trouvée
correcte. Si l'on élimine le groupe des enfants d'âge préscolaire
(6 cas ou 5,5 %) il ne reste que 14 cas ou 12,8 % chez lesquels on
a constaté une hausse du QI (dans 4 cas) et une baisse du QI (dans
10 cas) qu'il était difficile de prévoir ; sur ces 14 cas, on note une
variation de 1 à 5 points dans 5 cas et une variation entre 6 et
10 points dans 8 cas. Dans un seul cas, cette s'élève à
11 points. Si l'on compare les relevés des tests de Stanford-Binet
avec les tests d'instruction et les tests de performance, on constate
que, plus est constant l'âge moyen d'après les tests Binet-Stanford
comparé à celui des résultats des tests d'exécution et des tests
d'instruction, moins varie le quotient d'intelligence entre le premier
et le deuxième examen. D'où conclusion générale que les autres
examens peuvent utilement étayer les données obtenues avec les
tests mentaux et que parmi eux l'examen psychiatrique joue un
rôle capital. J. A.
3° Étalonnage. Critique des tests. Technique psychométrique1
1489. — B. BIEGELEISEN. — La valeur diagnostique des tests. —
Tr. Hum., II, 4, 1934, p. 429-441.
Dans un grand nombre de tests bien étudiés qu'emploie actuell
ement la psychotechnique, les coefficients de constance atteignent
0,8 et même 0,9, ce qui est un indice sérieux de leur valeur. Or, dans
certains cas, la concordance entre des classements psychotechniques
et professionnels est très loin d'atteindre des valeurs de cet ordre.
Faut:il incriminer les tests utilisés ? L'A. pense, et avec raison, qu'il
faut soumettre à la même critique serrée la valeur des classements
professionnels. Le coefficient de constance de l'opinion des profes
seurs par exemple, dans des écoles professionnelles, peut n'atteindre
que 0,31 la première année, pour arriver à 0,74 la troisième, les élèves
étant mieux connus. De même pour l'appréciation des chefs d'ateliers
ou d'entreprises industrielles. Le coefficient de constance de leurs
jugements oscille généralement entre 0,3 et 0,6. C'est donc sur ce
point qu'il faut essayer d'apporter des améliorations aux méthodes
actuellement existantes. L'A. en suggère quelques-unes, comme de
demander aux professionnels l'appréciation de travaux d'essai très
exactement déterminés. M. F.
1490. — H. LÄMMERMANN. — Die Konstanz und die Übbarkeit
von Denkleistungen (La constance et la perfectibilité dans les tr
avaux intellectuels). — Z. für ang. Ps., XLVI, 1-2, 1934, p. 3-87.
Vérification, par une expérimentation plus scrupuleuse et soignée,
de la thèse de Kern ; celle-ci prétendant que la constance, dans les
tests d'intelligence, est très faible, surtout pour la première applica
tion, et que la répétition du test bouleverse l'ordre des rangs.
L'auteur a appliqué à un groupe de 30 garçons et de 24 fillettes
de 9 à 10 ans, en 6 séances à une semaine d'intervalle, le test de
lacunes d'Ebbinghaus et le test des phrases en désordre. Il augmen-
1. Voir aussi les Nos 1177 et 1201. ET CRITIQUE DES TESTS 840 ÉTALONNAGE
tait chaque fois la difficulté des exemples choisis — car pour examiner
la perfectibilité du rendement mental, il faut constater une augment
ation qualitative de ce rendement, l'augmentation quantitative ne
prouvant rien pour le progrès intellectuel. A la lre et à la 6e séance,
un test de contraires et un test de calcul furent ajoutés, tandis qu'à
la 2e à 5e séance on ajouta le test de lacunes de Bobertag-Hylla,
puis un test de synonymes, une fois un test de mots en trop et une
fois un test de mémoire de mots associés.
Pour le test d'Bbbinghaus et celui des phrases en désordre, il
n'y a presque pas de changements dans les rangs des sujets. Jamais
un sujet ne passe du rang supérieur au rang inférieur ou inversement,
et les changements ne se présentent pas sous une forme systémat
iquement descendante ou ascendante. La moyenne des coefficients
de corrélation entre les 6 séries est de 0,89 pour les garçons et les
filles dans le test d'Ebbinghaus et de 0,80 les et 0,79
pour les filles dans le test des phrases en désordre. La moyenne des
coefficients de corrélation entre la série des résultats moyens et cha
cune des séries d'application est de 0,96 pour les garçons et pour les
filles pour le test d'Ebbinghaus et de 0,91 (garçons) et 0,92 (filles)
pour le test de phrases en désordre. La corrélation entre le rendement
moyen de 2 séries consécutives donne une moyenne de 0,96 (garçons)
et 0,95 (filles) pour le test d'Ebbinghaus et de 0,86 et
0.90 (filles) pour le test de phrases en désordre.
En calculant une note globale pour les différents tests de chaque
séance, les changements de rangs ne sont pas plus grands. Les coef
ficients de corrélation sont encore plus élevés que pour un test seul.
Nous voyons donc une très grande constance dès la première
application, pas d'augmentation de la dans les applications
ultérieures du même test, mais une augmentation de la constance
lorsqu'on prend les résultats moyens de plusieurs applications consé
cutives ou lorsqu'on applique une série de différents tests.
La comparaison avec le jugement des instituteurs montre une
bonne validité diagnostique des tests. Aussi, leurs valeurs pronos
tiques sont-elles très grandes, ce qui est montré par les coefficients
de corrélation entre les applications de cette recherche et des appli
cations de tests semblables faites plus d'un an auparavant ; ces
coefficients varient, pour les différents tests et pour l'ensemble de
tests, de 0,84 à 0,91.
Pour examiner l'effet de l'exercice, les tests de la lre et de la
6e séance ont été appliqués en même temps à un groupe de contrôle
(26 garçons et 27 filles).
La comparaison des résultats de la lre et de la 6e application
du test de lacunes et du test des phrases en désordre montre un
coefficient d'apprentissage plus grand pour le groupe critère que
pour le groupe de contrôle. Les fonctions intellectuelles sont donc
susceptibles de perfectionnement. Mêmes résultats, mais plus faibles,
pour le test de contraires qui ne fut appliqué qu'à la lre et à la 6e séance ;
donc influence de coapprentissage. Par contre, les résultats du
test de calcul ne montrent pas de différences entre les groupes, ce faisant appel à des fonctions intellectuelles d'une autre structure.
De toute façon, l'influence de l'exercice n'est pas grand ; car l'aug- 846 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
mentation moyenne des rendements est loin d'atteindre les diff
érences maxima intra-individuelles.
L'auteur n'a pas pu constater la prétendue « loi différentielle de
l'exercice » d'après laquelle l'influence de l'apprentissage serait plus
grande pour les sujets faibles que pour les bons sujets. Aussi n'a-t-il
pu trouver un nivellement des résultats par l'exercice. H. L.
1491. — D. S. LOPOUGHIN. — Essai d'utilisation d'épreuves indi
viduelles pour l'établissement d'un test collectif (en russe). —
Sov. Ps., VII, 2, 1934, p. 149-160.
L'auteur soumet à un test d' « analogies graphiques » 25 personnes,
examine les réponses différentes qui peuvent être données aux mêmes
questions comprises dans le test (solutions « parallèles » du problème) d'erreurs'
et analyse les causes commises par les sujets. L'auteur
essaye d'utiliser ces données pour perfectionner le test, en modifiant
ou remplaçant les problèmes qui sont défectueux, ainsi que la
consigne donnée au sujet par l'opérateur. A. G.
1492. — M. GRZYWAK-KAEZYNSKA. — Les tests d'intelligence
pour enfants et adolescents de 10 à 16 ans (en polonais). —
Pol. Arch. Ps., V, 3, 1933-1934, p. 225-240.
L'A. commente ici le côté théorique de son livre : Tests et normes
à Vusage des écoles communales (Varsovie, 1933) et réfute quelques
objections qui lui ont été faites dans un compte rendu. Ses tests :
2 non verbaux et 5 verbaux, ont été étalonnés sur 1.534 enfants
(760 garçons et 774 filles, dont 196 de 10 ans, 232 de 11 ans, 240 de 12,
230 de 13, 232 de 14, 219 de 15 et 185 de 16 ans). Les centilages
ont été faits par test et par sexe et par test pour tous les sujets.
Les normes ont été fournies par les centiles 40 à 60. Le nombre de
sujets trop restreint n'a pas permis une différenciation suffisante
d'une année à l'autre. Les graphiques des médians, des maxima et
des minima feraient presque croire qu'on a affaire à des tests d'apti
tude. Il y aurait lieu d'étudier ici l'influence de l'aptitude verbale.
L'étude de la variabilité à l'intérieur de chaque test et de chaque
groupe d'âge montre que celle-ci est la plus grande pour 12, 13 et
14 ans. A 10 et 11 ans, l'âge mental est supérieur à l'âge chronologique ;
à 12 et 13 ans, les 2 âges se recouvrent bien. A 14, 15 et 16 ans, l'âge
mental est au-dessous de l'âge chronologique. Ceci peut s'expliquer
par le fait qu'à 10-11 ans les enfants n'ont pas montré leur limite
inférieure et que pour 14-16 ans le plafond a été trop bas pour que
les tests puissent donner la limite supérieure. Les lignes de démarcat
ion entre les âges successifs n'ont pas été assez nettes (différences
inférieures à 1 an), mais tous ces défauts se sont atténués lorsqu'on a
pris la batterie dans son ensemble. Dans 30,1 % de cas, l'âge mental
s'est révélé égal à l'âge chronologique, dans 18,6 et 18,3 %, les écarts
ont été de ± 1 an, dans 9,7 et 10,9 % de ± 2 ans, dans 4,7 et 4,9 %
de i 3 ans, dans 1,5 et 1 % de ± 4 ans et dans 0,2 et 0,1 % de
zt 5 ans. La valeur diagnostique des tests a été pour 168 enfants
r — 0,755 (corrélation entre l'appréciation de l'intelligence des élèves
par les maîtres et les notes des tests). Dans 75 % de désaccord, la
raison a été du côté de a lnote psychotechnique. A. G. ÉTALONNAGE ET CRITIQUE DES TESTS 847
1493. — E. MORITZ. — Études expérimentales et critiques sur les
tests mentaux. Adaptation belge du test de groupe de Ballard. —
In-8° de 116 pages (Service de recherches psychopédagogiques
de l'œuvre nationale de l'Enfance), 1934.
Sur l'initiative du regretté Decroly, des essais officiels du test
collectif de Ballard ont été entrepris dans les écoles belges. Mme E. Mo-
ritz a appliqué ce test à la colonie d'enfants physiquement débiles de
La Panne, dont elle est directrice, s'appuyant sur le travail initial
de Decroly, paru ici même (cf. An. Ps., XXVII, p. 61.)
La comparaison du centilage (du moins d'après les quartiles,
seuls indiqués, pour 354 enfants de langue française et 177 de langue
flamande) avec celui de Decroly indique, chez les enfants physique
ment débiles (et n'ayant pas suivi toujours régulièrement leur
scolarité) un retard moyen de 2 ans environ d'âge mental (avec
d'assez fortes irrégularités), un quotient médian de 0,86 et 0,87
pour les 2 groupes d'enfants. H. P.
1494. — G. GOUTINHO. — Padronizaçâo do « Northumberland
mental test » (Étalonnage du test de Northumberland). — Ar. de
Ass., Ill, 2, 1933, p. 101-110.
Recherches sur 1.829 sujets (dont 491 de sexe masculin) compre
nant 102 adultes et 1.727 enfants de 9 à 17 ans.
Le test convient bien aux âges de 13 à 15 ans, (23 à 35 points
au médian), trop difficile au-dessous et trop facile au-dessus (indivi
dus normaux dans le cours de leurs études).
Les normes de Ballard sont de 9, 15, 24, 33 et 42 points entre
9 ans 1/2 et 13 ans 1/2. A Recife, les normes, plus élevées d'abord,
tombent ensuite (étant de 16, 16, 17, 20 et 23 de 9 à 13 ans).
Le décilage est donné globalement, en attendant d'être divisé
par sexes, une fois obtenus un plus grand nombre de résultats sur
les garçons. H. P.
1495. — ANITA PAIS BARRÊTO et ALDA GAMPOS. — Revisâo
pernambucana da escala Binet-Simon-Terman (La révision de
Pernambouc de Vechelle B.-S.-T.). — Ar. de Ass., IV, 1, 1934,
p. 1-18.
Des données ont été précédemment fournies sur la révision de
l'échelle effectuée pour les âges de 3 et 4 ans ; cette fois sont révisés
les âges de 5 à 8 ans, avec l'aide de la révision de Kuhlmann. L'essai
a été fait chaque fois sur des groupes de 110 à 120 enfants. Quelques
épreuves de Terman ont dû être retirées. H. P.
1496. — L. H. BURNSIDE. — A comparison of the abbreviated and
the complete Stanford revision of the Binet-Simon scale (Une
comparaison des formes abrégée et complète de la, Stanford revision
des tests de Binet-Simon). — Child dev., V, 1934, p. 361-367.
Certaines discordances se révèlent entre les formes abrégée et
complète des tests Stanford-Binet. Dans 27 % des cas, sur 375 enfants
de 11,2 à 20,8 ans, on trouve entre les 2 échelles des différences de
plus de 5 points. Elles n'ont pas de direction constante et affectent 848 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
aussi bien les sujets supérieurs que les sujets inférieurs. La forme
complète paraît la plus sûre. P. G.
1497. — V. N. ARBOUSOV et E. M. GOUREW1TGH. — Analyse
expérimentale du test de Piorkowski. — Sov. Ps., VII, 3, 1934,
p. 263-269.
Les auteurs ont perfectionné et étudié la méthode de Verwoerd
qui le premier s'est posé la question de savoir si l'appareil de P.
mesure bien l'attention distribuée.
Leurs expériences confirment la conclusion de V., à savoir qu'avec
la méthode de P., après une courte période d'apprentissage, les sujets
réagissent automatiquement, tandis qu'avec la méthode de V. l'a
ttention du sujet est concentrée pendant toute la durée du test.
Les expérimentateurs ont ensuite étudié le rôle des différentes
fonctions mises en activité par l'appareil de Piorkowski : l'attention,
la motricité, la vitesse des réactions motrices. Les auteurs concluent
que dans sa forme habituelle de P. ne met pas en jeu
l'attention distribuée mais la coordination visuélo-motrice. Le rôle
de — après une courte période d'apprentissage — n'est
pas plus grand que dans les autres tests qui ne sont pas spécialement
destinés à la mesure de l'attention. Les modifications apportées par
Verwoerd à la méthode de P. présentent un intérêt pour les psycho
techniciens et un travail de vérification plus complet s'impose.
A. C.
1498. — A. E. TRAXLER. — Reliability, constancy and validity
Of the Otis IQ (Fidélité, constance et validité du IQ de l'échelle
d'Otis). — J. of appl. Ps., XVIII, 2, 1934, p. 241-251.
La forme A de l'Otis Self-Administering Test of Mental Ability
fut appliquée à tous les élèves de la High School de l'Université de
Chicago en 1927 et encore une fois en 1928. Les formes B et C furent
appliquées respectivement en 1929 et 1930. La fidélité du IQ basé
sur ces épreuves est représentée par un coefficient moyen égal à
0,725. Quant à la constance, les changements de la valeur médiane
vont jusqu'à 5,1 points suivant les « formes » ; dans 18 % environ de
changements, ceux-ci atteignent ou dépassent 10 points. La validité,
jugée d'après la corrélation avec l'échelle Binet-Stanford est très
élevée : le coefficient est de 0,967. Les pédagogues, ajoute l'auteur,
doivent toutefois tenir compte de ce que, dans un grand nombre
de cas, l'IQ calculé sur les résultats de ce test est affecté d'une
erreur considérable et que peut-être il devrait être contrôlé par la
répétition du même test ou par l'emploi d'autres épreuves d'intel
ligence. E. S.
1499. — L. W. MILLER, — A critical analysis of the Peterson-
Thurstone war attitude scale (Analyse critique de l'échelle d'attitude
guerrière de P eter son- T hur stone ). — J. of ed. Ps., XXV, 9, 1934,
p. 662-668.
A la suite d'un examen détaillé des réponses attribuées aux
20 points que comporte cette échelle destinée à fixer l'attitude des
sujets aux différents degrés entre un militarisme et un pacifisme ET ALOW AGE ET r: RIT IQ UK DES TESTS 849
extrêmes, diverses critiques ont été formulées. Elles tendent à conclure
au danger d'accorder une confiance quelconque à ce type d'échelle :
les articles peu nombreux ont chacun une importance considérable
pour le classement des sujets, or, leur valeur de différenciation,
très inégale, est souvent insuffisante (dans l'un des cas, 90 % des
personnes examinées et situées à tous les degrés de l'échelle ont
souscrit à la même déclaration), de sorte que les résultats moyens sont
compris clans une marge trop étroite pour qu'une discrimination
soit valable. J. M.
1500. — W. G. MOWRBR, — Performance of children in Stutsman
tests (Résultats obtenus par des enfants dans les tests de Stutsman).
— Child dev., V, 1934, p. 92-96.
Des enfants ont été étudiés au moyen d'un choix de tests tirés
du Merril-Palmer Scale, qui comporte surtout des manipulations
pratiques, pour l'étalonnage des tests et la comparaison avec les
résultats obtenus par Stutsman. Une limite de temps n'est pas très
importante parce que les très jeunes enfants ne travaillent pas d'une
manière continue. L'émotivité, le refus de répondre sont la cause
de beaucoup d'échecs. P. G.
1501. — W. STEPHENSON. — An introduction to so-called motor
perseveration tests (Introduction aux tests dits de persévération
motrice). — Br. J. of Ed. Ps., IV, 2, 1934, p. 186-208.
L'auteur décrit 3 sortes de tests de persévération idéo-motrice
et choisit comme le plus concluant pour un étalonnage un test d' « ac
tivité alternante » (S2).
On propose 4 théories susceptibles de justifier les résultats
obtenus. La première insiste sur l'alternance de continuation et
d'empêchement et la persévérance dite psychophysiologique. La
seconde signale le rôle joué dans l'accomplissement du test par des
facteurs de caractère. La troisième suggère de faire rentrer les
faits de persévération dans les manifestations de la volonté. Enfin,
la quatrième remarque qu'une tendance intellectuelle très caractérisée
peut influer sur les notes obtenues dans les tests.
L'ensemble de ces 4 théories aide à comprendre et à préciser
le rôle du caractère dans l'exécution des tests.
En conclusion, S. offre une liste de plusieurs tests destinés à
des enfants et donne un certain nombre de détails sur leur technique
et leur application. H. A.
1502. — G. G. MILES. — Influence of speed and age on intelligence
scores of adults (Influence de la vitesse et de Vâge sur les scores
d'intelligence des adultes). — J. of gen. Ps., X, 1, 1934, p. 208-210.
Le test Otis Self- Administering supérieur, forme A, a été appliqué
comme test de vitesse (en 15 min.) à 2.000 sujets de 20 à 95 ans
(250 avaient plus de 70 ans), groupés en 3 niveaux de culture.
Les corrélations entre l'âge et le score avoisinent — 0,5. En 60 ans,
le déclin d'âge mental est de 3.3 ans, soit 6 à 7 mois par décade.
La forme B du même test fut appliquée à 433 des sujets précé
dents, sans limite de temps. Le déclin n'apparaît alors qu'après
l'année psychologique, xxxv 54 850 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
40 ans ; mais il est plus accentué, après 60 ans, que dans le test de-
vitesse. G. D.
1503. — IRVING LORGE. — Retests after ten years (Deuxième
application de tests après dix ans). — J. of ed. Ps., XXV, 2, 1934,
p. 136-141.
L'influence d'un intervalle considérable entre 2 applications d'une
même épreuve, sur la réussite, a été rarement étudiée, sinon pour
l'échelle B. S., pour observer les modifications de Q. I. Cette recherche
entreprise par L. à propos de tests d'intelligence, d'arithmétique et
lecture, test de Stenqvist et pour employés, a révélé dans
l'ensemble des changements importants dans les résultats.
Quelques centaines de sujets ayant accepté de subir à nouveau,
en 1932, les séries d'épreuves qui leur avaient été imposées en 1922,
ont donné des résultats de valeur moyenne correspondante ; l'analyse
des résultats particuliers indique une amélioration pour certains
cas et un amoindrissement pour d'autres ; les coefficients de corréla
tion entre la répartition des points aux 2 expériences sont faibles :
Thorndike reading 0,57
Arithmétique 0,60
Stenqvist 0,66
Test d'employés 0,63
Taille 0,47
Poids 0,63
La fidélité de ces tests, calculée dans les conditions habituelles,
s'était révélée très satisfaisante, supérieure à 0,70, sauf dans un cas.
Ce travail est l'indication de la nécessité d'étudier la fidélité pour un
grand intervalle des épreuves destinées à établir une prévision à longue
échéance, en O. P. par exemple. J. M.
1504. — W. LINE et M. E. FORD. — An evaluation of some results
from the Knox cube test (Évaluation de quelques résultats du test
de Knox). — Am. J. of Ps.. XLVI, 1, 1934, p. 59-69.
Étude critique du test de cubes de Knox, d'après les résultats
de son application à un grand nombre d'enfants de 6 à 14 ans (50 sujets
à chaque âge).
Conformément à l'étalonnage établi antérieurement par Pintner,
les données moyennes croissent avec l'âge régulièrement mais très
faiblement. Les corrélations avec l'âge mental mesuré par les tests
de Binet sont peu élevées (0,07 à 0,41) ; il en est de même avec le
rendement scolaire, qui se trouve lié avec les résultats des tests de
Binet par des coefficients beaucoup plus forts qu'avec le test de Knox
( — 0,48 à + 0,39). La fidélité (reliability) mesurée par la corrélation
entre les épreuves paires et impaires est très faible (0,22 à 0,42).
L'ensemble des réponses semble comporter seulement 4 degrés de
difficultés.
Une analyse préliminaire des résultats de 75 élèves de la même
classe, par la méthode des facteurs multiples de Thurstone, semble
montrer que le test n'atteint l'intelligence générale que pour une
faible part, mais implique le jeu d'un deuxième facteur plus important ÉTALONNAGE ET CRITIQUE DES TESTS 851
qui est peut-être la « persévération ». Une relation a été constatée
en effet entre certains défauts de caractère (inattention, paresse,
agitation) et la position des sujets aux 2 extrémités de l'échelle.
A. B.-F.
1505. — M. V. SEAGOB. — An evaluation of certain intelligence
tests (Évaluation de quelques lests d'intelligence). — J. of appl.
Ps., XVIII, 3, 1934, p. 432-436.
Sujets : plusieurs groupes d'écoliers des établissements primaires
de Garvey District (Los Angeles). Age chronologique moyen des
groupes : de 4 à 12 ans. Tests employés : Detroit First Grade Intell
igence Test, Detroit Primary Intelligence Test, National Intelligence
Tests, A et B, Terman, Haggerty Delta, Pintner-Gunningam Primary
Mental Test. Ces épreuves furent combinées de différentes façons
et chaque groupe dut subir 2 séries de tests. Il résulte que le Detroit
First Grade I. T. et le Pintner-Gunningam donnent des IQ plus
élevés que les autres épreuves. Les tests primaires donnent avec les
tests de degrés moyen et supérieur une corrélation allant de .50 à .65 ;
les tests moyens et supérieurs présentent des intercorrélations allant
de .70 à .87. Cela semble montrer que ces 2 types d'épreuves s'adres
sent à des fonctions différentes. E. S.
1506. — MADELINE KERR. — The Rorschach test applied to
Children (Le test de Rorschach appliqué aux enfants). — Br. J. of
Ps., XXV, 2, 1934, p. 170.
On sait que le test de Rorschach consiste dans l'interprétation
des taches d'encre et que, suivant son inventeur, il peut servir à déter
miner, non seulement le degré d'intelligence mais aussi les types
d'affectivité. Sans entrer dans le détail à propos des types établis par
Rorschach, il faut rappeler qu'il a défini toute une série de réponses
suivant qu'elles dénotent la perception des « ensembles » ou des part
ies, sont « kinesthésiques » ou qu'elles portent sur les cou
leurs et les formes, qu'elles décrivent le monde humain, ou animal, etc.
M. K. a appliqué ce test à 100 garçons et fillettes entre 9 et 12 ans,
à 50 fillettes de 13 ans, à 40 de 7 à 8 ans, enfin à 100 garçons et fillettes
déficients au point de vue mental, entre 11 et 14 ans et 75 enfants
soumis au contrôle d'une clinique d'orientation.
Cette étude a montré que les enfants pouvaient être facilement
classés suivant les types proposés par Rorschach. Lorsqu'on compare
entre elles les valeurs moyennes des types on trouve qu'elles différen
cient les traits de tempérament caractéristiques de ces types. Les diffé
rences sont particulièrement frappantes entre les types « contractés »
et « dilatés » de Rorschach.
En ce qui concerne l'aspect « intelligence », M. K. a trouvé une
corrélation positive et significative entre le quotient d'intelligence
et le nombre des réponses qui dénotent la « perception de l'ensemble »
et une corrélation négative entre le nombre de réponses d'ensemble
et celui des perceptions de formes animales. Cependant, les corré
lations ne sont pas assez élevées pour qu'on puisse s'appuyer sur cet
aspect des tests, si l'on cherche à établir une graduation exacte.
D'autre part, les résultats de cette recherche ont confirmé que les 852 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
réponses forme-couleur « fournissent une mesure de l'instabilité
affective ». P. K.
1507. — E. GANZ et M. LOOSLI-USTERI. — Le test de Rorschach
appliqué à 43 garçons anormaux. — Ar. de Ps., XXIV, 95, 1934.
p. 245-255.
Le type de perception des arriérés se caractériserait, d'après les
A., par un nombre relativement élevé de G (mais dont 1/3 sont des
F — ) et par de nombreux Dd. Par contre, les Do sont très rares et
ne sauraient caractériser les oligophrènes. Le F % est beaucoup plus
bas chez les arriérés que chez les normaux et serait l'élément le
typique de leur psychogramme.
Par contre, les interprétations kinesthésiques seraient aussi fr
équentes que chez les normaux. Le type extratensif a la même fr
équence dans ce groupe que dans le groupe type. Le type coarté est
plus fréquent que chez les normaux, l'introversif plus rare.
On voit que si sur certains points les résultats sont d'accord avec
ceux de Rorschach, sur d'autres au contraire le désaccord est impor
tant et demanderait de nouvelles expériences de vérification sur des
groupes plus étendus. M. F.
1508. — R. M. HERTZ. — The reliability of the Rorschach ink-blot
test (La fidélité du test de taches d'encre de Rorschach) . — J. of
appl. Ps., XVIII, 3, 1934, p. 461-477.
Le célèbre test de Rorschach a donné lieu à de nombreuses
recherches et applications dans les domaines les plus variés, mais en
même temps il a suscité des critiques sérieuses, notamment en ce qui
concerne la variabilité des réactions du sujet, le nombre insuffisant
des planches sur lesquelles repose toute une méthode de classifica
tion, etc. L'auteur a étudié la fidélité (plus exactement, l'homogénéité)
du test, en calculant la corrélation entre ses 2 moitiés. Dans une
recherche préliminaire, ayant porté sur 300 sujets, il a obtenu des
coefficients très satisfaisants soit pour le test, dans son ensemble,
soit pour une vingtaine de réactions typiques, caractérisant les
résultats (pourcentage de détails normaux, de détails rares, de
réponses en termes de couleurs, de formes, etc.). Ces coefficients
oscillent entre 0,495 ± 0,051 et 0,944 ± 0,013.
Ensuite, l'auteur a étudié les intercorrélations entre ces différents
types de réponse et avec le IQ. Ici, les coefficients s'échelonnent
entre — 0,436 et + 0,509. Les perceptions d'ensemble donnent la
corrélation la plus élevée avec les réponses en termes de mouvement
(0,424), de couleurs (0,39) et avec le pourcentage des bonnes réponses
originales (0,39) ; les réponses en termes de mouvement donnent les
plus forts coefficients avec les réponses originales (0,51) et avec les
perceptions d'ensemble (0,42) ; les réponses en termes de couleurs
présentent une corrélation positive avec les réponses originales (0,30)
et les perceptions d'ensemble (0,39) et une corrélation négative avec
les formes animales ( — 0,31). Celles-ci donnent une corrélation néga
tive avec toutes les autres variétés de réactions, surtout avec les
réponses originales ( — 0,44) , les couleurs et les perceptions d'ensemble.
L'auteur croit que le test de Rorschach. qu'il a appliqué en modifiant

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.