Etalonnage et critique des tests. Technique psychométrique - compte-rendu ; n°1 ; vol.36, pg 762-773

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L'année psychologique - Année 1935 - Volume 36 - Numéro 1 - Pages 762-773
12 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mardi 1 janvier 1935
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3° Etalonnage et critique des tests. Technique psychométrique
In: L'année psychologique. 1935 vol. 36. pp. 762-773.
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3° Etalonnage et critique des tests. Technique psychométrique. In: L'année psychologique. 1935 vol. 36. pp. 762-773.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1935_num_36_1_30761762 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
1435. — FR. BAUMGARTEN. — Une méthode nouvelle d'étude
des intérêts de la jeunesse et des adultes (en polonais). — Pois.
Ar. Ps., VII,- 3, 1935, p. 232-244. .
Le psychiatre suisse Tramer a inventé pour des enfants anormaux
un test qui consiste à présenter à l'enfant un catalogue de livres
dans lequel les titres sont donnés en premier lieu, avant les noms
- des auteurs. On demande à l'enfant de choisir 5 à 10 livres qu'il
voudrait recevoir, par exemple pour sa fête.
Ce test a été adapté pour des enfants normaux et même pour
des adultes. Il se compose actuellement de 438 titres choisis dans
18 matières différentes et donne des résultats très intéressants.
G. B.
3° Étalonnage Technique' et psyciiométrique critique des tests
1436. — NOEMY DA SILVEIRA RUDOLFER. — Aferiçao dos
testes de Dearborn (Etalonnage des tests de Dearborn). — Archivos
do Instituto de Educaçâo, Sao Paulo, I, 1, 1935, p. 74-159.
La directrice du Laboratoire de Psychologie de l'Institut d'Éduc
ation de Sao Paulo, au Brésil, a fait appliquer le test de Dearborn
(série I, examen A) à 3.196 écoliers des deux sexes, aboutissant,
d'après les points obtenus, aux normes d'âge suivantes : 7 ans, 23,28 ;
8 ans, 26,86; 9 ans, 35,5; 10 ans, 43,69; 11 ans, 52,89; 12 ans,
57,56; 13 ans, 59,51 et 14 ans. 61,25.
Les valeurs dessinent une courbe en S typique.
Les données sont exposées en détail ; les différences entre sexes
ne sont pas significatives.
Le « coefficient d'intelligence » adopté et qui doit être égal à l'unité
pour les enfants normaux dans leur développement moyen, est
défini comme le rapport du nombre de points obtenus au nombre
caractéristique de l'âge réel de l'enfant. H. P.
1437. — R. M. HERTZ. — Rorschaeh norms for an adolescent age
group (Normes de Rorschaeh pour un groupe d'adolescents). —
Child, dew, VI, 1935, p. 69-76.
Étalonnage du test de Rorschaeh et tables de correspondance
avec les résultats publiés par d'autres auteurs. P. G.
1438. — T. BOXTE et F. KLEMM. — Untersuchungen über die
Bewährung des « Binetariums » nach Binet-Bobertag (Recherches
sur la validité du « Binetariurn » d'après Binet-Bobertag). —
Z. f. ang. Ps., XLVIII, 5-6, 1935, p. 320-340.
Le but de cette étude est de vérifier la valeur diagnostique
nouvelle" édition des tests Binet-Simon, élaborée en 1931 de la
par O. Bobertag et sa collaboratrice Mlle Nordau.
Les A. adoptèrent ce nouveau système pour l'examen de l'intell
igence des élèves d'une école primaire. 35 garçons furent examinés ind
ividuellement. Leur âge moyen était de 10 ans 6 mois. Le quotient
moyen d'intelligence fut égal à 1,09, mais dans le groupe de 35 élèves
27 ont eu leur Q. I.<1 et 8 seulement >1. Étant donné :l°que d'après ET CRITIQUE DES TESTS 763 ÉTALONXAGE
la courbe de Gauss la plus grande fréquence devrait être représentée
par le Q. I. égal à 1 ; 2° que la classe en question composée par
des enfants d'une couche sociale très pauvre, ne présentait aucune
supériorité au point de vue des dispositions intellectuelles des élèves,
l'A., conclut que la valeur élevée de Q. I. moyen est déterminée
par la trop grande facilité des tests du « Binetarium » pour l'âge de
10 ans. L'A. examine également si le système Binet-Bobertag-Nordau
est bien adapté à la différenciation graduelle de. l'intelligence dans
une classe et quelle est la corrélation entre le classement scolaire
■et le classement obtenu par le système de tests. Le classement
scolaire a subi un double contrôle car on en a élaboré deux sortes ;
1° l'appréciation de l'intelligence basée sur les observations person-
' nelles du professeur ; 2° un classement basé sur la moyenne des
notes trimestrielles obtenues par les élèves dans toutes les matières.
Enfin on a établi aussi un sur la base des résultats obtenus
par les élèves dans le test de O. Bobertag et E. Hylla destiné à
l'examen de l'intelligence des enfants qui passent de l'école primaire
à l'école secondaire.
En comparant ces trois classements avec celui du « Binetarium »,
on a obtenu des coefficients de corrélation, de l'ordre de 0,77 ± er.
pr. 0,05, que l'A. considère comme satisfaisants.
En concluant, il constate que cette nouvelle édition du « Bine
tarium » exige un étalonnage plus précis, établi sur un grand nombre
•d'enfants, mais que déjà dans la forme actuelle elle donne satisfaction.
S. K.
1439. — H. WEINTAL. — De l'évaluation du test de définition
(de 5 et 8 ans) dans l'échelle Binet-Terman (en polonais). —
Pols. Ar. Ps., VIII, 1, 1935, p. 64-68.
Après avoir appliqué ce test à 4 il enfants, suspects d'arriération
mentale, l'auteur arrive aux conclusions suivantes :
Un certain nombre d'enfants donnent la définition par l'usage,
même à l'âge de 8 ans, non parce qu'ils sont incapables d'en trouver
une meilleure, mais parce que leur réponse est un résultat du choix
«ntre deux ou quelques réponses qu'ils ont à leur portée.
L'auteur posant après la définition par l'usage (« la chaise c'est
pour s'asseoir ») encore une fois la même question : « Tu dis très bien,
mais dis-moi qu'est-ce que c'est qu'une chaise ? » obtenait, sans
suggérer rien, une deuxième réponse, meilleure que la précédente.
G. B.
1440. — B. A. MAYER. — Negativistic reactions of preschool children
on the new revision of the Stanford-Binet (Le négativisme chez
les enfants d'âge préscolaire et la nouvelle révision du test Stanford-
Binet). — J. of genet. Ps., XLVI, 2, 1935, p. 311-334.
Contribution à l'étude des facteurs du négativisme chez l'enfant,
c'est-à-dire de sa résistance à faire les tests qu'on lui propose, que
ces facteurs résident dans l'enfant lui-même ou qu'ils proviennent
du type du test et de la procédure employés. Sur 277 enfants d'âge
préscolaire, 102 seulement, soit 36,8 %, n'ont montré aucune attitude
négative. C'est surtout entre 2 et 4 ans 1/2 que se manifeste le 764 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
négativisme. Il a son maximum de fréquence à 3 ans ; il est indépen
dant du sexe. Si l'âge de l'enfant est un facteur prédisposant et
fondamental, la nature du test joue un rôle assez important dans
l'actualisation de cette prédisposition. Les tests qui produisent
le plus de négativisme sont ceux qui exigent une riposte verbale en
réponse à des stimuli purement verbaux. En produisent beaucoup
moins (mais au même degré) ceux qui exigent une réponse verbale
à des gravures ou qui exigent la répétition. Les tests où il s'agit
d'objets sont facilement acceptés. Quant aux tests verbaux qui
demandent une réponse manipulative, le négativisme qu'ils produi
sent est négligeable. Il n'y a pas de relation avec la difficulté du test.
A. T.
1441. — G. B. ROACH. — A discussion of the six, seven and eight
year levels of the Stanford-Binet scale (Discussion des niveaux
de 6, 7 et 8 ans dans l'échelle Binet- Stanford). — J. of Ed. Res.,
XXIX, 3, 1935, p. 216-218.
L'A., d'après les résultats obtenus par des enfants supérieurs
de 5 ans, suggère la possibilité d'une révision de l'échelle Binet-
Stanford dans le sens de changements et déplacements de certains
tests. G. B.
1442. — R. M. HUBBARD. — A study of the reliability and validity
of the Bühler infant scale (Etude de la constance et de la validité
de Véchelle de Bühler pour les jeunes enfants). — J. of genet. Ps.,
XLVII, 2, 1935, p. 361-384.
L'A. a utilisé l'échelle de Ch. Bühler pour tester deux fois à
intervalles 78 enfants durant leurs 3 premières années. La constance
de cette échelle s'est montrée satisfaisante en général. Les résultats
ont été comparés à ceux obtenus pour les mêmes enfants avec
l'emploi de tests préscolaires (tests de Merrill Palmer). De toutes
les échelles pour enfants, c'est l'échelle de Bühler qui montre la
plus haute corrélation avec les tests préscolaires. A. T.
1443. — E. A. LINCOLN. — A study of changes in the intelligence
quotients of superior children (Etude des changements dans le
Q. I. chez les enfants supérieurs). — J. of Ed. Res., XXIX, 4,
1935, p. 272-275.
Un nouvel examen après 5 à 8 ans d'un groupe de 109 enfants
supérieurs, sélectionnés par le Binet-Stanford (avec Q. I. de 119-145)
a démontré une augmentation de Q. I. seulement en 38,1 % des
cas et une diminution en 57,8 % ; les filles donnent une baisse plus
grande de Q. I. que les garçons.
La deuxième partie des investigations consistait en un nouvel
examen d'un groupe similaire d'enfants, ma's 2 ans seulement
après l'application du test. On a trouvé 58 % de gains et 44,2 %
de pertes. Donc, il y a une tendance vers l'augmentation de Q. I.
après 2 ans, les pertes ne devenant remarquables qu'après plusieurs
années. G. B.
1444. _ s. HOLLINGWORTH et R. M. KAUNITZ. — The centile
status of gifted children at maturity (Classement des enfants ÉTALONNAGE ET CRITIQUE DES TESTS 765
bien doués parvenus à maturité). — J. of genet. Ps., 45, 1, 1934,
p. 106-120.
116 enfants, classés dans le centile supérieur par une application
des tests de Binet-Stanford, dans leur enfance, ont été soumis
dix ans plus tard (âge moyen 18 ans 6 mois) aux tests a de l'armée.
Pour 82 % d'entre eux les notes dans cette épreuve ont encore
été supérieures au 1er centile ; les cas de régression sont un peu
plus fréquents dans le cas des filles que dans celui des garçons ;
les notes ne sont jamais descendues au-dessous de la moyenne.
A. B.-F.
1445. — N. B. CUFF. — A new device that scores tests (Une nouvelle
méthode pour mesurer les résultats des tests). — J. of ed. Ps.,
XXVI, 1, 1935, p. 73-77.
La méthode employée est celle de la pesée. Le sujet reçoit une
fiche avec des cases numérotées. A chacun des numéros correspond
une réponse. Il devra poinçonner la case dont le numéro
à celui de la réponse qu'il croit correcte.
La fiche, une fois poinçonnée par le sujet, est placée au-dessus
du plateau d'une balance, on place sur la fiche du sujet un bloc type',
le testomètre, percé aux endroits correspondants aux bonnes réponses.
On laisse tomber par ces orifices de légers poids. Si la fiche du sujet
a été poinçonnée aux corrects, les poids tomberont sur le
plateau de la balance, sinon ils seront retenus par la fiche. On arrive
ainsi à peser le nombre de réponses correctes.
Cette méthode est de 10 à 40 fois plus rapide que les méthodes
ordinaires de mesure des résultats et l'erreur probable de la méthode
est de : 0.008. C. C. '
1446. — J. W. HAWTHORNE. —"The effect of improvement in
reading ability on intelligence test scores (Influence des progrès
de la lecture sur les notes obtenues dans les tests d'intelligence).
— J. of ed. Ps., XXVI, 1, 1935, p. 41-51.
On expérimente sur 104 enfants d'intelligence normale mais
d'un niveau inférieur du point de vue de la lecture. On les soumet :
i ° à un test d'intelligence ; 2° à un test de lecture ; 3° on leur apprend
à lire correctement ; 4° à un test de destiné à vérifier leur
progrès ; 5° à un test d'intelligence.
Tests employés : le Terman pour l'intelligence. Le Thorndike,
le Monrœ et le Gates pour la lecture.
Les enfants étaient répartis en 4 groupes dont les moyennes
des Q. I. étaient respectivement : 95,91 ± 1,33 ; 94,90 ± 0,99 ;
100,8 ± 1,24 ; 100,1 E. P. = 0. Une fois qu'ils ont su lire couram
ment, ces moyennes sont devenues respectivement : 98,22 dh ltll ;
93,43 ± 1,23 ; 101,32 ± 1,05 ; 100,1 E. P. = 0. En aucun cas
la variation du Q. I. n'a été significative. La corrélation entre les
progrès dans la lecture et le Q. I. ne dépasse pas 0.07. C. C.
1447. — M. H. ODEN et B. A. MAYER. ~ A study of the effect
of varying the procedure in the Ball and Field test (Etude des ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 766
effets du changement de la procédure dans le test de la balle et du
champ). — J. of genet. Ps., XLVT, 2, 1535, p. 335-348.
Pour pouvoir déterminer dans quels types de réponse au test
de la balle et du champ est présente la compréhension de la tâche,
les A. ont été amenés à mettre de la variété dans les demandes
adressées à l'enfant. Dans le procédé 1, on dit à l'enfant de tracer
toutes les lignes qu'il veut dans une figure qu'on lui offre et qui
est en forme de diamant. Dans le procédé 2, il doit dessiner où il
veut aller pour faire une promenade. Le procédé 3 est celui employé
dans la nouvelle revision Stanford-Binet. Selon les étalons de
cette révision, les résultats ont été classés en non-réussis,
inférieurs et supérieurs. Une analyse objective montre qu'au-dessous
du niveau S. un plan détaillé et compliqué indique probablement
quelque compréhension de la tâche plus qu'un Hessin symétrique
à lignes droites. L'emploi du procédé 3 ne présente plus d'avantages
comparativement aux autres que dans le cas du niveau S et pour
les enfants les plus âgés. Les procédés 1 et 2 n'exigeant ni capacité
de faire un plan ni prévision produisent 59,3 % de réponses de
niveau I. Il est d'ailleurs impossible en ce qui concerne la compré
hension de la tâche de distinguer les niveaux NR et I. Il vaudrait
donc mieux indiquer les résultats des tests 1 et 2 comme succès
ou insuccès. A. T.
1448. — E. G. CLASS. — The effect of the kind of test announcement
on student's preparation (Quels sont les effets de l'annonce d'un
certain genre de test sur la préparation des étudiants). — J. of Ed.
Res., XXVIII, 5, 1935, p. 358-361.
Position du problème : y a-t-il une différence dans le temps
de préparation chez les étudiants dans 3 cas différents ? Quand
on annonce : 1° un test préliminaire (d'essai) ; 2° un test objectif
(composé de 25 articles faux-vrais) ; 3° quand on dit aux étudiants
qu'ils peuvent attendre soit l'un, soit l'autre genre de test.
Les recherches ont été faites dans 3 classes d'université à l'aide
des chapitres choisis dans un manuel.
MOYENNES DES RÉSULTATS
Test î Test 2 ' Te«t 3
Classe 1 lt,21±.51 Essai.... 15,93±.47 Essai obj. 11,93±.75
— 2 14,834;. 74 — obj. 15,63±.6O Obj ll,ll±.8O
— 3 14,41±.47 Objectif. 13,52±.65 Essai.... 13,174^.55
La deuxième partie de l'étude consistait à interroger les étudiants
sur leurs opinions à ce sujet. Les réponses de 61 étudiants s'accordent
avec les résultats objectifs. L'effort de préparation est quantitative
ment et qualitativement plus grand quand on annonce qu'il y aura,
soit l'un, soit l'autre genre de test. G. B.
1449. — F. BAUMGARTEX. — Approach in taking test (Autour
de -la technique des tests). — Occ, XIV, 2, 1935, p. 115-122.
,F. Baumgarten publie dans ces 7 pages un tableau très détaillé ÉTALONNAGE ET CRITIQUE DES TESTS 767
et très complet pour servir à l'étude du comportement des sujets
pendant l'examen psychotechnique.
Le tableau tout entier est divisé en deux parties parallèles :
l'une comprenant tous les aspects possibles du comportement, l'autre
donnant en regard les diverses interprétations de chacun de ces
aspects.
Elle a divisé l'ensemble en 4 chapitres : I„ Comportement pendant
les instructions préliminaires ; 2. Comportement pendant l'exécution
des tests ; 3. Attitude du sujet vis-à-vis de sa propre performance ;
4. Conduite à la fin du travail.
Étant données la personnalité de l'auteur d'une part, et, d'autre
part, la façon minutieuse dont cette étude a été élaborée, ce tableau
-est appelé à rendre les plus grands services en psychotechnique.
L. B.
1450. — J. HAROLD WILLIAMS. — Validity and reliability of
the Goodenough intelligence test (La force et la valeur du test
- d'intelligence p. 653-656. de Goodenough). — S. and S., 1935, 41, 1963,
En force et en valeur ce test se range favorablement parmi
les tests applicables aux jeunes enfants. Il est spécialement recom
mandé comme complément de l'examen Binet.
Cette étude essaie de jeter une lumière sur ce test dont les dessins
ont été jugés indépendamment par plusieurs personnes.
Dans 6 tableaux, l'A. nous montre la distribution des résultats
obtenus avec ce test, les inter-corrélations de ces résultats, les
déviations en âge mental du test Stanford-Binet comparé avec
celui de Goodenough.
L'A. conclut que ce test est comparable en force, valeur et
objectivité avec les autres tests d'habileté mentale employés pour
les jeunes enfants, et ces faits, joints à la simplicité et à la pratique
du test Goodenough, le rendent particulièrement utile comme examen
mental complémentaire. L. B.
1451. — J. M. STALNAKER et W. KURATH. — A comparison
of two types of foreign language vocabulary test (Comparaison
entre 2 de tests de vocabulaires étrangers). ■ — J. of ed. Ps.,
p.- 435-442. XXVI, 6, 1935;
L'expérience a été faite sur des élèves d'un cours élémentaire
d'allemand. - -
Dans les 2 tests on présente au sujet un texte allemand dans
. lequel 100 mots ont été soulignés et reproduits dans la marge. Dans
le 1er test, le sujet doit donner la traduction anglaise de ces mots.
Dans le 2e, il doit choisir pour le traduire entre 5 mots anglais
qu'on lui' propose. ' .»•".>
validité- légèrement supérieure et est plus apte Le 1er test a une
à mesurer les connaissances réelles du sujet ; leur corrélation avec
les tests d'intelligence est très élevée et sensiblement la même.
Le test n° 2 permet une annotation plus exacte. C. C.
1452. — F. F. SMITH. — Objectivity as a criterion for estimating
the validity of questionnaire data (L'objectivité comme critère de ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 768
V estimation de la validité des données d'un questionnaire). —
J. of ed. Ps., XXVI, 7, 1935, p. 481-496.
On considère comme preuve de la validité l'accord d'individus
ou de groupes d'individus sur une même réponse à une même ques
tion, ce qui prouve qu'ils justifient leurs réponses à l'aide d'un
même raisonnement qui, du fait de sa généralité, acquiert une valeur
objective. L'auteur s'efforce de calculer par la formule de Kelley
l'accord moyen des individus dans les tests de préférence', cet accord
est 0,068, c'est-à-dire moins de 7 %.
On trouve un accord plus grand en comparant des groupes
d'individus plutôt que des individus distincts puisqu'on arrive
à 51 %. • G. C.
1453. — PH. L. HARRIMAN. — An objective technique for begin
ning the interview With adults (Une objective pour
commencer V interrogatoire des adultes). — J. of appl. Ps., XIX,
6, 1935, p. 717-724.
Pour un interrogatoire, le contact est plus facilement étpbli
avec le sujet en le faisant parler sur une situation imaginaire.
D. W.
1454. — W. R. GROVE. — An experimental study of the Kent-
Shakow industrial form board series (Une étude expérimentale
de la série des tests de planchettes de Kent-Shakow). — J. of appl.
Ps., XIX, 4, 1935, p. 467-473.
Ces tests ayant l'avantage d'être assez difficiles pour être appli
qués aux adultes, l'ont été, après légère modification de la
technique, à un groupe de prisonniers. Bonne différenciation des
résultats individuels et corrélation modérée avec les tests de
Binet (âges mentaux) : r = 0,43. D. W.
1455. — E. W. MG ELWBE. — Is a test of visual memory affected
by maturity ? (Un test de mémoire visuelle est-il affecté par la
maturité du sujet ?). ■ — J. of appl. Ps., XIX, 4, 1935, p. 463-466.
En mémoire visuelle, d'âge mental égal, les enfants arriérés
(d'un âge chronologique moyen de 10 ans et de Q. I. de 65) semblent
supérieurs aux enfants normaux de 6 ans. Le test employé consiste
à énumérer dans l'ordre topographique dans lequel ils ont été exposés
10 objets usuels. D. W.
1456. — P. R. FARNSWORTH. — Are « Music Capacity » tests
more important than « Intelligence » Tests in the prediction of
the several types of music grades ? (Les tests de « capacité music
ale » sont-ils plus importants que les « d'intelligence » pour
la prédiction du succès dans différents enseignements musicaux ?).
— J. of appl. Ps., XIX, 3, 1935, p. 347-350.
Le succès dans les études d'histoire et d'appréciation musical©
paraît un peu plus exactement prévu par les tests d'intelligence
que par des tests de discrimination de hauteur et de mémoire tonale,
empruntés à la batterie de Seashore. D. W. ÉTALONNAGE ET CRITIQUE DES TESTS 769
1457. — HAZEL MARTHA S TANTON. — Measurement o! musical
talent. The Eastman experiment (Mesure du talent musical.
L'expérience cT Eastman). — Vol. II des Iowa Studies in the
■ Psychology of Music. In-8° de 140 pages. Iowa, 1935.
Par l'emploi des tests classiques de Seashore, on dessine des
« profils du talent musical » des individus, et l'auteur montre divers
types de ces profils, homogènes ou hétérogènes. Les courbes de dis
tribution pour les divers éléments du test (hauteur, intensité, durée,
consonance, mémoire tonale et rythme) reprises chez les mêmes
sujets à trois ans d'intervalle après séjour à l'école de musique
Eastman, se superposent à peu près exactement. S'il y a des fluctua
tions dans les réussites, il n'y a pas de progrès systématique, en dépit
de l'éducation musicale.
Aux tests de Seashore, l'auteur a ajouté un test de compréhension
musicale pour établir des pronostics de réussite dans la formation
spécialisée de l'école, dont elle a contrôlé la validité.
Pour 565 sujets divisés en 5 catégories d'après les tests, au cours
de 4 années, la réussite aux examens a donné des pourcentages de
60, 42, 33, 23 et 17 respectivement pour ces 5 catégories; dont
la dernière renferme les individus qu'il faut nettement décourager
de poursuivre une carrière musicale. H. P.
1458. — M. S. HATTWICK et H. N. WILLIAMS. — The measure
ment of musical development. II (La mesure du développement
musical. II). — University of Iowa Studies in Child Welfare,
. XI, 2, 1935. In-8° de 94 pages.
Une première étude de H. concerne révolution de la sensibilité
différentielle tonale. Tests collectifs chez 2.957 écoliers, et tests
individuels chez 126 (évitant les échecs par incompréhension).
En reproduisant à la voix, ce que peuvent faire les enfants
de 4 ans, 5 sur 10 à cet âge sont capables d'élever ou d'abaisser la
note au commandement, 1 sur 10 seulement peut répondre dans
la direction convenable à des intervalles simples de 2 tons ; à 6 ans,
62 % en sont capables. Les progrès sont suivis jusqu'à 10 ans.
L'auteur donne en outre un manuel d'instructions et d'inter
prétations pour le test de discrimination tonale qu'il a établi, fondé
sur l'emploi de 6 barres métalliques et 3 résonateurs (sons de 4*0,
442, 444, 448, 457 et 470 v. d.). Une note de W. et H. concerne
l'analyse psychophysique de cette discrimination tonale chez les
jeunes enfants.
Enfin une quatrième partie, de W., a trait à la comparaison de
la mémoire immédiate et du rappel différé (le délai n'étant pas indiqué)
pour la hauteur tonale de séquences sonores (répétées vocalement
par les enfants, en épreuve individuelle).
Chez les enfants étudiés, de 4 et 5 ans, qui présentent de grandes
différences individuelles, l'indépendance des deux formes de rappel
est notable. La corrélation (31 sujets) est de 0,536 en employant
le stimulus étalon (et seulement de 0,187 avec la note propre de
l'enfant), mais augmente sous l'influence de la pratique (0,630 et
0,281 dans les deux cas après 31 essais). Entre le test immédiat et
la capacité- de gain par pratique, la corrélation, permettant une
l'année psycholouique. xxxvi 41 770 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
prévision, est de 0,60 pour le gain dans la répétition immédiate, mais
elle est nulle pour le gain dans la reproduction différée. H. P,
1459.-*- CFL W. MANZER et S. MAROWITZ. — The performance
of a group of college students on the Kwalwasser-Dykema musie
tests {Résultats d'un, groupe d'étudiants de v« collège » dans les musicaux de Kwalivasser-Dykema). — J. of appl. Ps.,
XIX, 3, 1935, p. £31-346.
Étude sur un groupe de 500 étudiants de la batterie de tests
musicaux de K.-D. qui comprend 4 tests de discrimination sensorielle-
et 6 tests mettant en jeu le sens esthétique. Les résultats des étudiants
se sont montrés supérieurs à ceux des élèves d'écoles primaires ;
les coefficients de constance entre 2 épreuves successives ayant varié
de 0,05 à 0,73 pour les différents tests (0,69 pour l'ensemble des
6 tests) ; — les intercorrélations entre les différents tests étant
faibles (de 0 à 0,37). D. W.
1460. — A. G. CHRISTIAENS. — L'attention considérée au point
de vue de l'orientation professionnelle» — B. Of. Or. Pr., XV,
60, 1935, p. î-8.
Brèves réflexions, mais qui agitent de gros problèmes concernant
la technique psychométrique de la mesure de l'attention. Se basant
sur la théorie bergsonienne de l'intervention constante et inévitable-
de la mémoire dans notre- perception, G. essaye d'expliquer le fait
troublant que- des formes très voisines du test de barrage {Bourdon,
Glazof, Ferrari, Toulouse et Piéron) classent de façon très différentes
les mêmes groupes d'ouvriers. Si l'on envisage la profession, on peut
remarquer que la réussite plus ou moins grande est fonction du
métier : les typographes réussissent mieux dans le test de Bourdon
(ce qui s'explique aisément), les mécaniciens le test de Glazof,
les dessinateurs dans celui de Ferrari, les relieurs ayant partout de
médiocres résultats. « La forme des signes a donc une influence sur
le rendement : adjuvante- quand cette forme est en rapport avec
ee qui sollicite habituellement l'attention des professionnels, dépr
imante quand elle s'en éloigne trop. » Cette hypothèse s'admet facil
ement pour les typographes et le test de barrages de lettres. On ne •
voit pas très bien, par contre, pourquoi les mécaniciens réussissent
mieux le Glazof que le Toulouse-Piéron. Quant à l'influence « dépr
imante », il semble que TA. se laisse entraîner parle besoin d*opposer,
linguistiquement, quelque chose à « adjuvante ». En adoptant son
point de vue, on peut penser qu'il y a influence dynamogéniante
dans un cas, absence de cette influence dans l'autre, ce qui n'entraîne
nullement l'existence d'une « déprimante ». Il pose en
conclusion qu'il y a chez les professionnels une sorte de spécialisation
de l'attention qui n'a pu naître encore chez les adolescents, ce qui
éviterait de tenir compte des différences de valeur des tests divers,
dans les examens d"O. P. II y a là une vue de l'esprit et rien de plus.
Bien des facteurs, intellectuels, physiologiques, affectifs, peuvent
intervenir chez les adolescents pour affecter d'un coefficient de
facilité ou de difficulté très variable des formes en apparence voisines
du test de barrage. J'ai eu l'occasion jadis (V. An. Ps., XXXI,

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