Etude génétique des structures verbales dans un apprentissage en rappel libre - article ; n°2 ; vol.72, pg 337-352

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L'année psychologique - Année 1972 - Volume 72 - Numéro 2 - Pages 337-352
Summary
180 nine, eleven and thirteen year old children learned in a multitrial free recall situation the same list of 25 meaningful words parted into either a) 5 syntagmatic sets, or b) 5 grammatical sets, or c) 5 neutral sets ; presentation order of groups and words within groups varied randomly with trials.
Recall performance and organization scores (R. : Ehrlich, S.O. : Tulving, and : I.R. : Bousfield) showed a mainly significant effect of age and experimental conditions : learning of neutral sets was cery difficult at ail ages ; syntagmatic sets were learned more rapidly than grammatical sets.
These results were interpreted as supporting the assumption of consis-tency of subjects's mental structures — varying with age — and stimulus random presentation inhibitory effect.
Résumé
Dans un apprentissage verbal en situation de rappel libre, 180 enfants de 9, 11 et 13 ans apprennent en 20 essais une même liste de 25 mots significatifs répartis soit a) en 5 groupes syntagmatiques, soit b) en 5 groupes grammaticaux, soit c) en 5 groupes quelconques ; l'ordre de présentation des groupes et des mots à l' intérieur de chacun d'eux est variable d'un essai à l'autre.
La performance de rappel et les scores d'organisation (R. de Ehrlich, S. O. de Tulving et I. R. de Bousfield) indiquent un effet très significatif de l'âge ainsi que des conditions expérimentales : l'apprentissage des groupes quelconques est très difficile à tous les âges ; l'apprentissage des groupes syntagmatiques est plus rapide que celui des groupes grammaticaux.
Dans l'interprétation on insiste sur la consistance des structures mentales des sujets — variable en fonction de l'âge — et sur le rôle inhibiteur d'une présentation des stimulus dans un ordre aléatoire.
16 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : samedi 1 janvier 1972
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Pierrette Arnaud
Etude génétique des structures verbales dans un apprentissage
en rappel libre
In: L'année psychologique. 1972 vol. 72, n°2. pp. 337-352.
Abstract
Summary
180 nine, eleven and thirteen year old children learned in a multitrial free recall situation the same list of 25 meaningful words
parted into either a) 5 syntagmatic sets, or b) 5 grammatical sets, or c) 5 neutral sets ; presentation order of groups and
within groups varied randomly with trials.
Recall performance and organization scores (R. : Ehrlich, S.O. : Tulving, and : I.R. : Bousfield) showed a mainly significant effect
of age and experimental conditions : learning of neutral sets was cery difficult at ail ages ; syntagmatic sets were learned more
rapidly than grammatical sets.
These results were interpreted as supporting the assumption of consis-tency of subjects's mental structures — varying with age
— and stimulus random presentation inhibitory effect.
Résumé
Dans un apprentissage verbal en situation de rappel libre, 180 enfants de 9, 11 et 13 ans apprennent en 20 essais une même
liste de 25 mots significatifs répartis soit a) en 5 groupes syntagmatiques, soit b) en 5 groupes grammaticaux, soit c) en 5
groupes quelconques ; l'ordre de présentation des et des mots à l' intérieur de chacun d'eux est variable d'un essai à
l'autre.
La performance de rappel et les scores d'organisation (R. de Ehrlich, S. O. de Tulving et I. R. de Bousfield) indiquent un effet très
significatif de l'âge ainsi que des conditions expérimentales : l'apprentissage des groupes quelconques est très difficile à tous les
âges ; l'apprentissage des groupes syntagmatiques est plus rapide que celui des grammaticaux.
Dans l'interprétation on insiste sur la consistance des structures mentales des sujets — variable en fonction de l'âge — et sur le
rôle inhibiteur d'une présentation des stimulus dans un ordre aléatoire.
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Arnaud Pierrette. Etude génétique des structures verbales dans un apprentissage en rappel libre. In: L'année psychologique.
1972 vol. 72, n°2. pp. 337-352.
doi : 10.3406/psy.1972.27952
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1972_num_72_2_27952Laboratoire de Psychologie, Université de Poitiers
ÉTUDE GÉNÉTIQUE DES STRUCTURES VERBALES
DANS UN APPRENTISSAGE EN RAPPEL LIBRE
par Pierrette Arnaud
SUMMARY
180 nine, eleven and thirteen year old children learned in a multitrial
free recall situation the same list of 25 meaningful words parted into
either a) 5 syntagmatic sets, or b) 5 grammatical sets, or c) 5 neutral
sets ; presentation order of groups and words within groups varied randomly
with trials.
Recall performance and organization scores (R. : Ehrlich, S.O. :
Tulving, and : I.R. : Bousfield) showed a mainly significant effect of
age and experimental conditions : learning of neutral sets was very difficult
at all ages ; syntagmatic sets were learned more rapidly than grammatical
sets.
These results were interpreted as supporting the assumption of consis
tency of subjects's mental structures — varying with age — and stimulus
random presentation inhibitory effect.
Les études expérimentales sur l'apprentissage verbal en
situation de rappel libre montrent que les adultes regroupent
les mots de la liste à apprendre (Bousfield, 1953 ; Miller, 1956)
et développent un processus de structuration qui apparaît comme
une composante fondamentale de l'apprentissage verbal (Tulving,
1962 ; Ehrlich, 1965).
Dans des recherches analogues, entreprises avec des enfants,
le processus de structuration n'apparaît pas aussi décisif
(Laurence, 1966 ; Bramaud du Boucheron, 1972) ; l'apprentissage
est d'autant plus rapide que les enfants sont plus âgés, mais la
structuration reste généralement assez faible et ne semble pas
intervenir de façon essentielle. 338 MÉMOIRES ORIGINAUX
On en vient alors à se demander comment les enfants peuvent
apprendre et retenir de longues listes de mots. Dans une
recherche précédente (Arnaud, 1972), nous avions fait l'hypothèse
que les enfants, à l'encontre des adultes, n'utilisent pas sponta
nément une stratégie de structuration ; mais des consignes plus
précises, induisant une activité organisatrice chez les sujets,
devraient faciliter l'apprentissage et augmenter la structuration ;
les résultats obtenus ont vérifié ces hypothèses sans pourtant
épuiser complètement la question.
On peut supposer également que la capacité de structuration
est tributaire de certaines propriétés du système verbal. Under
wood et Postman (1960), Postman (1962) avec des adultes, de
Walen (1970) avec des enfants et des adultes, ont montré l'impor
tance des apprentissages préexpérimentaux qui ont pour rôle
essentiel de renforcer et d'étendre les structures verbales des
sujets. Dans cette perspective, on peut supposer que les enfants,
dont les structures verbales sont limitées et faiblement renfor
cées, rencontreront quelques difficultés pour organiser et pour
apprendre une liste de mots en situation de rappel libre.
HYPOTHÈSES
Dans l'expérience qui suit, nous proposons à des enfants de
différents âges un ensemble de 25 mots, répartis de trois façons
différentes en 5 groupes de 5 termes chacun :
— Condition I : 5 groupes syntagmatiques significatifs
formant une séquence grammaticale correcte du type : verbe,
substantif, adverbe, substantif, adjectif (exemple : manger
gâteau autour table ronde).
— Condition 11:5 groupes grammaticaux, formés des mêmes
mots que précédemment mais rassemblant respectivement tous
les verbes, tous les substantifs (compléments du verbe) tous les
adverbes, etc. (exemple : marcher manger regarder partir
briller).
— Condition III : 5 groupes quelconques, toujours formés
des mêmes mots, dans lesquels on conserve la même séquence
grammaticale que la condition I mais en mélangeant les
termes d'une séquence à l'autre, chaque groupe devenant non
significatif (exemple : gâteau partir inondé autour route). P. ARNAUD 339
Nos hypothèses sont les suivantes :
1. Les listes organisées conformément à des structures syntag-
matiques ou (et) grammaticales doivent être plus facilement
apprises que les listes de groupes quelconques, en raison des
apprentissages préexpérimentaux relatifs à ce type de matériel.
2. Les apprentissages préexpérimentaux sont d'autant plus
marqués que les enfants sont plus âgés ; on doit donc observer
une interaction positive entre l'âge et la nature des listes pré
sentées aux sujets ;
3. On peut penser que les modes de structuration des réponses
ne sont pas les mêmes aux différents âges et qu'en particulier les
plus jeunes enfants réalisent plus difficilement des séries linéaires
(cf. la méthode de calcul de la structuration utilisée par Ehrlich,
1965) alors qu'ils pourraient être capables d'effectuer des groupes
de réponses selon des critères catégoriels a priori (méthode de
Bousfield, 1953), ou selon le critère d'une stabilisation progress
ive des couples de réponses (méthode de Tulving, 1962). On
comparera donc la structuration estimée par ces trois méthodes.
4. Selon les travaux de Noizet et Pichevin (1968) les struc
tures syntagmatiques et paradigmatiques réalisées spontanément
par les enfants n'apparaissent pas avec la même fréquence à
tous les âges : vers 7 ans et 14 ans, ce seraient les structures
syntagmatiques qui sont prédominantes ; vers 11 ans, au
contraire, les structures paradigmatiques seraient les plus fr
équentes. Nous pensons que dans un apprentissage en situation
de rappel libre, ce sont toujours les structures syntagmatiques
qui l'emportent sur les autres, à tous les âges.
PROTOCOLE EXPÉRIMENTAL
Matériel
On a utilisé une liste de 25 mots d'un vocabulaire courant. La
liste est constituée de 10 substantifs, 5 verbes, 5 adjectifs, 5 adverbes
ou prépositions. Les 25 mots sont choisis de telle sorte qu'ils puissent
être répartis en 5 groupes distincts selon les trois modalités décrites
ci-dessus.
Sujets
On utilise 180 enfants appartenant à trois groupes d'âge :
— 60 sujets de la classe de 9e (moyenne d'âge 9 ans) ;
— 60 de la de 7e 11 ans) ;
— 60 sujets de la classe de 5e d'âge 13 ans). 340 MEMOIRES ORIGINAUX
Pour chaque niveau d'âge, on forme trois groupes de 20 sujets
correspondant aux trois situations ; on travaille donc avec un total de
9 groupes.
Plan expérimental
Age des sujets
Situations
9 ans 11 ans 13 ans
Structures syntagmatiques G 1
G' 2 3 1 G" 2 3 1 G2 Catégories grammaticales
Groupes quelconques G3
Procédure
Pour les 9 groupes expérimentaux l'apprentissage se fait en situation
de rappel libre, en 20 essais successifs : chaque essai comprend la présen
tation écrite et la reproduction graphique de la liste de 25 mots. Au
cours des présentations, les mots sont regroupés conformément aux
trois types de structures définis plus haut. Mais les 5 éléments de
chaque structure d'une part, les 5 structures distinctes d'autre part,
sont présentés dans un ordre aléatoire. Le tableau I donne un exemple
de la disposition des groupes de mots dans la page1.
En raison de la présentation écrite des mots à apprendre et du
rappel écrit, nous avons tenu compte du temps de lecture qui est plus
long chez les enfants plus petits, ainsi que le temps d'écriture2.
— un essai de présentation durait pour les 9e : 60", pour les 7e :
50", et pour les 5e : 40" ;
— un essai de rappel durait pour les 9e : 120", pour les 7e : 90"
et pour les 5e : 70".
RÉSULTATS
On a calculé les indices suivants :
B.R. : nombre de réponses correctes ;
R. : indice de structuration de Ehrlich (1965) ;
S.O. : d'organisation subjective de Tulving (1962) ;
I.R. : indice de groupement de Bousfîeld (1953).
1. Dans chaque condition, l'ordre des 5 groupes de mots variait (l'un
par rapport à l'autre) au cours des essais, ainsi que l'ordre des mots à l'inté
rieur de chacun des groupes.
2. Les durées ont été choisies en fonction des résultats obtenus par
R. Champagnol (1969, 1971) sur les temps de lecture et d'écriture des
enfants d'âges différents. P. ARNAUD 341
TABLEAU I
Procédure de présentation des 5 groupes de mots dans la page
L'exemple donné ici concerne les groupes syntagmatiques
Voyage
Quelquefois
Partir
Vite Long
Train Droite
Route
Enfant
Marcher Table
Autour
Ronde
Manger
Gâteau
Tristement
Champ
Paysan
Nuit Regarder
Froide Inondé
Pendant
Briller
Lune
Ces indices sont calculés individuellement par blocs de
4 essais successifs avant de donner lieu à des moyennes pour
chacun des 9 groupes expérimentaux.
Le nombre de réponses correctes (B.R.)
La figure 1 et l'analyse de variance font apparaître les résul
tats suivants :
a) Le facteur âge est significatif (p < .001) : dans les
trois situations, le nombre de réponses correctes est d'autant
plus élevé que les enfants sont plus âgés.
b) Le facteur nature des structures proposées aux sujets
est significatif (p < .001) : l'apprentissage des groupes syntag
matiques est légèrement plus facile que l'apprentissage de groupes
grammaticaux ; les groupes quelconques sont appris beaucoup
plus difficilement.
c) Le facteur essai est significatif (p < .001).
d) II n'y a pas d'interaction entre la nature des structures
et l'âge d'une part, les essais d'autre part. On ne peut donc pas
dire que tel type de structure est plus facile à un âge qu'à un
autre. Par contre, il existe une forte interaction entre l'âge et BRj
CONDITION CONDITION CONDITION
©
15-


9e
1-4 5-8 9-12 13-16 17-20 5-8 9-12 13-16 17-20 1-4 5-8 9-12 13-16 17-20 Blocs d'essais
Fig. 1. — Variation du nombre de réponses correctes (B.R.) en fonction des essais et de l'âge
pour les trois conditions expérimentales ARNAUD 343 P.
les essais (p < .001) : le nombre de réponses correctes croît
d'autant plus en fonction des essais que les enfants sont plus
âgés. On retrouve le même effet dans l'interaction triple : âge
X essais X nature des structures, elle aussi très significative
La structuration
On peut penser que les trois indices de structuration (R., S.O.
et I.R.) n'expriment pas le même mode d'organisation du
matériel :
— l'indice I.R. de Bousfield traduit la capacité de regrouper
les réponses selon des catégories définies a priori, qui sont,
dans notre expérience, induites par la présentation du
matériel ;
— l'indice S.O. de Tulving traduit la capacité de réaliser des
couples de réponses stables ;
— l'indice R. de Ehrlich traduit la capacité de réaliser une série
ordonnée, stable, des 25 réponses à apprendre.
On supposait que les enfants seraient peut-être capables
d'organiser les mots selon l'une ou l'autre de ces trois modalités
et que la modalité la plus efficace varierait en fonction de l'âge.
La figure 2 et les analyses de variance calculées séparément
sur chacun des trois indices font apparaître les résultats suivants :
1. La structuration est la plus faible dans le cas des groupes
quelconques (condition III) ; elle augmente avec les catégories
grammaticales et plus encore avec les structures syntagmatiques
(effet significatif àp< .001 pour les trois indices).
2. Les enfants les plus jeunes ont les plus grandes difficultés
à structurer le matériel, quelle que soit l'organisation qui leur
est suggérée : syntagmatique, grammaticale ou groupes quel
conques ; la capacité à organiser le matériel augmente en fonction
de l'âge (effet très significatif à p < .001, pour les trois indices).
3. L'effet de l'exercice (essais) est toujours très significatif
pour les trois indices (p < .001).
4. Les différences génétiques croissent sensiblement lorsqu'on
passe des structures quelconques (où elles sont très faibles) aux
structures grammaticales puis aux structures syntagmatiques
(interaction significative pour les trois indices à p < .001).
5. L'interaction entre les essais et l'âge est significative pour
les trois indices (p < .001) : les variations de la structuration R
O
.60-
.40
.20-
0
SO,
.35-
.25-
.15-
.05-
.60-
5e
ce .50-
40-
.30-
.20-
.10-
0 1 1 1 i r^-T 1 1 1 1 ri*-1 1 1 1 — ■— i r**
1-4 5-8 9-12 13-1617-20 1-4 5-8 9-12 13-16 17-20 1-4 5-8 9-12 13-16 17-20
Blocs dVssais
Fig. 2. — Variation des indices R., S.O. et I.R. en fonction des essais et de l'âgf
pour les trois conditions expérimentales P. ARNAUD 345
au cours des essais sont d'autant plus importantes que les enfants
sont plus âgés.
6. Par contre, l'interaction entre les essais et les structures
proposées n'est significative que pour l'indice I.R. (p < .001).
7. L'interaction triple (âge X essais x nature des structures),
non significative pour R., moyenne pour S.O. (p < .01), devient
très forte pour I.R. (p < .001) ; il apparaît — particulièrement
dans le cas de l'indice de Bousfield — que l'organisation de la
liste se développe d'autant plus rapidement au cours des essais
que les enfants sont plus âgés et que l'organisation du matériel
est plus favorable (structures syntagmatiques > catégories gram
maticales > groupes quelconques).
8. Les corrélations calculées entre les valeurs de réponses
correctes B.R. et chacun des indices d'organisation (tableau II)
ne sont que très rarement significatives entre B.R. et R. d'une
part, B.R. et S.O. d'autre part. Par contre, elles sont très signi
ficatives entre B.R. et I.R.
TABLEAU II
Corrélations entre les réponses correctes (B.R.)
et les indices de structuration (R., S.O. et I.R.)
pour l'ensemble de l'épreuve d'apprentissage
Corrélations
Groupes
B.R.-R. B.R.-S.O. B.R.-I.R.
— .257 NS I .077 NS .797 < .01
9e — .203 II .678 < .01 .812 < .01
III .200 NS .047 NS .859 < .01
I .311 NS .129 NS .778 < .01
7e II — .215 .134 NS .866 < .01
— .117 NS III .067 NS .175 NS
I .620 < .01 .070 NS .896 < .01 5e II .236 NS .383 < .10 .911 < .01
III .339 < .10 .342 NS .625 < .01
La figure 3, qui représente les scores de structuration obtenus
pour chacun des 9 groupes expérimentaux pour l'ensemble des
essais d'apprentissage, résume bien tout ce qui précède.
1. On voit que les enfants les plus jeunes (9e) ont toujours
beaucoup de difficulté pour organiser le matériel verbal, que ce

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