Etudes sur les Nerfs. Fonctions réceptrices et motrices - compte-rendu ; n°1 ; vol.32, pg 261-281

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L'année psychologique - Année 1931 - Volume 32 - Numéro 1 - Pages 261-281
21 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1931
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a) Etudes sur les Nerfs. Fonctions réceptrices et motrices
In: L'année psychologique. 1931 vol. 32. pp. 261-281.
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a) Etudes sur les Nerfs. Fonctions réceptrices et motrices. In: L'année psychologique. 1931 vol. 32. pp. 261-281.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1931_num_32_1_5045Anaî.-physiologié nerveuse, les nerfs 26i
2° Recherches expérimentales et comparées
a) Etudes sur les Nerfs. Fonctions réceptrices et motrices x
100. - G. H. PARKER et V. L. PAINE. - Progressive degene
ration of the lateral line nerve in the Catfish (Dégénérescence pro
gressive du nerf de la ligne latérale chez le Poisson-Chat). — Pr.
of N. Ac. of Se, XVII, 11, 1931, p. 589-591.
Après section des nerfs latéraux chez des exemplaires de grande
taille d' Ameiurus nebulosus, les animaux, maintenus à 18°, sont
sacrifiés à intervalles progressifs. On observe une dégénérescence
wallérienne typique, avec fragmentation de la myéline. Au bout
de 14 jours, on observe des différences nettes entre régions distale
et proximale, puis ces s'effacent et la
apparaît comme progressive, se déplaçant vers la périphérie à la vitesse
d'environ 2 centimètres par jour, sorte d'onde attribuée à un pro
cessus métabolique, par manque d'un apport matériel venant de la
région nucléée et qui représenterait peut-être une fonction du
système neuro-fibrillaire.
Ce manque d'apport expliquerait que, après section du nerf, les
organes de la ligne latérale dégénèrent progressivement, d'abord
ceux proches de la section puis de plus en plus éloignés (Brockel-
branek, Degeneration and Regeneration of the lateral line organs
in Ameiurus nebulosus, J. of exp. Z., XLII, 1925, p. 293-305).
H. P.
101. - T. W. TORREY. - The relation of Taste-Buds to their
nerve-fibres (La relation des bourgeons gustatifs avec leurs fibres
nerveuses). - Pr. of N. Ac. of Sc, XVII, 11, 1931, p. 591-594.
Quand on a sectionné le nerf glosso-pharyngien, les bourgeons
gustatifs dégénèrent quand les fibres nerveuses sont dégénérées, et
régénèrent quand celles-ci sont elles-mêmes régénérées. Olmsted
attribue cette relation à l'influence d'une substance chimique
apportée aux cellules sensorielles par les fibres nerveuses, et néces
saire à leur intégrité. Sur le poisson -chat, l'auteur, sous la direction
de Parker, a constaté que les bourgeons gustatifs des barbillons
disparaissaient en 11 jours, à 20° (et en 20 jours à 10°) après la
section de la VIIe paire, qui les innerve. Le processus est très brusque:
la veille de la disparition, les organes gustatifs sont encore normauXj
et il se produit lorsque la désintégration myélinique des fibres
nerveuses atteint l'appareil périphérique innervé, les appareils régé
nérant dans un ordre centrifuge.
Il paraît donc légitime de penser qu'une même substance, ayant
son origine dans la région nucléaire du neurone, est véhiculée le
ntement dans la fibre, et maintient l'intégrité de celle-ci et de la
cellule sensorielle à laquelle elle aboutit.
De fait, si on fait une ablation totale du nerf, ce qui prive d'emblée
1. Voir aussi les n08 322, 798, 815, 896, 903, 1204, 1205. ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 262
les cellules de l'apport de cette substance, la dégénération des organes
gustatifs est immédiate : les bourgeons ont disparu dans les 24 heures,
H. P.
102, — PH. FABRE. — Excitation par ondes brèves et par courants
progressifs. Dualité des processus biologiques en jeu. Une théorie
de l'influx nerveux. Explication des faits d'excitation par
brefs et par courants progressifs. — B. B., GVIII, 38, 1931, p. 1248-
1249 et 1249-1251.
Il n'y a pas de rapport fixe entre la constante chronaxique et la
constante « linéaire » proposée par l'auteur (ou temps nécessaire
pour atteindre le seuil d'excitation avec un courant linéaire de
pente la plus faible encore efficace). Le vieillissement d'une prépa
ration nerveuse, qui ne change pas la chronaxie, affaiblit l'autre
constante, tandis qu'avec les changements de température c'est
l'inverse.
Il y a dualité des processus en jeu derrière ces constantes^ Dans
l'excitation par ondes brèves pour la détermination de la chronaxie, les
lois sont conditionnées par la réaction locale au point excité, tandis
qu'avec les courants progressifs ce sont les conditions de propa
gation de l'excitation qui interviennent.
F. adopte une théorie de propagation active de l'influx nerveux,
comportant une dépense minime d'énergie, à l'image d'une traînée
de poudre enflammée à une extrémité, avec dissociation d'un pro
cessus chimique et d'un processus thermique s'engendrant en cas
cade. Les courants progressifs feraient intervenir une différence de
mobilité de deux sortes d'ions dans le protoplasma, les uns lents,
les autres rapides, tandis que les courants brefs provoqueraient
une désintégration de molécules activées: H. P.
103. - J. ERLANGER etE. A. BLAIR. - The irritability changes
in nerve in response to subthreshold induction shocks, and related
phenomena including the relatively refractory phase (Modificat
ions d'irritabilité du nerf en réponse à des chocs d'induction subli
minaires et phénomènes connexes dans la phase réfraclaire relative).
— Am. J. of Ph., XCIX, 1931, p. 108-128.
Etude des modifications de l'irritabilité provoquée par l'excitation
d'un nerf avec un choc d'induction subliminaire, en utilisant comme
test le potentiel d'action du nerf observé, après amplification, sur
l'oscillographe a rayons cathodiques. La durée de là première phase
positive, ou de l'intervalle de sommation, n'est pas modifiée par la
durée du choc quand cette dernière est suffisamment courte ; mais la de l'intervalle de sommation est influencée par l'intensité du
choc subliminaire de durée donnée. La durée varie aussi avec la tem
pérature et est plus longue sur le nerf polarisé cathodiquement que
sur le nerf normal. La deuxième phase, phase de dépression, revient
au niveau normal asymptotiquement dans une période qui semble
augmenter avec l'intensité dû choc sensibilisant, mais à des tempé
ratures entre 28a et 15° elle approche en durée de la phase réfractaire
relative comme d'une limite. Quand le choc subliminaire d'induction
sensibilisant est anodique au lieu d'être eathodique, tout le tableau ÀNAT. -PHYSIOLOGIE NERVEUSE. LES NËKFS J j ^ J 263
de l'irritabilité est inversé. La seconde phase suivant un choc catho
dique doit donc être regardée comme un état de dépression post
cathodique. Puisque l'intervalle de dépression laissé par un choc
cathodique juste subliminaire est coterminal avec la phase réfractairè
relative, cette dernière doit aussi être regardée comme un état de
dépression post-cathodique mais dans ce cas par le potentiel d'action
du nerf. Cette interprétation est confirmée par l'observation que
la phase réfractairè relative peut être presque supprimée par un choc
anodique convenablement placé. L'effet consécutif de Katé qui est
laissé par une impulsion nerveuse bloquée (dont la répétition don
nerait pour Kate une inhibition de Wedenski) doit être regardé
comme un état de dépression cathodique et l'inhibition de Wedenski un de post-cathodique persistante. P. B.
104. - J. ERLANGER et B .A. BLAIR. - the irritability changes
in nerve in response to subthreshold constant currents, and related
phenoma {Modification dé V irritabilité du nerf ëri réponse à des
courants constants subliminaires et phénomènes connexes). — Arn.
J. of Ph., XClX, 1931, p. 129-155.
L'intervalle de sommation est déterminé par un processus dyna
mique plus que statistique, la rupture du courant intervenant pro
bablement peu ou pas du tout dans lé phénomène. La rupture du
courant constant est suivie par la période dé dépression post-catho
dique qui généralement varie de profondeur et dé durée avec la
dépression qui suit le plateau. La dépression post-cathodique a
environ la même durée que la phase réfractairè relative. Sur le nerf
polarisé cathodiquement et subliminairement, l'irritabilité s'élève
d'abord, puis finalement baisse et devient sub-normale par suite de
la dépression cathodique. P. B.
105. — D. W. BRONK. — The initial and recovery heat production
of vertebrate nerve (La production de la chaleur initiale et de récu
pération du nerf des vertébrés). — J. of Ph., LXXI, 1931, p. 136-
144.
L'étude de la production de chaleur résultant d'une excitation
de 9 à 15 secondes montre une augmentation progressive du rythme
de la production de chaleur pendant la période d'excitation. Celle-ci
est formée par la somme de la chaleur associée avec le processus
de conduction et de la chaleur accompagnant la récupération. La
production de la chaleur de récupération présente son rythme max
imum immédiatement après la fin de l'excitation, elle continue
ensuite à un rythme décroissant. La durée de cette phase de récu
pération dépend de la température. A 19° elle est d'environ 11 mi
nutes et à 24° de 7 minutes 3/4. La production initiale de chaleur
est d'environ 8 à 9 % de la chaleur totale. P. B.
106. - LOUIS LAPICQUE. — On electric stimulation of muscle
through Ringer's solution (Sur l'excitation électrique du
dans la solution dé Ringer). — J. of Ph., LXXIII, 1931,
p. 219-246.
Pour caractériser un tissu par une constante de temps tirée de 264 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUE^
l'excitation électrique (chronaxie) il faut à tout prix éviter l'excitâ-
tion sans un contact net comme cela se produit dans le liquide de
Ringer. P. B.
107. - LOUIS LAPIGQUE. - Has the muscular substance a
longer chronaxie than the nervous substance ? [La musc
ulaire a-t-elle une chronaxie plus longue que la ner
veuse ?) - J. of Ph., LXXIII, 1931, p. 189-214.
Polémique avec Rushton sur l'isochronisme entre la chronaxie
du nerf et du muscle affirmé par Lapicque. P. B.
108. — W. A. H. RUSHTON. - The normal presence of alpha and
gamma excitabilities in the nerve-muscle complex {La présence
normale des excitabilités alpha et gamma dans le complexe nerf-
muscle). - J. of Ph., LXXII, 1931, p. 265-287.
Ces deux ne s'observent pas seulement au niveau
des muscles sartorius et sternocutané antérieurement étudiés, on les
rencontre dans une douzaine d'autres muscles chez la grenouille.
La prédominance relative d'alpha par rapport à gamma peut être
presque toujours augmentée en mettant la cathode plus près de
l'extrémité du muscle. Quand gamma existe presque à l'exclusion
d'alpha, la présence d'alpha peut être confirmée par la modification
très considérable de la période de latence de contraction qui se
produit au point où le seuil varie de gamma à alpha et par conséquent
par la courbe de contraction à double sommet obtenue par une seule
excitation. P. B.
109. - H. BLASGHKO, MC KEEN CATTEL et J. L. KAHN. -
On the nature oî the two types of response in the neuromuscular
system of the crustacean claw [Sur la nature des deux types de
réponse dans le système neuromusculaire de la pince des crustacés). —
J. of Ph., LXXIII, 1931, p. 25-35.
Par une simple augmentation de la fréquence d'excitation appli
quée sur le nerf, la réponse du muscle adducteur de la pince de divers
crustacés peut passer d'une contraction soutenue d'intensité modérée
à une secousse rapide. Après une telle contraction rapide la tension
se maintient à un niveau plus élevé que le niveau antérieur. Exis
tence d'un mécanisme par lequel l'organisme peut maintenir une
forte tension continue avec de faibles demandes au système nerveux.
P. B.
110. - D. D. COOK et R. W. GERARD. - The effect of stimula
tion on the degeneration of a severed peripheral nerve [Effet de
V excitation sur la dégénérescence d'un nerf périphérique lésé). —
Am. J. of Ph., XCVII, 1931, p. 412-425.
Un nerf sectionné perd sa conductibilité plus rapidement quand
il est excité qu'un nerf au repos. P. B.
111. — H. S. GASSER. — Nerve activity as modified by temperature
changes [Action des modifications de la température sur l'activité du Ph.,'
nerf). - Am. J. of 1931, p, 254-270. XCVII,
Les durées des phases d'élévation et de chute du sommet du potentiel ÂNÀT. -PHYSIOLOGIE NERVEUSE. LÈS NERFS 265
d'action sont touchées à la même étendue par les variations de
température. Le point où le potentiel consécutif devient décelable
est déterminé en potentiel consécutif. Ce point, à 22° est de 1,5
sigma après le départ de l'onde ; les coefficients de température
pour le temps de conduction et la durée du sommet sont très voisins,
cependant il existe une différence nette entre eux, le premier est plus
petit que le dernier d'une quantité qui varie quelque peu d'un nerf
à l'autre. Le produit de la rapidité et de la durée de la phase d'élé
vation n'est cependant pas constant, sans que ce fait fasse repousser
l'hypothèse de la conduction transmise par des courants locaux
bioélectriques. Le coefficient thermique pour la phase réfractaire
absolue est très voisin de celui du sommet, mais tend cependant à
être plus grand, en particulier dans les températures basses. La
grandeur de tous les coefficients thermiques augmente beaucoup
dans les températures basses, en particulier pour le potentiel de
sommet. P. B.
112. - F. O; SCHMITT et 0. H. A. SCHMITT. - The nature of
the nerve impulse. IL The effect of cyanides upon medullated
nerves [Nature de l'impulsion nerveuse. II. Effet des cyanures
sur les nerfs myélinisés). — Am. J. of Ph., XCVII, 1931, p. 302-314.
La consommation d'oxygène des nerfs de grenouille verte au repos
peut être pratiquement complètement inhibée par les cyanures, que
le nerf soit immergé dans une solution de Ringer ou de phosphate
ou de bicarbonate tamponnés, ou que les mesures soient faites sous
une tension physiologique de CO2 ou à une tension en CO2 nulle.
Le potentiel d'action est aboli dans CNNa à N/100 presque aussi
vite que dans l'azote pur, en 100 minutes environ. CNNa à N/5000
peut encore abolir le potentiel d'action, bien que les solutions plus
diluées agissent beaucoup plus lentement et ne déterminent jamais
un blocage complet du nerf. P. B.
113. - J. M. D. OLMSTED et P. HODGSON. - An explanation
of the results of the « alcohol block » [Explication des résultats du
« bloc » par l'alcool), — Am. J. of Ph., XCVII, 1931, p. 597-601.
Les effets du blocage par l'alcool sont dus à la narcotisation pro
gressive des fibres nerveuses isolées par ordre de dimensions crois
santes. P. B.
114. - A. FORBES, A. BARBEAU et L. H. RICE. - Evidence
from the alcohol block method on the frequency of motor nerve
impulses in the flexion reflex (Evidence de la méthode du blocage
par l'alcool sur la fréquence des impulsions nerveuses motrices dans
le réflexe de flexion). - Am. J. of Ph., XCVIII, 1931, p. 484-
510.
Les auteurs ont appliqué la méthode du blocage par l'alcool pour
la différenciation des impulsions nerveuses normales et des impulsions
subnormales (celles-ci se produisant dans la phase réfractaire relative
suivant les précédentes), à l'analyse du réflexe de flexion. Ils ont
soumis pour cela une partie du nerf moteur à une narcose progressive
par une solution alcoolique. Enregistrement des contractions et des 266 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
courants d'action d'un muscle fléchisseur en réponse à une excita
tion réflexe et à des excitations isolées et couplées appliquées sur
le nerf moteur avant l'action de l'alcool et au cours de l'effet narco
tique de l'alcool. Le réflexe de flexion commence par une salve
d'impulsions normales suivies d'impulsions subnormales, celles-ci ne
sont pas très facilement bloquées et ne sont donc pas aussi subnor
males que dans le cas du réflexe d'extension croisé. L'effet immédiat
de la section dé la moelle sur le réflexe de flexion est d'accentuer
habituellement la salve initiale des impulsions et de hâter la dispa
rition de la décharge réflexe pendant l'excitation continue. La fr
équence des impulsions nerveuses peut être un peu plus élevée après
section de la moelle qu'avant. L'effet du blocage sur le réflexe ne
semble pas dû à la narcose des fibres afférentes proprioceptives.
Différences intéressantes dans le réflexe de flexion quand il est pro
voqué sur le nerf antérieur crural ou le nerf poplité. P. B.
115. - H. T. GRAHAM et H. S. GASSER. - Modifications oî
nerve response by veratrine, prötoveratriae and aconitine {Modifi
cations de la réponse du nerf par la vératrine^ la protoiératrine et
Vaconitine). -* J. of Pharm., XLIII, 1931, p. 163-185.
L'effet de la veratrine sur le nerf peut être divisé en deux phases ;
la première phase montre l'effet vératrinique typique : potentiel
consécutif très augmenté et prolongé, avec prolongation de la phase
supranormale et abaissement du seuil d'excitation du nerf au repos.
La seconde phase est produite par une intensité ou une durée d'action
plus grande. La grandeur du potentiel consécutif commence à dimi
nuer et d'autres signes de lésion nerveuse se manifestent, tels qu'une
diminution; de la vitesse de conduction, une augmentation relative
de la période réfractaire, une élévation du seuil d'excitation et une
chute de la hauteur du sommet. Après une période d'excitation
rapide le potentiel d'action du nerf vératrinisé est augmenté, et sa
phase d'élévation prolongée, de sorte que son maximum tombe de
30 à 80 sigmas après le choc. Le repos ramène le nerf à son état
antérieur. Pendant une période d'asphyxie, le potentiel consécutif
vératrinique est diminué ; avec la réadmission de l'oxygène, le po
tentiel consécutif est augmenté au-dessus de sa valeur initiale et
prend la même forme qu'après une excitation rapide. Le refroidiss
ement diminue le potentiel consécutif vératrinique. Les anesthésiques
(uréthane, éther) peuvent augmenter ou diminuer l'amplitude du
potentiel consécutif. La protovératrine et l'aconitine déterminent
une prolongation du potentiel consécutif moins marquée que celle
causée par la veratrine. P. B.
116. - P. HEINBECKER et G. H. BISHOP. - Effect of
anoxemia, carbon dioxide and lactic acid on electrical phenomena
of myelinated and amyelinated fibres of the autonomie nervous
system [Effet de Vanoxémie, du CO% et de V 'acide lactique sur les
phénomènes électriques des fibres myélinisées et non myélinisées
du système nerveux autonome). — Am. J. of Ph.r XGVI, 1931,
p. 613-627.
Les effets de Panoxémie, du GO2 et de l'acide lactique sur les AiNAT. -PHYSIOLOGIE NERVEUSE. LES NERFS 267
libres nerveuses autonomes sont en général semblables à ceux sur
les fibres nerveuses somatiques. Le seuil est finalement élevé et la
vitesse de conduction diminuée. Habituellement abaissement pré
liminaire marqué du seuil des fibres non myélinisées. La période
réfractaire absolue est prolongée, cette période réfractaire absolue
est le meilleur index de l'état du nerf. Les fibres autonomes non
myélinisées sont déprimées plus rapidement que les fibres
myélinisées. Les fibres nerveuses somatiques sont déprimées moins
rapidement que les libres autonomes. L'ordre de récupération dan?
l'oxygène est inverse. Pas de changement dans les relations de temps
du sommet du potentiel d'action axonique. Celui-ci est abaissé par
l'anoxémie, le CO2 pur et l'acide lactique. P. B.
117. - MARGELLE LAPIGQUË et FR. VAHL. - Influence des
divers centres nerveux sur les chronaxies périphériques sensitive
et motrice. Action de la caféine. — B. B., CVIII, 38, 1931, p. 1136-
1138.
Il n'y a pas de différence entre grenouilles caféinées ou non en ce
qui concerne le comportement des chronaxies sensitives en fonction
des sections opérées dans le système nerveux central. Au contraire,
pour la chronaxie motrice, quand on libère la moelle de l'action
régulatrice du thalamus, sa valeur normale, qui assure un certain
hétérochronisme avec la chronaxie sensitive (rapport de 1 à 2) est
modifiée de telle manière que l'isöchronisme se trouve rétabli, chez
la grenouille non caféinée, tandis qu'il n'y a aucune modification
par cette section nerveuse chez l'animal caféine, comme si là caféine
suffisait pour maintenir une action équivalente à celle du thalamus
défaillant. H. P.
118. — H. D. BOUMAN. — Beitrag zur Kenntnis der Ërregungs-
leitung vom Nerven zum Muskel (Contribution à la connaissance du
transfert de l'excitation du nerf au muscle). — Ar. néérl. de Ph.,
XVI, 2 et 3, 1931, p. 168-213 et p. 350-437.
Mémoire appuyé sur une forte documentation et recherches expé
rimentales et comportant un sérieux effort d'élaboration théorique.
Une première partie est consacrée à la chronaxie de subordination de
Lapicque, B. ayant constaté que l'on obtenait une modification de la
chronaxie, après séparation du nerf, dans le sens de la chronaxie de
subordination, par excitations rythmiques infraliminaires (une exci
tation du sympathique étant sans effet), les courants décroissants
se montrant seuls efficaces dans cette stimulation rythmique. D'autre
part, dans la deuxième partie, il se trouve conduit à interpréter
par une action hormonale, celle de l'adrénaline, l'influence constatée
par Orbeli, sur les muscles fatigués à la suite de l'excitation du sym
pathique. H. P.
119. — GRACE BRISCŒ. — Adeauate electrical stimuli för posture
and movement (Stimuli électriques adéquats pour la posture et le
mouvement). — J. of Ph., LXXI, 3, 1931, p. 292-308.
Une excitation à rythme lent (15 à 20 à la seconde) a permis
d'entretenir dans le quadriceps du chat une contraction posturale i26ö analyses bibliographiques
pendant plusieurs heures 'faible métabolisme), tandis que les fr
équences plus grandes donnent des contractions phasiques qui ne
sont pas durables. La fréquence des influx afférents posturaux est,
on le sait, de 5 à 25 par seconde, ce qui correspond au rythme opt
imum pour engendrer la contraction posturale. H. P.
120. - G. BOURGUIGNON. - Interprétation des variations de la
chronaxie musculaire par répercussion avec et sans troubles fonc
tionnels. - G. R,, CXCIII, 15, 1931, p. 614-616.
Dans les processus répercussifs réflexes, les modifications de chro
naxie portent sur les nerfs intra-musculaires, sans affecter l'isochro-
nisme entre nerfs sensitifs et moteurs, aussi n'y a-t-il aucun trouble
des réactions fonctionnelles. Quand il se produit des troubles lésion-
nels d'origine centrale, les changements de chronaxie atteignent les
prolongements protoplasmiques des cellules motrices médullaires,
et il en résulte des troubles de la motricité volontaire et de la ré
flectivité. H. P.
121. - Y. RENQVIST et S. PARVIAINEN. - Lokalisation der
Schwellenzuckungen im Froschmuskel und diskontinuierliche
Reiz zeitspannungskurven [Localisation des secousses liminaires
dans un muscle de grenouille et courbes des quantités d'excitation). —
Sk. A. für Ph., LXXIT, 1931, p. 299-310.
Observation microscopique des réponses liminaires élémentaires
sur le muscle géno-hyoïdien, avec notation des quantités (produit
du voltage par le temps) avec des durées plus ou moins longues
d'excitation. Vérification de la loi linéaire d'Hoorweg-Weiss, avec
toutefois une déformation en S aux temps très courts, telle que l'a
observée Lapicque. H. P.
122. - H. M. HINBS, C. E. LEESE et G. C. KNOWLTON. -
The metabolism of skeletal muscle undergoing atrophy of dener-
vation (Métabolisme du muscle du squelette subissant l'atrophie de
dénervation). — Am. J. of Ph., XGVIII, 1931, p. 50 54.
Comparaison du taux du sucre, de l'acide lactique, de l'oxygène
et du CO2 du sang afférent et efferent d'une patte énervée avec celui
d'une patte témoin normale, chez le chien anesthésié àl'amytal ou à
Panesthésie locale à des périodes allant d'une demie heure à 14 s
emaines après l'énervation. Expériences faites pendant le repos, un
exercice modéré, l'administration de glucose et après injection sous-
cutanée d'adrénaline. Les quotients respiratoires des pattes énervées
ont été les mêmes que ceux des pattes témoins. Une patte énervée
se comporte comme un membre normal au point de vue des échanges
du sucre et de l'acide lactique entre les tissus et le courant sanguin.
Le muscle du squelette subissant l'atrophie de dénervation présente
un métabolisme qualitativement semblable à celui du muscle normal.
P. B.
123. - U. S. EULER et 3. 11. GÀDDUM. - Pseudomotot
contractures after degeneration of the facial nerve (Contractures ANAT. -PHYSIOLOGIE NERVEUSE. LES NERFS 269
pseudomotrices après dégénérescence du nerf facial). — T. of Ph.
LXXIII, 1931, p. 54-66.
Etude de la contracture pseudomotrice de la lèvre après section du
nerf moteur, décrite pour la première fois par Rogowicz. Elle ressemble
aux contractures analogues de la langue et du gastro-cnémien dans
ses traits généraux et dans ses réactions aux drogues. Elle est proba
blement due à la libération d'acétylcholine par les terminaisons
nerveuses des nerfs vasodilatateurs. Les fibres nerveuses du sympat
hique cervical qui produisent cet effet ont une synapse dans le gan
glion supérieur. Les fibres nerveuses postganglionnaires vont
de là avec la carotide interne dans le crâne. Elles rejoignent le nerf
trijumeau périphériquement au ganglion de Gasser et par le
sous-orbitaire gagnent la face. A tous ces points de vue elles sont
identiques avec les fibres nerveuses qui déterminent le rougissement
des lèvres et des gencives. Quoique pharmacologiquement parasympat
hiques ces fibres sont anatomiquement des nerfs sympathiques
typiques. Ces deux effets peuvent être reproduits aussi par d'autres
fibres nerveuses qui n'ont pas une origine sympathique mais qui
cheminent aussi dans le nerf sous-orbitaire. L'injection d'adrénaline
détermine habituellement une contracture de la face énervée, qui est
beaucoup plus lente que les effets décrits ci-dessus et qui diffère des
effets de l'excitation du sympathique en ce fait qu'elle n'est pas
modifiée par l'ésérine. P. B.
124. - L. E. TRAVIS et D. B. LINDSLEY. - The relation oî
frequency and extent of action currents to intensity of muscular
contraction [Le rapport de la fréquence et de V amplitude des courants
d'action avec Vintensité de la contraction musculaire). — J. of
exp. Ps., XIV, 1931, p. 359-381.
La question du rôle respectif du muscle ou de l'appareil nerveux
dans le courant d'action du muscle est encore obscure et on a publié
des observations discordantes. T. et L. ont expérimenté sur l'homme
à l'état normal en employant un dispositif oscillograph ique très
perfectionné ; le sujet exerce des pressions croissantes, décrois
santes ou constantes sur un dynamomètre. On a comparé aussi des
réactions réflexes et volontaires intéressant les mêmes muscles. Les
courants sont recueillis par des électrodes, soit à large surface, soit
en forme d'aiguilles qui pénètrent dans le muscle.
Avec l'accroissement de l'eflort, la fréquence des oscillations aug
mente jusqu'à 30 ou 40 kilogs, puis elle diminue. L'amplitude
mente toujours avec l'effort. Amplitude et fréquence, décroissent
pendant le maintien prolongé d'une pression constante. La fr
équence est en général plus grande dans le réflexe que dans la contract
ion volontaire. Les oscillations périodiques de l'amplitude ne corre
spondent pas à des de la fréquence.
P. G.
125. - W. F. WINDLE et A. M. GRIFFIN. - Observations on
embryonic and fetal movements of the cat [Observations sur les
mouvements embryonnaires et fœtaux du chat). — J. of comp. N.,
LU, 1930, p. 149-188.
Après anesthésie légère, des chattes pleines, à des stades différents,

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