Fonctions spatiales de la vue. Vision binoculaire. Perceptions et illusions. - compte-rendu ; n°1 ; vol.43, pg 661-676

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L'année psychologique - Année 1942 - Volume 43 - Numéro 1 - Pages 661-676
16 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1942
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c) Fonctions spatiales de la vue. Vision binoculaire. Perceptions
et illusions.
In: L'année psychologique. 1942 vol. 43-44. pp. 661-676.
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c) Fonctions spatiales de la vue. Vision binoculaire. Perceptions et illusions. In: L'année psychologique. 1942 vol. 43-44. pp.
661-676.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1942_num_43_1_7951VISION. MOTRICITÉ OCULA1HK 661
dans Vœil adapté à la lumière et à V obscurité ). — Z. für physiol.
Chemie, CCLXX, 1943, p. 73-76.
L'essai, avec le muscle de sangsue, de solutions aqueuses de
20 rétines de grenouilles, a permis de vérifier la présence constante
d'acétylcholine, avec une teneur plus élevée dans les rétines adaptées
à l'obscurité (correspondant à une solution au cent millième au lieu
du millionième). H. P.
847. — W. EHRENSTEIN. — The region of the vision-field within
arbitrary reversion of ambivalent figure-ground patterns is possible
(Région du champ visuel dans laquelle la réversibilité de dessins
ambivalents figure-fond est possible). — J. of exp. Ps., XXVII,
1940, p. 699-702.
La réversibilité n'est pas possible à la périphérie du champ ;
la région où elle est possible s'étend davantage dans la partie corre
spondant au côté temporal des rétines que dans les autres directions.
Il y a des différences considérables entre les sujets quant à l'étendue
de cette région. De deux figures d'égale grandeur apparente, c'est,
la plus rapprochée qui se prête le mieux à la réversibilité. Ces phé
nomènes sont soumis à des influences centrales. V.
848. — W. R. SICKLES. — Experimental evidence for the electrical
character of visual fields derived from a quantitative analysis of
the Ponzo illusion (Preuve expérimentale du caractère électrique des
champs visuels, dérivée d'une analyse de l'illusion de
Ponzo). — J. of exp. Ps., XXX, 1942, p. 84-91.
L'auteur part de cette hypothèse que les champs visuels sont
essentiellement de caractère électromagnétique, et cherche à vérifier
cette hypothèse. L'illusion de Ponzo (illusion visuelle de contraste
angulaire, qui donne aux astres une grandeur apparente différente
à l'horizon et au zénith) lui en fournit l'occasion. Les résultats des
expériences de l'auteur permettent de conclure dans le sens présumé,
car la structure interne, la cohérence et les distorsions des champs
visuels suivent exactement les principes connus de l'éléctro-
magnétisme. V.
c) Fonctions spatiales de la Vue
Vision binoculaire. Perceptions et Illusions
849. — FR. TONNER et H. H. WEBER. — Die Grundlagen der
Deutung der Sehschärfe (Les bases de la signification de Vacuité
visuelle). — FR. TONNER. — Die Messung der Empfindungsf
läche und unter variablen Bedingungen im gleichen
Versuch (La mesure, en une recherche semblable, de la surface de
sensation et de Vacuité visuelle dans des conditions variables). —
Die sphärische Aberration als begrenzender Faktor der Abbil
dungssehschärfe ( V aberration sphérique comme facteur limitatif
de Vacuité visuelle dans la formation des images). — Die Grösze
der Empfindungsfläche eines Lichtpunktes und der Zapfenraster
(La grandeur de la surface de sensation d'un point lumineux et ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 662
la disposition des cônes). — Die Sehschärfe (L'acuité visuelle) . —
Pf. A., GCXLVII, 1943, p. 145-148, 149-159, 160-167, 168-182
et 183-193.
Dans cet ensemble de travaux, T. et W. commencent par rappeler
les points obscurs qui persistent dans la question de l'acuité et
indiquent les recherches expérimentales qui leur ont paru néces
saires, sur l'influence exercée par l'ouverture pupillaire, la clarté,
le contraste, la couleur, sur la surface de sensation, l'acuité discr
iminative et la grandeur que l'on peut attribuer à la section active
d'un cône récepteur.
La méthode pour la mesure de l'acuité s'est fondée sur l'emploi
d'un « coin de fentes » déplaçable devant une fente horizontale et
réglé par le sujet en position discriminatrive minima des points les
mieux visibles à la coïncidence des fentes (points de 0,7 ou 0,20 mm.
vus à 7 m. 50), points pouvant apparaître sur fond obscur ou sur fond
réglable en brillance et en coloration (paroi opaque éclairée par
réflexion sur laquelle jouent les fentes).
Pour la mesure de la surface de sensation, et de la surface d'exci
tation (section active du cône récepteur), le réglage du sujet s'effec
tuait d'une part de manière à rendre juste tangents les 2 points lumi
neux, ou surtout avec 3 points (coin à 3 fentes glissant devant une
fente en T), de manière à ce que le point médian apparaisse tangent
par son bord inférieur à la droite dessinée par les bords supérieurs
des deux autres points, et d'autre part déterminant le décalage verti
cal minimum déjà perceptible du point médian par rapport aux deux
autres.
Les résultats d'environ 20.000 mesures ont donné, à l'optimum de
brillance, un angle liminaire moyen de 72,6" pour la discrimination
d'acuité, de 73,7" pour le diamètre du cercle de sensation, et de 25,9"
pour le diamètre de section du récepteur, avec points lumineux sur
fond sombre ; avec points jaunes sur fond jaune, en contraste
optimum, les valeurs respectives trouvées ont été de 86, de 68,7
et de 23,1" ; et, avec points rouges sur fond rouge de 105, de 70,4
et de 23,7".
L'influence dé l'ouverture pupillaire a été examinée en provoquant
le réflexe consensuel (pour éviter les perturbations d'actions toxiques),
réduisant le diamètre de 6,7 à 3,5 ou 2,7 mm. Le rétrécissement ainsi
obtenu a réduit l'angle liminaire (pour la surface de sensation) d'envi
ron 25 % avec des points blancs aussi bien que rouges, jaunes, verts
ou bleus (par filtrage chromatique) ; l'optimum de brillance est
plus élevé avec la pupille étroite (éclairement de 455 lux au lieu
de 245).
En suivant la variation de l'angle (diamètre ou cercle de sensa
tion) en fonction du diamètre pupillaire, on trouve une constance
de la valeur minimale (72") de 3 à 4,5 mm., et, au delà une croissance
presque linéaire, sans influence de la couleur.
L'aberration sphérique intervient donc pour limiter l'acuité seu
lement lorsque l'ouverture pupillaire dépasse le diamètre critique
de 4,5 mm.
L'influence possible de la dispersion de Tyndall et des cour
bures marginales, fonctions de la longueur d'onde, ne se manifestent VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 663
pas et doivent donc se compenser, l'une diminuant et l'autre augment
ant quand la pupille s'agrandit.
Sur fond sombre, avec des points dont' la brillance varie de 125 à
2.840 lux équivalents, le diamètre du cercle de sensation s'abaisse
de 120 à 71" (pour un« optimum de 600 lux) et augmente ensuite
jusqu'à 96" (ce qui doit tenir à un accroissement de la surface exci
tée) ; l'augmentation du diamètre quand diminue la brillance au-
dessous de l'optimum, alors que la surface excitée s'amoindrit,
implique donc une augmentation dans l'image centrale.
La dispersion des valeurs individuelles pour le minimum va
de 55 à 85" avec 72 à 73" en moyenne (135 mesures).
Au point de vue du contraste l'optimum a été trouvé pour un
rapport de 100 à 1 (28,4 et 2.840 lux) avec les points les plus petits
(0,20 mm.), d'où, par calcul, l'auteur infère que le rapport serait
de 15 à 1 avec les points de 0,7 mm. et de 1,5 à 1 avec des points
de 2,2 mm.
Au point de vue de la couleur (dont 40 combinaisons avec 5 cou
leurs ont été utilisées, sur fond blanc, homochrome ou hétérochrome),
si la brillance optima varie, l'angle minimum qui correspond à cette
brillance optima est toujours le même. Et on trouve toujours une
valeur moyenne de 25" pour le plus petit déplacement perceptible
d'un point (valeur indépendante cette fois de la brillance et du
contraste), les maxima et minima étant de 14 et 38".
Cette valeur de 25" correspond au diamètre d'un cône fovéal
(2 ji.) ; dès lors le diamètre du cercle de sensation comprend environ
3 diamètres de cônes, et l'unité réceptrice doit comporter un cône
central entouré d'une couronne de 6 cônes dans la mosaïque hexagon
ale de la fovéa.
Les mesures d'acuité ont donné les mêmes résultats que celles
de la surface de sensation, avec des points lumineux sur fond sombre ;
mais, sur fond éclairé, il n'en est ainsi qu'avec des points très brilsur'
fond lants lui-même très brillant ; autrement l'acuité est moindre
que ne l'implique le cercle de sensation. La variation avec le contraste
est parallèle mais décalée, et l'angle liminaire est de 92" (avec le
blanc, le vert le et jaune) ou de 107" (avec le rouge, le jaune-vert et
le bleu). Les surfaces de sensation des deux points discriminés doivent
donc alors être séparées par 1 ou 2 cônes;
T. fait remarquer que la différence des deux catégories de valeurs
minima distinguerait des couleurs fondamentales des couleurs mixtes
de von Studnitz.
Enfin, dernier fait, des points d'une couleur sont plus difficilement
séparés sur un champ de couleur différente (où les deux excitations
agissent sur des cônes chromatiques différents), par exemple des
points rouges sur fond jaune-vert que sur un champ sombre.
H. P.
850. — S. SHLAER, E. L. SMITH et A. M. CHASE. — Visual
acuity and illumination in different spectral regions (Acuité
visuelle et éclairement dans différentes régions spectrales ). — J. of
j?en. Ph., XXV, 1942, p. 553-569.
•Shlaer (1937) avait montré, en lumière blanche, que la relation ■
'



.
664 ANALYSES B [ li LIOGR APHIQU ES
de l'acuité avec l'éclairement répondait à deux fonctions différentes
avec un point de transition pour un éclairement de 0,1 photon.
L'explication en réside dans la dualité fonctionnelle des bâtonnets et:
des cônes.
Dès lors, on pouvait s'attendre, en utilisant des radiations mono
chromatiques, à trouver une relation obéissant a une fonction unique-
avec une lumière rouge extrême, n'agissant pratiquement que sur le*
cônes, et à constater une accentuation de la division en lumière bleue.
C'est ce que les auteurs ont vérifié avec des anneaux interrompus;
et. emploi d'une pupille artificielle de 2 mm. de diamètre, puis avec-
un réseau, sans artificielle, ce qui se traduit par une croi
ssance moins abrupte de l'acuité en particulier en lumière rouge et
un niveau terminal plus élevé. L'acuité croissant suivant une équa
tion de Hecht, serait proportionnelle à la, quantité transformée du
matériel photosensible dans le second cas, au carré de cette quantité-
dans le premier.
Le passage en lumière bleue des bâtonnets aux cônes se ferait
autour de 0,03 photon.
A ce propos les auteurs examinent les facteurs limitant l'acuité-
(qui n'augmente plus aux éclairernents supérieurs à 1.000 photons),
mettant en évidence l'influence de la pupille pour les diamètres
inférieurs à 2,3 mm., et à 2,8 mm en lumière rouge de 670 ma).
La limitation ne proviendrait pas de celle de la discrimination-
lumineuse, du taux de sensibilité différentielle, car, en diminuant le*
contraste avec l'anneau interrompu, et en comparant lumière blanche
et lumières monochromatiques évitant les franges, les valeurs limites,
d'acuité sont restées constantes. H. P.
851. — R. W. BURN HAM. — A note concerning Hartmann "s studies
Of intersensory effects (Note concernant les études de Hartmann
sur les effets intersensoriels). — «I. of exp. Ps., XXIX, 1941.
p. 81-84.
Hartmann G. W. a montré (1933-34) que l'acuité visuelle d'uni
oeil est augmentée par l'éclairement de l'autre œil, ou par des stimu
lations exercées sur d'autres sens. L'auteur soumet les résultats d'H.
à une critique fondée sur des considérations statistiques et conclut
qu'il ne faut accepter ces résultats qu'avec beaucoup de prudence.
V-
852. — V. B. WEINBERG et E. A. LAPINS KAYA. — Étude de
l'acuité visuelle aux faibles éclairements chromatiques. — Prob.
Fiziol. Opt. (Problèmes d'Optique physiologique), I, 1941.
p. 169-171.
L'acuité visuelle est déterminée pour des éclairements colorés de-
forte saturation, pratiquement monochromatiques. Les données
quantitatives obtenues amènent h l'établissement d'une équation
d'interpolation empirique, permettant de calculer l'acuité visuelle-
en fonction de l'éclairement pour les lumières monochromatiques et
leurs mélanges en tenant compte du phénomène de Purkinje dont,
l'effet sur l'acuité est beaucoup plus grand que sur la brillance.
" j. s. ■■■■■■■■-■.MOTRICITÉ OC! I. A I HE 66-> VISION.
853. — C. TRABATTONI et R. MICALE. — Punti di vista psicologiei
e nuovi motodi per la détermina zione dell'acuita stereoscopica
(Points de vue psychologiques et nouvelles méthodes pour la déte
rmination de Vacuité stéréoscopique). — Ar. di Ps. N., IV, 2, 1943.
et Contributi del Laboratorio di Psicologia, XII, 1944, p. 377-403.
Après avoir passé en revue les trois groupes de méthodes utilisées
pour déterminer l'acuité binoculaire, fournissant l'impression de
relief, les auteurs décrivent leur méthode pour la détermination des.
différences individuelles dans cette acuité, à l'état pur, avec élimi
nation des facteurs secondaires éventuels, méthode utilisée pour la
sélection dans les services d'aéronautique militaire italienne, et
contrôlée sur des marins.
Elle consiste à déterminer la parallaxe minima nécessaire pour
percevoir un relief avec deux dessins de pyramides présentés non au
stéréoscope, mais en vision libre dans un parallélépipède noirci,
à 1 m. de distance, avec éclairement diffus des figures par derrière,
le sujet regardant, tête immobilisée, par deux ouvertures écartées
de la distance convenable, et des ouvertures alignées de diaphragmes
interposés.
Les figures présentées sont au nombre de 8, avec disparations allant
de 5 à 200", et l'on donne 1 point, 2 points ou 3 points par figure vue
en relief pour 3 éclairements (de valeur relative. 8,2 et 1 , sans précision
sur la brillance réelle).
Mais on se demande pourquoi les parallaxes allant de 5 à 200"
correspondant à des valeurs de points égales, et pourquoi l'examen
se faisant en 2 séries, on commence par les 4 parallaxes les plus-
petites, en finissant par les 4 plus grandes ' H. P.
854. — JEAN RÖSCIT. — Mesures stéréosco piques appliquées à
l'astronomie et recherches connexes d'optique physiologique. —
In-8° de 164 pages. Paris, Hermann, 1943.
Cette thèse de doctorat es sciences d'un astronome apporte à
l'optique physiologique d'importantes contributions, assez hétéro
gènes d'ailleurs, en même temps que des applications astronomiques,
de ses recherches.
La partie la plus originale du travail comporte d'une part, l'ana
lyse des mouvements oculaires impliqués par le fusionnement
stéréoscopique, avec des mesures des écarts de rotation des globes
oculaires autour des lignes visuelles (par photographies à l'étincelle
électrique), et la démonstration d'un véritable « embiellage » étroit
des deux yeux, et, d'autre part, l'étude du fusionnement de taches
comportant une répartition déterminée de la brillance, qui a permis
de montrer que le fusionnement se faisait sur les centres de gravité
des logarithmes des brillances.
Ce fait tend à montrer qu'en première approximation tout au
moins l'effet sensoriel croît comme le logarithme de l'intensité d'exci
tation, ce qui apporte une vérification objective de la loi de Fechner,
L'auteur pense que c'est « la première fois que se trouve établie
objectivement une relation quantitative entre l'excitation et une-
grandeur traduisant un phénomène cérébral ». Mais à cet égard on ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 666
a déjà établi des relations de même ordre pour les vitesses de réaction
et les fréquences critiques de papillotement.
La conséquence pratique de cette observation sur la localisation
des taches au niveau de leur centre de gravité, et la détermination
logarithmique de ce centre, a été l'organisation d'une méthode de
photométrie stellaire : grâce à un procédé ingénieux de dégradé
photographique, deux étoiles sont présentées chacune à un œil, avec
symétrie inverse des dégradés : l'écart de disparation, générateur
d'un effet de relief, permet, en situant les centres de gravité, de déter
miner des différences de magnitude stellaire.
J. R. a précisé aussi les marges de fusionnement, sans diplopie,
correspondant aux territoires que Panum décrivait comme des
cercles, et qui se limitent à des fuseaux de correspondance, horizon
talement disposés, comprenant environ 20 à 30 récepteurs rétiniens,
par suite d'une véritable anisotropie rétinienne Iles disparations
verticales autorisant une diplopie immédiate).
Sur le processus de fusion bineculaire, l'auteur se hasardant dans
le domaine anatomo-physiologique, admet qu'il relève d'un « organe
à trois couches », une couche de neurones binoculaires, entourés cL-
deux couches, formées par les terminaisons des fibres directes °i des
fibres croisées, organe qu'il hésite à placer, soit dans le corps genouillé
•{ce qui est impossible), soit dans le ruban de Vicq d'Azyr au niveau
de l'écorce occipitale. Et l'hypothèse est plausible. H. P.
855. — J. RÖSCH. — Le mécanisme de la vision stéréoscopique. —
R. d'Opt., XXII, 1943, p. 65-84.
Questions traitées dans le fascicule n° 954 analysé ci-dessus.
W. W.
«56. — CL. MÜNSTER. — Ueber einige Probleme der stereosko
pischen Messung (Sur quelques problèmes de la mesure stéréosco
pique). — Z. für Inst., LXXII, 1942, p. 316-327.
Recherches sur le seuil de perception de la profondeur avec divers
^appareils, de type stéréoscopique, télémétrique, horoptérique.
Ce seuil s'abaisse à une valeur minimale très constante quand on
^arrive à réaliser les conditions optimales : objets noirs semblables,
à contours bien définis, d'écart latéral inférieur à 1°, près de la
ligne médiane, sur fond lumineux de brillance supérieure à 100 apos-
tilbs, mais non éblouissante. La moyenne des erreurs absolues de
30 sujets a été trouvée de 8,4". La du champ environnant
élève le seuil (proportionnellement à son logarithme). L'influence de
divers facteurs (contraste, inégalité de clarté des images, etc.), est
•examinée. H. P.
£57. — W. BLAS1US. — Das Raumsehvermögen bei Form- und
Farbbeachtern (La capacité de vision spatiale chez les types à
prédominance de la forme ou de la, couleur). — Z. für Sin., LXX.
1943, p. 52-74.
Examen de la capacité de vision spatiale par la méthode de
Koch (1941), de stéréoscopie par anaglyphes (écart minimum permet
tant de voir le relief d'une pyramide, indiquée en saillie ou en creux). MOTRICITÉ OCULAIRE 667 VISION.
Chez 48 sujets, de 17 à 27 ans, on détermine en outre le type pré
férentiel (forme ou couleur, en leur faisant peindre des tapis
bigarrés, et le type Kretschmérien en utilisant un questionnaire.
La bonne vision spatiale s'est rencontrée à peu près exclusivement
chez les types à forme prédominante et schizothymiques (leptosomes,
athlétiques, dysplastiques). la mauvaise chez les types à prédomi
nance de couleur et cyclothymiques. H. P.
858. — E. HEINKE. — Das Raumseh vermögen im Unterdrück
(Le pouvoir de vision spatiale dans la dépression). — Luftf., VI,
1942, p. 174-182.
Par examen de 12 sujets, à vision normale, soumis à des dépres
sions correspondant à 5.000-6.000 m. d'altitude, en caisson, l'auteur
constate une diminution de la précision et de la rapidité des percep
tions spatiales, avec parfois apparition de diplopie. H. P.
859. — M. H. PIRENNE. — Binocular and uniocular threshold of
vision (Seuils binoculaire et monoculaire de la vision). — Nature,
CLII, 1943, p. 698-700.
L'auteur pense que le fait que le seuil binoculaire est plus bas
(d'environ 0,1 unité logarithmique) se trouve explicable par les
fluctuations quantiques, la probabilité d'atteindre le seuil se trouvant
accrue avec les deux systèmes de réception.
En fait, la différence des seuils correspond bien à ce que l'on peut
prévoir d'après le calcul de probabilité, fondée sur des fluctuations
fortuites (des fluctuations biologiques indépendantes étant suscept
ibles d'agir comme des fluctuations physiques dans l'apport lumi
neux), comme le montre une courbe de fréquences de vision avec des
stimuli de 5 brillances pour chacun des deux yeux et pour les deux
yeux à la fois.
La courbe de fréquences d'un œil s'accorde avec une courbe
théorique calculée par l'équation de Poisson avec un seuil rétinien
correspondant à 6 photons. H. P.
860. — FR. SCHWARZ. — Ueber die binokulare Summation von
Flimmerlicht ' (Sur la sommation binoculaire d'une lumière papill
otante). — Z. für Sin., LXX, 1943, p. 22-29.
Avec un double dispositif pour l'interruption périodique d'un
flux éclairant une plage mate vue par un œil (la phase d'éclairement
représentant un quart de période), étude des perceptions binoculaires
avec variation du rapport des rythmes voisins d'intermittences (rap
port de 12 à 13 ou de 24 à 26).
Il y a des augmentations rythmiques d'éclairement perçu, coïnci
dant avec les battements d'interférence, d'après la fréquence accusée
par le sujet (qui bat le rythme de ces variations de brillance). Mais,
quand la fréquence des intermittences varie, le rapport restant cons
tant, il y a des variations dans le temps des oscillations de brillance,
observées chez les 4 sujets, ce qui indique qu'il doit s'agir de batte
ments centraux, au niveau de l'écorce occipitale.
Il y a en même temps des oscillations dans l'impression de pro
fondeur de la plage fusionnée binoculairement. ANALYSES HI BL10<; RAPHIO. 1. ES 668
Avec deux plages hétérochromatiques, l'une rouge et l'autre
verte, on obtient une plage fusionnée jaune dans sa région centrale
avec des marges rouge d'un côté et verte de l'autre, avec des batte
ments de brillance encore, mais moins nets. H. P.
861. — C. TRABATTONI. — La perce zione délia proîondita corne
processo dinamico (La perception de la profondeur comme processus-
dynamique). — Sul significato délie differenze individuali nella.
percezione di profondita (Sur la signification des différence»
individuelles dans la perception de la profondeur) . — Ar. di Ps. K...
III, 4, 1942, et IV, 2, 1943, et Contributi del Laboratorio di
Psicologia, XII, 1944, p. 295-348 et 349-376.
Des présentations stéréoscopiques variées conduisent à faire de-
l'unification sensorielle constitutive de la perception d'un objet la
condition nécessaire de la perception de la profondeur, et il n'y a
pas liaison simple à une disparation rétinienne, phase initiale d'un
processus dans lequel interviennent normalement, comme une série
d'expériences dans l'espace le montrent, des éléments dynamiques,
(mouvements oculaires, changements d'accommodation, etc.), d'où un
certain retard dans la perception.
En ce qui concerne les différences individuelles dans les percep
tions haploscopiques et stéréotachistoscopiques, elles sont réelles,
elles n'ont pas de stabilité, et sont sans relations avec des caractéris
tiques typologiques à l'encontre des assertions de l'école de Jaensch.
H. P.
862. — E. IIEINSIUS et M. MONJE. — Vergleichende Untersu
chungen Über die Tiefensehschärfe (Recherches comparées sur-
Vacuité de la vision en profondeur). — Z. für Sin., LXX, 1943,
p. 1-21.
Emploi comparatif de la méthode stéréoscopique et de Pulfrich
et du dispositif de Monje, chez 232 élèves de l'École de Télémétrie
de la Marine, divisés en 5 catégories d'après leur capacité.
Entre les résultats du Monje et à l'École de Télémétrie, la corré
lation a été de 0,218 à 0,202 chez ceux n'ayant pas achevé ou ayant
achevé leur formation ; entre ceux au Pulfrich et à l'École, 0,295
et 0,033 ; entre le Pulfrich et le Monje 0,18.
Les auteurs concluent à l'emploi pratique de la méthode de
Monje. Mais les corrélations sont extraordinairement faibles !
H. P.
863. — L. C. MEAD. — The influence of size of test stimuli, inter-
pupillary distance, and age on stereoscopic depth perception
(Influence de la grandeur des stimuli, de la distance interpupillaire
et de Vâge sur la perception stéréoscopique de la profondeur). —
J. of exp. Ps., XXXIII, 1943, p. 148-158.
Soixante-sept sujets (hommes) d'âge moyen de 20 ans environ,
et dont la distance pupillaire était de 63 mm. en moyenne, ont été
soumis à une épreuve stéréoscopique consistant en 23 stéréogrammes,
ayant chacun trois rangs de 10 caractères : la fusion binoculaire
faisait apparaître certains de ces plus près que les autres. VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 669
Les caractères étaient d'ailleurs de grandeurs différentes. Les prin
cipaux résultats de ces examens ont été : 1) pour un degré donné, de
parallaxe, le pourcentage des jugements corrects était directement
fonction de la grandeur des stimuli; 2) pas de corrélations nettes
•entre le nombre des réponses correctes, l'âge et la distance inter-
pupillaire. V.
— L. N. GASSOVSKi et N. A. NIKOLSKAYA. — L'action
de la durée d'observation sur le seuil de discrimination de profon
deurs (en russe, résumé anglais). — Prob.' Fiziol. Opt. (Problèmes
d'Optique physiologique), II. 1944, p. 71-77.
. Lorsqu'on abaisse le temps d'observation de 3 à 1,5 sec, le seuil
-de discrimination stéréoscopique reste inchangé, de 1,5 à 0,5 sec,
ïl monte lentement, pour augmenter -très rapidement pour des temps
•encore plus courts. Entre 3 et 0,05 sec, l'angle limite passe de 10" à
plus de 300". J. S.
S65. — J. P. FOLEY, D. F. WINNEK Jr, W. J. TYRRELL. —
Composite stereography : a technique for producing binocular
depth perception without paired stereograms or viewing apparatus
( Stéréoscopie composite : technique pour produire la perception
binoculaire de la profondeur sans clichés stéréoscopiques accouplés
ou sans appareil optique interposé). — J. of exp. Ps., XXIX,
1941, p. 256-262.
Le procédé décrit est un perfectionnement de celui de Lippmann,
dit « photographie intégrale » : il consiste essentiellement à gaufrer
la surface d'un film photographique, de manière à obtenir 200 petites
lentilles par pouce carré. Ce film est mis dans une camera en mouve
ment devant l'objet. Après développement, examiné à l'œil nu,
il donne une impression de relief à cause de la disparation des divers
éléments des petites images se trouvant derrière les petites lentilles.
C'est un phénomène stéréoscopique composite. V.
866. — R. PAULI. — Eine Vorrichtung zur Prüfung und Schulung
der stereoskopischen Wahrnehmung (Un dispositif pour l'examen
et l'exercice de la perception stéréoscopique). — Z. f. Ps., 1942, 154,
p. 215-221.
Les stéréoscopes de démonstration présentent un défaut : ils ne
permettent pas de mesurer la vitesse de l'accommodation à la vision
stéréoscopique, qui est cependant, dans la pratique, un facteur
essentiel de l'aptitude. Celle-ci consiste en effet dans la possibilité
d'indiquer non seulement des relations en profondeur d'objets immob
iles observés à loisir, niais encore les variations plus ou moins rapides
de leur distance relative, dans leur sens et dans leur grandeur. Pour
remédier à ce défaut. P. a mis au point un dispositif dans lequel,
l'un des clichés étant fixe, l'autre est mobile ; un mécanisme rotatif
permet de substituer rapidement différents modèles du cliché fixe,
par exemple les images de cercles concentriques dont les centres sont,
de l'une à l'autre, décalés légèrement d'une quantité variable, ce qui
donne, avec l'image fixe présentée à l'autre œil, un effet stéréosco-

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