Fonctions spatiales de la vue. Vision binoculaire. Perceptions et illusions. - compte-rendu ; n°1 ; vol.45, pg 531-541

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L'année psychologique - Année 1944 - Volume 45 - Numéro 1 - Pages 531-541
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : samedi 1 janvier 1944
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c) Fonctions spatiales de la vue. Vision binoculaire. Perceptions
et illusions.
In: L'année psychologique. 1944 vol. 45-46. pp. 531-541.
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c) Fonctions spatiales de la vue. Vision binoculaire. Perceptions et illusions. In: L'année psychologique. 1944 vol. 45-46. pp.
531-541.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1944_num_45_1_8232.
• VISION. MOTRICITÉ OCUXAIRB 5361 .
responsables étaient d'origine aussi bien veineuse qu'artérielle, et
que la correspondance se fait avec le diamètre du vaisseau et cTuri
espace périvasculaire. La largeur du scotome, pour un vaisseau
isolé, près des pôles de la tache aveugle, est de 0,75° à 1,5°. Il y a une
certaine variabilité individuelle dans l'angioscotome. H. P.
1054. — R. WEEKERS. — Les fonctions rétiniennes dans le syndrome
commotionnel tardif. — Presse Médicale, 20 mai 1944/ p. 150. —
Les altérations de la circulation sanguine et les fonctions rét
iniennes dans le syndrome commotionnel. — Ophtïumologica,
CVIII, 1944, p. 169-186.
Dans ces troubles tardifs, il y a un élargissement des angioseo-
tomes physiologiques au voisinage de la tache aveugle, comme dans
le glaucome ou l'anoxémie, et la fusion de ces scotomes entraîne un
rétrécissement périphérique du champ visuel dans les cas graves,
avec altération même de l'acuité centrale. L'origine est sans doute
dans l'instabilité de tension artério- veineuse, l'atonie et souvent
l'œdème de la rétine des blessés céphaliques à syndrome post-commo-
tionnel.
Pas d'observation de changement dans l'adaptation à l\>bscurité.
Pas de dyschromatopsie manifestée d'après les tests d'Ishihara
(qui sont peu propres à déceler des troubles acquis de la vision
chromatique). H. P.
c) Fonctions spatiales de la Vue
Vision binoculaire. Perceptions et Illusions
1055. — G. M. BYRAM. — The physical and photochimieal basis of
visual resolving power. Part I. The distribution of illumination in
retinal images (La base physique et photochimique du pouvoir
résolvant visuel. JTe Partie. La distribution de Féclairement dans le»
images rétiniennes). — Part II. Visual acuity and the photo
chemistry Of the retina (L'acuité visuelle et la photochimie de la
rétine). — J. of Opt. Soc, XXXIV, 1944, p. 571-591 et 718-738.
Recherches» dans une station forestière, sur la visibilité d'une
fumée au début d'un incendie. Elle dépend de facteurs atmosphér
iques (déjà étudiés) et rétiniens. Ceux-ci relèvent d'une théorie
générale de l'acuité, et notamment du facteur « contraste ». A fa
base, 2 phénomènes : formation de l'image, réception rétinienne, quî
font l'objet des 2 parties de ce travail.
La distribution de la lumière dans l'image dépend de la diffraction
et des aberrations. Les équations de Rayleigh pour stimuli rectilignes
ne valent guère que dans le cas* d'ouvertures rectangulaires, d'où les
calculs et résultats erronés de Hartridge (1923) et de Hecht, etc.
(1937-39). L'A. traite Je cas de la vision naturelle, pour divers tests
de forte luminance (donc ouvertures circulaires de 2 à 2,5 mm.) ;
l'aberration chromatique est alors négligeable à côté de la diffrac
tion. Formules et courbes donnent la distribution, dans l'image d'un
point, d'une ligne, d'un cercle, soit lumineux, soit noirs. On calcule
ensuite le contraste des raies dans l'image d'une mire, d'un objet
gris sur fond blanc, — enfin l'acuité ; des mesures confirment qu'ene
est proportionnelle à la racine carrée du contraste objet-fond. On .
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES ' 532
compare les acuités pour disques plus brillants, ou moins, que le
fond (3.800 nits). Les conditions d'expérience sont mal précisées
(et l'article est touffu, sans résumé). Pour le disque (au moins), le
contraste rétinien liminaire décroît quand croît l'aire stimulée, de
sorte qu'il n'y a pas constance, au seuil, de la différence entre éclai-
rements rétiniens, mais entre flux. Cela indique un processus de
sommation, qui expliquerait aussi l'influence favorable de la longueur
des lignes. Cependant, la petitesse des angles visuels liminaires exige
que le cône ait sa voie nerveuse bien isolée. Des courbes expériment
ales montrent l'influence favorable dei'étendue du fond, et celle de
la région rétinienne testée. B. étudie aussi l'influence de X ; puis de la,
diffraction sur le contraste rétinien, pour différents tests. '
Doutant de la nécessité de faire appel à des mécanismes nerveux
pour expliquer les données sur l'acuité, B. s'en tiendra à la réception
de l'image (la nature quantique de celle-ci sera envisagée ultérieure
ment, comme seule capable d'expliquer l'influence de l'aire sur les
seuils absolus et différentiels). Il calculera la distribution de l'énergie
transformée par les récepteurs. Il dorina d'abord des courbes sem
blables à celles d'Arnulf (non cité!), pour la limite de séparation
de 2 raies noires (0,2 à 20.000 nits) ; il retrouve un diam. pupill. opt.
de 0,5 mm. Même'allure pour des raies blanches, sauf que les grandes
brillances sont défavorables. Pour un diam. pup. > 2,5 mm,
B. emploie aussi une ligne lumineuse vue à travers une double fente
parallèle à la ligne ; ainsi, malgré l'aberration sphérique, il obtient
des courbes du contraste rétinien liminaire. C'est seulement dans
ces conditions qu'il a observé la déformation des lignes de largeur
liminaire (vers 0,3'), signalée par Helmholtz. Pour 0,2', les lignes
se brisent en segments courbés changeant rapidement de forme et
de position, conséquence probable des oscillations de l'œil. On note
que la distinction d'une courbure des lignes donne un seuil < 0,2',
comme p. ex. l'acuité d'alignement. La visibilité d'une ligne noire de
0,5' sur fond très lumineux s'explique par la distribution de l'image.
Courbes expérimentales en fonction du diam. pup. Discussion des
théories (Hecht et Mintz). Même l'influence des mouvements d'œil
semble insuffisante. B. étudie alors la réception, en utilisant la théorie
de Hecht (il note que les processus réels sont sans doute plus comp
lexes), modifiée par l'introduction des taux auxquels le système
récepteur photochimique convertit le stimulus en en régularisant
l'utilisation (adaptation). La formulation de l'A. (toujours vague,
confus) a été présentée, modifiée, par Ivanoff (i?. d'Opt., 1946,
p. 12-14). B. introduit aussi l'influence des mouvements d'œil, qui
font plus ou moins varier l'adaptation au voisinage des contours,
avec images consécutives négatives d'effet important sur l'acuité.
On vérifie par contre (fig. 12) -que la sensibilité différentielle est
nettement diminuée quand l'œil maintient la fixation dans une raie
qui sépare les 2 plages à comparer. B. déduit une équation générale
de l'acuité (et l'applique aux différents tests) en fonction du contraste
et de la concentration des produits photochimiques, elle-même fonc
tion de l'éclairement rétinien,, donc de la luminance du test. B. discute
aussi les théories de Wilcox (simple mais fausse), Marshall et Talbot
(neurologique). — Résumé très vague. G. D. y VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 533
1056. — G. WALLS. — Factors in human visual resolution (Les
facteurs dans la résolution visuelle chez V homme). — J. of Opt.
Soc, XXXIII, 1943, p. 487-505.
Revue des différentes sortes d'acuité : point bu ligne à percevoir
sur fond noir (question d'intensité), ou en noir sur fond blanc (flou
de l'image, seuil différentiel) ; séparation d'une paire de points ou
de lignes (discussion des thèses de Hecht) ; cas intermédiaires
(2 bandes plus larges que l'intervalle). W. souligne que, d'après les
données actuelles, l'acuité croît constamment avec la luminance,
même lorsque la sensibilité différentielle a cessé de s'améliorer.
Revue des facteurs secondaires : adaptation, durée d'exposition,
contraste, diam. pupillaire, couleur, distance, vision binoculaire,
âge, amétropies, interactions dans le champ visuel, influence d'autres
sensations, facteurs intellectuels. Seuls Koffka et Harrower (1931)
ont étudié l'acuité par une couleur et un gris de même brillance ;
personne n'a travaillé avec 2 couleurs.
L'acuité d'alignement (vernier ^cuity) et la stéréo-acuité sont
étudiées de près, comparées (bases analogues, perceptions tout à fait
différentes) ; elles fournissent des seuils très bas (2"), qu'il faudrait
comparer sur les mêmes sujets. Dans la discussion qui suit, W. rappelle
l'explication de Weymouth (1923-28) envisageant enfin l'irrégularité
de la mosaïque des cônes et les oscillations rapides du globe lors de la
fixation. On comprend que la dimension des cônes importe peu et
que la longueur des lignes-stimuli soit un facteur favorable, ainsi
que la durée d'action (intégration temporelle des signes locaux suc
cessifs dus aux mouvements d'ceil) ; mais ici intervient la structure
des centres, étape genouillée et cortex, — et nos données, récentes
(1941 : Marschall et Talbot, Glees et Clark), ne concernent que le Chat
et le Singe. [98 réf.] G. D.
1057. — C. L. CROUCH. — The relation between illumination and
vision (La relation entre Véclairement et la vision). — Illuminating
Engineering, XL, 1945, p. 747-784.
Exposé général relatant la variation d'acuité avec la brillance,
l'influence du contraste (données de Cobb et Moss, de Conner et
Ganoung), la variation de la vitesse de vision avec l'éclairement.
Des graphiques indiquent la brillance nécessaire pour atteindre
une performance visuelle de 98 % du maximum avec différentes
distances, divers angles visuels, et divers facteurs de réflexion.
A brillance constante d'un test, 12,6 foot lamberts, l'acuité
varie en fonction de la brillance du champ environnant, augmentant
progressivement avec celle-ci jusqu'à un maximum correspondant à
l'égalité des brillances, pour décroître ensuite très vite. H. P.
1058. — DRATZ et MEDIONI. — L'acuité visuelle aux très faibles
brillances. Application à la détermination des dimensions des
lettres et figuratifs en peinture lumineuse. — Note n° 62 du
Centre de Recherches Scientifiques de Marseille, 1944, 16 pages^
Recherche avec des tests d'acuité (échelle de Monoyer) des lettres
et des figuratifs (cercles et triangles) avec un, facteur de contraste
allant suivant les cas, de 0,87 à 0,99, et un éclairement en lumière
bleue-verte (À dominant de 515,4, pureté de 0,44) réglé par filtres. .
.
.

534 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Établissement des courbes du log. d'acuité (pouvoir séparateur^
en secondes) en. fonction du log. de brillance B (bougies par m2).
Les valeurs repère sont à peu près les suivantes :
Log. de brillance 6,5 3 ï 1
— d'acuité 4 2,9 2,2 1,8
Des formules d'interpolation utilisables seraient les suivantes :
log a = —3 —1/3 log B
1 ..--'-.■
a — zT=-
•1.000 VB
La hauteur limite apparente pour la reconnaissance de la figure
*st égale au millième de l'inverse de la racine cubique de la brillance
mais il pourrait y avoir un effet de la distance. H. P.
1059. — VIGGO CLEMMESEN. — Central and indirect vision of
the light-adapted eye (Vision centrale et indirecte de l'œil adapté
à la lumière). — Acta Ph. Se, IX, Supl* XXVII, 1944, 206 pages.
Travail dirigé par C. Berger.
Le minimum separable en vision centrale avec des points lumi-
-neux /carrés de 40" de côté) sur fond obscur a été compris entre 2,5
et 4', avec accroissement linéaire à mesure que l'image s^éloigne du
centre fovéal, entre 2' 40" et 10°. En accord avec Berger et Buchthal,
le minimum s'élève, au lieu de s'abaisser, quand la brillance des points
lumineux augmente (de 2 à 4' en vision centrale, de 8 à 9,5 en vision
excentrique de 5°). Avec de grands carrés (de 13' de côté) le minimum
s'abaisse d'abord, de 9 à 2' jusqu'à 20-50 lux, pour s'élever ensuite.
' Le minimum est aussi plus fin en lumière brève, d'autant plus que
la vision est plus excentrique. Le minimum s'abaisse quand on aug
mente la grandeur des qarrés (jusqu'à 8" pour un côté de 40'). Ce
qui joue alors, c'est la discrimination d'intensité avec des carrés
sombres sur fond lumineux (les plus petits visibles devant avoir 80"
<ié côté), le minimum peut s'abaisser jusqu'à 50".
-La perception de mouvement s'obtient pour un angle de 63",
contre 183" de minimum séparabile statique au centre, de 171" 480" à 5° du centre.
Il y a parallélisme, en fonction de l'excentricité, entre la percep-
■ tion des formes lumineuses (angularité à reconnaître) et le minimum
séparabile. L'éclairement accru améliore cette perception au centre,
et à la périphérie seulement jusqu'à 100 lux, avec influence nuisible
au delà.
Le pouvoir d'alignement est très fin, un décalage dé 20" étant
perçu au centre chez 2 sujets (de 114 à 332" à 5° du centre chez
3 sujets), avec une influence favorable de la longueur totale de la
Hgne lumineuse. La discrimination d'épaisseur d'une ligne, indépen
dante de l'éclairement et de la longueur de la ligne atteint 10 à 20"
y our une ligne lumineuse, 4 à 14" pour une sombre sur fond
temineux, au centre. H. P.
\ - _
- C. BERGER. — The dependency of visual acuity on illumi
nation land its relation to the size and function of retinal units VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 535
{L'acuité visuelle dépend de V illumination : relation avec ta dimens
ion et la fonction des unités rétiniennes). — Am. J. of Ps., LIV,
3, 1941, p. 336-352.
L'amélioration de l'acuifé ^àsuelle avec l'augmentation de l'ill
umination (testée par les techniques de Snellen et de Landolt) est le
résultat de deux facteurs : visibilité de la lumière dispersée, visibilité
de la forme, qui augmentent avec l'illumination. Les formes parti
culières des courbes de progrès obtenues peuvent s'expliquer par des
«iïets d'interférence due aux changement de dimension de l'objet,
à la lumière réfléchie par les plages sombres, à l'adaptation imparf
aite à la lumière. Quant à la fonction des unités rétiniennes, il est
fort probable qu'il ne s'agit pas d'un seul cône, mais de 2 à 8 cônes
travaillant ensemble, il n'y a que quelques cônes qui travaillent sépa
rément. Ces unités rétiniennes de dimensions différentes ont .pr
obablement toutes le même seuil pour la clarté mais ne travaillent
probablement pas toutes en même temps. Le tiers ou la moitié sont
constamment prêtes à fonctionner, le reste est en état de récupérat
ion. — Lorsque l'illumination augmente, un plus grand nombre
d'unités fonctionnelles se met en branle en même temps, parce que
leur phase réfractaire relative est raccourcie. I. L.
1061. — J. G. BEEBE-CENTER, L. C. MEAD, K. S. WAGONER et
A. G. HOFFMAN. — Visual acuity and distance of observation
(Vacuité visuelle et la distance d'observation). — J. of exp. Ps.,
XXXV, 1945, p. 473-484.
L'acuité visuelle s'est montrée sensiblement constante dans les
limites des expériences, où la distance variait de 25 pieds à 2 milles.
La thèse de la variabilité de l'acuité en fonction de la distance s'ap
puie sur des expériences dans lesquelles on n'a pas réalisé une trans
position complète du fond sur lequel l'objet est présenté aux diffé
rentes distances. Ëclairement et contrastes devraient être maintenus
constants. P. G.
1062. — C. J. WARDEN et S. ROSS. — A comparison of the navy
adaptometer test and the Columbia motion acuity test (Comparais
on du test de V adaptomètre de la marine et du test d'acuité de la
perception du mouvement de Columbia). — J. of exp. Ps., XXXV,
1945, p. 147-153.
Le premier test porte sur la perception visuelle des formes, le
second sur la perception du mouvement sous un éclairage très faible.
Une expérience sur une centaine de sujets montre une corrélation
ôlevée entre ces deux tests. Mais il n'y a aucun rapport entre les résul
tats qu'on obtient à l'obscurité et à la lumière. P. G.
1063. — C. BERGER. — A comparison under different degrees of
brightness, of minimum visual distances of two luminous points
and Of a broken Circle ( Une comparaison à des degrés différents de
brillance des distances visuelles minima de 2 points lumineux ou
d'un anneau brisé). — Am. J. of Ps., LV, 3, 1942, p. 354-370.
Description de la mesure du minimum visible de distance entre
•deux points on entre deux segments d'anneaux brisés lumineux sur
i'ond noir à différents degrés de brillance. Le seuil de résolution ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 536
décroît de façon continue avec l'accroissement de l'illumination pour
deux objets. La méthode l'anneau brisé donne des résultats
inférieurs, probablement à cause des perturbations dues à la visibilité
des formes et à la dispersion lumineuse. Le concept de pouvoir de
résolution de l'œil humain, sera donc réservé à la fonction optique
isolée, mesurée par l'angle minimum visible de 2 points lumineux
de 1 mm. de diamètre sur fond absolument noir. Le concept d'acuité
visuelle, fonction complexe, se rapporte plus justement aux mesures
obtenues avec le cercle de Landolt. L'A. présente un nouveau tableau
de cercles doublement brisés de Ferrée et Rand. I. L.
1064. — A. H. HOLWAY et E. G. BORING. — Determinants of
apparent visual size with distance variant (Déterminations de la
dimension visuelle apparente avec de distance). — Am. J. of
Ps., LIV, 1, 1941, p. 21-37.
La dimension de l'étalon stimulus soutendant un
angle visuel de un degré a été mesurée, la distance de l'étalon variant
de 10 à 120 pieds. Les rapports entre dimensions apparentes et di
stance sont calculés chez cinq sujets dans des conditions différentes
(1) en vision binoculaire directe, (2) en vision monoculaire, (3) en
vision monoculaire passant par une petite pupille artificielle, (4) en par une petite pupille artificielle et un long tunnel
noir, les rapports trouvés s'exprimant toujours en fonction à peu près
linéaire. Les conditions d'expérience représentent une série de réduc
tions dans la perception de la dimension. Dans la vision binoculaire
la dimension apparente est la résultante de l'interopération de bien
des déterminants dont on réduit progressivement l'action dans les
autres expériences. Cette réduction s'accompagne d'un changement
constant dans la pente de la ligne qui exprime le rapport entre la
taille et la distance. Les limites de variation de la pente nous donnent
du moins approximativement la fonction pour la dimension comme
constante malgré les changements de distance de l'objet perçu, et
la fonction pour la dimension comme proportionnelle à l'angle visuel
sous-tehdu par l'objet perçu'. I. L.
1065. — D. W. TAYLOR et E. G. BORING. — Apparent visual size
as a function of distance for monocular observers (Dimension
visuelle apparente en tant que fonction de la distance chez les sujets
qui n'ont qu'un œil). — Am. J. of Ps., LV, 1, 1942, p. 102-105.
Expériences portant sur deux sujets dont l'un souffre d'une
atrophie du nerf de l'œil gauche, l'autre a un œil artificiel depuis
10 ans. La perception de la dimension est légèrement réduite par
élimination des points de repère binoculaires, résultats qui concordent
avec ceux de Holway et Boring pour les sujets dont un des yeux est
fermé pendant les expériences. I. L.
1066. — D. W. TAYLOR et E. G. BORING. — The moon illusion as
a function Of binocular regard (L'illusion de la lune en fonction
de la vision binoculaire). — Am. J. of Ps., LV, 2, 1942, p. 189-201.
L'illusion de dimension de la lune due à l'élévation ne se produit
pas de façon constante lorsque la est vue d'un seul œil. Affirma-
tioji qui vaut autant pour les personnes qui n'ont qu'un œil que pour VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 537
celles qui s'en recouvrent un pour l'expérience, à moins que les per
ceptions monoculaires d'individus binoculaires ne soient affectées par
-leurs perceptions binoculaires récentes. L'auteur adopte la théorie
d'Ames sur la torsion oculaire, pour expliquer l'illusion, mais n'en
' recueille aucune preuve photographique, sa technique n'étant pas
au point. L'explication du paradoxe est redonnée en fonction dß la
relativité, la lune à l'horizon constitue un phénomène beaucoup plus
surprenant que la lune en élévation parce que l'horjzon nous fournit
des objets visibles qui constituent un cadre de références par rapport
à la lune. I. L.
1067. — A. H. HOLWAY et E. G. BORING. — The apparent size
of the moon as a function of the angle of regard : further experi
ments (Dimension apparente de la lune en fonction de l 'angle de
vision, expériences ultérieures). — Am. J. of Ps., LUI, 4, 1940,
p. 537-553.
Les A. apportent quelques précisions à leurs recherches précé
dentes : L'illusion ne dépend à peu près pas de conditions physiques
extérieures au corps du sujet, elle ne dépend ni de la posture du corps
ni de celle de la tête, ni de la position des yeux dans la tête. L'illu
sion est maxima pour des yeux en position primaire ou toute autre
position voisine. L'illusion complète se réalise lorsque les yeux
s'écartent au maximum de 40° de la position primaire. Les auteurs
opposent leur théorie de l'illumination à la théorie de la convergence
de Zoth, à celle de la torsion d'Ames et à celle de l'inhibition de
Schur. I. L.
1068. — I. L. TAYLOR et F. C. SUMNER. — Actual brightness and
distance of individual colors when their apparent distance is held
constant (Éclat actuel et distance des couleurs individuelles quand
leur distance apparente est maintenue constante). — J. of Ps.
XIX, 1945, p. 79-85.
En maintenant constante la distance apparente des différentes
couleurs, l'expérience se propose de déterminer quantitativement la
relation entre les distances actuelles de ces couleurs et leurs éclats
respectifs mesurés en lumière réfléchie à une distance constante.
L'appareillage de l'expérience consiste en cabine étanche à la
lumière et d'un dispositif de perception en profondeur du type
Howard et Dohlman (lampe fluorescente de 40 watts). Les auteurs
parvienrlent aux conclusions suivantes : 1) Quand les distances appa
rentes des différentes couleurs sont maintenues constantes, les dis
tances actuelles de ces diffèrent les unes des autres, et l'écart
constaté représente l'erreur de distance estimée de cette couleur ;
2) Quand les distances actuelles des couleurs sont maintenues cons
tantes, les éclats des couleurs diffèrent entre elles ; 3j Les mesures
physiques des différents éclats sont en corrélation positive élevée avec
les erreurs des distances estimées ; 4) Quand les distances apparentes
des différentes couleurs sont maintenues constantes, les couleurs
brillantes (blanc d'Hering, jaune et vert) apparaissent plus éloignées,
tandis que les couleurs sombres (rouge d'IIering, bleu et noir) sont '
rapprochées. P. M. ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 538
1069. — B. DICKMAN, B. PRESTON et H. K. MULL. — Distance
judgements in bright and in dim light (Appréciation de la distance
en forte et faible lumière) . — Am. J. of Ps., LVIJ, 1, 1944, p. 83-84.
L'épreuve consiste à aligner, dans un tube noirci, un disque gris
-de 8 cm. de diam. sur un autre identique fixé à 1 m. 50 du sujet. Sur •
30 sujets, 26 font dans l'appréciation de la distance une erreur plus
grande en lumière faible (de 67 % environ;. Les autres font une erreur
plus grande en lumière normale (de 35 % environ). P. J.
1070. — F. W. WEYMOUTH et M. J. HIRSCH. — The reusability
of certains tests for determining distance discrimination (La
fidélité de certains tests pour déterminer le seuil de perception de la
profondeur). — Am. J. of Ps., LVJII, 3, 1945, p. 379-390.
Cinq techniques ont été examinées par les A. du point de vue
seulement de leur fidélité (corrélation entre les résultats de 2 séries) et
indépendamment de la question de savoir si elles sont équivalentes et
ce qu'elles mesurent exactement.
1) Le « rod-test » en méthode constante. Le sujet doit répondre
par « plus près » ou « plus loin » à chaque exposition (de 250 msec,
toutes les 4 sec.) d'une fenêtre à travers laquelle il voit 2 tiges verti
cales dont l'une est fixe et l'autre déplacée par l'opérateur ;
2) Même test employé avec la méthode de Howard-Dolman :
c'est le sujet lui-même qui règle la tige variable. Ce procédé est plus
rapide ;
3) Même test, avec déplacement automatique et en, sens inverse
<Ies 2 tiges. Le sujet doit les arrêter en pressant sur un bouton quand
il les juge à la même distance ;
4) « Tilt-test » en méthode constante. Le sujet voit par une fenêtre
une bande blanche horizontale portant des taches noires irrégulières
et pouvant tourner de 70° autour d'un axe vertical. Il doit dire, à
chaque exposition, si c'est le côté droit ou le gauche qui se trouve le
plus près ;
5) Test stéréoscopique. Présentation au stéréoscope d'une série
de vues comportant des lettres dont l'une paraît plus proche dans
l'ordre du relief décroissant.
Résultats : Le test 2 a, si on exclut 4 sujets très inférieurs dans les
2 séries, un très faible coefficient de fidélité. Celui du test 5 est très
élevé au contraire mais la validité du test est douteuse : manque de
corrélation avec les « rod-tests » bien éprouvés et distribution bi-
modale des scores. Quand aux tests 1, 3 et 4, leur coefficient de fidélité
est suffisant et équivalent.
Il augmente pour 3 et diminue pour 1 et 4 quand on élimine les
€às extrêmes. P. J.
1071. — M. WARREN et G. GRIMSLEY. — Height as a factor ip
choice of vertical angle of fixation (La hauteur comme facteur
déterminant le choix de l'angle de fixation dans le plan vertical). —
J. Of Ps., XII, 1941, p. 71-74.
Dans des conditions normales d'expérience, et dans des conditions
éliminant tout facteur autre que le facteur kinesthésique, les auteurs
ont trouvé des corrélations négatives significatives" entre la hauteur • . VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 539
réelle de l'œil et l'angle 4e fixation choisi. Ils pensent que d'autres
facteurs sont liés à ce choix, qui sont des traits de caractère, et aussi
les habitudes particulières au sujet .selon son activité personnelle
caractéristique. N. G.
1072. — B. JOHNSON et L. F. BECK. — The development of spaee
perception. I. Stereoscopic vision in preschool children (Dévelop
pement de la perception spatiale. I. Vision stéréoscopique chez les
enfants d'âge préscolaire). — J. of Genet. Ps., LVIII, 1941,
p. 247-254.
A quel âge et comment les enfants sont-ils susceptibles d'avoir
une vision stéréoscopique du monde ? Au moyen d'un projecteur
spécial les auteurs présentaient à des sujets de 2 à 6 ans deux images,
-chacune étant vue par un œil et donnant une impression de relief.
Tous les enfants réagirent en face de l'écran comme devant un spec
tacle réel et voulaient s'emparer de la poupée qui était sur l'écran.
Contrairement aux résultats de Carr la vision stéréoscopique est déjà
possible à deux ans et non à trois ; la convergence étant probable
ment le facteur capital. L'explication de ce mécanisme doit être
cherchée en expérimentant sur des jeunes enfants ou sur des
animaux. J. P. ...
1073. — R. W. PICKFORD. — Some effects of coloured veiling
glare in binocular Vision (Quelques effets d'une lueur voilante
colorée en vision binoculaire). — Br. J. of Ps., XXXIV, 1944,
p. 81-88.
Cette expérience fait suite à d'autres expériences (analyse 741,
Ann. Ps.x 43-44), avec pour but cette fois d'étudier l'influence d'un
voile coloré sur la perception de la distance et de la grandeur des
objets, et pour objet pratique de rechercher les meilleurs éclairages
à employer dans le brouillard.
Ces résultats confirment ceux trouvés avec une lumière Blanche,
savoir qu'il n'y a aucune règle systématique. Les différences indi
viduelles entre les sujets sont considérables et les méthodes employées
<Ians les expériences sont plus importantes pour rendre compte des
résultats que la couleur de la lumière voilante. P. F.
1074. — G. A. BRECHER. — Aniseikonie und Fusion (Aniseiconie
et fusion). — Ar. für O., CXLVII, 1, 1944, p. 17-53.
Définition des différents types d 'aniseiconie, description détaillée
•des différents, appareils utilisés par l'école américaine et des condi
tions de leur emploi.
Dans la fusion d'images à disparation horizontale, le facteur domi
nant est la coïncidence des projections fovéales. Dans le cas de la di
scretion verticale, c'est la projection des zones périphériques de la
rétine qui domine l'établissement de la fusion. . J. S.
1075. — S. SMITH. — Utrocular or « which eye » discrimination
[Discrimination utr oculaire ou de « l'œil qui voit »). — J. of exp.
Ps., XXXV, 1945, p. 1-14.
x Si les deux yeux sont ouverts, mais que la stimulation reste monoc
ulaire, on peut arriver à dire quel est l'œil qui voit. Mais cette dis-

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