Formuler un apport informationnel dans une communication référentielle : une étude auprès d'enfants de sept et neuf ans - article ; n°1 ; vol.90, pg 45-65

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L'année psychologique - Année 1990 - Volume 90 - Numéro 1 - Pages 45-65
Résumé
On a demandé à des enfants francophones unilingues (garçons et filles de 7 et 9 ans) d'effectuer pour un pair la description d'une série d'événements. Pour chaque événement les interlocuteurs avaient la connaissance conjointe de l'un des deux protagonistes.
Les informations partagées par les interlocuteurs soit se limitaient à la connaissance de l'identité d'un personnage soit, outre son identité, incluaient la connaissance du rôle (agent vs patient) de ce dernier.
On a étudié la manière dont les locuteurs des âges considérés formulent les informations à transmettre dans chacune des circonstances.
On discute des choix discursifs des enfants en fonction des contraintes imposées par la communication et des compétences narratives en cours d'élaboration.
Mots clés : acquisition du langage, communication référentielle contraste information connue/information nouvelle.
Summary : How do children « package » a content in referential communication.
Monolingual French-speaking children (7 and 9 year — olds boys and girls) were asked to describe reversible events for peers.
Addressees had some information about one of the two characters involved in each event, but this information was either restricted to the knowledge of this character's identity or extended to the semantic role (agent vs patient) of this character.
The purpose of the experiment was to investigate the effect of this variation of the amount of shared information on the speakers description of the event.
When the information available for addressees was restricted to the agent's identity, or when it included the semantic role of a character, then speakers generally produced one sentence descriptions. When the information available for addressees was limited to the knowledge of a patient's identity, various discursive strategies appeared, depending on the speakers narrative competence.
The discussion focussed on the way speakers conveyed information under communicational and language abilities constraints.
Key words : language acquisition, referential communication, givenj new contrast.
21 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : lundi 1 janvier 1990
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M. Vion
Annie Colas
Valérie Sauvaire
Formuler un apport informationnel dans une communication
référentielle : une étude auprès d'enfants de sept et neuf ans
In: L'année psychologique. 1990 vol. 90, n°1. pp. 45-65.
Résumé
On a demandé à des enfants francophones unilingues (garçons et filles de 7 et 9 ans) d'effectuer pour un pair la description
d'une série d'événements. Pour chaque événement les interlocuteurs avaient la connaissance conjointe de l'un des deux
protagonistes.
Les informations partagées par les interlocuteurs soit se limitaient à la connaissance de l'identité d'un personnage soit, outre son
identité, incluaient la connaissance du rôle (agent vs patient) de ce dernier.
On a étudié la manière dont les locuteurs des âges considérés formulent les informations à transmettre dans chacune des
circonstances.
On discute des choix discursifs des enfants en fonction des contraintes imposées par la communication et des compétences
narratives en cours d'élaboration.
Mots clés : acquisition du langage, communication référentielle contraste information connue/information nouvelle.
Abstract
Summary : How do children « package » a content in referential communication.
Monolingual French-speaking children (7 and 9 year — olds boys and girls) were asked to describe reversible events for peers.
Addressees had some information about one of the two characters involved in each event, but this information was either
restricted to the knowledge of this character's identity or extended to the semantic role (agent vs patient) of this character.
The purpose of the experiment was to investigate the effect of this variation of the amount of shared information on the speakers
description of the event.
When the information available for addressees was restricted to the agent's identity, or when it included the semantic role of a
character, then speakers generally produced one sentence descriptions. When the information available for addressees was
limited to the knowledge of a patient's identity, various discursive strategies appeared, depending on the speakers narrative
competence.
The discussion focussed on the way speakers conveyed information under communicational and language abilities constraints.
Key words : language acquisition, referential communication, givenj new contrast.
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Vion M., Colas Annie, Sauvaire Valérie. Formuler un apport informationnel dans une communication référentielle : une étude
auprès d'enfants de sept et neuf ans. In: L'année psychologique. 1990 vol. 90, n°1. pp. 45-65.
doi : 10.3406/psy.1990.29381
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1990_num_90_1_29381L'Année Psychologique, 1990, 90, 45-65
CREPCO
VA 182 CNRS
Université de Provence1
FORMULER UN APPORT INFORMATIONNEL
DANS UNE COMMUNICATION REFERENTIELLE :
Une étude auprès d'enfants de sept et neuf ans
par Monique Vion, Annie Colas et Valérie Sauvaire
SUMMARY : How do children « package » a content in referential com
munication.
Monolingual French-speaking children (7 and 9 year — olds boys
and girls) were asked to describe reversible events for peers.
Addressees had some information about one of the two characters involved
in each event, but this was either restricted to the knowledge of
this character's identity or extended to the semantic role (agent vs patient)
of this character.
The purpose of the experiment was to investigate the effect of this
variation of the amount of shared information on the speaker's description
of the event.
When the information available for addressees was restricted to the
agent's identity, or when it included the semantic role of a character, then
speakers generally produced one sentence descriptions. When thé information
available for addressees was limited to the knowledge of a patient's identity,
various discursive strategies appeared, depending on the speaker's narrative
competence.
The discussion focussed on the way speakers conveyed information
under communicational and language abilities constraints.
Key words : language acquisition, referential communication, given/
new contrast.
1. 29 av. R. -Schuman F 13621 Aix-en-Provence Cedex. 46 M. Vion, A. Colas et V. Sauvaire
Lorsqu'il arrive que, dans les conversations de la vie cou
rante, des propos soient échangés avec pour seule visée d'i
nformer autrui, on admet qu'un locuteur élabore ses formulations
en se fondant sur un ensemble de conjectures relatives au desti
nataire. Un certain nombre de suppositions sur le savoir actue
llement détenu par celui-ci permet d'anticiper le calcul inter
prétatif auquel il pourra se livrer (Clark et Clark, 1977 ; Clark
et Marshall, 1981).
Souvent, les partenaires s'engagent par leurs échanges de
paroles dans un processus de communication de type oslensive-
inferential selon la terminologie de Sperber et Wilson (1986).
Alors que du point de vue du récepteur le processus est inférentiel,
il est, du point de vue de l'émetteur, ostensif. Ces auteurs préci
sent qu'est ostensif le comportement qui, de façon générale,
rend manifeste l'intention de rendre quelque chose manifeste2.
Dans cet article, nous nous intéressons à la façon dont un
locuteur présente et transmet un contenu donné. Plus préc
isément, il s'agit de voir comment il conditionne sa production
en fonction des informations supposées connues par le desti
nataire.
De nombreuses études ont été consacrées à la façon dont les
locuteurs réalisent dans leur discours l'opposition pragmatique
entre information connue et information nouvelle. Outre les
diverses précisions théoriques que le couple de notions a suscitées
(Clark et Clark, 1977 ; Chafe, 1976 ; Givôn, 1984 ; MacWhinney,
1977), on dispose d'une bonne documentation sur le dévelo
ppement de la maîtrise dès moyens offerts par le système réfé-
rentiel de diverses langues pour réaliser l'opposition connu/
nouveau (voir à ce propos les revues de questions de Hickmann
(1982) et de Hupet (1988), ainsi que l'approche interlangues
de Kail, Hickmann et Emmenecker (1987)).
Les études empiriques ont principalement analysé la façon
dont les locuteurs (enfants et adultes) emploient articles et
pronoms pour introduire les referents dans le discours. Elles se
sont plus rarement interrogées sur le caractère approprié de
l'articulation de ces moyens linguistiques au sein des productions
(Hupet et Kreit, 1983 ; Sauvaire et Vion, 1989). Elles se sont
2. « Ostention provides two layers of information to be picked up : first
there is the information which has been, so to speak, pointed out ; second is the that the first layer of information has been inten
tionally pointed out » (op. cit., p. 50). Messages dans une communication referentielle 47
moins souvent encore penchées sur les motifs du choix d'une
formulation particulière parmi celles qui sont aptes à rendre
compte du contraste connu/nouveau (Hupet et Kreit, 1983 ;
Vion et Colas, 1987a). L'emploi des constructions présentatives,
par exemple, dont l'une des fonctions est de signaler l'entrée
d'un nouvel élément dans un cadre textuel déjà établi, a été à
cet égard davantage analysé d'un point de vue linguistique
(Combettes, 1986 ; François, 1975 ; Jeanjean, 1979 ; Knowles,
1986; Moreau, 1976; Sornicola, 1988), que d'un point de vue
psychologique (Hupet et Tilmant, 1986 ; Vion et Colas, 19876).
Proposés par Chafe (1976) le terme de packaging, ainsi que
l'analogie entre la préparation de l'enveloppe verbale d'un mes
sage et les différentes formes de conditionnement d'une pâte
dentifrice, se montrent très éclairants pour comprendre le but
poursuivi dans la présente étude. Il s'agit d'approcher ce qui
induit les locuteurs à donner une organisation particulière à
l'ensemble de l'information adressée au partenaire de la com
munication.
Dans notre travail les locuteurs sont des enfants en cours de
scolarité primaire. On leur a proposé de décrire pour un pair une
série d'événements impliquant chacun deux personnages. Ils
savent que le destinataire est au courant d'une partie seulement
de l'information constituant chaque événement. Ils savent aussi
de quelle partie de l'information il s'agit précisément.
L'examen, dans cette situation, de la maîtrise des moyens
linguistiques destinés à marquer le contraste connu /nouveau,
aux niveaux de l'introduction et de l'articulation des referents
dans le discours, a été effectué par ailleurs (Sauvaire et Vion,
1989). Les résultats montrent que, aux âges étudiés, la mise en
œuvre et l'articulation de ces moyens sont réalisées de façon
optimale du point de vue du caractère connu ou nouveau des
personnages référés dans environ deux productions sur trois3.
Nous analysons ici la capacité de ces mêmes enfants à orga
niser une production appropriée à une présentation efficace (du
point de vue de la transmission d'information) du contenu de
chacun des événements.
3. Les principaux résultats (en particulier le détail des couples de
marques linguistiques effectivement employés par les sujets pour articuler
une référence définie et une référence indéfinie) seront rappelés dans la
partie « résultats » de la présente étude. 48 M. Vion, A. Colas et V. Sauoaire
L'expérience met en jeu deux dimensions de l'information
partagée par les interlocuteurs. La première est destinée à évaluer
comment le locuteur organise une production selon que l'on a
focalisé au départ l'un ou l'autre des personnages, agent ou bien
patient dans l'événement à décrire. La seconde doit permettre
d'apprécier en quoi l'engagement dans une formulation dépend
de l'étendue de la connaissance relative à un personnage : ou
bien le locuteur sait que seule l'identité du est
connue du destinataire ou bien il sait que le rôle sémantique de
ce personnage dans l'événement est aussi connu.
1. MÉTHODE
1.1. ÉTABLISSEMENT DE LA CONNAISSANCE PARTAGÉE
II s'agit d'obtenir des verbalisations dans une situation telle
que les interlocuteurs n'aient la connaissance conjointe que d'une
partie de l'information (l'autre partie étant détenue par le sujet
locuteur seulement). La technique employée est inspirée de celle
utilisée par Hupet et Kreit (1983). Ces derniers présentent au
sujet une première image assortie d'un bref commentaire.
L'image montre un personnage qui se révèle être l'agent ou le
patient de l'événement figuré dans une seconde image. Le per-
Tableaü I. — Types de présentation de l'information
(série (a) : un Indien visant un cowboy)
Organization of information (story (a) : an Indian aiming
at a Cowboy)
Image
N° 1 information(s) N° connue(s) 2 infromation(s)
Contexte partagée(s) du seul locuteur
Personnage un Indien (El) un cowboy visé
Agent (Cl) un visant (E2) un un cowboy (El) un Indien visant
Patient (C2) un visé (E2) un Messages dans une communication referentielle 49
sonnage ainsi introduit constitue la partie connue de l'événement
représenté dans cette dernière image. Dans notre expérience,
les composantes d'un événement sont aussi introduites en deux
parties, mais de telle sorte que la partie connue de l'événement
tantôt soit restreinte à la seule identité du personnage, tantôt
inclut son rôle sémantique. Les quatre types de présentation
choisis sont issus du croisement de deux facteurs à deux modal
ités : le commentaire associé à la première image est centré soit
sur le personnage agent (Cl), soit sur le personnage patient (G2)
(facteur Contexte); le commentaire peut ne pas inclure (El)
ou inclure (E2) l'annonce que le personnage est engagé dans une
action (facteur Empan). Il fixe dans ce dernier cas le rôle sémant
ique du personnage. Le tableau I illustre ces présentations sur
un exemple.
Le commentaire de la première image, en focalisant l'un des
personnages, établit un thème pour la narration. Il incombe au
locuteur de prendre en charge la suite de la formulation après
avoir élaboré sa propre représentation de l'événement qui lui
a été présenté scindé en deux images.
1.2. matériel
1.2.1. Le matériel est constitué de huit séries de dessins qui
représentent des événements renversables comportant chacun
trois éléments : un agent, une action et un patient. Soit les
séries :
a) un Indien visant un cowboy,
b) un maçon assommant un peintre,
c) une dame coiffant une fille,
d) un garçon volant un monsieur,
e) un bandit visant un gendarme,
f) un garçon arrosant un autre garçon,
g) un homme frappant un autre homme,
h) un corsaire tuant un capitaine.
Pour chaque série le matériel comporte quatre vignettes
différentes, de format 6x6 cm (fig. 1), présentant chacun des
personnages de face (vignettes a et b) ainsi que l'agent et le
patient de profil engagés dans une action (vignettes a' et 6'). M. Vion, A. Colas et V.- Sauvaire 50
Fig. 1. — Composition du matériel
(série d) : un garçon volant un monsieur)
Materials (set b) : a boy steals from a man)
Les images sont conçues à la manière des bandes dessinées.
Elles représentent les personnages de chaque série dans un décor
unique. Ceci permet de situer les actants dans une même unité
de lieu et de temps. Par exemple, les personnages de l'évén
ement d) sont dans un autobus.
Afin que les enfants puissent distinguer sans ambiguïté les
deux actants d'une série donnée, il a été fait en sorte que les
personnages diffèrent par les vêtements, la couleur de ceux-ci,
les âges approximatifs, etc.
Avant d'effectuer l'expérience proprement dite, la capacité Messages dans une communication referentielle 51
de nommer tous les referents figurés a été vérifiée auprès d'en
fants du même âge que les sujets de l'expérience.
1.2.2. A chaque vignette correspond un commentaire. Par
exemple, pour la série d), le commentaire accompagnant l'image
d'un personnage vu de face est formé de trois énoncés.
Le premier introduit le personnage : « C'est l'histoire d'un
homme » ; « C'est l'histoire d'un garçon. »
Le deuxième le situe : « II rentre chez lui en car. »
Le troisième décrit l'état dans lequel il se trouve : « II est très
distrait » (pour l'homme) ; « II a l'air espiègle » (pour le garçon).
Le commentaire accompagnant les images où le personnage
est engagé dans une action (vignette où il est vu de profil) est
constitué de quatre énoncés. Aux trois énoncés déjà décrits s'en
ajoute un autre qui précise que le personnage, soit va être l'agent
d'une action : « II va faire quelque chose » (vignette a'), soit va
en être le patient : « II va lui arriver quelque chose » (vignette 6').
1.3. procédure
L'expérimentateur est installé entre deux enfants assis face à face
devant une table.
Il formule la consigne suivante : « C'est un jeu où sur les cartons,
il y a une histoire en deux images. Je vais vous montrer à tous les deux
la première image qui commence l'histoire, puis je montrerai la deuxième
image, mais seulement à toi ( l'expérimentateur s'adresse au sujet
expérimental), et tu devras raconter à ton camarade la suite. »
L'expérimentateur présente la première image (par exemple la
vignette a de la figure 1) en l'accompagnant du commentaire qui
convient. Il montre ensuite la seconde [b') au sujet expérimental et
l'invite à poursuivre à l'intention de son camarade : « Alors dis-lui... »
1.4. sujets
Deux groupes d'enfants ont été constitués (facteur Age) : un groupe
d'enfants de sept ans, élèves de CEI (âge moyen : 7;6a) et un de neuf ans, de CMl (âge : 9;5a)4. Les deux
groupes sont équivalents du point de vue du nombre de sujets et des
sexes représentés. Ces âges ont été choisis proches du moment (noté
4. Le recueil des observations a été effectué par Valérie Sauvaire dans
trois écoles primaires de La Penne-sur-Huveaune (13) : l'école de la Candolle,
l'école de Beau Soleil et l'école de la Gare. Nous tenons à remercier l'e
nsemble du personnel de ces établissements pour son accueil. M. Vion, A. Colas et V. Sauvaire 52
dans des observations antérieures — Vion et Colas, 1987a et 19876) où
l'on trouve un emploi abondant de constructions présentatives dans
les productions orales des enfants. On sait par ailleurs que la compétence
narrative est encore en cours d'élaboration aux niveaux de scolarisation
considérés (Esperet, 1984).
La réalisation de l'expérience nécessitant deux sortes de sujets, des
locuteurs (sujets expérimentaux) et des destinataires (sujets compères
dont le rôle est d'être seulement récepteur dans la communication),
les enfants des deux groupes ont été répartis de la façon suivante :
— 32 locuteurs de 7 ans, dont 16 filles et 16 garçons ;
— 32 de 9 ans, 16 et 16 ;
— 16 destinataires de 7 ans, dont 8 filles et 8 garçons ;
— 16 de 9 8 et 8 garçons.
Les participent deux fois consécutives à l'expérience
avec deux autres enfants de même âge qu'eux.
1.5. PLAN DE RECUEIL DES OBSERVATIONS
Pour chaque âge, un sous-groupe passe dans la condition Cl (nommée
désormais contexte- agent), l'autre dans la C2 (contexte-
patient). Chaque sous-groupe est confronté aux deux modalités du
facteur Empan. Le plan de recueil des observations est donc :
§16 < A2 * C2 > * E2.
Pour ne pas demander deux fois la narration d'un même contenu,
on a fait en sorte que le sujet décrive quatre des huit événements dans
la modalité El et les quatre autres dans la modalité E2. Les ordres de
présentation (O) sont tels que chacun des huit événements puisse appar
aître dans toutes les positions, précédé ou suivi de chacun des autres
(soit huit ordres possibles). Ainsi, pour un ordre donné, tantôt les
quatre premiers événements sont présentés sous la modalité El
tantôt sous la modalité E2 (O'). Compte tenu des facteurs relatifs
aux ordres de présentation, le plan de l'expérience peut s'écrire :
SI < 08 * 0'2 * A2 * C2 > * E2.
1 .6. ATTENTES
Selon Haviland et Clark (1974), pour que l'échange verbal
soit efficace, le locuteur doit faire en sorte que l'auditeur puisse
opérer un renvoi en mémoire à des faits supposés déjà connus de
ce dernier. L'auditeur peut alors rattacher à ces éléments
toute proposition nouvelle (Given-New Siraiegy). Nous faisons
l'hypothèse que l'une des sources à l'origine du choix d'une forme

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