Généralités. Applications générales et sociales. Applications militaires - compte-rendu ; n°1 ; vol.36, pg 670-682

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L'année psychologique - Année 1935 - Volume 36 - Numéro 1 - Pages 670-682
13 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mardi 1 janvier 1935
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a) Généralités. Applications générales et sociales. Applications
militaires
In: L'année psychologique. 1935 vol. 36. pp. 670-682.
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a) Généralités. Applications générales et sociales. Applications militaires. In: L'année psychologique. 1935 vol. 36. pp. 670-682.
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vivacité ; étendue des intérêts ; intelligence ; athlétisme ; aptitude
aux sports ; absence de modestie ; voix agréable. K
Si l'on retient, dans les appréciations des professeurs, la moyenne
obtenue par chaque élève dans les huit traits indiqués, on "voit
un coefficient de corrélation r — 0,66 avec la note d'activité sociale.
La régression est curviligne et permet da conclure que si lea huit
traits retenus ne garantissent pas par leur présence l'élection du
sujet aux postes de direction dans l'activité sociale de la classe, ils
rendent par leur absence cette élection fort peu probable. D. \V.r
1188. — H. D. CARTER, H. S. CONRAD et M. G. JONES. —
A multiple factor analysis of children's annoyances (Analyse
des désagréments chez les enfants par la méthode des facteurs
multiples). — J. of genet. Ps., XLVII, 2, 1935, p. 282-298.
La méthode employée est celle de Thurstone. II s'agit d'enfants
de 10 à 16 ans. Les corrélations entre les 11 classes dites différentes de
désagréments distinguées par les A. peuvent être considérées comme
provenant du jeu de 3 facteurs indépendants dont les 2 derniers
sont en corrélation positive avec le quotient d'intelligence ■ des A. sujets. T.
1189. — G. H. THOMSON. — Group factors in school subjects
(Les facteurs de groupes dans les matières d'enseignement) . - — •
Br. J. of Ed. Ps., V, 2, 1935, p. 194-199.
A la suite de la controverse sur le même sujet entre M. Wilson
et M. Emmett, l'auteur signale ici que l'on peut réaliser d'innom
brables combinaisons de facteurs pour chaque groupe de corrélations
et qu'aucune de ces combinaisons ne saurait prouver l'existence
réelle de ces « facteurs » qui ne sont que des variables mathématiques.
H. A.
XIV. — Psychologie appliquée
1° Applications générales, industrielles et sociales
a) Généralités. Applications générales et sociales militaires1
1190. — MARY COLLINS et JAMES DREVER. — Psychology
and practical life (La psychologie et la vie pratique). — In-16
de 307 pages. University of London Press, 1936. Prix : 5 sh.
Les auteurs ont écrit ce petit volume, d'une part pour donner
à un public assez large un tableau d'ensemble des directions variées
de la psychologie moderne, et d'autre part pour fournir un manuel
élémentaire aux étudiants qui débutent dans le domaine de la
psychologie appliquée.
Dans le premier chapitre, ils indiquent que, sous son aspect
actuel, la psychologie a abandonné la philosophie et l'étude de
1. V. aussi les nos 449 et 93o. PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS GÉNÉRALES 671
Fesprit, pour s'unir aux sciences biologiques et s'adresser aux faits
concrets du comportement humain, objet dont l'importance n'est
pas moindre que celui de la physique ou de la chimie, et qui comporte
aussi tout un champ d'applications pratiques, qui découlent souvent
de recherches conduites en vue de buts purement théoriques.
Après avoir montré l'importance des différences individuelles
entre les hommes, l'allure du développement mental au cours
de l'enfance et de l'adolescence, rappelé l'histoire des méthodes
de mesure de l'intelligence que domine l'effort de Binet, et examiné
la question des tests d'intelligence, et de caractère, les auteurs
consacrent à la question de l'apprentissage, de la psychologie des
professions (avec le problème central de l'orientation professionnelle)
et du travail les chapitres suivants ; puis la psychologie de la réclame,
la psychothérapie et l'hygiène mentale, le problème de la délinquance
sont rapidement examinés.
C'est un petit livre très agréable à lire. H, P,
1191. — H. DE MAN. — La joie au travail. — ■ 2e édition française.
In-8° de 308 pages. Paris, Alcan, 1935.
L'étude, aujourd'hui célèbre, du penseur socialiste belge,"1 s'est
fondée sur une enquête auprès des élèves de l'Université du Travail
de Francfort-sur-Main appartenant à diverses professions.
Le pourcentage de ces ouvriers éprouvant de la joie au travail
a été de 67 % chez les ouvriers qualifiés (au nombre de 51), de 44 %
chez les semi-qualifiés (au nombre de 18), de 11 % chez les non-
qualifiés (soit 1 seul sur les 9 de l'enquête).
L'auteur analyse les facteurs qui provoquent tout naturellement
la joie au travail (instincts d'activité, de jeu, de construction, de
curiosité, d'importance, de propriété, de combativité ; instinct gré
gaire, satisfaction esthétique, etc.), et les obstacles d'ordre technique
et social qu'il suffit de savoir écarter, et c'est là le problème essentiel
que l'auteur a envisagé. H. P.
1192. — A. TEIXEIRA DE FREITAS. — Organizacion rural por
medio de las colonias-escuelas (Organisation rurale au moyen
des colonies-écoles). — R. de O. G., IV, 28, 1935, p. 590-595.
Plan d'une organisation sociale rurale bien étudiée (envisageant
l'orientation du travail rural, la formation professionnelle des colons,
l'assistance sanitaire, les moyens financiers de production ; avanc
es, etc., la commercialisation des produits» etc.) et réalisable
au moyen de différentes colonies-écoles (Brésil). L. B.
1193. — R. S. SCHULTZ et R. A. MC F ARLANE. — Industrial'
psychology in the Soviet-Union (Psychologie industrielle dans
I* Union soviétique). — J. of appl. Ps., XIX, 3, 1935, p. 265-308.
Aperçu assez détaillé des organisations psychotechniques en
U. R. S. S., d'après visite personnelle de l'un des A. et d'après les
comptas rendus publiés dans ce pays. Bibliographie de 115 titres.
D. W. 672 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
1194. — CH. S. MYERS. — The psychological approach to the pro
blem of road accidents (Le problème des accidents de la route
psychologiquement abordé). — Nature, GXXXVI, 1935, p. 740-742.
L'aspect psychologique du comporte l'adaptation aux
sujets des instruments qu'ils doivent manier, l'adaptation des signaux
aux capacités perceptives, les effets de l'emploi des projecteurs
(ombres, contrastes, éblouissement, changements de régime d'éclai
rage, etc.) l'influence des arrêts répétés sur le comportement des
chauffeurs (irritabilité en particulier), les facteurs de prédisposition
aux accidents. M. indique les épreuves auxquelles on soumet les à l'Institut de Psychologie industrielle de Londres pour
la vérification de leurs aptitudes. H. P.
,1195. — H. REINHARDT. — Wohlgefälligkeit und Zweckmässigkeit
der Skalenteilung (Aspect agréable de divisions sur une échelle
et leur appropriation au but). — Ind. Psychot., XII, 9, 1935,
p. 264-280.
Sur une échelle linéaire, les divisions paraissent le plus agréables
lorsque le rapport entre la longueur du trait à la distance entre deux
traits voisins est proche de 0,76 ; lorsque les intervalles les deviennent plus grands, le rapport jugé comme le plus agréable
a tendance à monter. Le nombre d'intervalles est sans influence sur
ce résultat. D. W.
1196. — K. A. PRESTON. — The speed of word perception and its
relation to reading ability (La vitesse de des mots et
sa à V habileté pour la lecture). — J. of gen. Ps., XIII,
1, 1935, p. 199-203.
Il y a une différence significative entre le temps moyen de
perception des mots familiers et non-familiers de même longueur.
La corrélation (sur 81 sujets) entre ces 2 temps est de 0,90 — presque
aussi élevée que les coefficients de constance des 2 tests. On trouve
des corrélations notables (les plus élevées pour les mots non familiers)
entre la vitesse de perception et la vitesse de lecture (0,41 et 0,51)
ou la connaissance du vocabulaire (0,35 et 0,42), mais négligeables
entre les vitesses et la compréhension du texte lu. G. D.
1197. — H. A. WEBSTER et M. A. TINKER. — The influence
of paper surface on the perceptibility of print (Influence de la
surface du papier sur la lisibilité de Vimpression). — J. of appl.
Ps., XIX, 2, 1935, p. 145-147.
La lisibilité mesurée par la distance maxima de la feuille imprimée
permettant une lecture correcte des mots, a été la même pour le
papier mat ou brillant. D. W.
1198. — H. A. WEBSTER et M. A. TINKER. — The influence
of type face on the legibility of print ( V influence des caractères
typographiques sur la lisibilité de Vimpression). — J. of appl.
Ps., XIX, 1, 1935, p. 43-52.
La lisibilité des différents caractères typographiques a été déter- - — PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS GÉNÉRALES 673
minée par la distance maxima à laquelle des mots isolés ont pu
être lus. Mesure de signification assez différente de la rapidité de
lecture. D. W.
1199. — F. N. STANTON et H. E. BURT. — The influence of
surface and tint of paper on the speed of reading ( U
de la surface et de la coloration du papier sur la rapidité de lecture).
— J. of appl. Ps., XIX, 6, 1935, p. 683-693.
Expériences qui n'ont pas mis en lumière de différences de rapidité
de lecture suivant la brillance et la nuance (blanche ou ivoire) du
papier. D. W.
1200. — 0. G. TRIMBLE et D. H. ASPERGER. — The « Recognition
Spans » of « Good » and « Poor » readers : A comparative study
(L'étendue de la reconnaissance des « bons » et des « mauvais »
lecteurs). — J. of appl. Ps., XIX, 6, 1935, p. 665-682.
Des enfants, élèves de la troisième année d'école élémentaire,
ont été choisis parmi ceux qui lisaient bien et ceux qui lisaient mal
pour être soumis à des expériences tachistoscopiques sur l'étendue
de la perception ainsi qu'aux déterminations des temps de réaction
et d'association. Le temps de reconnaissance d'un mot (calculé
par différence entre les temps de réactions visuels simples et les
temps de réaction au mot lu) serait en centièmes de seconde de 3,35
par mot de trois lettres pour les « bons lecteurs » ; de 18,89 pour les
«mauvais » ; l'allongement pour mots plus longs serait de 0,22 centièmes
de seconde en moyenne par lettre supplémentaire chez les premiers,
de 2,63 chez les seconds. Allure semblable des résultats dans la
lecture des phrases. D. W.
1201. — M. A. TINKER. — The role of eye movements in diagnostic
and remedial reading (Le rôle du mouvement des yeux dans le diag
nostic de la lecture déficiente et dans sa correction). — S. and S.,
1934, 39, 997, p. 147-148. .
D'après l'A., la lecture déficiente est accompagnée de troubles
oculo-moteurs caractéristiques : pauses de fixation nombreuses,
longues et irrégulières.
Se basant sur cette relation apparente entre les mouvements
désordonnés des yeux et la lecture malhabile, quelques A. ont conclu
que les mouvements oculaires sont les facteurs les plus importants
de la déficience de la lecture. Gray, Robinson, Pressey ont essayé
en conséquence de développer les mouvements effectifs des yeux
comme une méthode d'améliorer la lecture.
Un autre groupe prétend le contraire : une soigneuse étude
du problème conduit Tinker à conclure que, dans pratiquement
tous les cas, les mouvements défectueux des yeux sont plutôt les
symptômes que les causes de la lecture déficiente. Et, dans plusieurs
méthodes très efficaces de correction de la lecture, les techniques
de Monroë et Gates n'ont pas tenu compte de l'éducation du mouve
ment des yeux.
En pratique, il est démontré que l'éducation des mouvements
oculaires améliore la lecture. Toutefois, le processus central de
FSYCHOLOGIQUE. XXXVI 43 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 674
perception et de compréhension est aussi, dans une large mesure,
déterminant des mouvements des yeux, et toute modification de
la et de la compréhension est immédiatement reflétée
dans les mouvements oculaires. L. B.
1202. — O. FUTCH — A study of eye-movements in the reading:
Of latin (Etude des mouvements d'œil dans la lecture du latin).
— J. of gen. Ps., XIII, 2, 1935, p. 434-462.
La comparaison avec la lecture de l'anglais fut faite (par enre
gistrement d'un faisceau réfléchi sur la cornée) avec 8 sujets ayant
fait au moins 8 ans de latin et avec 27 débutants. Les différences,
beaucoup plus fortes chez les débutants, sont de même nature
chez tous les sujets : la fréquence des mouvements régressifs est
nettement plus grande pour le latin ; le nombre de fixations par ligne
est plus élevé ; une différence semblable (plus faible) est constatée
pour la durée moyenne des pauses.
A compréhension voisine du texte, les étudiants exercés se disti
nguent surtout des débutants par la raréfaction des mouvements
régressifs, puis par la vitesse globale de lecture.
Dans le groupe des débutants, des corrélations notables sont
obtenues entre la lecture de l'anglais et celle du latin (transfert
d'habitudes), surtout pour la durée des pauses, mais non pour la
fréquence des régressions. On compare aussi les bons et les mauvais
élèves, enfin deux classes à méthodes d'enseignement différentes.
Il y a corrélation entre la méthode et les mouvements d'œil : les
exercices grammaticaux et de traduction, non accompagnés de
lectures fréquentes sur des textes faciles, rendent, du moins au début
des études, la lecture malaisée. Il n'a pas semblé que l'ordre des
mots en latin créât pour les débutants une difficulté aussi grande
qu'on le croit en général. G. D.
1203. — H. IIOPFENMÜLLER. — Der gute und der schlechte
Turner (Le bon et le mauvais sportif). — - Z. f. an g. Ps., XLIX,
3-4, 1935, p. 208-233.
L'A. étudie le rapport qui existe entre les dispositions sportives
et les facultés intellectuelles. Il essaie aussi, par la méthode expéri
mentale, de préciser dans quelle mesure les
se rattachent aux autres traits de la personnalité humaine. Ces
recherches ont. été effectuées dans des écoles primaires et ont porté
sur environ 1.000 sujets. On compara les notes de culture physique
avec les notes d'autres matières enseignées.
Conclusions : les dispositions sportives et intellectuelles ne s'ex
cluent pas réciproquement, le plus souvent même elles marchent
de pair. Cette concordance d'ailleurs est plus marquée chez les
petits et devient moins accentuée chez les élèves des classes supé
rieures, où il arrive souvent qu'un bon sportif est mal noté pour les
autres matières enseignées. Ceci s'explique par le fait que les exercices
de culture physique dans les classes supérieures sont plus différenciés
et exigent parfois des dispositions spéciales.
Cette première recherche d'ordre statistique était accompagnée
par une autre, purement expérimentale. On a examiné : 1) Un groupe APPLIQUÉE. APPLICATIONS GÉ>ÉRVLES 675 PSYCHOLOGIE
de 4 élèves, dont 2 étaient bons sportifs, mais mal notés pour l'e
nsemble des matières enseignées et les 2 autres se trouvaient dans
une situation inverse ; 2) un groupe de 20 élèves dont 10 bons et
10 mauvais sportifs, choisis indépendamment de leur niveau intellec
tuel. Le premier groupe de 4 élèves a été soumis d'abord à l'examen
d'intelligence au moyen des tests de Zink. Les résultats obtenus
concordaient parfaitement avec les opinions des professeurs. Puis
on a appliqué une série de tests, s'adressant aux autres aptitudes :
1) à l'attention distribuée seule et liée à la promptitude de réponse ;
2) à concentrée ; 3) à la rapidité de la réaction musculaire,,
de la réaction de choix ; 4) à la faculté de « réaiguillage » ; 5) à l'habi
leté manuelle ; 6) aux facultés physiques, à savoir : la souplesse^
la force, la ténacité motrice et la résistance à la fatigue.
Le deuxième groupe de 20 élèves, sans être soumis aux tests-
d'intelligence, a subi toutes les épreuves mentionnées plus haut.
En examinant les résultats obtenus par ces deux groupes, on voit
qu'en général ce sont toujours les bons sportifs qui occupent partout ,
les premiers rangs. Il y a pourtant des exceptions bien instructives,,
à savoir : 1) l'épreuve au dynamomètre montre parfois un rendement
meilleur chez les mauvais sportifs. On peut en conclure que ce
n'est pas la force seulement qui compte dans la culture physique ;
2) les tests d'attention distribuée sont parfois mieux" réussis par les
mauvais sportifs. Cette disposition ne semble donc pas être indi
spensable pour les sports, l'attention concentrée importe plus.
En résumé, nous pouvons classer en 2 groupes les dispositions
qui contribuent à la constitution d'un élève bien noté pour la culture
physique. Le premier groupe comporte : la faculté de réagir rapide
ment, la souplesse du corps, la maîtrise des mouvements, l'aptitude,
aux changements faciles de posture corporelle, l'attention concentrée ,-
la ténacité musculaire, la résistance à la fatigue et l'attitude psycho
logique devant l'effort physique.
Le deuxième groupe comporte : l'habileté manuelle, l'attention
distribuée, la force, le « réaiguillage » rapide des attitudes psychiques
et intellectuelles.
Les mauvais sportifs sont caractérisés toujours par le fait que
les facultés du premier groupe ne sont pas suffisamment développées.
Par contre, les facultés du deuxième groupe peuvent même atteindre ■
chez, eux un degré assez élevé, sans pourtant suppléer à l'insuffisance -
des précédentes. La disproportion même entre ces deux sortes d'apti
tudes peut contribuer à rendre l'enfant mauvais dans les sports.
S. K.
1204. — YEIINAUX. — Détermination des aptitudes. Les « army
mental test ». — B. Of. Or. Pr., XV, 57, 1935, p. 5-32.
Après l'application colossale des army mental tests à la formation
de l'armée américaine durant la guerre, peu d'essais ont été faits-
pour utiliser ces tests dans d'autres pays. L'essai de TA. est donc
particulièrement intéressant, tant par l'esprit dans lequel il a été
poursuivi, que par les résultats qu'il a permis d'obtenir. Capitaine-
commandant d'une compagnie au régiment belge de carabiniers
« Prince Beaudouin », il a appliqué depuis 1928 à 467 recrues une 676 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
sélection des tests pris parmi la batterie a (5 sur 8) complétés par une
épreuve d'instruction consistant en une courte dictée. Le classement
des sujets en 6 catégories, très supérieurs, supérieurs, moyens élevés,
moyens bas, inférieurs et très inférieurs, a permis de former des
« groupes de combats » (chambres) équilibrés, où les mêmes proport
ions de chaque catégorie se retrouvent, ce qui augmente naturell
ement la valeur moyenne du groupe. D'autre part, on a pu différencier
l'instruction donnée aux différentes catégories de sujets et assouplir
les méthodes générales d'instruction en connaissant mieux les sujets
et enfin recruter à bon escient des candidats gradés de complément.
Le travail est très intelligemment mené et exposé, avec, objecti
vité et précision, sans sortir -des limites du bon sens en attachant
une valeur telle aux tests qu'ils excluent tout autre moyen d'obser
vation des recrues et de pénétration de leur personnalité profonde,
l'A. déclarant avec raison que seuls le contact journalier et l'obser
vation directe permettent sur ce dernier point d'obtenir des données
vraiment valables. Il faut souhaiter que l'activité de l'A. puisse
continuer à s'exercer dans la même direction en de nouvelles recher
ches. M. F.
1205. — ANDERBERG. — Denkleistungsproben und Intelligenz-
prüfungen bei der Rekrutierung in der Schwedischen Marine
(Epreuves mentales et tests d'intelligence dans le recrutement de
la marine suédoise). — Ind. Psychot., XII, 7-8, 1935, p. 193-210.
Des tests d'intelligence, dont le détail n'est pas publié afin
d'en éviter la divulgation, sont employés dans la marine suédoise
depuis 1932, et depuis 1934 ils sont utilisés comme moyen de sélection
des postulants à l'entrée. Les résultats décrits montrent une réparti
tion en cloche et une bonne validité, à en juger par les différences
constatées entre soldats, sous-officiers et officiers. La corrélation
entre les notes obtenues par les recrues aux cours théoriques qu'ils
suivent après l'admission et le nombre de points obtenus pour
les réponses dans le test a atteint 0,68 ; le succès dans les cours
pratiques paraît lié plutôt à la rapidité qu'à l'exactitude dans le
test : 0,51 et 0,36. D. W.
1206. — R. MÜHL- KÜHNER. — Analyse und Prüfung der Tätig
keit des Melders (Analyse et examen de V activité de V agent de
liaison). — In-8° de 41 pages. Wurzburg, 1935.
Cette contribution à la psychotechnique militaire est apportée
par l'auteur sous la direction de K. Marbe.
Une analyse de l'activité montre que l'agent de liaison doit être
d'un type sport if.avec une bonne vue (pas de port de verres), une ouïe
fine et un pouvoir de localisation auditive développé, un odorat
dépistant les gaz à éviter, qu'il doit être calme, posséder une bonne
mémoire logique, persistante, une capacité visuelle d'orientation, une
attention distribuée et une forte résistance aux facteurs de distraction,
une appréhension rapide de l'essentiel, de la présence d'esprit, et
certaines qualités de caractère (auto-discipline, conscience du
devoir, etc.).
Pour la sélection des agents de liaison, on a recherché, au moyen PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS GÉNÉRALES 677
de 9 tests, à éprouver les capacités principales : la mémoire logique,»
la mémoire optique {schéma de paysage et présentation brève),
le pouvoir de combinaison (formations de phrases avec 3 mots),
l'attention distribuée, la localisation des bruits, l'interprétation
des bruits, la capacité de concentration (attention avec le test de
Bourdon), la sensibilité olfactive (reconnaissance du pétrole), l'appré
ciation de l'ordre relatif de stimuli optiques et acoustiques.
Le dernier test a donné une faible corrélation négative avec
la réussite dans la fonction de 18 agents de liaison, le test d'olfaction,
non classant sous la forme grossière adoptée, a été abandonné.
Les corrélations respectives (méthode des rangs) des 7 premières
épreuves avec la réussite ont été de 0,79 ; 0,75 ; 0,73 ; 0,25 ; 0,12 ;
0,33 ; 0,55.
Pratiquement, les trois premiers tests ont fourni une batterie
satisfaisante donnant une corrélation globale de 0,87 avec la réussite
fonctionnelle (dont les bases militaires d'appréciation n'ont pas
été examinées). H. P.
1207. — H. BANISTER. — A study in eye dominance (Une étude
sur la dominance oculaire). — Br. J. of Ps., XXVI, 1, 1935,
p. 32-48.
Lorsqu'on « vise » un objet éloigné, on peut constater que le doigt
dont on se sert dans cette opération se trouve, en général, en ligne
droite entre l'objet visé et l'œil droit ou gauche. Un des yeux est alors
dominant. Il peut arriver aussi que la ligne droite passe de l'objet à
un point situé entre les yeux. C'est cette dominance que B. a étudiée
avec des tests appropriés en rapport avec un problème d'ordre surtout
pratique, notamment celui que pose l'aptitude au tir. Son enquête
a porté tout d'abord sur 1.000 soldats d'infanterie. Elle a montré
que la dominance est non seulement un facteur important de l'apt
itude au tir mais aussi que ceux des individus dont l'œil droit est
dominant ont une supériorité notable sur les autres, toutes choses
égales d'ailleurs, quand on leur demande de tirer en appuyant le fusil
sur le bras droit. Dans une deuxième enquête à laquelle ont été
soumis 950 soldats classés par leurs supérieurs en trois groupes
suivant leur valeur professionnelle, B. aboutit à constater que les
hommes chez qui l'œil droit prédomine sont en général meilleurs
soldats que ceux chez qui on trouve la prédominance de l'œil gauche.
Cette conclusion lui paraît fondée bien que les statistiques qu'il
a recueillies ne soient pas nettement significatives. P. K.
1208. — H. WEBER. — Zur graphischen Analyse der Bewegungen
der Visierlinie während des Zielens und deren Beziehungen zum
Abkommen (L'analyse graphique des mouvements de la ligne
de visée et leur influence sur les résultats du tir). — A. f. ges. Ps.,
XCIV, 1, 1935, p. 33-121.
L'étude ne s'occupe que du tir debout, sans appui, le plus inté
ressant, selon l'A., au point de vue psychologique. Elle porte sur
l'ensemble des impulsions qui se développent pendant la visée
et au cours de l'action sur la détente (avec un système de détente 678 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
à bossette). Les conditions expérimentales de visée sont analogues
à celles de la pratique militaire des armes à feu.
Dispositifs expérimentaux : 1° Carabine de police allemande
modèle 1898 ; 2° Appareil de Wirth permettant le contrôle de la visée.
De chaque côté de l'arme, deux fils d'acier de 0,5 mm. de diamètre,
fixés près du cran de mire et du guidon, sont tendus fortement
à 9 cm. l'un de l'autre, parallèlement à la ligne de visée. Sur ces
fils glissent, pendant la visée, deux cavaliers plats de 1 mm. d'épais
seur. L'un d'eux est près du cran de mire, le second près du guidon.
Ces cavaliers sont maintenus verticaux par leur partie supérieure
qui s'engage dans une fourche ouverte pendant la visée, fourche
placée normalement à la ligne de visée moyenne. Comme ces deux
«avaliers suivent chaque mouvement de l'arme, la ligne de visée
les coupe toujours au même point, là où se trouve le cran de mire
•et le guidon. Les fourches, qui maintiennent ces deux cavaliers,
larges de 10 cm., sont formées par deux presses électromagnétiques
montées dans un fort étrier de métal et maintenues fixes dans l'espace
par un dispositif approprié. L'une des joues de la presse est fixée
à. rétrier de métal, tandis que la joue opposée est l'armature d'un
puissant électro-aimant. Pendant le passage du courant, celui-ci
s'oppose à l'action de puissants ressorts tendant à appuyer la»joue
«ontre la joue opposée, de sorte que la fourche reste ouverte. Quelques
milli-secondes après la rupture du courant, cette armature vient
presser, contre la joue fixe, la perle supérieure d'un des cavaliers
avec une force d'environ 5 kilos. La rupture du courant a lieu au
moment où le percuteur commence à se porter vers l'avant. Le
système est réglé pour que le temps qui s'écoule entre la rupture
•du courant et l'immobilisation du cavalier soit le même que celui
nécessaire au percuteur pour atteindre la cartouche. Les cavaliers
sont donc immobilisés exactement dans la position qu'ils occupaient
-au départ du coup.
Une cible formée par une croix constituée par des carrés de
1 cm. de côté alternativement noirs et blancs fut placée sur un
bâtiment, séparé par une cour du lieu d'expérience. L'image de cette
■cible reflétée par un miroir donnait l'impression qu'on visait à travers
une fenêtre ouverte un but à 90 mètres. Les écarts entre les lectures
■de la visée et le point d'impact réel se montrèrent assez petits dans
les exercices de contrôle pour qu'on puisse considérer que la déter
mination du point d'impact au moyen de l'appareil est suffisamment
précise.
Un enregistrement graphique des composantes horizontale et
verticale des mouvements de la ligne de visée, jusqu'au départ
■du coup, en fonction du temps, permettait ensuite l'interprétation
•des courbes qui portait sur : a) le décalage des courbes X et Y,
Tune par rapport à l'autre ;
2° L'étalonnage des courbes en fonction des abscisses et des
ordonnées de la cible, étalonnage qui comportait :
a) de base à partir d'un centre de projection
moyen de la ligne de, visée ; b) la restitution des écarts horizontaux
d'après les courbes X ; c) la restitution des écarts verticaux d'après
les courbes Y ; d) détermination des échelles pour les courbes X

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