Généralités. - compte-rendu ; n°1 ; vol.33, pg 838-858

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L'année psychologique - Année 1932 - Volume 33 - Numéro 1 - Pages 838-858
21 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : vendredi 1 janvier 1932
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1° Généralités.
In: L'année psychologique. 1932 vol. 33. pp. 838-858.
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1° Généralités. In: L'année psychologique. 1932 vol. 33. pp. 838-858.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1932_num_33_1_5243AXALYSKS BIBLIOGRAPHIQUES 888
1550. — R. ABSHAGEN. — Persönlichkeitsbeschreibung eines
abnorm handlungeschickten Knaben {Description de la personnal
ité d'un garçon pathologiquement maladroit). — Z. für ang. Ps.,
XLIII, 1-2, 1932, p. 1-54.
Observation d'un garçon de 11 ans ayant fait preuve d'une mala
dresse toute particulière aux tests d'habileté manuelle. Une étude
très complète a été entreprise, comprenant une enquête familiale et
sociale, un examen médical et l'application de toute une série de tests
psychomoteurs et intellectuels. L'enfant a fait preuve de meilleures
aptitudes intellectuelles avec toutefois une insuffisance marquée
pour les épreuves faisant appel, à un certain degré, à l'esprit d'in
vention, et s'est montré relativement supérieur dans les épreuves
faisant intervenir les qualités d'assimilation et ayant par leur con
tenu un caractère plutôt abstrait. L'origine de la maladresse n'a pu
, être précisée mais on a pu supposer que l'insuffisance de l'enfant,
à ce point de vue, a été accrue par une éducation mal comprise et
probablement par un syndrome adiposo-génital révélé à l'examen
médical. Des essais de rééducation n'ont pas permis de fonder de
grands espoirs sur la capacité d'éducabilité de l'enfant. D. W.
1551. — FL. W. HAZZARD. — A thumb sucking cure (Un traitement
de la succion du pouce). — 'Child Dev. III, 1932, p. 80-81.
H. indique comment on peut guérir des enfants de cette mauvaise
habitude ; on retire le pouce de la bouche en disant : Out ! L'enfant
prend l'habitude d'obéir mécaniquement à cet ordre ; on lui met
aussitôt un jouet entre les mains. Pendant le sommeil les mains
sont couvertes, ou on fait prendre à l'enfant l'habitude de s'endormir
en joigant les mains. P. G.
XV. — PSYCHOTECHNIQUE
1° Généralités 1
1552. — TH. VALENTINER. —VIIe Internationale Psyehotechnische
Konferenz in Moscou, 8-13 IX, 1931 (Le Congrès International
Psychotechnique de Moscou). — Z. f. Ang. Ps., XLI. 1932, p. 187-
213.
Rapport très détaillé sur le Congrès Psychotechnique de Moscou.
D. M.
1553. — P. MACEWICZ. — Les échos du VIF Congrès International
de Psychotechnique à Moscou du 8 au 13 sept. 1931 (en polonais).
— Psychot.. VI, 1, 1932, p. 1-19.
Compte rendu assez détaillé. L'A. résume tout particulièrement
les points de vue de Spielrein et la communication de Mandryka.
A. R.-G.
1. Voir aussi les Nos 493, 549-551, 581, 831, 864, 1208, 1386, 1387, GÉNÉRALITÉS 839 PSYCHOTECHNIQUE.
1554. — J. M. LAHY. — Les fondements scientifiques de la psycho
technique. — Hygiène mentale, XXVIII, 10, 1932, p. 273-302.
La psychotechnique est une des sciences qui allie le plus intime
ment la théorie à l'application.
Après avoir posé la question de savoir si la psychotechnique appliquée
est simplement une science appliquée ou une science à la fois théo
rique et appliquée, l'auteur en expose l'objet fondamental, les lois
générales et les deux conceptions de la personnalité.
Il passe en revue, ensuite, les méthodes de la psychotechnique.
M. H. P.
1555. — J. M. LAHY. — Les bases scientifiques de la psychotech
nique {en russe). — Psychot. i psychophys. Tr., IV, 4-6, 1931, p. 300-
320.
Cette étude déborde presque le sujet annoncé dans le titre pour
effleurer des problèmes philosophiques. L'auteur s'écarte des con
ceptions idéalistes, dont quelques-unes sont examinées dans un
esprit critique (il se montre toutefois, tolérant à l'égard de la méta
physique idéaliste de Hegel), pour se rapprocher dans une certaine me
sure de la doctrine marxiste, susceptible, d'ailleurs, d'interprétations
très variées. C'est ce que prouve une note de la rédaction qui tout en
soulignant que l'étude de J. M. Lahy montre que « les meilleurs
représentants de 1 a science des pays capitalistes, par la force des choses
aboutissent à la reconnaissance de la supériorité de la méthodologie
marxiste-léniniste », signale, néanmoins, ses « erreurs mécam'stes. »
E. S.
1556. — E. JAENSCH. — Psychologie und Psychotechnik (Psychol
ogie et psychotechnique). — Z. für. Ps, CXXIII, 1932, p. 349-355.
Courte note sur les rapports de la théorie et de la pratique en psy
chologie. J. se réjouit des applications que certains psychotechni-
ciens ont tirées de ses principes. Contre les partisans de l'autonomie
delà technique, il maintient la nécessité de son union étroite avec
la théorie psychologique et même avec la philosophie. P. G.
1557. _ i. SPIELREIN. — A propos de la théorie psychotech
nique {en russe). — Psychot. i psychophys. Tr., IV, 4-6, 1931, p. 286-
299.
La science exécute les commandes qui lui sont passées par une
classe sociale déterminée, d'où la ligne de démarcation qui sépare la
psychotechnique bourgeoise de la psychotechnique soviétique. Les
différences sont non seulement théoriques, mais aussi pratiques. La capitaliste serait caractérisée, notamment, par le
désir d'empêcher l'avancement des sujets ou de l'arrêter aux niveaux
professionnels les plus bas ; là où, comme en Allemagne, elle favor
ise l'avancement scolaire des mieux doués (école unique), il s'agit
d'une tentative de dépouiller le prolétariat de ses ressources intellec
tuelles par le jeu des phénomènes de capillarité sociale. La psycho
technique marxiste, qui se refuse à considérer là psychologie comme
une science biologique, et qui Penvisage sous l'angle des rapports
de classe, se met explicitement au service du prolétariat. L'école 840 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
doit rapprocher l'enfant de la vie économique et elle doit jouer un
rôle décisif dans l'orientation professionnelle, dans laquelle les tests
occuperaient une place auxiliaire. Les tests de connaissances et d'habi
leté doivent avoir une importance plus grande que les épreuves d'in
telligence générale. L'étude de la fatigue doit sortir des cadres de la
biologie bourgeoise pour tenir compte des mobiles sociaux du travail :
les méthodes physiologiques et statistiques ne peuvent avoir qu'une
portée limitée. La psychotechnique doit en outre tenir compte des
modifications qui surviennent en U. R. S. S. dans la hiérarchie des
professions et qui tendent à la disparition de toute hiérarchie. Son but
n'est plus d'assurer la sélection professionnelle, mais plutôt d'aider
le travailleur à s'assimiler la profession. Dorénavant dans l'école
polytechnique du travail et dans les écoles professionnelles la sélection
se bornera surtout aux contre-indications médicales. E. S.
1558. — I. SPIELREIN. — D'un revirement de la psychotech
nique (en russe). — • Psychot. i psychophys. Tr., IV, 4-6, 1931,
p. 248-285.
L'auteur met en évidence le contenu « classiste » de la psychotech
nique bourgeoise et définit ses rapports avec la psychotechnique sovié
tique. Il fait amende honorable de ses propres erreurs d'allure « bour
geoise » et dénonce l'orientation éclectique de la
soviétique, orientation qui tend à disparaître aujourd'hui sous l'i
nfluence des principes formulés par Lénine et plus récemment par
Staline. S. critique l'œuvre de W. Stern, dont il reconnait, d'ailleurs
les mérites, et attaque de nombreux psychologues ou psychotechnic
iens soviétiques, dont les travaux reflètent une mentalité tantôt
social-démocratique, tantôt mécaniste. Cet article, très intéressant,
montre en effet que l'entre-choc des diverses tendances de la psycho
technique soviétique est peut-être plus violent que la collision entre
la science et la science bourgeoise. E. S.
1559. — S. G. HELLERSTEIN. — Les problèmes de la psycho
technique au seuil du second plan quinquennal [en russe). —
Sovietskaïa Psykhotekhnika, V, 1-2, 1932, p. 7-37.
L'auteur examine en détail les problèmes actuels de la psycho
technique en U. R. S. S.
L'étape actuelle de l'édification socialiste pose toute une série de
problèmes importants, et oblige à réformer les méthodes, adopter
des critères nouveaux, trouver des directions nouvelles d'activité
psychotechnique. B. N.
1560. — S. BLACHOWSKI. — La psychotechnique tchécoslovaque
(en polonais). — Psychot., VI, 3, 1932, p. 115-123.
L'origine de la psychotechnique en Tchécoslovaquie remonte à
1919, date de la création du « Comité Central pour la Protection de
la Jeunesse ». L'A., montre comment cette organisation se développe
depuis, créant des centres d'O. P., entrant en contact avec le Bureau
de Consultation professionnelle de Prague, etc.
En étudiant ensuite le développement de l'Institut Central Psy
chotechnique à Prague, fondé en 1921 , l'A. souligne la grande étendue GÉNÉRALITÉS 841 PSYCHOTECHNIQUE.
de ses recherches psychotechniques. (Le nombre des candidats exa
minés de 1921 à 1931 est de 24.600 environ).
Ce qui caractérise surtout l'activité de l'Institut c'est une coll
aboration très étroite avec divers Ministères (Travaux publics, Che
mins de fer, Postes et Télégraphes, Justice, Intérieur). L'A. décrit
en particulier la méthode employée par l'Institut dans les examens
psychotechniques des policiers et des gendarmes (nombre de sujets
examinés : 234 sergents de ville et 80 gendarmes).
En plus de ce travail pour l'Etat, l'Institut est en contact avec de
grandes industries privées (papeteries, fabrique de boutons, etc.), où
il organise des Laboratoires spéciaux.
La médecine du travail, théorique et pratique (dirigée par le
Dr Bena) est un chapitre particulièrement important dans l'ensemble
de l'activité de l'Institut.
Il s'y développe actuellement un mouvement en faveur de l'orien
tation professionnelle vers les carrières libérales. A. R.-G.
1561. — P. SOLLIER et J. DRABS. — Le problème des aptitudes. —
J. de Rs., XXIX, 1932, p. 497-534.
L'aptitude doit être définie avec précision et distinguée de la capac
ité. Celle-ci est une réalité présente, une force actualisée, qui ne
dépend que du sujet et non des circonstances, qui s'acquiert et se
perfectionne par l'exercice et l'entraînement et peut se mesurer avec
précision. L'aptitude s'en distingue à tous égards. C'est une pré
disposition naturelle de l'organisme à réaliser spontanément et
plus facilement que la moyenne des gens, dans les mêmes conditions,
certaines opérations physiques ou mentales. Ce n'est ni une propriété
des organes mis en jeu pour les réaliser, ni une tendance à leur réali
sation, car elle peut rester indéfiniment latente. C'est une simple
virtualité dont la manifestation est relative et contingente, soumise
aux circonstances et aux instruments par lesquels elle peut se réali
ser en acte, et dépend de la constitution changeante des divers organes
dont l'activité concourt à son adaptation à cet acte. L'aptitude
n'est pas modifiable par l'exercice ou l'entraînement et ne peut être
mesurée. La capacité, tant au point de vue de la rapidité et de la
facilité d'acquisition de son maximum que de son degré à l'origine,
ne semble présenter aucun rapport avec la grandeur de l'aptitude.
Les trois critères de l'aptitude : supériorité d'emblée, avant tout
apprentissage, par rapport à la moyenne, de la performance qui lui
correspond, précocité de cette supériorité, continuité cet progression,
ne constituent que des présomptions en faveur de sa réalité. Il n'y
a pas d'aptitudes acquises. Il n'y a pas d'aptitudes générales ; la génér
alité d'une aptitude n'est que le nombre des opérations d'une même
catégorie où le sujet se montre supérieur à la moyenne. Il n'y a que
des aptitudes spécialisées ; leur spécialisation extrêmement nuancée,
sans cesse croissante et presque illimitée, dépend de la multiplicité
des facteurs organiques qui concourent à l'exécution de l'opération
considérée, de leur valeur constitutionelle relative, de leur coordina-
ton et de leur harmonisation, permettant un ajustement aussi adé
quat que possible aux conditions de l'exécution.
L'apparition des aptitudes suit, dans les grandes lignes, Pévolu- 842 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
tion de la personnalité. Leur pronostic est très incertain, car elles
peuvent rester indéfiniment latentes ou n'éclore que sous la pression
de certaines circonstances, et sont en outre exposées à la stagnation, à la
régression à la disparition et à la substitution. On peut dans une cer
taine mesure, au moins pour les aptitudes motrices, prévoir leur avenir,
ou plus exactement celui de la capacité correspondante, spontanément
manifestée à l'occasion d'une opération nouvelle pour le sujet. On
constate alors, contrairement à l'opinion courante, la dissociation,
dans l'éducabilité, de la vitesse et de la précision dans les travaux
automatisables, et dans les travaux complexes, non automatisables,
une pjjiase intellectuelle, une phase idéo-motrice et une phase motrice,
ayant chacune leur allure propre et chacune influençant les autres.
Le rendement est conditionné par les deux premières.
Au point de vue pratique, l'inexistence d'aptitudes générales et
l'impossibilité de mesurer les aptitudes spéciales, les capacités seules
pouvant être mesurées, rendent sujets à caution les examens d'orien
tation professionnelle basés sur des données contraires. Il en résulte
la nécessité du préapprentissage ou des épreuves psychotechniques
de capacité en rapport avec les opérations des métiers choisis ou cons
eillés, renouvelées de temps à autre au cours de l'apprentissage.
G.-H. L.
1562. — Th. VALENTINER, — über die Erhöhung des progno-
stichen Wertes der Eignungsprüfungen (Le moyen d'augmenter
la valeur pronostique des épreuves psychotechniques). — Z. für. ang.
Ps., XLI, 1932, p. 449-507.
En se basant sur les recherches de l'Institut de Bremen pour l'étude
de la Jeunesse, l'auteur expose les moyens d'augmenter la valeur
pronostique de l'épreuve psychotechnique dont l'importance com
mence à être reconnue par tout le monde. Un contrôle des prédictions
psychotechniques s'impose. Pour pouvoir juger de la réalisation de
ces prédictions il faut suivre l'enfant dans son travail et connaître
l'opinion de ses employeurs. Pour cela il faut avant tout se faire com
prendra par les praticiens. L'Institut a essayé de se rapprocher d'eux.
Toutes les expressions scientifiques furent bannies du certificat
psychotechnique et remplacées par des termes courants de la vie
pratique. En consultant les patrons on tâcha d'éliminer tout élément
subjectif de leur jugement et de bien le vérifier, surtout lorsqu'il
se trouvait en opposition, avec les données de l'examen psycho
technique. L'Institut suivit 72 apprentis des Ateliers Hans Lloyd
à Bremen qui eurent à passer des examens techniques après 4 années
d'apprentissage. La corrélation fut très grande entre les résultats
de ces examens et les aptitudes techniques dépistées par l'Institut.
Une autre preuve de la valeur des examens psychotechniques fut
obtenue grâce à l'observation de 65 jeunes filles, vendeuses, coutur
ières et employées de bureaux. Il y eut corrélation pour 52 cas, on
n'a pas eu d'avis sur 3 jeunes filles, 1 des jeunes filles quitta le service
pour cause de maladie, 2 vendeuses passèrent dans d'autres maisons
de commerce et 3 jeunes filles bien notées à l'examen psychotechnique
furent renvoyées pour des raisons d'ordre moral. La corrélation des
examens psychotechniques avec les jugements ultérieurs des em- PSYCHOTECHNIQUE: GÉNÉRALITÉS 843
ployeurs ayant été prouvée, beaucoup de grandes entreprises de
Bremen envoient leurs apprentis à l'Institut pour leur faire subir ces
examens. jMuni de certificats scolaire et médical, l'apprenti est
soumis outre l'examen psychotechnique général à des épreuves per
mettant de juger de ses qualités spéciales indispensables pour le métier
choisi. D. M.
1562 bis. — W. GORZECHOWSK1. — Quelques remarques à propos
de l'article « comment augmenter la valeur diagnostique des exa
mens psychotechniques » {en polonais). — Psychot., VI, 2, 1932,
p. 85-88.
Il s'agit de l'article de W. Kowalski (V. An. Ps., XXXI, N° 1563).
Cherchant à préciser les problèmes posés par K., l'A. a recueilli les
résultats de 7 tests d'aptitudes, 2 tests de dessins de mémoire, 1 test
de fil de fer, de même que les notes d'examens d'entrée, d'enseigne
ment scolaire et des tests d'intelligence (de Thompson et d'Otis-
Biegeleisen) pour un certain nombre d'élèves de l'Ecole d'Etat des
Mines et des Ecoles techniques. Il résulte des intercorrélations que
ce sont, en effet, les tests générale qui possèdent la
plus grande valeur diagnostique (p = 0,63, tandis que le coefficient
maximum pour les autres épreuves n'est que de 0,18). A. R.-G.
1563. — B. KATZENSTEIN. — Die Eignungspsycnologische
Erfassung des Arbeitscharakters (L'interprétation psychotechnique
du caractère professionnel). — Z. für ang. Ps., XLI, 1932, p. 69-138.
Toutes les manifestations extérieures de la personnalité humaine,
qu'elles se traduisent par le langage ou par des gestes, sont détermi
nées par sa structure psycho-physique dont il faut tenir compte dans
toute observation qui se fait au point de vue psychotechnique. C'est
la connaissance des particularités de cette structure humaine qui
aide à comprendre l'individu étudié. Pour tirer des conclusions pra
tiques de l'étude d'une personne, il faut la placer dans une situation
qui se rapproche le plus de la situation réelle dans laquelle s'exerce
le métier auquel se destine la personne en question. Les « épreuves de
travail», les « Arbeitsproben », en créant les conditions correspondant
à la vie professionnelle, demandent précisément, un comportement
exigé par l'activité professionnelle. Une situation donnée limite le
pouvoir d'expression de l'individu, mais tout individu dans des situa
tions analogues, aura des réactions personnelles et ce sont ces diffé
rences individuelles qu'il s'agit d'étudier. L' « Arbeitspersönlichkeit »,
le caractère professionnel, se base sur la totalité du caractère de l'indi
vidu, mais ne se révèle qu'au travail. Le but de toute étude psycho
technique est précisément le dépistage de ce caractère professionnel.
Il est, bien entendu, plus difficile de déterminer les traits de ce carac
tère professionnel chez les adolescents qui n'ont pas encore exercé
le métier donné que chez l'adulte ayant une profession.
L'auteur adopte la division des métiers, faite par Schulz en métiers
manuels, productifs, et métiers administratifs, organisateurs, et dé
montre la valeur de l'épreuve psychotechnique pour chacune de ces
catégories. Elle analyse les résultats des recherches effectuées sur des
jeunes gens, pour examiner les aptitudes des employés de bureaux. 844 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
L'article contient la description de tests employés et l'analyse dé
taillée de quelques résultats de l'épreuve. Elle donne la caractéris
tique générale des sujets examinés, leur comportement, en face de la
situation imposée par l'épreuve, en face du matériel des tests et du
travail lui-même.
La valeur symptomatique de différentes réactions de l'individu
par lesquelles s'exprime son comportement au travail, ne peut pas
être connue d'avance, car elle dépend de chaque cas particulier.
On ne peut avoir de garantie de la valeur et de la possibilité d'utilisa
tion des données de l'examen psychotechnique pour chaque cas
isolé, qu'en tenant compte des réactions dans lesquelles se reflète
le plus nettement le caractère professionnel. D. M.
1564. — V. KOGAN. — Quelques tâches de la psychotechnique dans
l'établissement des normes techniques (en russe). — Sovietskaïa
Psykhotekhnika, V, 5-6, 1932, p. 329-340.
Etude surtout critique, concernant les procédés actuels d'établi
ssement des normes de travail dans l'industrie soviétique. L'auteur
signale le désintéressement des psychotechniciens et des physiolog
istes et d'autre part, pour illustrer l'insuffisance des méthodes de
calcul du temps normal (le temps réellement nécessaire est multip
lié par de nombreux coefficients plus ou moins abstraits et arti
ficiels), il donne l'analyse du travail d'un ouvrier, actionnant un
marteau-pilon. Il s'agit d'une observation isolée et l'auteur regrette
l'impossibilité d'utiliser façon convenable les résultats d'autres
nombreuses observations similaires, effectuées d'une façon trop spo-
radique. Le procédé habituel est représenté par le photochronomét
rage, dont les résultats ne sont pas probants lorsqu'il n'est effectué
que pendant deux ou trois jours. Les normes standardisées au
jourd'hui en vigueur, se basent sur des données empruntées à des
industries qui n'ont aucun point de contact et sont confondues en
semble. Pour les coefficients de vitesse, on a ténu compte vraisem
blablement des données concernant la dactylographie ou la musique,
pour les coefficients d'effort ou de fatigue, on a pris en considération,
semble-t-il, le travail des forgerons ou des ouvriers des fonderies.
L'auteur souhaite la suppression de ces normes « universelles » et
l'élaboration de normes valables pour des groupes restreints de tr
avaux similaires, ce qui suppose une « typologie » ou classification des
professions. É. S.
1565. — W. STERN. — Le facteur personnel dans la psycho
technique et dans la psychologie appliquée [en russe). — Sovietskaïa
Psykhotekhnika, V, 4, 1932, p. 257-263.
La psychotechnique est la science pratique des qualités humaines
et de la conduite (Verhaltungsweisen), envisagées sous l'angle de la
meilleure utilisation dans la vie économique et professionnelle. Mais
le psychotechnicien n'opère pas sur les objets, mais sur des hommes,
ce qui ne permet pas de trop rapprocher son travail de celui des
savants qui cultivent d'autres sciences pratiques. Il doit s'intéresser
davantage à l'influence de son activité sur la destinée de ses sujets.
Contrairement à la psychotechnique, la psychologie pratique ou PSYCHOTKCHMyUi:. GKN KUALlTliS 8'|5
appliquée associe par des liens étroits les tâches personnelles (bonheur
individuel) et les tâches débordant la personnalité (opportunité
économique) : elle est la science des relations qui intercèdent entre ces
deux ordres de problèmes. C'est cette conception que l'auteur déve
loppe surtout dans la suite, en soulevant aussi les problèmes de morale
professionnelle qu'implique le travail du psychotechnicien (rapport
fait à la VIIe conférence internationale de psvchotechnique).
B. S.
1566. — W. POPPELREUTER. — Die methodische Rolle der
« determinierenden Tendenzen » bei Begutachtungsexperimenten
(Le rôle méthodologique des « tendances déterminantes » dans les
expériences psychotechniques). — A. f. ges. Ps., LXXXVIII, 1932,
p. 385-395,
Les instructions trop précises font naître, au cours de l'exécution
d'un test psychotechnique, des tendances déterminantes, qui ne
permettent pas d'apprécier le vrai caractère du sujet. Ainsi par
exemple, si on demande au sujet de travailler très vite, il travaillera
vite en commettant beaucoup d'erreurs. 11 donnera ainsi l'impression
d'un travailleur rapide et peu exact, ce qui ne correspondra pas à la
réalité.
Les tendances déterminantes caractérisent chaque travail, lor
squ'on en tient compte, on peut s'en servir pour connaître le sujet.
Dans les examens psychotechnique, P. commence par donner en pré
sentant le test des instructions très impartiales, pour au sujet
la possibilité de réagir à sa guise. Ensuite, il évoque des tendances
déterminantes différentes, en appuyant sur l'importance, soit de
la rapidité, soit de l'exactitude du travail, pour pouvoir apprécier
la suggestibilité et la volonté du sujet. B. N.
1567. — A. COURTHIAL, I. van de STADT et ED. CLAPA-
RËDE. — Rapidité et qualité. — Ar. de Ps., XXIII, 91, 1932,
p.. 193-229.
Après une introduction de Claparède, où l'importance et la comp
lexité du problème des rapports entre la quantité et la qualité du
travail sont exposées avec cette finesse d'analyse psychologique qui
est comme la signature de l'auteur, une seconde partie, avec un his
torique de la question, apporte les résultats d'un certain nombre
d'expériences, qui ne portent malheureusement que sur un
trop restreint de sujets (77 en tout, de 16 à 21 ans ,se préparant à la
carrière d'instituteurs) pour que les conclusions tirées aient une
portée véritablement générale. En particulier, notons tout de suite
que le degré assez haut d'intellectualité des sujets, tous élèves d'école
normale, ayant certainement des habitudes de discipline de travail,
a pu dans une certaine mesure influer sur les résultats, ce que les
A. ne semblent pas soupçonner. Deux tests ont été employés : l'un
le « carré de chiffres » consistant à faire correspondre les lettres de
l'alphabet avec une série de nombres présentés en désordre, le second
portant sur les quatre opérations arithmétiques.
Le premier point examiné, la différence entre les groupes au point
de vue rapidité et qualité, n'a permis de rien révéler en ce qui con- 846 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
cerne le test du carré. Dans le test d'arithmétique, les filles sont
supérieures, sur les deux points, sauf pour les additions. Les groupes
semblent plus homogènes que chez les garçons. — En ce qui concerne
la constance de la vitesse et celle de la rapidité, les corrélations obte
nues montrent une constance assez bonne de la vitesse en tant que
caractéristique des sujets tandis que le rapport est presque nul entre
l'exactitude d'un sujet dans différentes tâches. — ■ Cette constance
de la vitesse est nette surtout pour les opérations simples ; dès que
la complexité du travail augmente elle baisse rapidement. Enfin
entre la quantité et la qualité, les coefficients de corrélation, s'ils
sont positifs, sont trop faibles (tous inférieurs à 0,5) pour qu'on puisse
en tirer des conclusions.
En groupant leurs sujets dans les différentes combinaisons pos
sibles (rapide exact, rapide inexact, lent exact, lent inexact), la
répartition semblerait indiquer qu'il y a plus de sujets positifs ou
négatifs sur les 2 points (rapides-exacts et lents-inexacts) que de
sujets des deux autres types. Là encore les différences sont un peu
faibles pour qu'on puisse en tirer des conclusions certaines.
M. F.
1568. — PHILIP HUNTER. — A speed factor in mental test
( Un facteur « rapidité » dans les tests mentaux). — Ar. of Ps., N° 141 ,
1932, 38 p.
Peut-on attribuer la réussite dans les tests de performance à une
aptitude particulière ? H. applique à 139 étudiants, comparables
aux points de vue : sexe, race, et niveau d'instruction, des tests de
rapidité comportant de nombreuses épreuves de difficulté équival
ente, et des tests de niveau mental de difficulté graduée, tels que
l'augmentation du temps est sans effet sur la réussite.
Les résultats indiquent une liaison beaucoup plus forte entre les
tests de rapidité pris deux à deux, qu'entre l'un quelconque des tests
de cette batterie et les épreuves de niveau. L'élimination successive,
par la méthode des corrélations partielles, de l'influence de facteurs
tels que l'âge, la nature des épreuves, met en évidence l'existence
d'un facteur général, commun aux tests de rapidité et indépendant
des facteurs dé réussite qui affectent les tests de niveau.
L'importance de ce facteur est révélée, d'autre part, grâce aux
différences de tétrades, qui rendant compte de la présence des fac
teurs de groupe, permettent de les annuler, par la combinaison des
tests, et d'isoler ainsi le facteur général. On constate qu'il intervient
à un haut degré dans le rapport étroit existant entre les divers tests
de rapidité étudiés (/• = 0,93) et avec une force pratiquement équi
valente dans des épreuves différant de nature : numérique ou verbale,
et de formes diverses. J. M.,
1569. — B. O. NEMOITIN. — Relation between interest and
achievement (Relation entre Vintérêt et le rendement). — J. of appl.
Ps., XVI, 1, 1932, p. 59-69.
En demandant aux étudiants d'indiquer leurs préférences en ce
qui concerne les cours qu'ils suivaient, l'A. a constaté que les mat
ières préférées étaient aussi celles dans lesquelles les élèves réussis-^

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