Généralités. L'Ecolier. Développement et Intelligence. Caractère. Goûts. Aptitudes. Anormaux et Surnormaux. Le surmenage scolaire - compte-rendu ; n°1 ; vol.32, pg 830-847

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L'année psychologique - Année 1931 - Volume 32 - Numéro 1 - Pages 830-847
18 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1931
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a) Généralités. L'Ecolier. Développement et Intelligence.
Caractère. Goûts. Aptitudes. Anormaux et Surnormaux. Le
surmenage scolaire
In: L'année psychologique. 1931 vol. 32. pp. 830-847.
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a) Généralités. L'Ecolier. Développement et Intelligence. Caractère. Goûts. Aptitudes. Anormaux et Surnormaux. Le surmenage
scolaire. In: L'année psychologique. 1931 vol. 32. pp. 830-847.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1931_num_32_1_5123830 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
2° Applications pédagogiques
a) Généralités. L'écolier. Développement et Intelligence. Caractère.
Goûts. Aptitudes. Anormaux et surnormaux. Le surmenage scolaire x
1449. - ALBERT MILLOT. - Psychologie. Education. - In-8°
de 261 pages. Paris, Vrin. 1931. Prix : 30 francs.
On trouve réunis dans ce volume, en 30 chapitres, les textes,
souvent résumés, de conférences faites par l'auteur, professeur de
philosophie au Lycée Michelet, à des instituteurs, candidats aux
concours de l'inspection primaire et du professorat des Ecoles
Normales. Tl y a là une grande variété de sujets traités, tous orientés
dans le sens d'une sage utilisation pédagogique des données acquises
par la psychologie. Sur le subconscient, l'imagination, la réflexion,
la curiosité, l'esprit critique, la sincérité, l'éducation des sentiments
ou de la volonté, les aptitudes, etc., on trouvera d'excellentes pages,
pleines de réflexions judicieuses, inspirées par une saine critique
et une philosophie élevée.
La tendance générale peut paraître quelquefois un peu abstraite
pour des éducateurs, et la pondération des jugements, qui s'oppose
aux emballements de l'enthousiasme, est peut-être de nature à
freiner à l'excès les élans rénovateurs.
Mais M. est un guide informé en qui, quand il affirme, on peut
avoir confiance, et tous les éducateurs qui n'ont pas eu le plaisir de
l'écouter, tireront le plus grand profit de la lecture de ces pages.
H. P.
1450. — ED. SEGUIN. — L'éducation physiologique. — In-16 de
258 pages. Paris, Flammarion, 1931. Prix : 12 francs.
Avec une biographie sommaire du grand précurseur Segnin (1812-
18801, le directev'i1 de la collection « Education » a réuni quelques-
uns des textes les plus caractéristiques du médecin qui se consacra
à l'éducation des arriérés à la suite de son maître Itard, d'abord en
France, puis aux Etats-Unis, et qui sut envisager sous leur aspect
psychophysiologique les bases de la pédagogie, conçue sous la forme
concrète et active qui tend seulement aujourd'hui à être réellement
acceptée. H. P.
1451. — B. MAURICE. — Essai de Psychologie expérimentale. —
Documents publiés par l'Association Médico-pédagogique liégeoise,
fasc. V, 1931, 56 p.
Sous ce titre général Mlle M., régente dans une école professionnelle
de Liège, a réuni quelques essais d'emplois de tests, d'attention, de
mémoire, d'association évoquée, avec analyse des catégories de
réponses, libre, de description d'images et de complè
tement de phrases, dans le but d'évaluer et de caractériser l'intell
igence des 18 fillettes examinées (d'âge moyen égal à 13 ans et demi).
|. Voir aussi les nos 30, 52, 430, 511, 512, 518, 521. PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS PÉDAGOGIQUES 831
et d'apprécier leur originalité (avec quelques exemples des portraits
d'élèves obtenus grâce aux épreuves expérimentales).
Quelques remarques pédagogiques sont dégagées des observations
générales, montrant que les fillettes de 12 ou 13 ans dans la première
année d'enseignement de l'école, ont une intelligence sensorielle,
avec vocabulaire surtout concret, et qu'elles tendent à passer de
l'observation à un jeu plus complexe d'érudition, imagination et
organisation affective.
Bon exemple d'une utilisation scolaire des méthodes psycholo
giques, suscitée par l'ouvrage de Mlle Evard sur l'adolescente.
H. P.
1452. — R. STRANG. — Trends in Educational Personnel Research
(Direction de la recherche en éducation). — Pers. J., X, 3, 1931,
p. 179-188.
Pour connaître les tendances des recherches en éducation, l'auteur
a étudié les articles concernant la psychologie de l'étudiant, parus
dans dix périodiques de langue anglaise durant les années 1920-
1930. Le nombre total des articles était 582, un accroissement de
200 % est noté au cours des dernières années. Les 5 dernières années
la majorité des articles est consacrée aux problèmes scolaires. L'emploi
de tests d'intelligence, des notes scolaires et des questionnaires
paraît prédomine] de plus en plus, au détriment des autres moyens
d'investigations, comme des mesures physiologiques, des observa
tions, différentes échelles, etc. Parmi les méthodes statistiques on
note le plus souvent l'emploi des courbes de fréquences, quotient
de corrélation, la moyenne et le médian. B. N.
1453. — K. SELTSAM. — Organismic psychology and educational
theory (Psychologie organismique et théorie de V éducation). —
J. of ed. Ps., XXII, 5, 1931, p. 350-369.
La psychologie de la « Gestalt » que l'auteur préfère appeler psychol
ogie « organismique » a contribué à la formation d'une conception
plus simple de l'organisme humain que l'école doit éduquer. Les
recherches théoriques et appliquées qu'elle a suscitées dans ce do
maine abondent. L'importance de ses répercussions dans le domaine
de l'éducation ne peut être ignorée. A.. B.-F.
1454. - J. L. WHEELER. - Educational Books of 1930 (Les
Livrés d'Education de 1930). — S. and S., N° 839, 24 Janvier 1931.
p. 101-121.
Cet article donne la liste par matières de tous les travaux, bro
chures, livres, articles, publiés en 1930 et relatifs à l'instruction et
à l'éducation aux Etats Unis.
Il est particulièrement intéressant pour l'éducateur ou pour le
conseiller d'O. P. de parcourir cette longue liste afin de se rendre
compte de l'orientation générale, de l'évolution et de l'état d'esprit
des éducateurs au cours de l'année 1930. L. B.
1455. — ERASMO BRAGA. — Os elementos psychosociologicos
nos programmas de ensino ( Lés éléments psychosociologiques dans 832 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
les programmes d'enseignement). — Ar. Br. de H. M., IV, 1, 1931,
p. 3-16.
L'éducation doit conduire à la vie dans toute la richesse de ses
relations sociales et les programmes d'enseignement doivent envi
sager, non des sujets et des livres, mais tous les facteurs éducatifs
de la vie.
Outre les principes psychologiques généraux d'une éducation
moderne fondée sur des centres d'intérêt, l'auteur envisage la nécess
ité d'une adaptation au milieu, l'uniformité éducative ne pouvant
plus être admise, et il envisage des enquêtes sur les communautés
locales, destinées à fournir des moyens pour cette adaptation édu
cative. H. P.
1456. — R. J. STEBLE. — Supplementary List of Educational
Books of 1930 (Liste supplémentaire des Livres d'Education parus
en 1930). — S. and S., N° 851, 18 avril 1931, p. 538-540.
Liste des publications relatives à l'éducation, classées par mat
ières, et donnant toutes les références.
1457. — G. WATSON. — The Demand for Psychological Counselors
i« in the Public Schools [A propos d'une demande de conseiller
fde psychologie dans les Ecoles publiques). — S. and S., N° 861,
27 juin 1931, p. 871-872.
* C'est là le résultat d'une lettre adressée aux écoles et leur deman
dant leur avis sur le rôle du « Conseiller de psychologie » ; les réponses
sont données sous forme de tableau.
Pour les écoles qui ne veulent pas de ce poste nouveau, la plupart
refusent par suite des dépenses nouvelles, ou parce que les professeurs
déjà en charge y pourvoient ; dans d'autres cas, moins nombreux
c'est un conseiller d'O. P. ou de service social qui remplit déjà ce rôle.
Mais la plupart des écoles reconnaissent l'utilité d'un tel fonction
naire et pas mal d'entre elles ont déjà leur conseiller. L. B.
1458. — M. GRZEGORZEWSKA. — A propos du programme du
travail des psychologues scolaires. — Pols. Ar. Ps., IV, 2, 1931,
p. 108-113.
Frappée par le peu de place que les programmes de l'activité du
psychologue scolaire, cependant fort nombreux en Pologne, font à la
connaissance du milieu social de l'enfant, l'A., appuyant sur ce point,
demande la création à l'école d'un poste d'assistant social, dont le
travail compléterait celui du psychologue scolaire. Elle donne, en
outre, un projet de questionnaire destiné aux écoles communales,
tenant largement compte de tout ce qui peut contribuer à connaître
la vie de l'enfant en dehors de l'école. A. R.
1459. — A. HUTH. — Persönlichkeitsbegutachtung in der päda
gogischen Praxis (Le certificat personnel dans la pratique pédago
gique).,- Viertelj. f. Jug., I, 3, 1931 , p. 202.
Toute appréciation ou tout certificat donné par le maître comporte
un jugement sur la personnalité de l'élève. Le certificat peut être
établi par une observation prolongée, au besoin complétée par des PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS PÉDAGOGIQUES 833
expériences psychologiques. H. donne des exemples du contenu dj,
ce certificat et de la forme qu'il peut prendre dans la pratique cou
rante. P. G.
1460. - M. N. THISTED. - A Critical Analysis of the Personal
Information Blank in Use at the State University of Iowa (Une
Analyse critique du Bulletin de Renseignements personnels utilisé
à l'Université del' Etat d' Iowa). — S. and 8., N° 851, 18 avril 1931,
p. 540-544.
Cette étude détaillée donne, sous forme de tableaux, les rense
ignements fournis par chaque élève : professions des parents, nombre
de frères et sœurs, sport préféré, matière de l'enseignement pré
férée, etc., etc.
Ces renseignements sont fort utiles pour les « conseillers » et pour
aider les professeurs de l'Université ; il serait intéressant que ces
enquêtes soient multipliées. L. B.
1461. — B. KERN. — Uebung und Wiederholung im Rahmen des
Arbeitsunterrichts [Exercice et répétition dans le cadre de renseigne
ment scolaire). — Z. für päd. Ps., XXXIï, 4, 1931, p. 171-185.
Dans l'état actuel de l'enseignement, tous les pédagogues se
plaignent de l'oubli extrêmement rapide des connaissances acquises à
l'école.
Une rationalisation des méthodes d'apprentissage pourrait, de
l'avis de l'A., y remédier en partie. Rien n'est fait pour apprendra aux
élèves à travailler selon les qui se sont montrées les plus
économiques et efficaces d'après les recherches de psychologie théo
rique. Deux points, en particulier, paraissent importants : 1° Espacer
les exercices, conformément à la loi de Jost, lorsqu'il s'agit d'entra
înement comme dans le calcul, la géographie. K. a pu obtenir dans le
calcul, chez des élèves, âgés de 'quatorze ans, des progrès de 300 à
400 % par rapport au rendement initial.
2° Un autre élément important est l'effort volontaire qu'il est éga
lement plus facile de maintenir pendant des répétitions de courte
haleine. Toutes ces répétitions devraient être faites en classe même,
et suivies d'un bref contrôle de l'acquis. D. W.
1462. — MABEL BARKER, — Utilisation du milieu géographique.
— In-16 de 248 pages. Paris, Flammarion, 1931. Prix : 12 francs.
Dans ce volume de la Collection « Education » l'auteur envisage
tout d'abord la méthode d'étude du milieu géographique suivant les
directives sociogéographiques de Patrick Geddes, puis traite de
l'utilisation éducative de 1' •-< expérience ■■■> de ce milieu. H. P.
1463. — ARCH. O. HECK. — A Study of the Ohio compulsory educa
tion and child labor law (Etude de l'éducation obligatoire en Ohio
et la loi du travail de l'enfant). — Bureau of educational Research
Monographs, n° 9, In-8° de 210 pages. Columbus, Ohio State Uni
versity, 1931. Prix : 2 dollars.
L'Etat d'Ohio a imposé en 1921 la scolarité obligatoire pour tous
les enfants entre 6 et 18 ans. Cette loi du travail de l'enfance a été
objet do critiques variées.
l'année psychologique, xxxii, 53 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 834
a procédé à unes étude systématique et fortement docu
mentée s,ur les applications dg la loi à la lumière des critiques faites,
et il fait quelques propositions parmi lesquelles celle d'autoriser le
travail à l'âge de 16 ans pour certains jeunes gens, tout en maintenant
le principe de la scolarité jusqu'à 18 ans. H. P.
1464. - G. H. NYSTROM. - A study ot fifty hoaw libraries with
speeial reference to their function in child development {Etude de
cinquante bibliothèques privées au point de vue de leur râle dans le
développement de V enfant). — Child Dev., II, 1931, p. 230-233.
Etude statistique de la composition de bibliothèques privées dans
cinquante familles d'écoliers américains d'origine et de condition so
ciale diverses. Chaque famille est en moyenne abonnée à deux jour
naux et à cinq revues (dont certaines s'adressent spécialement aux
enfants). Elle possède, en moyenne, 150 livres, dont 22 destinés
enfants. Le livre tend à céder la place au journal et aux magazines. Il
faudrait conseiller les parents qui ne savent pas, en général, quoi
acheter : il faudrait aussi multiplier les ouvrages appropriés aux
intérêts et aux aptitudes des enfants. P. G.
1465. - H. LAMMERMANN. - Ueber das Verhältnis von Allgemein-
und Sonderbegabung und seine Bedeutung für eine organisato
rische Differenzierung der Schule {L'intelligence générale et, les
aptitudes particulières dans leurs rapports avec la différenciation
organique de Vécole). - Z. für pad. Ps., XXXII, 9, 1931, p. 377-
391.
L'enseignement des mieux doués dans les dernières années de
l'école, présente en Allemagne deux types différents d'organisation :
1° classe pour les enfants bien doués en vue de leur assurer une format
ion générale plus approfondie ; 2° le type « noyau et cours » ; le
noyau de l'enseignement comprend les matières principales (all
emand, calcul, leçons de choses) ; il est le même pour tous les enfants
d'un âge donné, mais les mieux doués peuvent suivre, en plus, des
cours spéciaux pour des matières telles que langues, arts, matières
techniques.
L'A. examine les fondements psychologiques de ces deux systèmes,
dont le premier correspond à la notion d'intelligence, facteur général,
l'autre à l'idée de formes indépendantes de l'intelligence.
Des renseignements statistiques puisés dans des travaux de diffé
rents auteurs et dans les siens propres, le conduisent à penser que le
rendement scolaire dépend davantage du facteur unique d'intelligence
que des aptitudes spéciales. En particulier, il voit entre le rendement
scolaire, et les tests d'intelligence verbale et logique des corrélations
particulièrement élevées ; moins élevées pour ceux
technique (compréhension des phénomènes physiques) et pour ceux
d'intelligence pratique (le test de découpage devant mesurer la capac
ité d'utilisation du matériel).
D'autre part, les corrélations entre les notes pour les matières diffé
rentes, offrent des élevées avec le rendement scolaire
général et des intercorrélations entre elles. Ces intercorréla
tions semblent augmenter au cours de la scolarité. De ces faits, l'A, PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS PÉDAGOGIQUES 835
tire cette conclusion que l'organisation rationnelle serait celle-ci :
classes spéciales pour les mieux doués et éventuellement des cours
spéciaux pour les matières pratiques, techniques et artistiques, dont
les corrélations avec le travail scolaire général semblent moins élevées.
L'A. s'est basé beaucoup sur des recherches personnelles, mais
dont le détail a été exposé ailleurs. D. W.
1466. — O. BOBERTAG. — Variabilität und Konstanz wn Begabung
und Schulleistung ( Variabilité et constance des aptitudes et du rende
ment scolaire). — Z. für päd. Ps., XXXII, 1, 1931, p. 12-27,
L'A. essaie de comparer son test d'intelligence (test de Bobertag
et Hylla, se rapprochant un peu du type alpha de l'Armée) au rende
ment scolaire des enfants exprimé par leurs notes. Il signale que les
tests fournissent une meilleure différenciation des résultats indivi
duels, avec un coefficient de variabilité de 29,7 % contre 12,7 % pou?
les notes scolaires.
La constance des tests semble aussi un peu supérieure à celle des
notes scolaires, avec un coefficient de corrélation moyen de 0,54»
contre 0,48 pour les notes scolaires. Mais si ces coefficients moyens
sont établis sur plusieurs groupes d'enfants, la plupart comptent un
nombre de sujets vraiment très faible, ce qui ne saurait, d'ailleurs,
étonnei1, étant donné l'importance de l'intervalle du temps entre les
deux applications (3 ans).
La validité des tests s'est montrée assez satisfaisante avec un
coefficient moyen de 0,70 (moyenne de coefficients de corrélation de
9 classes, dont certaines encore ne comptent que quelques sujets
utilisables pour cette statistique.) D. W.
1467. - K. MARBE et L. SELL. - Beruf der Eltern und Sebul-
leistungen der Kindes {Profession des parents et succès scolaire de
l'enfant). — Die Abhänghigkeit der Schulleistungen vom Lebensalter
und Milieu [Les rapports du succès scolaire avec Vâge et le milieu). —
Z. für. Ps., CXXII, 1931, p. 177-187 et 188-204.
M. et S. ont fait à Marburg et à Munich une enquête sur le rapport
entre la profession des parents et le succès scolaire de leurs enfants,
d'après les notes de classe. Les catégories professionnelles pour les
quelles une statistique valable a pu être établie sont, en allant des
plus aux moins favorisées : maîtres d'écoles élémentaires, professeurs
d'enseignement supérieur, fonctionnaires pourvus de diplômes aca
démiques, médecins, directeurs d'entreprises et commerçants. Parmi
les causes qui peuvent expliquer ce résultat, il faut tenir compte de
l'attitude positive ou négative, sympathique ou indifférente des
diverses catégories à l'égard de l'école et de son enseignement.
Les relevés de notes des élèves des écoles primaires, pendant les
sept ans de scolarité, montrent de façon régulière la supériorité,
dans une même classe, du groupe des enfants les plus âgés. Mais cette
loi ne se retrouve pas dans les écoles secondaires et supérieures. La
différence s'explique si on considère à part les enfants qui ont fait
toutes leurs études à l'école primaire et ceux qui l'ont quittée au
bout de quatre ans pour les écoles secondaires. Ceux-ci appartiennent,
en général, à un milieu social plus élevé, peu homogène d'ailleurs? ANALYSES B1BLI0G II APHIQU ES 836
et où l'attitude à l'égard de l'école et les facilités de travail à la maison
sont très inégales. Dans ce groupe, l'influence de l'âge est masquée
par la diversité des conditions sociale et économique qui deviennent
prépondérantes. P. G.
1468. — G. Me. GEOCH. — The intelligence quotient as a factor
in the whole-part problem {le rôle du quotient intellectuel dans le
problème de la méthode globale ou analytique). — ,1. of exp. Ps.,
XIV, 1931, p. 333-358.
On a beaucoup discuté sur les mérites respectifs des deux méthodes
pour apprendre, avec ou sans décomposition du tout en parties (on
peut aussi employer une méthode intermédiaire). G. cherche si l'eff
icacité de la méthode globale ne serait pas fonction du niveau intellec
tuel. Une sélection sévère, lui a permis d'isoler, dans une nombreuse
popu'ation scolaire, un groupe d'élite à quotient intellectuel supé
rieur à 140. Un groupe d'enfants normaux sert de témoin. Le travail
de fixation et de remémorisation après 24 heures, porte d'une part
sur des associations de mots ou de syllabes, d'autre part, sur de petits
poèmes a apprendre par cœur. .La méthode globale est supérieure
dans les épreuves de vocabulaire, mais surtout pour le groupe des
supra-normaux. Les deux méthodes sont équivalentes pour l'épreuve
de poésie, ce qui s'explique peut-être par le fait que les enfants,
dans leurs exercices scolaires, ont l'habitude d'apprendre vers par
vers, ce qui donne un avantage accidentel à la méthode analytique.
P. G.
1469. - A. W. BROWN et C. LIND. - School achievement in
relation to mental age. A comparative study {Résultats scolaires dans
leurs rapports avec Vâge mental. Etude comparative). — J. of ed.
Ps., XXII, 8, 1931, p. 561-576.
Le fait est connu en psychologie de l'éducation que les enfants de
QI élevé ont un rendement inférieur à celui de leur âge mental,
tandis que les sujets les moins intelligents donnent des résultats
au-dessus de leur âge mental ; autrement dit le rapport entre l'âge
scolaire et l'âge mental varie en raison inverse du quotient d'intell
igence. En comparant les enfants de même niveau mental, fréquen
tant, les uns une école spéciale pour retardés, et les autres une école
ordinaire, les auteurs ont pu montrer que pour une marge donnée de
QI, de 70 à 90 par exemple, ce rapport s'est trouvé inférieur à 1 pour
les sujets placés dans un milieu moins développé (âge scolaire de 6
à 30 mois inférieur à l'âge mental), et supérieur à 1 pour les enfants
fréquentant l'école ordinaire (avance 2 à 16 mois sur l'âge mental).
De l'avis des auteurs, ces résultats peuvent être imputés à deux fac
teurs : 1° placés dans un milieu inférieur, les enfants de QI plus élevé
ne réalisent pas toutes leurs possibilités ; 2° les sujets moins intell
igents fréquentent ordinairement l'école depuis plus longtemps.
A. B.-F.
1470. - H. T. LOVELL. - Character and Personality {Caract
ère et Personnalité) . — Austr. J. of Ps., IX, 1, 1931, p. 37-48.
Rôle de l'éducateur, dans la formation du caractère et de la per- PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS PÉDAGOGIQUES 83!/
sonnalité de l'enfant. L'auteur étudie, d'une part le système de la
discipline, imposant un contrôle étroit aux impulsions instinctives,
aux émotions naturelles en rapport avec ces et les main
tenant dans la limite des conventions sociales ; et d'autre part, le
libre jeu de l'intelligence de la personnalité naissante.
T. précise la délicatesse du problème et la difficulté de prendre
parti pour la méthode traditionnaliste ou pour celle de liberté comp
lète. J. M.
1471. — C. A. MANEY. — Does the Church College Develop Cha
racter? (Les Collèges religieux développent-ils le Caractère ?). — S.
and S., n° 878, 24 octobre 1931, p. 576-578.
Quelle est l'influence de la religion, dans les collèges confessionnels,
sur la formation du caractère ?
Une enquête, résumée sous forme de tableaux statistiques, montre
que les facteurs qui influent sur la formation du caractère, sont :
«,) La famille (facteur le plus important) ; b) Les fréquentations
et l'expérience ; c) En dernier lieu la religion. L. B.
1472. - K P. ROUNSLEY. - Latent Creative Ability (Les Apt
itudes créatives latentes). — S. and S., n° 861, 27 Juin 1931, p. 846-
852.
Dans ces pages, l'A. montre, à l'aide de nombreux exemples, ce
que peut créer un enfant de 9 à 12 ans, dans le domaine de la poésie.
Il a lui-même recueilli un grand nombre de ces poèmes écrits sous
l'influence seule de l'inspiration des enfants, et il constate que dans
un grand nombre de cas, la plupart des maîtres d'écoles, loin d'encou
rager ces débuts, (qui bien que maladroits et hésitants dénotent une
grande sensibilité et une aptitude créatrice développée), se contentent
souvent de les critiquer en relevant les fautes d'orthographe. Cela
tient surtout, d'après l'A. , à ce que les maîtres évoluent dans un
cadre étroit et rigide et ont souvent les idées cristallisées. Ce sont
des fonctionnaires qui appliquent le règlement sans le comprendre et
sans aller au delà. <> Ils ne font aucune distinction entre le cerveau
humain et une machine Ford. » On pourrait peut-être en dire autant
de tout le système d'éducation américain qui ne pense pas à créer
des hommes, mais des êtres qui soient les mieux adaptés à leur sys
tème industriel. L. B.
1473. - M. BAUMGARTNER. - The correlation of Direct Suggest
ibility with Certain Character Traits (La corrélation de la suggesti-
bilité directe avec certains traits de caractère}. — J. of appl. Ps., XV,
1, 1931, p. 1-15.
Contrairement, à ce que l'on suppose d'habitude, B. a pensé que la
suggestibilité pouvait être liée à des qualités positives du caractère,
telles que le tact, l'aptitude t s'intéresser aux autres, etc. Il a mesuré
la en enregistrant le temps de latence et l'amplitude
du déplacement du corps chez des sujets que l'on cherchait, par
suggestion verbale, à faire choir.
Les mémos sujets — 56 élèves d'une école d'infirmières, — ont été
jugée.s par cinq de leurs chefs du point de vue de différents trait? de 838 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
caractère, sur une échelle de 3 degrés. Pour les traits suivants : hon
nêteté (dans le sens de la capacité de sympathiser avec les autres) , bon tact, suggestibilité, on a obtenu des corrélations très
faibles (de 0,1 à 0,27, et comme moyenne 0,11), mais consistantes,
avec la mesure de la suggestibilité. D.W.
1474. — M. PELLET. — Le développement de la personnalité des
élèves vu à travers la composition française, — B. S. A. 13.,
XXXI, 1931, p. 83-102.
On découvre rarement et difficilement la personnalité, l'originalité
dans les écrits des enfants. On peut noter cependant soit quelques
traits personnels dans l'observation ou l'expression des faits observés,
soit des façons personnelles de grouper ou d'interpréter ces faits. Au
cours moyen, les enfants s'intéressent surtout aux êtres vivants et
particulièrement aux personnes, la curiosité pour les choses semble,
d'après les devoirs recueillis, se réveiller plus tard. L'expression des
sentiments reste schématique et conventionnelle très longtemps,
on ne découvre des formules originales qu'à la fin du cours complé
mentaire. L'influence du milieu familial et de l'école a souvent pour
effet de retarder les manifestations personnelles dans l'expression.
Il y a cependant des enfants qui résistent à l'emprise, qui « voient les
choses » autrement que les maîtres ne le paraissent désirer. Une
élève de 2e année du cours complémentaire loue l'entêtement, une
autre apprécie le bavardage. I. M.
1475. - L. L. THURSTONE. - Influence oï motion pictures on
children's attitudes (L'influence du cinéma sur V attitude des enfants).
— J. of Soc. Ps., II, 3, 1931, p. 291-306.
Cette étude fait partie d'une série de recherches à propos de l'i
nfluence des films sur le comportement des écoliers. Deux méthodes
sont employées pour mesurer leur changement d'attitude : une liste
comportant, groupées par paires, les indications de vols, de nature et
de gravité variées, est présentée aux écoliers qui doivent signaler,
dans chaque paire, l'acte qui leur paraît le plus grave. Cet exercice
est fait quelques jours avant la présentation du film « Street of Chance »
et title deuxième fois après la séance.
On obtient une courbe linéaire pour l'ensemble des appréciations,
sauf quelques variations, pouvant être attribuées aux réponses faites
au hasard. Mais l'opinion sur les joueurs (le jeu est le sujet du film)
est nettement modifiée, les enfants se montrant plus sévères lors de la
deuxième épreuve que pendant la première.
Là Seconde expérience est faite à propos du film « Hide out »
concernant la prohibition : Dans ce cas, on remet aux écoliers une
liste comportant 28 opinions sur la prohibition, parmi lesquelles
l'enfant souligne la réponse de son choix. On ne trouve pas de modif
ication suffisante pour permettre de conclure à un changement
d'attitude chez l'enfant. J. M.
1476. - H. WIEDING. - Wille und Willenser Ziehung beim Kinde
und beim Jugendlichen (La volonté et Véducation de la volonté chez
Venfant et ehéz V adolescent,). — Viertel], f. Jug., 2, 1931, p. 106-116.
La volonté, d'abord impulsive, doit devenir l'expression réfléchie

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