Généralités. L'écolier. Développement et intelligence. Caractère. Goûts. Aptitudes. Anormaux et Surnormaux. Le surmenage scolaire. Méthodologie pédagogique. - compte-rendu ; n°1 ; vol.33, pg 803-823

De
Publié par

L'année psychologique - Année 1932 - Volume 33 - Numéro 1 - Pages 803-823
21 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : vendredi 1 janvier 1932
Lecture(s) : 13
Nombre de pages : 22
Voir plus Voir moins

a) Généralités. L'écolier. Développement et intelligence.
Caractère. Goûts. Aptitudes. Anormaux et Surnormaux. Le
surmenage scolaire. Méthodologie pédagogique.
In: L'année psychologique. 1932 vol. 33. pp. 803-823.
Citer ce document / Cite this document :
a) Généralités. L'écolier. Développement et intelligence. Caractère. Goûts. Aptitudes. Anormaux et Surnormaux. Le surmenage
scolaire. Méthodologie pédagogique. In: L'année psychologique. 1932 vol. 33. pp. 803-823.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1932_num_33_1_5238APPLICATIONS PÉDAGOGIQUES 803
1480. — O. KÖHLER. — Masstäbe der Unfallstatistik {Mesure de
la statistique des accidents). — Ind. Psychot., IX, 7, 1932, p. 219-223-
L'A. propose de relever tous les accidents en fonction du nombre
d'heures des ouvriers par unité de 100.000 heures de travail et
montre comment cette mesure de base s'accorde avec les diverses
autres mesures (temps perdu, taux des accidents, gravité). 1). W.
2° Applications pédagogiques
a) Généralités. VEcolier. Développement et intelligence. Caractère.
Goûts. Aptitudes. Anormaux et Surnormaux. Le surmenage scolaire.
Méthodologie Pédagogique 1.
1400 bis. - H. L. HOLLINGWORTH. - Educational Psychology.
— In-8° de 540 pages. New- York et Londres, Appleton, 1933.
Prix, relié : 3 dollars.
Ce nouveau manuel, rédigé par Hollingworth, de Columbia, se
présente sous une forme intéressante, envisage des aspects très variés
des problèmes psychologiques que pose la pratique éducative, et
comporte des idées originales. C'est un livre très personnel.
Il y a quatre parties générales dans le volume. La première a trait
aux bases psychologiques, envisage la psychologie du « learning »,
la question de l'équilibre mental et du contrôle, «c surtout le problème
des « motifs » d'action et des « motifs humains » utilisables en éducation.
A ce propos, H. n'accepte pas les conceptions classiques de l'ins
tinct ; pour lui, tout motif d'action, toute tendance (« drive » ou
« urge ») relève d'une « distress » organique, d'une perturbation, d'une
gêne, source d'émotion, faim, soif, fatigue, douleur, fièvre, etc. Un
intéressant tableau présente une liste où chaque « distress » primaire
est placée en face du comportement typique qui en découle.
Le dernier chapitre de cette première partie, est consacré à la
qualité de l'organisme qui apprend, matière pour la tâche éducative,
avec données sur le développement mental, et individualités psycho
graphiques.
Une deuxième partie envisage courageusement les techniques
d'instruction, et, après les données générales, sur l'enseignement des
différentes disciplines, et. les facteurs généraux du « learning» (courbes
d'apprentissage, relations avec l'âge, etc.), s'en prend à l'organisa
tion détaillée, au « management » (effets de la répétition, rôle de
l'acquisition globale, relations du symbolisme abstrait avec le con
cret, etc.!, aux méthodes de classes, pour fournir ensuite des données
utiles sur la mesure en éducation, et les méthodes à adopter pour les
enfants exceptionnellement bien doués.
En troisième partie, vient la psychologie des sujets scolaires. Sont
envisagées : une éducation sensori-motrice, l'éducation symbol
ique, l'enseignement de la science, les arts expressifs ; et les rela
tions de l'éducation avec l'hygiène mentale.
Enfin, quelques problèmes éducatifs généraux constituent la der-
1. Voir aussi les n°" 465, 496, 513, 582-584, 667, 851, 1300, 1549. ■
804 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
nière partie ; phénomènes de transfert et rôle de l'éducation formelle,
comportement des écoliers, psychologie des maîtres, problèmes des
changements et de l'instabilité dans le domaine de l'éducation, enfin
place et rôle de la psychologie, schématiquement symbolisée.
C'est un livre dont on peut conseiller aux éducateurs la très utile
ecture. II. P.
1461. — L. WHEELER et R. J. STEELE. — Educational Books
899,' of 1931 (Ouvrages d'Education parus en 1 93'J ). — S. and S., XXXV,
1932, p. 393-410.
Liste bibliographique de 800 ouvrages environ parus aux Etats-
Unis en 1931 et groupés sous les rubriques suivantes :
1. Histoire, principes et philosophie de l'Education. 2. Administ
ration et contrôle. 3. Rapports, études, statistiques et législation.
4. Curriculum. 5. Conduite et formation du caractère. 6. Etude de
l'Enfant. 7. Psychologie de l'Education. 8. Tests d'éducation et mes
ures. 9. Les Enfants exceptionnels. 10. Recherches en matière
d'éducation. 11. Professeurs et méthodes d'enseignement. 12. Jardins
d'enfants et Ecoles élémentaires. 13. Junior High School, 14. Ense
ignement secondaire. 15. Bibliothèques scolaires. 16. Lecture, écriture
et étude des langues. 17. Mathématiques et Sciences. 18. Géographie
et Etude sociales. 19. Arts, musique et comédie. 20. Enseignement
professionnel et technique. 21. Orientation Professionnelle. 22. Hy
giène et Education physique. 23. Activités extra-scolaires. 24. Ense
ignement rural. 25. Enseignement supérieur. 26. Enseignement des
adultes. 27. Enseignement visuel et radiophonique. 28.
spécial et Education des nègres. L. B.
1462. — R. L. JENKINS. — Periodicals for Child- Guidance Clinics.
— Ment. Hyg., XVI, 4, 1932, p. 624-630.
Liste des périodiques les plus importants pour l'éducation de l'en
fant. Etablie sur la base de la fréquence des références des articles
publiés dans Child Development Abstracts, The Mental Hygiene
Bibliography et le jugement de l'Institute for Juvenile Research
(Chicago), cette liste contient surtout les périodiques de langue
anglaise. B. N.
1463. — A. HUTH. — - Pädagogische Gegenwartsaufgaben (Pro
blèmes pédagogiques actuels). — A. f. ges. Ps., LXXXVI, 1-2,
1932, p. 149-158.
Quelques remarques, de caractère très général, insistant sur la
nécessité de remplacer l'instruction seule par l'éducation. Celle-ci
devrait viser 3 buts : l'élargissement de l'horizon moral, l'instruction
et l'éducation de la volonté, et être appliquée au peuple entier.
A. R.-Ü.
1464. — L. C. NEWTON". — • Customs and practices in the German
Schools of to-day (Coutumes et pratiques des Ecoles allemandes
d'aujourd'hui). — S. and S., XXXV, 895, 1932, p. 257-259.
Vue d'ensemble, intelligemment présentée, de l'aspect qu'offrent
actuellement les Ecoles allemandes : sites admirablement choisis, APPLICATIONS PÉDAGOGIQUES 805
installations ultra-modernes, place accordée, dans les programmes,
à la musique, aux sports, etc. L. B.
1465. — • A. HONNACKER. — Freiheitsprinzip und Arbeitsunter
richtung (Le principe de la liberté et l'enseignement du travail). — ■
A. f. ges.'Ps., LXXXVI, 1-2, 1932, p. 22-32.
Partant du principe formulé dans la pédagogie de Max Wentscher
que l'idéal de la liberté doit être le but de l'éducation, l'A. préconise
(sans d'ailleurs quitter le plan des réflexions très générales et assez
vagues) un système d'enseignement par le travail et. où l'enseign
ement professionnel ne serait qu'un cas spécial. Il y voit un moyen
efficace pour combattre l'excès de l'intellectualisme, pour éduquer
diverses formes d'intelligence, dont l'intelligence pratique, pour déve
lopper chez l'enfant son libre arbitre. A. R.-G.
1466. — W. J. MESSER. — Some school problems îor industrial
psychology (Quelques problèmes scolaires pour la psychologie indust
rielle) Hum. F., VI, 8, 1932, p. 294-298.
L'Institut de Psychologie de Londres a entrepris, comme il l'avait
signalé dans son rapport de 1931, des recherches sur le chauffage,
l'éclairage, la ventilation et d'autres questions d'hygiène scolaire.
L'auteur espère que ces recherches commencent une ère nouvelle,
l'ère de coopération entre l'Institut et l'Union nationale des Insti
tuteurs. Jusqu'à présent tous les efforts des instituteurs pour amél
iorer les conditions hygiéniques des écoles ont eu peu de succès. Le
concours de l'Institut donnera certainement plus de valeur aux aspi
rations des maîtres dans ce domaine. La coopération entre les inst
ituteurs et les psychologues s'impose pour bien des questions de la vie
scolaire parmi lesquelles celles de la fatigue des écoliers, de la durée
des recréations en rapport avec leur âge et d'autres facteurs de la vie
scolaire qui demandent à être étudiés. Un autre domaine très import
ant qui exige un contact entre la psychologie pédagogique et la
psychologie industrielle c'est celui de l'Orientation Professionnelle.
D. M.
1467. — H. CRICHTON MILLER. — Mental Health in relation to
Education (Santé mentale en rapport avec V Education). — - Br. Med.
Journal, N° 3735, 1932, p. 234-237.
Examen des problèmes d'hygiène mentale scolaire. L'éducation
portant sur une collectivité convient à la moyenne normale, mais se
heurte aux cas aberrants, pour qui il faut des écoles adaptées aux
individus, des écoles sur mesure.
L'attention doit se porter sur les phases de développement rapide,
dans lesquelles les besoins de sommeil sont grands et la fatigue
rapide.
Le développement sexuel doit aussi être surveillé ; c'est par des
méthodes médicales de prévention et de redressement qu'il faut lutter
contre la masturbation qu'il est dangereux de considérer comme un
vice d'emblée chez les garçons et une maladie chez les filles, et contre
l'homosexualité.
A côté du développement intellectuel, il faut donner une impur- #06 ANALYSÉS BiÜLIÜGJlAI'HIQl EU
tance très grande au côté affectif, en dépistant très vite les mésadap-
tations qui sont fréquentes. C'est à l'hygiène scolaire qu'appartient
la prévention de la schizophrénie, du suicide, du bégaiement, de la
délinquence. H. P.
1468. — R. MEISTER. — Spiel und Arbeit als gegensätzliche
Verhaltungsweisen menschlicher Tätigkeit (Le jeu et letravail comme
modalités opposées de l'activité humaine). — Viertelj. für Jug.,
II, 1932, p. 145-154.
Kerchersteiner a distingué quatre modalités de l'activité : jeu,
sport, occupation et travail. M. reprend ces distinctions et les rectifie.
Le jeu se caractérise par le plaisir de la fonction (Functionslust) ;
le travail par le but donné à l'activité, dans le premier, le but est
accessoire, dans le second, c'est le plaisir qui est accessoire. Il y a
deux lignes allant du jeu au travail : l'une par l'occupation (la matière
de l'acte est en quelque sorte désobjectivée), l'autre par le sport
(l'acte a perdu son sérieux). Dans le premier cas, il n'y a pas de
réalisation d'un but, dans le second, il y a un acte réel sans caractère
sérieux. L'enfance va du jeu au travail. Le travail scolaire a quelque
chose de commun à la fois avec le sport et avec les techniques propre
ment dites. Le travail scolaire doit cultiver les forces créatrices et ne
pas être un pur effort d'assimilation. Mais cela ne signifie pas que
l'écolier doive produire des œuvres d'art. Il ne s'agit jamais ici
de préparation à l'intelligence de l'art et de culture des aptitudes.
P. G.
1469. — L. RIETZ. — Rythmus und Reifung ; êin sofcialdyna
misches Problem (Le rythme et la maturation ; un problème de
dynamisme social). — Z. für V., vin, 2, 1932, p. 167-192.
L'A. rapporte ici le fruit d'une longue observation (5 ans), d'une
« société » d'enfants.
Il s'agit d'une classe de 17 élèves (6 fillettes et 11 garçons) âgés,
au moment où l'étude commençait, de 8 ans en moyenne. Le système
éducatif était celui des centres d'intérêts. Les enfants jouissaient
d'une grande liberté, organisant leur travail eux-mêmes, avec le
concours, bien entendu, du professeur, dont le rôle se limitait à
assurer la réalisation matérielle des désirs des enfants, à aplanir les
discordes et les difficultés. Au bout de deux ans de la vie commune,
la classe formait un groupe extrêmement homogène, à tel point
qu'aucun enfant n'a jamais manifesté la moindre tendance d'en être
séparé ni dans le travail, ni dans les jeux. Les occupations du groupe
variaient suivant un rythme régulier, les centre? d'intérêts changeant
en moyenne toutes les trois semaines. La même occupation revenait
2 fois par an. Chaque nouvelle impression ressentie par le groupe
demandait une longue période de latence avant d'être exprimée.
C'est ainsi qu'un dirigeable vu en octobre n'engendre qu'en janvier
les occupations y relatives (dessins, découpage de ballons en pa
pier, etc.).
Ce système de changements collectifs d'intérêts exprime, dit l'A.,
le processus de maturation des enfants. Ee nombreux tableaux et
graphiques illustrent l'article d'une façon expressive. A. R.-G. -
' APPLICATIONS PÉDAGOGIQUES 807
1470. — J. D. HEILMANN et P. Me KEE. — The relative in
fluence upon educational age of grade location and mental age
(L'influence relative de la classe et de Vâge mental sur Vâge pédagog
ique). — J. of appl. Ps., XVI, 2, 1932, p. 184-200.
L'âge mental de 2.000 élèves d'écoles primaires dans une ville de
l'Etat de Minnesota ayant été déterminé à l'aide des deux formes de
tests collectifs d'intelligence d'Otis, l'A. a comparé les connaissances
scolaires (exprimées en âges pédagogiques et déterminées par les
Stanford-Achievement Tests) des groupes d'élèves se trouvant dans
les mêmes classes, mais différant entre eux de deux années d'âge
mental, et d'autre part, des groupes d'élèves ayant même âge mental,
mais placés dans des classes différentes, séparés par deux années
d'enseignement (en 4e A. et 6e A. ; en 5e A. et 7e A. ; en 6e A. et 8e A.).
En retenant les moyennes de tous les groupes comparés, on a
obtenu les résultats suivants, la première colonne indiquant les diffé
rences entre les groupes d'âge mental supérieur et les groupes d'âge
mental inférieur à classe constante, la 2e colonne fournissant les
différences entre les groupes se trouvant dans les classes scolaires
supérieures et les des classes inférieures à âge mental cons
tant (toutes les différences étant exprimées en mois).
1. Age civil.1 3 ,72 30,76
2. » pédagogique total 10 ,87 6,34
3. » de lecture 15 ,54 3,59
4. » de calcul 11 ,81 4,32
5. » de sciences naturelles 12 ,08 7,48
6. » de littérature et d'histoire . 11 ,01 9,75
7. » de vocabulaire 12 .24 6,03
8. » d'orthographe 7 ,32 12,60
Ainsi, les enfants d'âge mental supérieur, bien qu'ils soient un peu
plus jeunes, se montrent sensiblement supérieurs à leurs camarades
de classe. Par contre, à âge mental égal, une différence de deux années
d'enseignement n'entraîne qu'une augmentation relativement très
faible des connaissances scolaires, cette étant de l'ordre
d'un cinquième de celle que l'on pourrait s'attendre à trouver d'après
l'âge chronologique des élèves. D. W.
1471. — F. LUBBERT. — Der Einfluss der Schülerheimerziehung
auï die verschieden en Altersstufen (V influence éducative d'un camp
de vacances aux différents âges). — Viertelj. für Jug., II, 1932,
p. 208-210.
Très différentes sont, dans un camp de vacances, les attitudes des
élèves de 3e et 4e, d'une part et celles des élèves plus âgés de 2e et
de lre d'autre part. Les premiers s'amusent ensemble, mais encore
individuellement ; les bandes qui se forment (en général pour quelque
mauvais coup) sont des réunions spontanées et inorganisées. D'ailleurs,
la vie commune en dehors du milieu familial et de la grande ville,
l'émancipation et l'invitation encore maladroite des grands sont, à .
808 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
cet âge, des excitations morales très efficaces pour le développement
du caractère.
Les grands forment au contraire des groupes vraiment organisés,
conduits par des chefs auxquels ils obéissent et qui ont conscience de
leur autorité et de leur responsabilité. Le jeu collectif devient surtout
un jeu de compétition sérieuse et passionnée entre groupes ; chacun
a conscience de ses devoirs envers le groupe et tend à l'extrême sa
volonté pour se soumettre à sa discipline. P. G.
1472. — - A. BUSEMANN. — Zur Psychologie des « Sitzenbleibens »
(Sur la psychologie du redoublement des classes). — Z. für pad. Ps.,
XXXIII, 9, 1932, p. 305-308.
Petite statistique qui montre que lès redoublants à l'école se
recrutent plus fréquemment dans les classes sociales pauvres et que,
dans ces classes, ils commencent à redoubler de bonne heure. L'in
fluence des conditions familiales se manifeste encore par le fait que
le pourcentage d'enfants n'ayant pas leur père et leur mère se montre
très élevé. 11 ne semble pas que le redoublement d'une .classe soit un
bon remède pédagogique, car le dépouillement des notes scolaires
montre que, bien que plus âgés que la moyenne des camarades de
leur classe, les redoublants ont cependant des notes inférieures à
la moyenne de leurs camarades. D. W.
1473. — W. HERRTWITCH. — Die Wandelbarkeit in der Berufs
einstellung des Lehrers [V 'évolution dans V attitude professionnelle
du maître). — Z. für pad. Ps., XXXIII, 7-8, 1932, p. 292-299.
Quelques réflexions sur l'évolution que subit le maître dans l'adap
tation à son métier, adaptation qui procède par périodes en débutant
par l'attrait de la nouveauté et l'ardeur du novice, en continuant par
l'intensification de la spécialisation des intérêts professionnels et en
se terminant souvent par une sage résignation. H. déplore que la
psychologie du maître soit assez peu étudiée... et le lecteur le déplore
également... . D. W.
1474. — MARGARET PHILLIPS. — Some problems of adjust
ment in the early years of a teacher's life [Quelques problèmes
d'adaptation dans les premières années de la carrière d'un professeur).
— Br. J. of Ed. Ps., II, 1932, p. 237-256.
D'une nombreuse correspondance entretenue dans ces dix der
nières années avec de jeunes professeurs appartenant à quatre centres
différents d'enseignement, l'auteur a pu arriver à cette conclusion,
que les causes des crises de santé, si fréquentes au début des carrières
pédagogiques, sont multiples et variées.
Parmi les conflits que provoquent les nombreux problèmes d'adap
tation auxquels doit se plier la personnalité du jeune maître, il faut
noter : les difficultés accrues par la nature même de la vie professionn
elle, soit qu'il s'agisse des difficultés caractéristiques de la période
de 20 à 25 ans, soit qu'il s'agisse de difficultés de tempérament plus
durables ; l'orientation des étudiants au début de leur carrière
vers des domaines pour lesquels ils n'ont qu'un entraînement ou un
goût insuffisant ; les mauvaises conditions matérielles du travail APPLICATIONS PÉDAGOGIQUES 809
(locaux exigus et classes trop .nombreuses) ; les problèmes relatifs
à la direction d'une classe et à la discipline ; l'attitude des directeurs
et des plus anciens membres de l'enseignement vis-à-vis de leurs
jeunes collègues ; la différence de points de vue entre les générations
à propos des méthodes et des buts de l'éducation ; le milieu social
des élèves et de l'école ; l'insuffisance des loisirs et les difficultés
financières.
11 serait indispensable d'étudier sérieusement le moyen de réduire
ces conflits caractéristiques qui pèsent trop lourdement sur les jeunes
professeurs. H. A.
1475. — H. NEUMANN. — Training teachers for character Educ
ation (Les Professeurs qui éduqueront le Caractère). — S. and S.,
XXXV, 889, 1932, p. 39-42.
Démonstration de ce que doivent étudier et pratiquer en matière
d'éthique les professeurs qui ont pour charge de former le caractère
des enfants. ' L. B.
1476. — F. GLASER. — Das paedagogische «Verhältnis» und die
Jugendkund (La relation du maître à l'élève et la connaissance des
jeunes gens). — Viertelj. für Jug., II, 1932, p. 6-15.
La pédagogie doit voir dans l'enfant, non un objet à former et à
transformer, mais un sujet, une personne. L'action du maître doit
s'inspirer de l'idée de relation morale réciproque entre le et
l'élève, partir de l'étude de ses tendances propres et des conditions
subjectives de son développement. P. G.
1477. — 0. KUTZNER. —Zur Psychologie der Strafe (Contribution
à la psychologie de la punition). — A. f. ges. Ps., LXXXVI, 1-2,
1932, p. 159-170.
Démontrant que dans la punition, en tant que moyen éducatif,
il y a une contradictio in adjecto, l'A. voudrait, sinon la supprimer
complètement, du moins la modifier de façon à éliminer le moment
de lutte entre l'adulte et l'enfant. Il s'agirait de faire admettre à ce
dernier, le caractère désagréable de la punition en quelque sorte de
bon gré, tout comme on lui fait accepter une drogue amère en lui
faisant comprendre qu'elle est nécessaire pour le débarrasser de son
mal. A. R.-G.
1478. — R. REIGBERT. — Ueber Probleme und Problematik der
Ausdruckspsychologie (Problème? et méthodes de la psychologie de
Vexpression). —Viertelj. für Jug., II, 1932, p. 16-21.
La connaissance psychologique individuelle de l'élève est essent
ielle pour le pédagogue. Il doit partir de l'étude de l'expression, telle
que l'acquiert par la pratique l'observateur bien doué, mais il doit
dépasser ce point de vue et il a besoin d'une véritable psychologie
scientifique de l'expression. P. G.
1479. — F. BÜURJADE. — Plaidoyer pour la pédagogie du caract
ère. — B. S. A. B., XXXII, 1932, p. 98-123.
L'enfant est essentiellement un émotif. Les causes de cette émoti- ' 810 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
vite sont : 1 ) la prédominance de la vie organique sur la vie de rela
tion ; 2) le reflux à l'intérieur de la décharge du tonus nerveux qui
ne trouve que des issues insuffisantes vers l'extérieur ; 3) un défaut
d'adaptation des réactions aux excitations ; 4) un défaut d'inhibition.
De cette émotivité découlent : 1) la prédominance des besoins phy
siques ; 2) une attitude de défense vitale (sous forme de colère, de
peur ou de tendresse égocentrique et jalouse) ; 3) une instabilité
affective ; 4) une pénétrabilité affective ; 5) une suggestibilité qui
peut conduire à la contagion émotive ou à l'imitation automatique.
La tâche de l'éducateur devra être de doter l'enfant de stabilité^
de consistance, de « constance »' psychique. Son action devra se
conformer aux règles générales élémentaires suivantes : l) il est
nécessaire que l'enfant vive dans une atmosphère de bonne humeur,
de tranquille et heureuse anirrfation ; 2) les méthodes d'inhibition
coercitive directe sont très dangereuses, elles peuvent conduire à un
sentiment d'insuffisance et de culpabilité ou rejeter l'enfant dans le
mensonge et l'hypocrisie, à moins qu'elles ne déclenchent un méca
nisme de compensation qui incitera l'enfant à chercher sa revanche
sur des êtres plus faibles que lui ; 3) les méthodes d'inhibition indi
recte (les « sanctions naturelles ») sont au contraire à recommander ;
4) la règle technique positive essentielle est de favoriser la libération
du tonus (jeux, activités physiques mêlés aux exercices intellectuels),
tout en tournant l'activité de l'enfant vers l'ordre et l'organisation ;
5) il faut équilibrer l'énergie à laquelle on aura procuré des issues et
des emplois utiles (dans cet effort d'équilibration les habitudes seront
de précieux auxiliaires, mais il faudra aussi créer une constance
active du caractère) ; 6) l'explication, qui ne doit pas prendre les
devants, pourra accompagner l'emploi des méthodes précédentes
(elle consistera, soit à donner des raisons, soit à analyser des
causes).
Pour pénétrer le caractère de l'enfant, il faudra d'une part explorer
pour définir, d'autre part classer pour situer. Parmi les classificatione
connues des caractères, l'auteur donne sa préférence à celle de
Heymans, qui lui semble la moins arbitraire. Le classement fait, il
faudra en tirer des explications pratiques. Ainsi, en classe, on enca
drera les nerveux avec des flegmatiques, en appliquant une sorte de
méthode de compensation. On parlera de dignité aux passionnés.
On se rappellera que les récompenses ont plus d'effet que les punitions
sur les colériques. A l'égard des sentimentaux, on évitera la sévérité.
On ne marchandera pas les témoignages de satisfaction aux sanguins.
On se rappellera que les apathiques — qui fournissent beaucoup de
collectionneurs et d'avares — , thésaurisent volontiers les bons points.
En somme : une politique nuancée, fondée sur une connaissance aussi
précise que possible du caractère et ayant pour but de mettre tout
le monde en état de bonne volonté.
On pourra d'ailleurs pousser plus loin l'application de cette poli
tique. On profitera des dispositions à l'épargne des apathiques pour
leur confier la distribution des cahiers, des plumes, etc. Les flegmat
iques, ponctuels, seront chargés de rappeler les dates, l'ordre des
interrogations, le plan de travail, les horaires. On confiera la bibli
othèque aux passionnés et on réservera la lecture à haute voix, aux PÉDAGOGIQUES 811
colériques. On ne conférera aucune fonction d'autofité ni aux ner
veux ni aux sentimentaux.
Ce sont les passionnés et les flegmatiques qui fournissent les
meilleurs élèves ; viennent ensuite les sentimentaux et les colériques,
puis les sanguins et les nerveux ; les apathiques sont médiocres, et il
n'y a pas gfand'chose à tirer des amorphes.
La considération des caractères sera bien entendu importante
aussi dans l'emploi des diverses méthodes de travail. Les flegmatiques
et les sentimentaux ont une préférence pour la réglementation et un
penchant pour l'habitude. Les colériques sont faits pour le travail
d'équipe. Par contre, les nerveux s'accommodent mal du
collectif, Le maître devra connaître et utiliser toutes ces données.
I. M.
1480. — A. S. BECKHAM. — Mental Hygiene and character educat
ion (L'hygiène mentale et V éducation du caractère). — ■ Ment. Hyg.,
XVI, 2, 1932, p. 259-263.
L'éducation du caractère dans les écoles donne-t-elle des résultats
pratiques ? Pour répondre à cette question l'auteur a demandé à
10 instituteurs de classer dans l'ordre d'importance qu'ils attribuent
à chacun les 10 traits de caractère empruntés du livre de W. W. Chart
ers : The teaching of Ideals, et ensuite d'évaluer la fréquence de ces
traits chez leurs élèves. Voici les traits de caractère, dans l'ordre in
diqué par les instituteurs : Honnêteté, confiance, chasteté, santé,
application scolaire, sincérité, économie, respect, serviabilité, génér
osité. La corrélation entre ce classement et celui d'après la fréquence
de ces traits observés parmi les élèves est de .688 (rfc .049). La corré
lation est donc positive.
Comme méthode d'éducation du caractère, l'auteur conseille de
faire ressortir devant les élèves l'attraction des bonnes qualités
morales, et non pas de les faire accepter par crainte de punition. Ce
dernier procédé ne peut donner qu'un effet juste contraire. B. N.
1481. — PH. BLANCHARD. — Educational disabilities and emot
ional adjustment (Les Incapacités éducationnelles et V accord émot
ionnel). — V. G. M., X, 4, 1932, p. 165-169.
Presque toutes les incapacités • ont leur origine
dans quelque désaccord émotionnel. De multiples observations et
expériences le prouvent. Il s'agit donc, pour l'assistante sociale, le
médecin, le psychologue ou le psychiatre d'étudier les relations de
l'enfant avec ses parents, ses frères et sœurs, ses professeurs et ses
camarades ; de bien l'examiner au point de vue physique et psycho
technique (tests d'intelligence et tests de développement, et, spécia
lement, tests se rapportant à l'incapacité qu'il présente). Si l'origine
de cette incapacité réside en une déficience sensorielle ou en une ins
truction faible, c'est facile à déceler et à corriger. Si la raison en est
au contraire sociale, le traitement qui s'impose est une amélioration
de l'accord émotionnel. L. B.
1482. — S. Z. ORGEL, J. GOLDMAN, et M. B. BLANCHARD. —

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.