Généralités. Théories. Lois psychologiques. Processus physiologiques. - compte-rendu ; n°1 ; vol.35, pg 579-591

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L'année psychologique - Année 1934 - Volume 35 - Numéro 1 - Pages 579-591
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : lundi 1 janvier 1934
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a) Généralités. Théories. Lois psychologiques. Processus
physiologiques.
In: L'année psychologique. 1934 vol. 35. pp. 579-591.
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a) Généralités. Théories. Lois psychologiques. Processus physiologiques. In: L'année psychologique. 1934 vol. 35. pp. 579-
591.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1934_num_35_1_5329MOTRICITÉ OCULAIRE VISION.
ou dans la direction inverse quand on varie d'une manière continuer
l'intensité absolue.
T. en conclut que toute théorie de la localisation auditive devrait,
tenir compte de ces données expérimentales. P. K.
866. — DAVID-GALATZ. — Sur la localisation du son dans Iar
perception cranio-osseuse. — Annales d'Otolaryngologie, 1934r
n° 6, p. 576-584.
Le diapason étant appuyé sur le plan médio-sagittal du crane„
le son entendu par voie osseuse est localisé au milieu de la tête, si.
l'audition est égale des 2 côtés ; sinon il y a latéralisation apparente. .
Quand on bouche une oreille, on localise le son de côté, mieux
entendu par voie solidienne. Et des malades peuvent localiser du;
côté où l'audition est moins bonne par voie aérienne.
En utilisant cette méthode d'examen dans les affections auri
culaires (comportant l'effet sur la localisation apparente de l'occlusion-
de l'une ou l'autre oreille) l'auteur constate que l'atteinte de l'oreille-
moyenne entraîne une fixité de la (non modifiée par l'oc
clusion) tandis que celle de l'oreille interne comporte un déplacement;
de la localisation. H. P.
867. — F. L. DIMMIGK et E. GAYLORD. — The dépendance of
auditory localization upon pitch (La dépendance de la localisation
auditive par rapport ala fréquence du son). — J. of exp. Ps., XVII,
1934, p. 593-599.
Les sons aigus paraissent hauts, les sons graves bas. Mais s'agit-il
d'une qualité primaire, susceptible de se traduire par une illusion,
de localisation verticale dans l'espace ? C'est ce que Pratt avait cru
constater. D. et G. contestent le fait ; leurs sujets localisent à la
même hauteur des sons aigus ou graves provenant de la même posi
tion et ne commettent pas d'erreur systématique appréciable dans,
la localisation d'une source sonore de fréquence variable, irréguli
èrement déplacée dans la direction verticale. P. G.
7° Vision. Motricité oculaire
a) Généralités. Théories. Lois psychologiques.
Processus physiologiques1
868. — F. H. GAGE. — An experimental investigation of the meas»-
rability of Visual sensation (Une recherche expérimentale sur la
possibilité de mesurer la sensation visuelle). — Pr. of R. S., B,
GXVI, 1934, n° 797, p. 123-138.
Expériences de bisection d'un intervalle entre deux niveaux
de brillance, le sujet réglant un niveau qui lui paraisse equidistant
des niveaux extrêmes.
En plaçant le champ le plus brillant tantôt à droite et tantôt à«
gauche, pour la détermination, dans un champ situé au milieu, .
de ce niveau intermédiaire equidistant, chacun des 2 sujets donne.-
1. Voir aussi les N°* 145, 389, 714, 758, 782, 787, 962. 580 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
les résultats suivants, en unités logarithmiques (les valeurs des
extrêmes étant 0 pour le maximum et 2,026 pour le minimum) :
Sujet I Cas A Cas B Sujet II. .. Cas A Cas B
Niveau equidistant. 0,918 0,840 0,930 0,913
Entre les valeurs de ce niveau et le niveau 0, les valeurs de
la bisection sont respectivement 0,470 ; 0,366 ; 0,550 ; 0,404. et entre
elles et le niveau 2,026 : 1,326 ; 1,247 ; 1,357 ; 1,300.
Enfin, en faisant diviser en parties égales l'intervalle entre les
niveaux de bisection intermédiaires ainsi obtenus, respectivement,
les 4 valeurs moyennes obtenues, qui devraient coïncider avec les
4 premières^ deviennent : 0,797 (au lieu de 0,918) ; 0,549 (au lieu de
0,840) ; 0,989 (au lieu de 0,930) ; enfin 0,782 (au lieu de 0,913).
Sauf dans 1 cas, l'écart entre les deux valeurs qui devraient
coïncider est de même sens (celui de la déviation vis-à-vis de la loi
fechnérienne, vers un niveau trop élevé de brillance).
On ne peut donc construire une échelle valable des sensations,
d'après G.
Mais le nombre des sujets n'est peut-être pas assez grand pour
étayer définitivement une telle conclusion négative. H. P.
869. — SELIG HECHT. — A theoretical basis for intensity discr
imination in Vision (Une base théorique pour la discrimination
visuelle d'intensité). — Pr. of N. Ac. of Sc, XX, 12, 1934, p. 644-
655.
Résumé d'un exposé théorique qui doit faire objet d'un mémoire.
Utilisant les mesures ingénieuses qui ont permis de connaître
la valeur du seuil différentiel de brillance lumineuse à une série assez
large de niveaux différents chez la Drosophile, chez l'Abeille, chez le
Lamellibranche Mya arenaria, et qui donnent sur une échelle loga
rithmique d'intensités en abscisse une courbe régulièrement décrois
sante du logarithme de la fraction différentielle -y- inscrit en ordonnée,
courbe analogue à celle de divers auteurs pour la sensibilité de l'œil
humain (à condition de considérer une courbe des cônes et une courbe
des bâtonnets et de négliger les relèvements de la fraction différent
ielle aux plus hauts niveaux de brillance, d'après les déterminations
de König et Dieterici), Hecht déduit les valeurs observées d'un schéma
photochimique, compatible avec une équation satisfaisante pour la
Drosophile du type -y- = — ( 1 + rrr ), avec les constantes K = — *
1 ak \ rvl / «2
(rapport de 2 constantes de vitesse des réactions antagonistes, la
décomposition photochimique à la lumière et la reconstruction à
l'obscurité), a et c.
Il s'agit là d'une réaction doublement monomoléculaire.
Une équation un peu différente convient à l'abeille et à la mye,
sur la base d'une réaction bimoléculaire :
AI
V (K.I)î/ VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 581
Pour l'homme, c'est cette équation qui s'applique aussi, mais,
dans certains cas, convient mieux une éouation représentant un
processus à réaction monomoléculaire dans un sens et himoléculaire
dans l'autre. H. P.
870. — R. THOULESS. — The general principle underlying effects
attributed to the so called phenomenal constancy tendancy (Le
principe général impliqué dans les effets attribués à la prétendue
tendance à la constance apparente). — Ps. For., XIX, 1934,
p. 300-310.
Une ombre pro:etée pat ait moins sombre qu'elle ne le devrait
d'après les rapports de clarté des images rétiniennes ; un objet
éloigné paraît moins diminué qu'il ne le serait d'après les rapports
géométriques de ces images. Inversement, si l'objet réel est modifié
de façon que l'image rétinienne ne change pas, apparent paraît
modifié. T propose de grouper toute cette catégorie de faits dans la
formule suivante : les caractères apparents d'un objet sont inter
médiaires entre les du stimulus périphérique et ceux de
l'objet réel : ils résultent d'une sorte de compromis. P. G.
871. — W. ARNOLD et C. P. WINSOR. — On the theoretical signi
ficance Of Talbot'S law (Sur la signification théorique de la loi
de Talbot). — J. of gen. Ph., XVIII, 1, 1934, p. 97-101.
Il n'est pas nécessaire d'entrer dans le détail des mécanismes
physico-chimiques de l'excitation lumineuse pour déduire rigoureu
sement une conséquence importante de la loi de Talbot, à savoir que
la vitesse du processus photochimique serait directement proport
ionnelle à l'intensité de la lumière incidente. Autrement dit, si X
est une variable qui, en dehors de l'intensité I, fixe l'état du système,
on peut, du fait que la loi de Talbot est vérifiée, préciser que la
vitesse c = f (I,X) du processus est une fonction de la forme
v = 1/ (X).
L'auteur le démontre mathématiquement ; c'est dire que la
validité de cette proposition ne dépend que de celle qu'on accorde
aux hypothèses très générales prises comme point de départ. Ce sont
les suivantes : 1° l'état d'un photorécepteur est complètement
déterminé par son histoire antérieure concernant son exposition à
la lumière ; 2° la photoréception implique deux processus opposés
dont l'un seulement dépend de l'éclairement ; 3° la sensation est
fonction de l'intégrale, par rapport au temps, et étendue à une courte
durée, de la vitesse du processus photosensible. Les deux premières
affirmations sont généralement admises sans difficulté. La troisième
est la moins évidente. A. F.
872. — M. LUCKIESH et F. K. MOSS. — A view of the cortieal
integrational process through liminal visual stimuli (Un aperçu
sur le processus d'intégration cortical dans le cas de stimuli visuels
liminaires). — J. of exp. Ps., XVII, 7, 1934, p. 449-461.
Le seuil de discrimination est mesuré au moyen de 2 rectangles
blancs sur fond noir ; on fait varier l'intervalle des 2 figures et
leur largeur, ces 2 grandeurs restant toujours égales entre elles ; en ■
'582 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
même temps, pour rester toujours au seuil, on fait varigr le degré de
contraste entre les figures et le fond. L'énergie lumineuse soustraite
au fond par la surface sombre des 2 rectangles est ici celle qui est
^requise pour la différenciation géométrique des 2 figures ; on la com
pare à l'énergie requise pour la simple différenciation des clartés ;
rieur différence est considérée comme mesurant le degré du processus
d'intégration « corticale ». L'efficacité de cette intégration diminue
avec l'aire du test-objet et avec la clarté du champ. P. G..
373. — L. G. TRAVIS et R. MARTIN. — A study of retinal stimula-
- tion (Une étude de la sommation des stimulations rétiniennes). —
.1, Of exp. Ps;; XVII, 1934, p. 773-786.
L'acuité mesurée par les tests ordinaires est plus grande dans la
vision binoculaire que dans la vision monoculaire. En est-il de
même quand on exci'e «imullanément deuxiparties, nasale et tempor
ale, d& la même rétine ? Les tests-objets sont de petits cercles à rayures
horizontales ou verticales. L'appareil employé pour les présenter
assure la localisation exacte des images rétiniennes ; un jeu de
glaces permet à l'expérimentateur de contrôler la fixation. On trouve
que le seuil d'acuité s'abaisse quand les deux parties de la rétine
sont excitées simultanément, et cela bien, que les deux images scient
transmises, l'une au cerveau droit, l'autre au cerveau gauche. Il y
-a donc sommation des effets dans les deux hémisphères. P. G.
$74. — K. KONINSKI. — Beitrag zur Kenntnis der entoptischen
Erscheinungen (Contribution à V étude des phénomènes entoptiques ) .
— Kwart. Ps., V, 3-4, 1934, p. 337-382.
L'A. étudie 150 images entoptiques, qu'il a observées sur lui-
même. Il les répartit en 9 groupes : A : images entoptiques où appa-
araissent des souvenirs s'actualisant dans la conscience ; B : reproduc
tion des images fantaisistes ; G : reproduction sans grandes modifi
cations des images-souvenirs visuelles concrètes ; D : images entop
tiques de caractère réaliste, mais dont l'origine n'est pas facilement
■décelable dans la mémoire ; E : images entoptiques analogues, dans
une certaine mesure, aux images consécutives ; F. : images entop
tiques fantaisistes avant pour point de départ des réminiscences
{elles relèveraient d'une sensibilité miscrocopique et inconsciente de
la rétine pour les ombres projetées par les globules sanguins) ;
-G : résidus des rêves ; H : images entoptiques d'origine périphérique
■et I : non définies.
K. a fixé par le dessin et reproduit dans l'article 50 de ses images.
Une analyse de toutes ces catégories lui fait conclure à leur
•caractère nettement rétinien : ce sont des images rétiniennes projetées
sur le champ des paupières baissées. Leurs dimensions subjectives
■sont déterminées par les sensations kinesthésiques accompagnant
l'activité normale de l'appareil dioptrique.
Les preuves de l'origine purement rétinienne des images entop
tiques sont fournies par toute une série de faits : parce qu'elles se
trouvent projetées sur un fond noir (contrairement aux images
intuitives qui remplissent tout le champ de la vision), par leurs
•dimensions de miniatures qui sont senties comme telles, par l'absence ■
VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 583
<le tout espace (remplacé dans certains cas par le fond noir), par ce
qu'elles ne subissent pas de déplacement ni de modifications lorsqu'on
déplace les yeux, parce que, dans certains cas, après avoir ouvert et
refermé les on en retrouve des résidus.
Certains de ces caractères les rapprochent des images eidétiques
£ tel point que l'A. croit pouvoir attribuer, à celles-ci, par analogie,
une origine rétinienne. Cette constatation enlèverait, aux images
-éidétiques, à son avis, le caractère de mysticisme ontologique que
leur a conféré Jaensch. A. G.
$75. — H. SEWALL. — Induced ocular luminescence as a probable
source Of entoptîc vision (Luminescence oculaire induite, source
probable de la vision entoplique). — • Am. J. of Ph., CVIII, 2, 1934,
p. 409-415.
Description détaillée de 2 phénomènes entoptiques non décrits
jusqu'alors. Le premier consiste en points lumineux se déplaçant
-comparables à de très petites étoiles jaunes et témoins de la circulation
rétinienne capillaire. Le deuxième est une forme statique de l'arbre
vasculaire de Purkinje. Ces 2 phénomènes représentent la et la perception est due à la luminescence des milieux
-oculaires, particulièrement d:i cristallin. C. Y.
$76. — G. E. MÜLLER. — Ueber die Entstehung der elektrischen
Gesichtsempfindungen (Sur Vorigine des sensations visuelles élec
triques). — Z. für Sin., LXV, 1934, p. 274-292.
Le regretté maître de Gœttingen, rappelant sa conception de
l'action électrique sur l'œil, qui ne s'exercerait pas directement sur
les fibres nerveuses, mais sur la couche des articles externes des
cônes et bâtonnets, expose les données des travaux les plus récents
sur l'excitation électrique de l'œil qui lui paraissent en accord avec
«ne action du courant sur la substance intercalaire que sa théorie
fait intervenir entre la première photochimique et l'exci
tation nerveuse. H. P.
377. — H. D. BOUMAN. — Rhythmical electrical stimulation of the
retina and demonstration of an apparatus for rhythmical electrical
Stimulation (Stimulation électrique rythmique de la rétine et démonst
ration d'un appareil pour cette stimulation). — ■ Acta brevia
neerlandica, IV, 5-6, 1934, p. 114-115.
Par stimulation électrique intermittente de l'œil, on obtient une
impression lumineuse intermittente fusionnant pour une fréquence
d'environ 120 à la seconde, très supérieure à celle qui correspond aux
stimulations lumineuses intermittentes, ce qui confirme le rôle essent
iel des processus périphériques dans la fusion visuelle. H. P.
«78. — A. J. BOGOSLOVSKY. — Ueber die Abhängigkeit der elek
trischen Empfindlichkeit des Auges von den verschiedenen Adap
tationsbedingungen (Sur la dépendance de la sensibilité électrique
de Vœil envers les différentes conditions d'1 adaptation ). — Ar. für
O., CXXXIII, 1, 1934, p. 105-114.
Une électrode était ajustée au bord externe de la paupière 584 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
droite, l'autre au pouce gauche. Le phosphène liminaire est incolore ;
les sujets le localisent difficilement. Les seuils sont très variables
(du simple au double) pendant les premiers jours ; après de nomb
reuses séances, 2 sujets sur 6 étaient encore très inconstants et
furent éliminés.
Gomme on l'a déjà constaté, la sensibilité électrique de l'œil
varie avec l'intensité et la durée de l'éclairement. Elle décroit constam
ment (d'abord vite, puis lentement) au cours de l'adaptation à
l'obscurité. Elle commence par croître dans l'adaptation à la lumière,:
puis atteint un maximum et décroît. Le maximum est d'autant plus-
élevé et rapidement atteint que l'éclairement est plus grand : pour
250 lux, il faut 1 heure et la sensibilité est quadruplée ; pour 4.000 lux,
le temps est de 25-30 min., le rapport 5 ou 6. Un faible éclairementr
4 à 5 lux, a un effet négligeable.
B. conclut que sans aucun doute les variations obtenues (par
divers auteurs) résultent de processus centraux, dont on a trop
négligé l'influence en vision, notamment dans les théories purement
photochimiques de l'adaptation à l'obscurité. Il indique le plan
des recherches sur entreprises à l'Institut de Psychologie
de Moscou. G. D.
879. — W. STAHEL. — Experimentelles über Erythropsie bei
Aphakischen (Expériences sur Vérythropsie chez les aphaques). —
Ar. für O., GXXXII, 1, 1934, p. 1-9.
Selon A. Vogt, l'érythropsie est la phase rouge de l'image consé
cutive d'une surface blanche éblouissante. Mais Gualdi conclut (1930)
qu'elle est provoquée exclusivement par les rayons ultra- violets.
S. fit mettre durant 1 heure sur une place ensoleillée 20 aphaques
récents, dont 5 purent éprouver ensuite par comparaison avec l'autre
œil (normal chez eux) une érythropsie typique. La même expérience
fut répétée le lendemain sur ces 5 sujets, porteurs de verres en
flint lourd éliminant les U. V. ; l'érythropsie suivit, comparable en
durée et intensité à la précédente. Gela confirme les résultats de
Vogt sur 2 sujets et l'expérience inverse (avec les seuls U. V.) où
2 auteurs n'obtinrent pas d'érythropsie. Celle-ci dépend donc sim
plement du degré d'éblouissement préalable, mais aussi de la stimu
lation actuelle (l'optimum est faible).
S. explique la netteté du phénomène chez les aphaques récents
par leur très longue adaptation à l'obscurité avant l'opération, ce
qui accroît surtout la sensibilité au bleu-vert ; d'où le rouge conséc
utif. G. D.
880. — K. VOGELSANG. — Ueber elastometrische Messungen an
tierischen Linsen (Au sujet des mesures d'élasticité sur les cristallins
des animaux). — Ar. für Aug., GVIII, 1934, p. 565-567. —
Zur Theorie ballistischer Messungen am Auge (Sur la théorie
des mesures balistiques relatives à Vœil). — Klin. Monatsbl. für
Aug., XCIII, 1934, p. 26-29.
Von Pflugk (1932) regrettait de n'avoir aucun moyen de mesurer
la résistance du cristallin et celle du corps vitré, cependant que
V. employait l'élastomètre balistique avec, le cristallin du bœuf. VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 585
Des enregistrements sont reproduits, montrant la diminution de
l'amplitude des déformations (relatives à l'enfoncement, non à l'a
llongement) au cours du dessèchement. D'autres courbes concernent
le cristallin reposant sur le corps vitré, puis après ouverture de la
capsule : on constate alors un relâchement considérable de la tension.
V. passe en revue et discute les différentes méthodes de mesures
mécaniques. On ne peut séparer, dans l'œil, la pression intraoculaire
et la tension de là paroi ; mais la comparaison des mesures statiques
et balistiques est un moyen d'approche. G. D.
881. — A. v. PFLUG K. — Neue Wege zur Erforschung der Lehre
von der Akkommodation. III. Mlg. Beitrag zur Kenntnis der
Kammerwasserströmling (Nouvelles voies pour la recherche sur
V accommodation. 3e comm. Contribution à la connaissance du
courant d'eau dans la chambre antérieure). — Ar. für O., CXXXI,
4, 1934, p. 614-623.
Les mouvements pupillaires ont été filmés par P., qui utilise aussi
un film de Machemer. La lumière provoque, après une latence de
0,2 sec, un rétrécissement d'abord rapide, puis de plus en plus lent.
Cette contraction de l'iris repousse l'humeur aqueuse à partir de la
pupille et un courant peut être décelé, par exemple sur des sujets
présentant un fil (débris iridien) sur la pupille, ou à la suite d'une
injection de fluorescéine. G. D.
882. — L. N. GASSOWSKY et W. G. SAMSONOWA. — Pulsierende
Schwingungen in dem Akkommodations zustand des Auges (Les
oscillations puisantes dans Vétat d'accommodation de Vœil). —
Ar. für O., CXXXII, 1, 1934, p. 82-86.
Chez 19 sujets sur 40, l'image d'une grille sur le fond de l'œil
qui la fixe s'est montrée alternativement nette et floue, avec une
pulsation de 2 à 20 par minute (le plus souvent 3 à 6) sans rapport
avec le pouls et d'autant plus marquée que l'effort d'accommodation
était plus grand.
Le fait que cette pulsation est constante, quelle que soit la distance
de la grille à l'intérieur de la marge d'accommodation, chez ceux qui
ont des crampes du muscle ciliaire, appuierait l'hypothèse que le
phénomène est lié à une instabilité de l'effort de ce muscle ; mais on
peut aussi l'expliquer par une oscillation de la fixation dans l'effort
d'attention. G. D.
883. — GOTTHILFT VON STUDNITZ. — Studien zur vergleichen
den Physiologie der Iris. V. Zur Adaptation der Stäbchen und
Zapfen (Études sur la physiologie comparée de Viris. V. Sur
V adaptation des bâtonnets et des cônes). — Zoologische Jahrbücher.
Allg. Zool. und Phys., LIV, 1, 1934, p. 119-156.
Le temps de réaction pupillaire est utilisé par l'auteur pour la
mesure d'une efficience lumineuse ; v. S. constate que cette efficience
pupillaire est étroitement liée, pour des radiations de différentes
longueurs d'onde, à l'efficience sur le pourpre rétinien de la grenouille,
au taux de blanchissement ; les bâtonnets paraissent être dès lors les
éléments intéressés par l'action réflexogène de la lumière sur la pupille. 1586 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
En distinguant le temps d'action de la lumière (Expositionszeit)
^et le temps de latence irréductible (sans tenir compte de la possibilité
•d'une réductibilité partielle du temps de latence lui-même avec l'i
ntensité de stimulation) l'auteur constate que les variations de tempér
ature affectent la durée du temps de latence, mais n'agissent pas
• {en accord avec les données de Hecht) sur le temps d'action liminaire
-(temps d'éclairement ou temps d'obscuration) , ce qui est bien l'indice
•d'ttfite réaction photochimique à la base de l'excitation lumineuse.
Après adaptation complète à l'obscurité le pourpre est accumulé
en plus grande quantité chez la grenouille que chez le cobaye, et
'il se décompose plus lentement à la lumière. Chez le Sélacien Seyllium
■canicula, le pourpre est peu abondant et blanchit très vite. Chez les
<Héphalopodes, le pourpre de l'Elédone plus vite que celui
•de la Seiche.
Il y a une relation entre l'excitabilité pupillaire et la vitesse de
•décomposition du pourpre, le temps d'action liminaire étant plus
«ïourt lorsque la constante du pourpre comporte une plus grande
Rapidité (d'après la comparaison de la grenouille et du cobaye ainsi
que de l'Élédone et de la Seiche).
! De même la sensibilité différentielle (d'après la plus petite diffé
rence d'éclairement capable de provoquer une variation dans l'ou
verture pupillaire) est plus grande quand le pourpre se décompose
plus rapidement.
C'est chez la couleuvre (Tropidonotus) examinée par l'auteur,
^que la sensibilité (d'après le temps d'action liminaire et le seuil
■différentiel) est la plus grande, le réflexe pupillaire étant chez elle
-conditionné par l'excitation de cônes rétiniens et non plus de bâton
nets (qui font défaut, d'après l'examen histologique de l'auteur).
La courbe d'efficience lumineuse en fonction de la longueur
•d'onde pour la réaction pupillaire de la couleuvre est en effet tout
-autre que chez le cobaye et la grenouille.
Mais la sensibilité d'après la vitesse d'excitabilité et la finesse
■du seuil différentiel se comporte à l'inverse de la sensibilité absolue,
le (c'est-à-dire le plus petit éclairement capable de provoquer
une réponse de la pupille) étant le plus bas chez la grenouille, le
plus haut chez la couleuvre (l'auteur se posant la question du rôle
<le la concentration initiale de la substance décomposée). La substance
photosensible des cônes doit être particulièrement labile.
La vision par cônes, si elle n'opère qu'à des niveaux d'éclairement
plus élevés, permet une adaptation rapide à divers niveaux de
■clarté, une vitesse plus grande de perception et une sensibilité diffé
rentielle plus fine. H. P.
«84. — R. FAILLIE, R. JONNARD et H. VIAL DE SACHY. —
Variations de la constriction pupillaire avec réclairement. — C. R.,
CXCIX, 1, 1934, p. 89-91.
Des photographies de la pupille, au moyen d'éclairs de magnésium
permettant de mesurer le diamètre, donnent les valeurs de celui-ci
pour des éclairements variables d'un verre dépoli placé devant l'œil
(mesure avec un luxmètre de Macbeth), en employant la lumière
Manche ou jaune. VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 587
Un graphique est fourni pour 3 sujets avec des éclairements
•compris entre 5 et 2.900 lux. Le diamètre limite, aux plus forts
cclairements, est plus petit en lumière blanche {rapport moyen pour
les 3 sujets d'environ 0,9 à 1). Si l'on admet, avec André Broca, disent
les auteurs, que le rétrécissement pupillaire est en relation directe
-avec la fatigue de l'œil, pour une brillance égale il devrait s'ensuivre
"que 'la lumière jaune est moins fatigante.
Mais, en raison de l'hétérogénéité réceptrice, la notion d'égalité
de brillance hétérochromatique pose certains problèmes. H. P.
«85. — H. GASTEIGER. — Klinische Beobachtungen über die
Ausdehnung des pupillomotorisch wirksamen Bezirkestier Netzhaut
(Observations cliniques sur Vétendue du domaine rétinien ayant
une action pup illo motrice). — Ar. für Aug., GVIII, 1934, p. 553-
558.
G. décrit divers cas de perte de la vision centrale, dont 17 observés
par lui (6 névrites rétrobulbaires, 10 cas d'altération maculaire
étendue visible à l'ophtalmoscope). La sensibilité différentielle pupil-
lomotrice est restée normale, ce qui démontre le rôle de la rétine
périphérique. G. D.
886. — G. VON STUDNITZ. — Pupillarreaktion und Helligkei
tswahrnehmung (Réaction pupillaire et perception de clarté). —
Naturwissenschaften, XXII, 37, 1934, p. 627-633.
Exposé condensé des principes et des résultats — fort intéressants
— de la méthode d'étude fournie par la réaction pupillaire des
animaux, et en particulier de la vitesse de réaction, indice de l'eff
icience lumineuse (en déduisant du temps de réaction total une
latence irréductible, ce qui permet d'apprécier la vitesse d'excitation) :
données sur l'adaptation, sur les réactions dilatatrices à l'obscuration
■et les réactions rétrécissantes à Téclairement, sur la sensibilité diffé
rentielle, comparaison de l'action sur les cônes et sur les bâton
nets, etc., toutes données exposées dans les mémoires originaux
dont nous rendons ou avons rendu compte. H. P.
887. — M. RISGHARD. — Physiologie des réflexes lumineux et
accommodateur, signe d 'Argyll-Robertson. — An. d'Oc, GLXXI,
9, 1934, p. 755-764.
L'auteur admet un faisceau de fibres pupillaires dans le nerf
optique (dégénérant après destruction de l'iris) et constituant l'équi
valent du parasympathique sensitif. Les fibres rejoignent le noyau
pupillaire de l'oculo-moteur commun dans le tubercule quadrijumeau
antérieur. De là les fibres vont rejoindre les fibres sympathiques
dilatatrices du ganglion cervical supérieur dans le ganglion ophtal
mique, en un point où se produit l'inhibition du sympathique par
excitation parasympathique (ce qui provoque un relâchement du
muscle de Rouget et du muscle irien avec dilatation vasculaire).
Pour l'accommodation, volontaire, le point de départ en serait
bien dans les influx sensoriels du nerf optique.
Dès lors, la dégénérescence du faisceau pupillaire, dans le tabes,
entraînerait bien de façon exclusive la suppression du réflexe lumi-

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