Généralités. Théories. Lois psychologiques. Processus physiologiques - compte-rendu ; n°1 ; vol.36, pg 527-543

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L'année psychologique - Année 1935 - Volume 36 - Numéro 1 - Pages 527-543
17 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mardi 1 janvier 1935
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a) Généralités. Théories. Lois psychologiques. Processus
physiologiques
In: L'année psychologique. 1935 vol. 36. pp. 527-543.
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a) Généralités. Théories. Lois psychologiques. Processus physiologiques. In: L'année psychologique. 1935 vol. 36. pp. 527-
543.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1935_num_36_1_30723VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 527
lisation mono-auriculaire de la direction d'une source sonore (frappe
de marteau).
En audition binauriculaire, affaiblissant l'intensité reçue par une
oreille, ce qui entraîne d'après les phénomènes connus un retard
perceptif supplémentaire, les erreurs de localisation sont restées
faibles et irrégulières, d'où M. conclut que l'intensité et le retard
de latence ne doivent jouer qu'un faible rôle dans la localisation.
Enfin, en retardant avec un écran l'accès du son à une oreille,
il trouve une déviation systématique de la direction perçue, croissant
avec le retard (16° pour 5 cm. d'écran, 19° pour 15 cm., 30° pour
25 cm.). Ce serait le moment du maximum de la sensation qui jouerait
le rôle capital dans la localisation.
Les expériences, assez grossières, ne permettent guère de conclu- '
sions fermes dans une question qui a été l'objet de tant de recherches,
singulièrement plus précises. H. P.
865. — J. BARON et J. HOLLO. — Kann die Klangfarbe des Kla
viers durch die Art des Anschlages beeinflusst werden ? (Le
timbre du piano peut-il être influencé par la modalité de la frappe ?).
— Z. für Sin., LXVI, 1935, p. 23-32.
Dans les notes et les accords joués au piano, la coloration sonore,
le timbre est modifié par des bruits accessoires, dus entre autres
à la. frappe du doigt sur la touche, à celle du marteau percuteur sur
la corde, et le jeu d'un pianiste, par ses modalités propres, peut
comporter des différences de timbre perceptibles par des oreilles
exercées. H. P.
866. — LAFITE-DUPONT et ROUMAILLAG. — Remarques sur
le diapason (Comm. au 48e Congrès français d'Otorhino-laryngo-
logie). — Presse Médicale, 27 novembre 1935, p. 1920.
On doit tenir compte du fait que la diffusion du" son d'un diapason
n'est pas uniforme à l'extrémité des branches, mais se montre maxima
à la face externe, et comporte une zone sourde correspondant aux
angles externes.
Pour comparer l'audition aérienne et osseuse, les auteurs emploient
une plaque métallique recouverte d'une mince couche de caoutchouc,
placée à l'extrémité du pied du diapason ; les vibrations sont alors
transmises par la face libre de la plaque affleurant le pavillon de
l'oreille ou appliquée contre la surface osseuse. H. P.
7° Vision. Motricité oculaire
a) Généralités. Théories. Lois psychologiques
Processus physiologiques1
867. — F, W. EDRIDGE GREEN. — Theories of Vision (Théories
de la Vision). — Nature, GXXXVI, 1935, p. 765-766.
Dans la conception de l'auteur qui est à coup sûr très personnelle,
les cônes sont les seuls éléments récepteurs, excités par décomposition
chimique du liquide qui les entoure, et les bâtonnets ne servant
qu'à régulariser l'apport de pourpre dans le liquide.
1. V. aussi les nos 100, 748, 777, 778, 1207, 1263. 52S ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Dès lors il n'accepte pas la dualité des récepteurs et explique
le phénomène de Purkinje en assurant que le pourpre qui se forme
dans une rétine éclairée n'est pas tout à fait le même que quand
il se forme à l'obscurité. Et il déclare qu'il n'y a pas de rétines à
cônes exclusivement, ou exclusivement à bâtonnets !
Les affirmations ne lui coûtent guère, H. P.
«68. — 0. GOEBEL. — Ueber Sehempfindung (Sur la sensation
visuelle). — Ar. für O., GXXXIV, 4, 1935, p. 341-358.
Longues considérations théoriques, et souvent gratuites, sur
les processus physiques qui présideraient au fonctionnement des
éléments récepteurs. Il ne semble pas que G., qui est otologiste,
conclue à rien d'expérimentable. G. D.
869. — M.-L. VERRIER. — La morphologie comparée des cellules
visuelles et la théorie de la dualité de la vision. — G. R., GG,
1935, p. 261-263. — Les variations de la forme des cellules visuelles
et la théorie de la dualité de la vision. — B. S. Z., LX, 1935,
p. 193-197.
L'existence de bâtonnets typiques chez des animaux vivant
en milieu éclairé et de cônes chez d'autres vivant en milieu
obscur parait à l'auteur en contradiction avec la théorie de la dualité.
D'autre part, la distinction même des cônes et des bâtonnets
est souvent fort difficile, sinon impossible, comme le montrent
les données comparatives très larges recueillies par V.
On trouve tous les intermédiaires entre les deux types classiques
et des formes qui ne peuvent se ramener à aucun d'eux. H. P.
870. — SELIG HECHT. — Intensity discrimination (Discrimination
d'intensité). — S. HECHT, S. SHLAER et E. L. SMITH. —
Intermittent light stimulation and the duplicity theory of vision
(Stimulation lumineuse intermittente et théorie visuelle de la duplic
ité). — • Cold Spring Harbor symposia on quantitative Biology,
III, 1935, p. 230-236 et 237-244.
Resume des résultats généraux de H. et de ses collaborateurs.
Exposé de la théorie photochimique qui comporte décroissance de
la fraction différentielle relative pour des niveaux croissants d'intens
ité jusqu'à une valeur constante (sans relèvement ultérieur), les
réactions à la lumière et à l'obscurité comportant processus monom
oléculaire ou bimoléculaire suivant les espèces animales.
Les relations de la fréquence critique avec l'intensité comportent
une fonction simple pour de petites plages fovéales, une fonction
double en vision périphérique et pour les grandes plages débordant
a fovea, en raison des différences fonctionnelles des cônes et des
bâtonnets ; avec une équation pour chaque catégorie de récepteurs
(dérivée de l'équation générale de l'état stationnaire adoptée par H.)
on peut rendre compte de toutes les données numériques obtenues.
Je note encore qu'une fois de plus sont passés sous silence mes
travaux qui ont conduit nettement à la différenciation fonctionnelle
des cônes et des bâtonnets dans la fréquence critique bien avant
les recherches de Hecht, en 1922. H. P. \ISIOX. MOTRICITÉ OCULAIRE 529
871. — SELIG HECHT. — A theory of visual intensity discrimination
" - (Une théorie de la discrimination visuelle d'intensité) . — J. of
gen. Ph., XVIII, 1935, p. 767-789.
Les essais d'interprétation théorique de la variation avec l'inten
sité de la fraction différentielle relative, fondés sur les résultats
Expérimentaux de König et Brodhun chez l'homme, ont comporté
la prévision du passage par un minimum do cette fraction. Or,
-dans les recherches de Wolf sur l'abeille et celles de l'auteur avec
Wald chez la Drosophile, la fraction s'abaisse bien avec l'intensité
jusqu'à un minimum, mais sans se relever au delà.
Il a donc paru à H. nécessaire de reprendre ses déductions
théoriques à partir du schéma de la décomposition d'un matériel
sensible S en divers produits P, A, B, etc.
Cette fois, les données du calcul conduisent à une décroissance
de la fraction différentielle sans relèvement, qui s'accordent avec
les chiffres expérimentaux obtenus chez l'abeille et la Drosophile,
ainsi qu'à des résultats de déterminations anciennes faites par
l'auteur chez la Mye et reprises à ce propos (variation brusque
de l'éclairement auquel l'animal est adapté et provoquant une
réaction après une latence déterminée).
Chez l'homme, les données quantitatives peuvent être calculées
avec précision à condition de séparer le fonctionnement des cônes
et celui des bâtonnets, et à condition de renoncer aux données de
König et Brodhun sur le relèvement de la fraction différentielle
aux hautes intensités, dont Hecht pense maintenant qu'il n'est
pas correct (les mesures d'Aubert, Lowry, Blanchard, comportant
deux courbes i^olables mais sans relèvement terminal). H. P.
872. — AD. AMES Jr. — Aniseikonia. A factor in the functioning
of vision (V « aniseikonie ». Un facteur dans le fonctionnement
de la vision). — Am. J. of O., XVIII, 11, 1935, p. 1014-1019.
Lorsque les deux yeux ne sont pas identiques et qu'il y a inégalité
de grandeur des images rétiniennes d'un même objet (aniseikonie),
la vision stéréoscopique est affectée, particulièrement pour l'appré
ciation des grandes surfaces, des plans, d'où un trouble dans de l'horizontalité, par exemple chez un aviateur (la grandeur
connue des objets isolés corrigeant en partie les erreurs d'appréciat
ion).
L'étude de- cet effet de l'anomalie en question est réalisée avec
un appareil dénommé « tilting field » (champ oscillant).
■ Il s'agit d'un plan oscillant par rotation autour de deux axes,
seul vu par un œil à travers l'ouverture d'une surface antérieure,
qui ne laisse pas voir les bords et angles du champ oscillant, l'autre
«eil voyant à la fois cette dernière surface dans sa totalité et le
plan oscillant, qui est donc vu seul en vision stéréoscopique.
Dans ces conditions, le champ oscillant étant parallèle à la surface
placée en avant est correctement jugé dans son orientation par les
individus doués de vision normale. Une aniseikonie expérimentale
^avec xine lentille placée devant un œil) entraîne des déviations
apparentes (4° pour une différence de 1 % dans la grandeur des
images). En déterminant, par rotation du champ oscillant, la déviai
t année psychologique, xxxvi 34 530 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
tion apparente qui doit être compensée par une déviation réelle pour
rétablir le parallélisme, on mesure chez les sujets atteints d'anisei-
konie la perturbation apportée à leur vision stéréoscopique.
H. P.
873. — T. IIAAK. — Ueber die funktionelle Asymétrie der Augen
(De V asymétrie fonctionnelle des yeux). — Z. f. ang. Ps., XLVIIÏ,
3-4, 1935, p. 185-247.
C'est une contribution à l'étude du processus de la vision. L'asy
métrie fonctionnelle des yeux fut, selon l'A., longtemps méconnue
par les physiologistes et psychologues. On peut la considérer comme
une adaptation biologique. Elle fut démontrée par une série d'expé
riences ophtalmologiques portant sur des individus normaux. Ces
expériences ont prouvé que malgré la symétrie de structure, les deux
yeux ne contribuent pas de la même manière au processus de la
vision. Dans 75 % des cas on constate la prédominance de l'œil
droit. Quelle est l'influence de ce fait sur les fonctions psychiques
supérieures ?
Les expériences personnelles de l'A., ainsi que de ses prédéces
seurs (Goldsmidt, Grasshof, etc.) montrent que : 1° La perception
n'est pas la même dans les deux champs visuels, elle est beaucoup
plus précise et plus adéquate à la situation réelle du côté gauche ;
2° Si on soumet à la vision binoculaire une figure géométrique
à laquelle manque un élément du côté gauche, cette anomalie
est aperçue. La même anomalie présentée dans l'image du côté
droit est rectifiée spontanément par l'oeil. On dirait que rimagination
peut compléter l'image donnée par l'œil droit, image qui devient
ainsi plus subjective que celle donnée par l'œil gauche ; 3° Le côté
gauche est le point de départ des mouvements qui sont ensuite
suivis par l'œil droit. Cette direction de gauche à droite des mouve
ments est très caractéristique. C'est elle qui est naturelle. Toute
tendance à intervertir ces mouvements semble provoquer une sensa
tion de contrainte. La direction de gauche à droite est aussi propre
au processus de la lecture et à celui de l'écriture, L'A. analyse ensuite
d'une façon très détaillée comment ces faits de l'asymétrie visuelle
et de la tendance gauche-droite se répercutent dans la peinture.
L'observation et la comparaison de la peinture des différents pays
et à différentes époques montrent certains traits communs, à savoir
que : 1° C'est le côté gauche du tableau qui déclenche pliez le speeta-
teur des mouvements du regard de gauche à droite ; 2° La partie
gauche de la composition présente des éléments soigneusement
finis et une structure spatiale très fermée, tandis que celle du côté
droit est plus ouverte, non limitée. (Exemple : un intérieur, la pièce
s'ouvre généralement vers la droite, le coin étant à gauche). En outre,
la lumière vient aussi du côté gauche, le droit reste dans l'obscurité.
Lorsqu'on présente aux sujets les images spéculaires des tableaux,
ils préfèrent toujours ceux où la tendance de gauche à droite est
satisfaite. Les motifs qu'ils donnent de ce choix sont très instructifs.
La plupart d'entre eux affirment que la forme intervertie fatigue
l'attention et donne l'impression de fragments au lieu de l'impression
d'un ensemble. S. K. VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 531
874. — H. PIËRON. — Le processus du métacontraste. — J. de
• Ps., XXXII, 1935, p. 5-24 et 651-652.
• Le métacontraste est un phénomène présentant des -aspects
variés qui dépendent des modalités d'intégration perceptive, mais
qui comporte comme processus fondamental et constant que la
persistance de l'impression rétinienne engendrée par une plage
lumineuse est diminuée lorsque cette impression est suivie par une
autre contiguë engendrée par une autre plage lumineuse. La nature
ou coloration de la lumière est sans influence sur le phénomène.
La sensation ou réponse nerveuse à l'effet photochimique de
l'action de la lumière sur la rétine en étant séparée par un retard
de l'ordre des centièmes de seconde, une seconde excitation naissant
dans une région donnée de la rétine coupe en quelque sorte la queue
de la sensation persistante préalablement engendrée dans une région
voisine, et, comme le phénomène se produit déjà au niveau de
la rétine, coupe la queue de la réponse nerveuse transmise par les
voies du nerf optique jusqu'aux centres corticaux où elle se traduit
en sensation. Les constantes de temps optima pour le métacontraste
semblent être celles qui correspondraient à l'action inhibitrice per
mettant juste de couper totalement le lot terminal de l'influx du
train déclenché dans le nerf optique.
Le processus du métacontraste présente un intérêt double. Au
point de vue méthodologique, il permet une interprétation générale
du rôle de la structuration (Gestalt) : on peut arriver à dégager
les lois de la et des lois régissant l'intensité ou la
latence d'une sensation, malgré les modifications d'ordre structural
que subissent ces processus d'intensité ou de latence. En second
lieu, le métacontraste a l'intérêt pratique de permettre de comprendre
le phénomène de Fröhlich, interprété à tort comme révélant une
latence de la sensation (Empfindungszeit) : c'est du métacontraste
que résulte dans ce cas la suppression perceptive totale d'impressions
lumineuses ayant affecté passagèrement une certaine région de
la rétine. G.-H. L.
875. — W. GERARD. — Zwei neue optische Phœnomene (Deux
nouveaux phénomènes optiques). — Z. f. Ps., GXXXVI, 1935,
p. 126-136.
Si on observe, en interposant devant l'un des deux yeux un
verre fumé, un corps qui décrit un cercle dans un plan horizontal,
la trajectoire paraît elliptique. Selon le sens du mouvement et
selon l'œil obscurci, le grand axe paraît transversal ou horizontal.
(C'est un cas de l'effet Pulfrich.) En modifiant la vitesse on peut
réduire l'ellipse à son grand axe et même inverser les positions
respectives des extrémités du petit axe, de sorte que le mouvement
paraît changer de sens à chaque instant. Quand deux objets décrivent
simultanément des cercles concentriques de rayons très inégaux,
il arrive un moment où le mouvement sur le petit cercle est inversé
alors que sur le grand il ne l'est pas encore. Cependant, les apparences
varient avec la distribution de l'attention ; elles ne dépendent plus
de l'effet Pulfrich, mais de tendances propres à l'organisation de
la perception sensorielle. P. G. 532" ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
876. — L. KARDOS. — . Versuch einer mathematischen Analyse
von Gesetzen des Farbensehens. Nähere Bestimmung des funk
tionalen Verhältnisses zwischen Farbenerlebnis und Reizgesamt
heit (Recherche d'analyse mathématique des lois de la vision chro
matique. Détermination approchée du rapport fonctionnel entre
impression de couleur et ensemble stimulant). — Z. für Sin., LXVI,
3-5, 1935, p. 182-212.
L'impression chromatique, d'après les données sur la constance
des couleurs, doit être fonction des quotients des rapports des
grandeurs lumineuses de l'éclairement à l'intérieur du champ aux , locales.
Partant de là, et utilisant la loi de Hess et Pretori (1894), d'après
laquelle la couleur perçue d'un champ intérieur reste constante
lorsque l'on modifie simultanément l'éclairement de ce champ et du
champ environnant en maintenant leurs rapports constants, ce qui
conduit à une variation linéaire de la fonction représentant l'impres
sion de couleur, l'auteur établit des systèmes d'équation, aboutissant
à une formule dont l'interprétation est la suivante :
La couleur que l'on voit en un lieu dépend du rapport du potentiel
de clarté rétinienne de ce lieu à ce même potentiel en ce même lieu
correspondant à l'étalement de la luminosité locale sur toute l'étendue
du domaine rétinien. L'auteur montrera ultérieurement l'applica
bilité de ses formules (qui rejoindraient une fonction de Mach)
aux données empiriques. H. P.
877. — A. KOHLRAUSCH et P. VAN MEERENDOXGK. — Ueber
den Geltungsbereich spektraler Farbengleichungen (Sur le domaine
de validité des équations de couleurs spectrales). • — - Z. für Sin.,
XLVI, 1935, p. 45-64.
Détermination, chez cinq sujets ayant (par comparaison avec
un examen des équations de mélange rouge-vert et vert-bleu de
98 sujets pour l'évaluation de la pigmentation maculaire) les types
moyens et extrêmes de densité du pigment jaune de la macula, de
l'étendue des domaines spectraux à l'intérieur desquels le mélange
de deux radiations, en proportions variables, permet l'égalisation
satisfaisante avec une radiation spectrale intermédiaire, sans diffé
rence perçue de saturation (sauf pour la zone moyenne où les mélanges
restent plus pâles).
Ces domaines spectraux, en vision diurne, sont les suivants (avec,
entre parenthèses, ceux de König et Dieterici, qui comportaient
une certaine proportion du système de vision crépusculaire) :
Zone extrême, grands X : de la limite à 665 my (à 655 m;x). intermédiaire, grands X : 665-545 my. (655-630).
Zone moyenne : 545-465 mi* (630-475). courts X : 465-420 my (?) (475-430 my.).
Zone extrême, courts X : 420 my. (?)- à la limite (430-à la limite).
L'intervention du système de vision crépusculaire modifie nett
ement ces domaines spectraux.
En examinant les mélanges binaires avec trois fondamentales
répérables dans le spectre, et fixées chez trois sujets, le jaune (577- VISION. MOTRICITF OCULAIRE 533
590 mu), le vert (518-532) et le bleu (469-482), on constate que
dans tous les cas, l'union donne un déficit de saturation et qu'il faut
ajouter du blanc à la radiation intermédiaire pour rendre l'égalisation
satisfaisante.
Voici les valeurs obtenues pour un des 3 sujets :
a. 577 mjA + b. 518 my. = c. 555 my. + 8,1 % blanc
jaune vert
a. 518 mfji + b. 469 mjx = c. 490 mjx + 27 % blanc
vert bleu
Les auteurs tirent de ces résultats des indications pour la cons
truction du triangle newtonien des couleurs où se trouvent exprimées
les nuances et saturations du spectre d'un sujet dont on a mesuré
les équations d'égalisations au cours de 1' « Eichung », de l'étalonnage
spectral : Un des sommets du triangle correspond à toute l'extrémité
rouge du spectre, condensée en un point (depuis 670 mji.), et le spectre
suivrait un côté du triangle vers le sommet vert (c'est-à-dire avec
saturation maxima) jusqu'à 550 mjz, pour s'infléchir alors et gagner,
à l'intérieur du triangle, en passant très près du centre de gravité
blanc (saturation nulle), le 3e sommet du violet, où se condenserait
toute l'extrémité spectrale des courts X (à partir de 430 m|x), la
jonction étant presque linéaire (la saturation minima correspondant
à environ 508 im/). H. P.
878. — D. B. JUDD. — A Maxwell triangle yielding uniform chro-
matïcïty scales (Un triangle de Maxwell donnant des échelles 53S ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
uniformes de chromaticité). — J. of Research of the Nat. Bureau
of Standards, XIV, 1935, p. 41-56. Extrait. Prix : 5 cents.
Sur le triangle de Maxwell permettant de représenter des inter
valles égaux de « chromaticité » (nuances dans le spectre, ou degrés
de saturation) par des longueurs sensiblement égales, la construction
" spectrales établie par et Judd des (voir lumières la figure émises jointe) par pour le corps la position noir en des fonction radiations de
la température absolue diffère un peu de celle du triangle étalon
classique, mais s'accorde de façon satisfaisante, d'après la revue
qu'il en donne, avec un ensemble très considérable de données
expérimentales sur les sensibilités à la saturation pour un X donné,
et au X pour une pureté donnée, sur la spécifique des
divers X et le nombre d'échelons de jusqu'à la pureté
maxima, sur la sensibilité au changement de couleur des radiations
complexes du corps noir en fonction de la température absolue, etc.
Avec le triangle, un stimulus défini par la composition trichro-
matique peut être situé par rapport à un autre au point de vue des
différences de chromaticité, on peut déterminer les couleurs de
lumière d'après les températures absolues et réciproquement, et
déterminer dans une série de couleurs celle qui ressemble le plus à
une autre de même brillance (les lieux des points correspondants
étant dans ce cas distants du plus petit intervalle linéaire). H. P.
879. — D.B.JUDD. — A Maxwell triangle yielding uniform chromati-
City scales (Un triangle de Maxwell offrant des échelles uniformes
pour la chromaticité). — J. of Opt. Soc, XXV, 1, 1935, p. 24-35.
J. a déterminé par approximations successives un système colori-
métrique de coordonnées donnant au triangle de Maxwell la propriété
suivante : tout segment de droite tracé dans ce triangle mesure la
différence chromatique entre les stimuli représentés par les extré
mités du segment. C'est la « construction en cercle », plus commode
que la « construction en carré » offerte par le diagramme de 1932
(v. An. Ps., XXXIII, p. 610). En partageant le triangle en intervalles
égaux, on obtient le « uniform-scale triangle ».
On donne les équations de transformation à partir des systèmes
I. G. I. (Intern. Gorara. on Illum.) et O. S. A. (Opt. Soc. Am.) ; les
coefficients sont simples dans le 2e cas. Le triangle est reproduit,
avec les courbes spectrale et planckienne. Enfin on compare aux
valeurs dérivées de ce triangle les données expérimentales utilisées
(avec des poids appropriés) et aussi les données recueillies depuis,
concernant la sensibilité différentielle au X dominant et à la pureté
(soit aux 2 variables de la chromaticité).
Une importante application de ce système est la détermination,
parmi une série de couleurs, de celle qui ressemble le plus à une
couleur voisine de même brillance. On obtient par exemple la tempé
rature de couleur la plus proche, pour un stimulus non planckien
donné, en joignant le point de ce stimulus à la courbe planckienne
par la ligne la plus courte. G. D.
880. — M. RICHTER. — Methodik und Apparatur für psychophy-
sisehe Untersuchungen zur höheren Farbenmetrik (Méthodologie VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE , 535
et appareillage pour des recherches psychophysiques de métrique
supérieure des couleurs). — Z. für Sin., LXVI, 1935, p. 67-
102.
Considérations de méthodologie psychophysique concluant à
l'adoption de la fonction O (y) d'Urban, et description d'un dispositif
pour le partage d'un rayonnement en deux flux symétriques réglables
de façon indépendante passant dans des sphères d'Albricht, pour
aboutir à un photomètre de polarisation, avec les caractéristiques
{en particulier pour la transmission des trois couleurs fondamentales)
des 20 filtres colorés utilisés. H. P.
881. — D. L. MAG ADAM. — The theory of the maximum visual
efficiency of colored materials (La théorie de Vefficience visuelle
maximum des matériels colorés). — Maximum visual efficiency
of Colored materials (Efficience visuelle maximum des matériels
colorés). — J. of Opt. Soc, XXV, 8, 1935, p. 249-252 et 11,
p. 361-367.
(I) La notion d'efficience visuelle d'un matériel coloré embrasse
à la fois le facteur de transmission d'un filtre et celui de réflexion
d'une surface (non la fluorescence). Pour une lumière incidente
donnée et une chromaticité (X dominant + pureté) donnée du filtre
ou de la surface, comment déterminer, parmi toutes les courbes
spectrophotométriques concevables, celle d'efficience visuelle max
imum ?
L'A. part du théorème impliqué par les conclusions d'Ostwald
et de Schrödinger : le maximum de pureté, pour un matériel de
X dominant et d'efficience donnés, exige que ce matériel ait une
courbe spectrophotométrique présentant seulement les valeurs 0
et 1, avec au plus, dans la région visible, 2 transitions (d'où 2 cas :
une bande d'un seul tenant conservée intégralement dans le spectre
ou une bande sombre). L'A. donne une démonstration simple de ce
théorème, en utilisant les théorèmes familiers analogues concernant
les centres de gravité et les moments, et en profitant des simplifica
tions du système de coordonnées colorimétriques I. G. I. 1931
(Intern. Comm. on Illum.).
(II) Des tables donnent, pour les lumières incidentes « A » et
« G » de l'I. G. I., les de points pris sur les courbes
d'égale efficience visuelle maximum (0,95-0,90-0,80... 0,10), avec
les X limitant la bande conservée ou sombre. Deux diagrammes
(pour « A » et « G ») donnent ces courbes, tracées dans le triangle
I. G. I., comme lieux des chromaticités caractérisées par des maxima
d'efficience égaux. On obtient enfin, déterminée graphiquement
sur les diagrammes, l'efficience maximum en fonction de la chromat
icité ; on la donne, pour « A » et « G », dans 2 tableaux à double
entrée : pureté (9 valeurs à 0,1 d'intervalle) et X dominant (24 valeurs).
Les calculs ont utilisé comme données celles de l'I. G. I. relatives
au sujet normal.
L'A. conclut que la recherche chimique de matériels colorés à
pureté améliorée (non aux dépens de l'efficience) doit se poursuivre.
On n'a encore réalisé qu'un faible pourcentage des couleurs
possibles. Toutefois, la recherche n'est guère utile dans certaines

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