Habitude et mémoire. Apprentissage. Témoignage - compte-rendu ; n°1 ; vol.40, pg 672-692

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L'année psychologique - Année 1939 - Volume 40 - Numéro 1 - Pages 672-692
21 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1939
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VII. Habitude et mémoire. Apprentissage. Témoignage
In: L'année psychologique. 1939 vol. 40. pp. 672-692.
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VII. Habitude et mémoire. Apprentissage. Témoignage. In: L'année psychologique. 1939 vol. 40. pp. 672-692.
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la faiblesse de la vision et la qualité de l'exécution artistique, mais
ne donne encore aucune conclusion valable. I. L.
1102. — B. LARK-HOROVITZ. — On art appreciation of children.
III. Textile pattern preference Study (Appréciations artistiques chez
les enfants. III. Préférence pour des échantillons de tissus). —
J. of Ed. Res., XXXIII, 1, 1939, p. 7-35.
L'A. poursuit ses recherches sur les préférences des enfants en
matière artistique. Elle choisit cette fois 39 échantillons de tissus à
ramages, tissus anciens et tissus modernes et les présente à 259 gar
çons et 261 filles de 6 à 15 ans et à un groupe critère d'enfants bien
doués, 25 garçons et 17 filles de 6 à 15 ans.
Le choix des enfants en matière artistique est étroitement lié à
leurs intérêts ; les filles paraissent avoir plus de goût pour la décoration
pure, abstraction faite de tout symbole. Les enfants plus jeunes sont
attirés par les couleurs et non par les formes, le goût pour le moderne
s'affirme chez les enfants plus âgés. Le groupe des bien doués a un
vocabulaire plus riche et nuancé lorsqu'il s'agit de justifier le
choix. I. L.
1103. — D . J. WILSON. — An experimental investigation of Birkhoff 's
aesthetic measure (Recherche expérimentale sur la mesure esthé
tique de Birkhoff). — J. of Abn. Ps., XXXIV, 3, 1939, p. 390-394.
On se souvient de la formule de Birkhoff : M — -^, M étant la
mesure esthétique, 0, l'ordre et C les éléments complexes. L'A.
demande à 95 sujets de classer les figures géométriques de Birkhoff
selon leurs préférences, les corrélations avec le classement de
ne s'élevant pas au-dessus de + 0,38 ou -f 0,44. En outre les préfé
rences des sujets vont vers un certain type de figures, par exemple
les triangles qui occupent un rang peu élevé dans la classification
de Birkhoff. Si un tel désaccord se manifeste déjà à partir des él
éments les plus simples, il y a peu de chance pour que la formule de
Birkhoff ait une signification quelconque dans des appréciations
d'ordre plus complexe. I. L.
VII. — Habitude et mémoire. Apprentissage. Témoignage
1104. — H. B. ENGLISH et A. L. EDWARDS. — Reminiscence,
substance learning and initial difficulty. A methodological study
(Réminiscence, apprentissage du fond, et. difficulté initiale). ■ —
Ps. Rev., XLVI, 3, 1939, p. 253-263.
Selon la conception traditionnelle de la mémoire et de l'appren
tissage, les idées sont reliées entre elles par des liens ; dans l'oubli,
ces liens se relâchent ou s'affaiblissent. Les fameuses expériences
d'Ebbinghaus semblent confirmer ces vues. L'oubli est d'abord rapide
au début, puis se fait de plus en plus lent. Mais les recherches ulté
rieures ont montré que cette courbe de l'oubli n'est pas universelle.
Les A., utilisant de nouvelles techniques, ont trouvé que la
«ourbe d'Ebbinghaus caractérisait l'apprentissage du matériel brut HABITUDE ET MÉMOIRE. APPRENTISSAGE 673
(verbal), mais non celui du matériel compris. Au contraire, chez les
élèves de collège, au bout de plusieurs mois, les souvenirs de cette
catégorie montrent un gain et non pas une perte.
Avec le temps, deux tendances opposées affectent la mémoire :
l'une destructive, l'autre constructive, cette dernière associée avec la
compréhension intelligente. La courbe ordinaire de l'oubli est une
résultante de ces deux tendances, où prédomine pourtant la première.
Les A. trouvent aussi que l'étude des groupes masque les faits
essentiels et qu'il est préférable d'en faire l'étude chez des individus.
Il faut aussi tenir compte de la difficulté initiale. G. P.
1105. — R. T. ROSS. — Optimal orders in the method of paired
comparisons (Les meilleurs ordres de présentation dans la méthode
des comparaisons binaires). — R. J. WHERRY. — A reply to
Ross on orders in paired comparisons (Réplique à Ross sur les
ordres dans les comparaisons binaires). — J. of exp. Ps., XXV,
1939, p.. 414-430.
Polémique entre R. et W. Ce dernier ayant critiqué les méthodes
de présentation de couples de termes à comparer imaginées par le
premier, celui-ci montre que les autres méthodes proposées par son
adversaire sont contenues dans les siennes ou peuvent en être déri
vées, en satisfaisant à toutes les nouvelles exigences imposées •
Réplique de Wherry. P. G.
1106. — N. R. F. MAI ER. — The specific processes constituting the
learning function (Les processus spécifiques constituant la fonction
de l'apprentissage). — Ps. Rev., XLVI, 3, 1939, p. 241-252.
Le terme d'apprentissage, tel qu'on l'emploie communément,
semble s'appliquer à toutes les formes d'adaptation à une situation
qu'un organisme acquiert. Bien que les vitesses d'apprentissage dans
les différentes situations diffèrent, les psychologues continuent à
traiter l'apprentissage comme une fonction simple. Pour M., il y a là
une série de mécanismes différents qu'il importe de distinguer. Il
étudie par exemple, la variabilité, la plasticité, la perception, le
répertoire du comportement, la fixation. Chacune de ces notions
répond à des faits expérimentaux différents. G. P.
1107. — R. KURODA. — Learning interpreted in the light of pola
rization (L'apprentissage interprété à la lumière de la polarisat
ion). — Acta Psychologica Keijo, III, 2, 1939, p. 95-103.
Pour K. la polarisation mûrie est à la base de l'habileté. Dans
l'apprentissage, il y a un problème posé à l'organisme, dont la solution
surviendra après des expériences de succès et d'échec, jusqu'à éta
blissement d'un lien apparent entre l'effet des démarches adoptées
et l'étape initiale (par exemple, dans le labyrinthe, entre le comparti
ment de départ, et l'arrivée finale au compartiment où se trouve la
nourriture). C'est ce qui ressortirait à une polarisation comprehensive.
H. P.
1108. — M. HERTZMAN. — The specificity of correlations between
initial and final abilities in learning (La spécificité des corrélations
l'année psychologique, xt. 43 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 674
entre les aptitudes initiales et finales dans V apprentissage). —
Ps. Rev., XLVI, 2, 1939, p. 163-175.
La corrélation entre l'aptitude initiale et l'aptitude finale varie
considérablement. Les chiffres publiés vont de 0,96 à 0,08. Cette
variabilité suggère que l'on a là le reflet d'un grand nombre de
conditions différentes. Il y a en effet des différences dans le nombre
fies sujets examinés, souvent trop faible, des différences dans la
longueur de là tâche donnée, des différences dans la longueur de-
temps de chaque épreuve, des différences dans la nature de la tâche.
Le coefficient de corrélation est donc fonction de bien des aspects
différents de la tâche apprise. Mais on peut se demander alors quelle
est sa valeur. Le chiffre brut ne nous apprend pas grand'chose sur le
problème de l'apprentissage, mais il doit lui-même être interprété en
fonction des conditions de cet apprentissage. Il n'a pas non plus de
signification en ce qui concerne les individus dont le travail est
organisé de façon totalement différente. G. P.
1109. — R. H. WATERS. — The law of acquaintance (La loi de
familiarité). — J. of exp. Ps., XXIV, 1939, p. 180-191.
Robinson a voulu expliquer par sa loi de familiarité le fait, constaté
par Ebbinghaus, qu'il est plus facile d'apprendre une liste de syllabes
rangées dans un ordre nouveau que la liste originale ; il
ne s'agirait donc pas, comme le croyait Ebbinghaus, d'associations
entre termes éloignés, mais' d'un privilège absolu des éléments
connus.
W. a imaginé un certain nombre d'expériences pour trancher la
question. II fait apprendre des couples de syllabes qui sont entièr
ement nouvelles pour le groupe de contrôle, tandis que le groupe
expérimental a été d'abord familiarisé avec elles, soit avec toutes le&
syllabes, soit avec celles qui auront la fonction de premier ou de-
second ternie du couple. On ne trouve aucun privilège décisif eu
faveur des associations formées entre syllabes familières, quelle que
soit leur position. Il en est encore de même dans le cas où les syllabes
forment une liste qui doit être récitée dans un certain ordre (du moins
quand cet ordre est différent de celui dans lequel elles ont été pré
sentées pour créer une familiarité). Pour éviter qu'ici les sujets,
sachant qu'ils auront à apprendre ces syllabes, ne s'exercent déjà
d'avance à les retenir, on peut leur donner le change sur le but de
l'expérience, qui est présentée comme un test de vitesse de lecture.
Enfin, en comparant des listes formées avec des syllabes contenant
respectivement lés consonnes les plus usuelles et les plus rares, on
trouve bien que les premières s'apprennent plus facilement. Mais
comme ce sont aussi celles qui ont la plus forte valeur associative,
l'hypothèse de la familiarité ne s'impose pas. P. G.
1110. — R. M. GOTTESDAN KER. — An experimental study of
fixation of response by college students in a multiple-choice
situation (Une étude expérimentale de la fixation de la réponse chez.
des étudiants dans une situation de choix multiple). — J. of exp. Ps.,
XXV, 1939, p. 431-444.
Les sujets, assis devant un appareil de choix multiple à 40 clefs. HABITUDE ET MEMOIRE. APPRENTISSAGE 675
cherchent à deviner par une série d'essais quelles sont les clefs
« correctes ». Mais il se trouve que, tandis que certaines ne le sont
jamais, aucune ne l'est invariablement d'un bout à l'autre de l'expé
rience ; tout ce qu'ils peuvent faire est donc de déterminer peu à peu
la région de l'appareil où se trouve le champ « semi-correct » et d'y
localiser de plus en plus leurs choix. On cherche comment se constitue
dans une épreuve de ce genre cette fixation des choix. Dans un pre
mier groupe d'expériences, on compare 25 champs, différents par
leur grandeur et par leur localisation (au centre ou plus près de
l'extrémité droite ou gauche du clavier). Dans la seconde moitié
des épreuves, il y a localisation de 95 % des choix dans le champ
semi-correct, quelle que soit sa position ; le coefficient de fixation est
constant pour chaque sujet. Dans une deuxième série d'expériences,
on étudie l'effet de diverses conditions (limitation mécanique du
champ dans lequel les choix sont possibles, exclusion de la vision, etc.) .
P. G.
1111. — C. J. HOWLAND. — Experimental studies in rote-learning
theory. IV. Comparison of reminiscence in serial and paired-
associate learning (Études expérimentales de l'apprentissage par
cœur. I V. Comparaison de la réminiscence dans V apprentissage des
séries et des paires de termes associés). — J. of exp. Ps., XXIV,
1939, p. 466-484.
Le phénomène de la réminiscence consiste, comme on le sait, dans
le fait qu'un souvenir, non retrouvé immédiatement, renaît plus
facilement dans une épreuve différée. On l'étudié ici en faisant des
épreuves de mémoire au cours de l'apprentissage (par exemple après
la première présentation du matériel, après une fixation partielle ou
après une fixation complète) et en les comparant avec des épreuves
faites aux mêmes phases de l'apprentissage, mais après un intervalle
de repos de quelques minutes. Quand il s'agit de séries de 9 syllabes,
on observe un effet de réminiscence, c'est-à-dire un effet favorable
de l'intervalle de repos intercalaire. Au contraire, l'effet est défa
vorable quand il s'agit de retenir des couples de termes associés,
présentés dans un ordre variable. L'auteur examine les théories de la
réminiscence qui pourraient rendre compte de cette différence.
P. G.
1112. — C. J. HOWLAND. — Experimental studies in rote-learning
theory. V. Comparison of distribution of practice in serial and
paired-associate learning (Études expérimentales sur la théorie
de V apprentissage par cœur. V. Comparaison de la distribution de
l'exercice dans V apprentissage de séries et de paires de termes
associés). — J. of exp. Ps., XXV, 1939, p. 622-633.
L'auteur a montré dans un travail précédent qu'on obtient
beaucoup plus de réminiscence (c'est-à-dire d'amélioration spontanée
du souvenir dans des évocations tardives par rapport aux évocations
immédiates) avec l'apprentissage d'une série de syllabes qu'avec celui
de paires de syllabes (présentées en ordre variable). Le présent travail
prouve que la première de ces deux tâches bénéficie beaucoup plus
-que la seconde de la distribution temporelle de l'exercice, c'est-à-dire 676 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
qu'on économise des répétitions, dans le premier cas, en intercalant
entre elles des intervalles (occupés par une autre tâche), au lieu
d'apprendre sans discontinuer, tandis que cet avantage ne se retrouve
pas dans le second cas. Rapprochant ces deux faits, il admet que le
bénéfice de l'apprentissage distribué par rapport à l'apprentissage
massif viendrait de ce qu'il favorise l'élimination, par oubli, des
associations parasites, qui se produisent beaucoup plus avec les
séries qu'avec les paires de syllabes ; cette élimination serait, par
ailleurs, la cause de la réminiscence. P. G.
1113. — M. HERTZMAN et W. S. NEEF. — The development of
intra-serial relationships in rote learning (Le développement de
relations intra-sérielles dans l'apprentissage par cœur). — J. of
exp. Ps., XXV, 1939, p. 389-401.
La vieille question des associations entre termes éloignés d'une
série de syllabes apprise par cœur est toujours discutée. Raskin et
Cook ont montré que la courbe qui traduit le rapport entre la force
des associations et la distance des termes dans la série a une forme
en U, c'est-à-dire que la force des associations est maxima aussi bien
pour les termes les plus rapprochés que pour les plus éloignés, et
minima pour ceux qui occupent une position intermédiaire. H. et N.
ont répété des expériences avec une modification qui permet de
rendre le progrès de l'apprentissage. On demande aux sujets, dans les
présentations initiales, d'anticiper sur le terme qui doit suivre celui
qu'on vient de présenter et de noter, pour chaque présentation de la
série, le nombre d'anticipations correctes ; ceci permettra de classer
les sujets suivant la qualité de leur mémoire et de constituer des
groupes plus ou moins avancés, finalement, dans la fixation de la série.
A un certain moment, on interrompt l'apprentissage et on passe aux
épreuves critiques ; les syllabes sont présentées dans un ordre nouveau
et chaque sujet doit écrire la première syllabe de la liste originale qui
se présentera alors à son esprit. Il sera facile, alors, de classer les
associations ainsi révélées suivant les relations de position dans la
série des termes inducteur et induit. Le résultat le plus important est
que la courbe en U change de forme selon l'état d'avancement de
l'apprentissage ; le privilège des associations entre termes rapprochés
s'affirme de plus en plus et il faut sans doute considérer à cet égard
la pseudo-association régressive, entre le dernier terme de la série et
le premier, comme étant en réalité une association progressive entre
termes immédiatement consécutifs (du fait qu'on recommence la
lecture une seconde fois). P. G.
1114. — G. R. SCHMEIDLER. — Retroaction and proaction in
serial learning (Rétroaction et proaction dans un apprentissage en
série). — Am. J. of Ps., LU, 4, 1939, p. 592-600.
Généralement, dans l'apprentissage de deux séries (de mots, ou de
chiffres), on ne tient compte que de l'effet produit par l'acquisition
d'une 2e série sur l'effort de rappel à faire pour rétablir la première,
mais il est évident que antérieur peut déjà avoir un
rôle à jouer sur l'acquisition d'une 2e série. Cette interaction a plus
d'importance dans l'étude d'un phénomène d'apprentissage envisagé ET MÉMOIRE. APPRENTISSAGE 677 HABITUDE
globablement que lorsqu'on considère séparément les effets d'inhibi-
bition proactive et rétroactive. Il est à noter également que l'on
obtient aussi des effets d'inhibition lorsqu'on intercale des exercices
nécessitant des activités différentes entre deux apprentissages de
séries semblables. Dans tous les cas étudiés, l'inhibition proactive est
plus faible que l'inhibition rétroactive qui augmente en fonction de la
difficulté croissante de la série jusqu'à atteinte d'un maximum
variable selon les sujets. I. L.
1115. — L. K. HENRY et R. WASSON. — The repetition of
classical experiments : I Starch's distribution of practice (La
répétition des expériences classiques : les expériences de Starch sur
la distribution des exercices). — J. of appl. Ps., XXIII, 4, 1939,
p. 503-507.
Les expériences de Starch sur l'apprentissage d'un code au
moyen d'exercices de différente durée sont citées dans tous les
manuels de psychologie. Les A. pensent qu'il serait utile de reprendre
les expériences classiques, souvent anciennes. La reprise des expé
riences de Starch leur a donné dans l'ensemble des résultats conformes
à ceux de Starch, sauf qu'ils n'ont pas constaté comme S. la plus
grande efficacité des exercices de brève durée pendant les tout
premiers stades d'apprentissage ; ils supposent que la supériorité
aux premiers stades se rattache à la
initiale et non à l'efficacité inégale des diverses méthodes d'ap
prentissage. D. W.
1116. — L. M. JOHNSON. — The relative effect of a time interval
upon learning and retention (Uejfet respectif d'un intervalle de
temps sur V apprentissage et sur la rétention). ■ — J. of exp. Ps.,
XXIV, 1939, p. 169-179.
On pense généralement que la distribution de l'exercice est
favorable à l'apprentissage ; mais l'introduction d'intervalles entre
les exercices se traduit certainement par un oubli partiel de ce qui
avait été déjà acquis. On arrive à cette conséquence paradoxale que
l'oubli favorise l'apprentissage. J. pense que la question doit être
soumise à une révision.
Il fait appiendre des séries de mots par la méthode de récitation
anticipée qui permet de suivre les progrès. Un intervalle de 1 jour ou
de 3 jours est inséré, selon les groupes, quand les sujets ont appris 4,
8, 12 ou 16 mots. Ensuite l'apprentissage est repris et continué
jusqu'à récitation parfaite de la série.
L'effet sur l'apprentissage est mesuré par le nombre des répétitions
nécessaires à la fixation complète ; l'effet sur la rétention est mesuré
par la différence entre le nombre de mots qui peut être récité immé
diatement avant et après l'intervalle. Dans les conditions où s'est
placé l'auteur, l'intervalle est nettement défavorable soit pour
l'apprentissage, soit pour la rétention, et l'effet est d'autant plus
marqué que l'intervalle est plus long et qu'il intervient plus tard.
P. G.
1117. — W. C. SHIPLEY. — The effect of short rest pause on
retention in rote series of different lengths (Effet des pauses de 678 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
repos courtes sur la rétention de séries dépourvues de sens de lon
gueurs variées). — J. of gen. Ps., XXI, 1939, p. 99-117.
16 sujets, après deux jours d'essais, apprennent des séries de
différentes longueurs, composées de 8, 14 ou 20 syllabes dépourvues
de sens et avec une pause de deux minutes en cours d'apprentissage de
chaque série. Ces pauses ont un effet plutôt perturbateur, surtout
dans l'apprentissage de séries courtes, au début d'une expérience.
A la fin d'un apprentissage, les temps de repos facilitent au contraire
le travail. L'effet est absolument inverse pour les séries longues.
I. L.
1118. — M. C. SAND. — The effect of length of list upon retroactive
inhibition when degree of learning is controlled (Les effets de la
longueur de la liste sur l'inhibition rétroactive quand le degré
d'apprentissage est contrôlé). — Ar. of Ps., n° 238, 1939, p. 5-49.
L'A. étudie la relation entre l'étendue du matériel appris et
l'inhibition rétroactive quand le degré d'apprentissage est contrôlé ;
en effet, dans la plupart des expériences consacrées à ce sujet, les
listes à apprendre les plus longues ont été plus souvent répétées que
les plus courtes, et le degré d'apprentissage a varié directement
en fonction de la longueur du matériel, ce qui rend toute interpréta
tion douteuse. Or, il a été prouvé, d'après les expériences de Me Geogh,
que l'inhibition rétroactive s'affaiblit à mesure que le nombre de
présentations des séries augmente, l'hyperfixation des listes les plus
longues exerçant une action sur les résultats autant que la longueur.
Les expériences ici menées ont pour but de confirmer ces résultats
en étudiant le rythme d'apprentissage par méthode d'anticipation
de séries de syllabes dépourvues de sens. On compare les
de 5 groupes de 10 sujets chacun, chargés respectivement d'ap
prendre des séries de 6, 8, 10, 12, 15 syllabes avec série interpolée
de 7 syllabes, dans les mêmes conditions de difficulté interne des
séries, conditions de temps et situation expérimentale ; présentation
des séries, pauses récréatives.
Il en résulte que, pour un degré d'apprentissage constant, la
tendance à l'inhibition rétroactive est à peu près égale pour toutes
les longueurs de listes, à l'exception toutefois des deux listes les plus
courtes, ce qui prouverait qu'il y faut une longueur minima pour que
l'effet se maintienne. Par ailleurs l'analyse des résultats prouve qu'à
même degré d'apprentissage, les listes les plus longues sont les plus
difficiles à apprendre. A mesure que la longueur de la liste augmente
de 5 à 15 syllabes le nombre moyen des répétitions nécessaires par
syllabe pour retenir la liste augmente de 1,22 à 4,83.
Le groupe qui apprend la liste la plus longue requiert aussi plus
de répétitions par syllabe pour apprendre la liste interpolée (1,84)
qu'aucun autre groupe (de 0,87 à 1,1)- Les groupes qui ont appris les
quatre listes les plus longues retrouvent des pourcentages à peu près
identiques de matériel primitivement appris. L'A. trace les courbes
d'apprentissage pour chaque groupe et croit pouvoir conclure aver.
toute preuve expérimentale en mains que, contrairement aux
résultats de Robinson et Heron et d'accord avec Me Geogh (et ceci
à l'exception des listes les plus courtes), les manifestations moindres HABITUDE ET MÉMOIRE. APPRENTISSAGE 679
-d'inhibition rétroactive dépendent de l'apprentissage plus poussé
-des listes les plus longues. I . L.
1119. — D, SISSON. — Retroactive inhibition : the temporal position
Of interpolated activity (L'inhibition rétroactive, la
temporelle de l'activité intercalaire). — J. of exp, Ps., XXV, 1939,
p. 228-233.
On apprend deux listes d'adjectifs ; ceux de la deuxième sont des
synonymes de ceux de la première et rangés dans le même ordre, de
manière à créer des conditions favorables à la confusion, et, par
suite, à l'inhibition rétroactive. Selon les groupes de sujets, la seconde
liste est apprise immédiatement après la première, ou 48 heures après
elle, ou enfin 96 heures après la première. On compare les résultats
obtenus dans ces trois conditions, soit dans l'évocation immédiate
ment consécutive à l'apprentissage, soit après un intervalle de
"96 heures. Le minimum d'effet rétroactif a lieu quand la deuxième
liste occupe une position intermédiaire, c'est-à-dire le moment
■où elle est apprise est éloigné, dans le temps, du moment où la
première est et de celui où elle est récitée. Le voisinage dans
le temps agit donc comme une ressemblance intrinsèque, et crée une
-confusion entre les deux listes. P. G.
1120. — T. W. ZEIGLER. — Forced and optional intervals of
presentation in the serial learning of nonsense material (Inter
valles de présentation imposés et choisis dans V apprentissage en
série d'un matériel dépourvu de signification). — J. of gen. Ps.,
XXI, 1939, p. 277-306.
On compare le rendement obtenu dans des épreuves où il s'agit de
mémoriser des séries de syllabes dépourvues de signification dans
le cas où le sujet peut régler lui-même le rythme de présentation
des séries ou, au contraire, est soumis à un imposé.
L'A. paraît embarrassé pour grouper ses résultats et en déduire
des lois générales étant donnée la diversité des variations individuelles
pour 7 sujets, cependant on notera un rendement nettement meilleur
dans des conditions de choix libre. I. L.
1121. — S. RENSHAW et W. C. SGHWARZBEK. — The
dependence of the form of the pursuit meter learning function on
the length of the inter-practice rests. I. Experimental (Relation
entre la forme de la fonction d' 'apprentissage au perséquomêtre et
la durée des arrêts entre les exercices. I. Partie expérimentale). —
J. of gen. Ps., XVIII, 1, 1938, p. 3-16.
Quelle doit être la durée d'intervalle des apprentissages pour
assurer les meilleures conditions d'acquisition d'une habitude
motrice ? L'A. constate que, pour acquérir une certaine dextérité
dans une. tâche d'ordre moteur, un groupe examiné avec des inter
valles de repos décroissant de neuf minutes à une minute se montre
supérieur à un groupe dont le temps de repos varie en sens inverse
et qui n'arrive au même degré de perfection qu'avec 15 % plus de
temps total et 300 % plus de travail. I. L.
1122. — S. RENSHAW et W. C. SCHWARZBEK. — The depen- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 680
dence of the form of the pursuitmeter learning function on the
length of the interpraetiee rests. II. Theoretical (Relation entre la
forme de la fonction d'apprentissage au perséquomètre et la durée
des arrêts entre les exercices. II. Partie théorique). — J. of gen. Ps.,
XVIII, 1, 1938, p. 17-29.
La longueur et la distribution des périodes de repos ont un grand
effet sur la forme de la courbe d'apprentissage, les conditions les
plus favorables étant réalisées par séries décroissantes.
L'apprentissage sans repos est grandement entravé, à moins
qu'il n'y ait eu un acquis antérieur — il faut bien distinguer cet effet
de la fatigue à proprement parler. I. L.
1123. — C. E. BUXTON et C. E. HENRY. — Retroaction and
gains in motor learning. I. Similarity of interpolated task as a
factor in gains (Rétroaction et gains dans l'apprentissage moteur.
I. Similitude des tâches intercalaires comme facteur de gains). ■ —
II. Sex differences and a further analysis of gains (II. Différences
sexuelles et nouvelle analyse des gains). — J. of exp. Ps., XXV,
1939, p. 1-17 et 198-208.
La tâche principale consistait dans l'apprentissage d'un mouve
ment de poursuite circulaire. Entre la période d'exercice et les
épreuves finales s'intercalaient, selon les groupes, soit une conversa
tion avec l'expérimentateur, soit l'apprentissage d'une seconde tâche
qui était soit un autre mouvement de poursuite (rectiligne, avec des
changements de sens), soit le parcours d'un labyrinthe, soit l'enroul
ement de bobines. On ne constate pas, comme dans d'autres types
de tâches, d'effet défavorable absolu des tâches intercalaires ; la
seconde épreuve, identique à la première, montre toujours un gain.
Cependant on peut parler d'inhibition relative, en ce sens que la tâche
intercalaire (surtout chez les femmes) diminue le gain, par rapport à
celui qui aurait été réalisé par le repos ; cette inhibition est plus
marquée avec la tâche la plus semblable à la première. Cet effet
n'apparaît pas chez les hommes. Là où on trouve une forte corrélation
positive entre les tâches, de bons résultats dans la tâche intercalaire
semblent exercer une influence favorable sur la primitive ; il
n'y a pas d'effet appréciable quand la corrélation est faible.
Les femmes, dans ce genre de tâches, sont nettement inférieures
aux hommes dans les résultats, mais elles font relativement plus de
progrès pendant le repos intermédiaire et ressentent peut-être plus
l'effet défavorable de la tâche intercalaire analogue. Elles se montrent
plus fatigables dans un exercice continu. P. G.
1124. — V. A. ANDERSON. — Auditory memory-span as tested by
speech sounds (Étendue de la mémoire auditive testée par les sons de
la parole). — Am. J. of Ps., LU, 1,1939, p. 95-99.
L'étendue de la mémoire est plus restreinte lorsqu'il s'agit de
retenir des syllabes dépourvues de signification que s'agit
de chiffres ; les séries de voyelles sont mieux reproduites qu» les
séries de consonnes et le test des voyeltes~in venté par l'A. présente
une validité de 0,86. Il ne semble pas y avoir de rapport «ntre Ja
réussite dans ces tests et dans des*éprenves d'acuité auditiv« ourde

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