Influence de l'incertitude objective et du système de coûts sur la latence et la certitude subjective, dans une situation de jugement prédictif - article ; n°2 ; vol.72, pg 319-336

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L'année psychologique - Année 1972 - Volume 72 - Numéro 2 - Pages 319-336
Summary
In a gambling situation we have studied the respective influence of payoffs and objective uncertainty on the latency and confidence of the subject's responses. Results showed that uncertainty is the main determinant of confidence. Payoffs reduced confidence but this effect was not statis-tically significant. The data confirmed those recorded in previous expe-riments and seemed to substantiate the relation between confidence and cognitive processing of information. It is doubtful that confidence depended only upon the final decision process.
Résumé
Dans une situation de prédiction on a étudié l'influence respective du système de coûts et de l'incertitude objective sur la latence et la certitude subjective de la réponse. Les résultats obtenus montrent que l'incertitude objective constitue bien le déterminant essentiel de la certitude subjective. L'introduction de coûts et de gains monétaires dans la situation abaisse la certitude sans que cet effet soit statistiquement significatif. Ces données confirment des résultats antérieurs et incitent à penser que la certitude subjective est liée fondamentalement au traitement de l'information et non à un processus terminal de décision.
18 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : samedi 1 janvier 1972
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Guy Tiberghien
Guy Denhière
Jean-Claude Verstiggel
Influence de l'incertitude objective et du système de coûts sur la
latence et la certitude subjective, dans une situation de
jugement prédictif
In: L'année psychologique. 1972 vol. 72, n°2. pp. 319-336.
Abstract
Summary
In a gambling situation we have studied the respective influence of payoffs and objective uncertainty on the latency and
confidence of the subject's responses. Results showed that uncertainty is the main determinant of confidence. Payoffs reduced but this effect was not statis-tically significant. The data confirmed those recorded in previous expe-riments and
seemed to substantiate the relation between confidence and cognitive processing of information. It is doubtful that confidence
depended only upon the final decision process.
Résumé
Dans une situation de prédiction on a étudié l'influence respective du système de coûts et de l'incertitude objective sur la latence
et la certitude subjective de la réponse. Les résultats obtenus montrent que l'incertitude objective constitue bien le déterminant
essentiel de la certitude subjective. L'introduction de coûts et de gains monétaires dans la situation abaisse la certitude sans que
cet effet soit statistiquement significatif. Ces données confirment des résultats antérieurs et incitent à penser que la certitude
subjective est liée fondamentalement au traitement de l'information et non à un processus terminal de décision.
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Tiberghien Guy, Denhière Guy, Verstiggel Jean-Claude. Influence de l'incertitude objective et du système de coûts sur la
latence et la certitude subjective, dans une situation de jugement prédictif. In: L'année psychologique. 1972 vol. 72, n°2. pp.
319-336.
doi : 10.3406/psy.1972.27951
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1972_num_72_2_27951de Psychologie de l'Université de Paris VIII Laboratoire
E.R.A. no 235 (C.N.R.S.)
INFLUENCE DE L'INCERTITUDE OBJECTIVE
ET DU SYSTÈME DE COUTS
SUR LA LATENCE ET LA CERTITUDE SUBJECTIVE
DANS UNE SITUATION DE JUGEMENT PRÉDICTIF
par Guy Tiberghien, Guy Denhiere et Jean-Claude Verstiggel
SUMMARY
In a gambling situation we have studied the respective influence of
payoffs and objective uncertainty on the latency and confidence of the
subject's responses. Results showed that uncertainty is the main determinant
of confidence. Payoffs reduced confidence but this effect was not statis
tically significant. The data confirmed those recorded in previous expe
riments and seemed to substantiate the relation between confidence and
cognitive processing of information. It is doubtful that depended
only upon the final decision process.
La genèse du sentiment de certitude est un problème qui
n'est pas encore parfaitement résolu. Des recherches récentes
(Le Ny, 1968 ; Bellan et Noizet, 1971 ; Tiberghien, 1971) ont
avancé l'hypothèse que l'élaboration de la certitude subjective
était étroitement associée à une activité mentale d'analyse de
l'information et de décision. Cependant une telle interprétation
n'est pas dénuée de toute ambiguïté. En effet, si la certitude est
le strict résultat d'un traitement cognitif de l'information trans
mise par la situation, celle-ci doit donc en être le déterminant
essentiel, sinon unique. Mais si le sentiment de certitude s'élabore
également au moment de la décision proprement dite, on peut
s'attendre à ce que les variables exerçant d'ordinaire un effet
sur ce processus agissent de même sur la certitude subjective. 320 MÉMOIRES ORIGINAUX
Or, la théorie de la détection du signal (Tanner et Swets, 1954 ;
Swets, Tanner et Birdsall, 1961 ; Price, 1966) a largement
démontré que la phase de décision était particulièrement sensible
aux variables dites de motivation (exprimée en termes de coût
de la réponse). Le problème peut alors être défini de la façon
suivante : la certitude subjective n'est-elle qu'une variable
psychologique de nature cognitive ou bien l'état de motivation
dans lequel se trouve momentanément l'individu est-il capable
de la modifier1 ?
La première hypothèse a été très largement étudiée et les
études expérimentales, conduites dans les situations les plus
diverses (reconnaissance : Jersild, 1929 ; Lund, 1936 ; jugement :
Johnson, 1939-1940 ; Gartwright et Festinger, 1943 ; Flament,
1959 ; prédiction : Little et Lintz, 1965 ; Beach et Wise, 1969),
montrent que la certitude est une fonction directe de la quantité
et de la qualité des informations dont dispose le sujet ainsi que
des possibilités réelles de traitement qu'il peut leur appliquer.
Bien que la fonction mathématique de la relation soit sujette à
des variations selon les caractères de la situation, on constate
toujours une augmentation de la certitude lorsque l'ambiguïté
diminue2, cette relation étant le plus souvent de type linéaire.
Une telle convergence empirique a conduit la plupart des théori
ciens à supposer une équivalence indicatrice entre le jugement
de certitude et l'estimation subjective de probabilité (Borel,
1963, p. 6 ; Slovic et Lichtenstein, 1968 ; Beach et Wise, 1969).
Cependant, une détermination aussi massive de la certitude
par les caractéristiques de l'information ne permet pas d'éliminer
a priori l'éventualité que nous évoquions précédemment. En
tout état de cause, il faut prévoir que l'effet des variables de
motivation sur la certitude, s'il existe, soit particulièrement ténu
et difficile à déceler. Cela explique sans doute le petit nombre
de recherches consacrées à cette question. Dans un article, pour
tant célèbre, Edwards (1961) a défendu l'idée selon laquelle le
1. Bellan et Noizet (1971) ont montré de façon convaincante que l'expli-
citation de la certitude modifiait l'estimation subjective des coûts et des
gains de la réponse. Le problème esquissé ici est en quelque sorte inverse :
les coûts et les gains associés au comportement sont-ils capables de modifier,
directement ou indirectement, l'élaboration de la certitude ?
2. Nous ne distinguons pas ici le concept d'ambiguïté de celui d'incer
titude objective. Il faut cependant différencier très clairement celle-ci de
l'incertitude subjective (ou certitude proprement dite) telle qu'elle est
éprouvée par le sujet (Gary-Mauric et Noizet, 1964 ; Flament, 1969). G. TIBERGHIEN, G. DENHIERE ET J.-C. VERSTIGGEL 321
coût de la réponse constitue pour le sujet une consigne, une
information au même titre que les autres caractéristiques de la
situation. De plus, on savait déjà qu'il existe une liaison statis
tique significative entre certains traits de personnalité (qui ne
sont probablement pas indépendants des facteurs de motivation)
et la certitude subjective : corrélation négative entre l'anxiété
manifeste et la certitude (Block et Petersen, 1955 ; Brim et
Hoff, 1957) ; corrélation positive entre la rigidité et la certitude
(Brengelman, 1960).
Cependant, cette approche non causale ne pouvait être très
satisfaisante et ce sont surtout Irwin (1944, 1953) et Irwin et
Smith (1957) qui ont abordé la difficulté de la façon la plus
directe. Dans une de leurs premières expériences, ces chercheurs
ont demandé à leurs sujets de prédire la nature d'un échantillon
extrait au hasard d'un ensemble dont ils connaissaient le carac
tère statistique de définition. Leurs résultats ont mis en évidence
un effet significatif de la « désirabilité » de l'issue sur la fréquence
de telle ou telle prédiction — par contre cette variable n'exerce
aucun effet systématique sur la certitude de la réponse. Néan
moins, ce dernier résultat n'est pas pleinement confirmé par
l'expérience d'Irwin et Smith (1957) puisque ceux-ci observent
une action sensible, bien que non significative, du gain de la
réponse sur sa certitude1.
Le caractère ambigu des résultats d'Irwin et de Smith justifie
l'expérience que nous allons décrire maintenant. Quels sont les
effets respectifs des facteurs de motivation et d'information à la
fois sur la certitude et la latence d'une réponse prédictive ? Plus
précisément, nous avons formulé les hypothèses opérationnelles
suivantes :
a) La certitude subjective diminue en fonction de l'augment
ation de l'incertitude objective de la situation. Le temps de
décision augmente lorsque l'incertitude objective devient plus
grande. La situation que nous avons définie exige en effet un
1. La situation exigeait du sujet une hypothèse sur la caractéristique
d'un ensemble d'éléments discrets après y avoir prélevé un échantillon
dont il pouvait déterminer librement la taille. Lorsque l'expectation de
gain est élevée, on constate que les sujets prélèvent, en moyenne, un échant
illon de taille plus importante que lorsque le gain est faible et, néan
moins, leur certitude reste plus modeste :
Gain de la réponse correcte -f 50 cts + 100 cts
Taille de l'échantillor extrait 17,7 19,5
Certitude de la prédiction 55,2 49,5
A. PSYCHOL. 2 11 MÉMOIRES ORIGINAUX 322
traitement probabiliste de l'information afin de parvenir à la
réponse. Ce traitement est plus difficile, et de ce fait prend plus
de temps, lorsque l'incertitude objective de l'information initiale
est plus grande ;
b) Lorsque le coût ou le gain de la réponse augmente on peut
supposer que le degré de motivation du sujet se modifie corrél
ativement. Si la certitude est élaborée, au moins partiellement,
lors de la décision proprement dite, on peut alors prévoir une
modification du degré de certitude subjective. On peut en effet
penser que, dans la situation aléatoire et à choix forcé de notre
expérience, l'importance de l'enjeu conduise le sujet à pondérer
sa prédiction en abaissant la certitude qu'il y attache1.
L'introduction de coûts et de gains différentiels de la réponse
doit également inciter le sujet à un traitement plus systématique
de l'information initiale. On peut donc supposer un allongement
de la latence de la prédiction lorsque le coût ou le gain qui lui
est associé augmente ;
c) Enfin, il n'est pas certain que l'effet du système de coûts
et de gains soit le même quel que soit le degré d'incertitude
objective de la situation. L'existence d'une interaction entre
ces deux variables nous apparaît comme probable.
CONDUITE DE L'EXPÉRIENCE
Sujets
Vingt-cinq sujets (neuf femmes et seize hommes), étudiants de
Psychologie de différents cycles à l'Université de Paris VIII partici
pèrent à l'expérience.
Méthode
Nous utilisons la situation expérimentale décrite par Swets, Tanner
et Birdsall (1961) pour illustrer leur théorie de la détection du signal.
On communique au sujet le total de trois dés à jouer (deux dés normaux
et un troisième dé présentant sur faces le chiffre « zéro » et sur
les trois autres le chiffre « trois ») et on lui demande de formuler une
hypothèse sur le indiqué par le troisième dé2.
1. Lorsque le choix est libre une autre hypothèse est évidemment
possible : le sujet peut exiger, avant de donner sa prédiction, un seuil de
certitude plus élevé lorsque le coût de la réponse augmente.
2. Pour une description plus détaillée de la situation et du modèle
interprétatif de la théorie de la détection, on peut consulter Swets, Tanner
et Birdsall (1961, p. 301). G. TIBERGHIEN, G. DENHIERE ET J.-C. VERSTIGGEL 323
On présente au sujet vingt-cinq diapositives. Sur chaque diapositive
se trouvent à gauche le total des trois dés et à droite l'indication du
coût de la réponse erronée et du gain de la réponse exacte. Le total
des trois dés peut prendre cinq valeurs (4, 5, 6, 7 et 8) ; il en est de
même pour le rapport gain-coût (10/10, 10/30, 10/100, 30/10 et 100/10).
La probabilité que le troisième dé marque zéro, étant donné un total
déterminé, est considérée ici comme une mesure de l'incertitude objective
du problème1.
Les coûts et les gains sont exprimés en centimes et ont une valeur
monétaire réelle pour le sujet. Les deux variables indépendantes sont
croisées selon un plan factoriel de type 5x5 déterminant ainsi vingt-
cinq problèmes. L'ordre de présentation des problèmes a été fixé à
l'aide d'une table de nombres au hasard pour le premier sujet. On a
ensuite procédé à une permutation systématique afin que, pour l'e
nsemble des sujets, tous les problèmes apparaissent une fois à chaque
rang et dans des contextes différents.
L'expérience est administrée individuellement. Le dispositif expé
rimental permet au sujet de commander lui-même la présentation de
chaque diapositive à l'aide d'une presselle. Lorsqu'il donne verbalement
sa réponse (le troisième dé marque zéro, Ro ; le troisième dé marque
trois, R3) il appuie sur la presselle ce qui fait disparaître la diapositive
de l'écran et permet l'enregistrement de la latence de sa réponse au 1/100
de seconde à l'aide d'une batterie de deux chronoscopes fonctionnant
en alternance. Le sujet doit également exprimer le degré de certitude
qu'il attache à sa réponse à l'aide d'une échelle conventionnelle en six
points (de la certitude nulle à la certitude absolue). Un nouvel appui
sur la presselle fait apparaître la diapositive suivante et ainsi de suite
jusqu'à la fin de l'expérience. Aucune information sur l'exactitude
des réponses n'est donnée en cours d'expérience, le sujet étant év
idemment averti de cette disposition2. Au total, on enregistre donc
trois paramètres du comportement : nature, certitude et latence de la
réponse prédictive. On obtient donc un ensemble de 1 875 mesures
(25 problèmes x 25 sujets x 3 paramètres).
Consignes
Après avoir expliqué le principe du jeu expérimental, on informe
le sujet que l'on a effectué un certain nombre de jets de trois dés dont
1. Cette probabilité (Po) est égale au rapport du nombre de combinaisons
où l'on obtient le total T lorsque le troisième dé marque « zéro » sur le nombre
de combinaisons où l'on obtient le total T lorsque le troisième dé marque
zéro ou trois. Nous avons utilisé dans cette expérience les rapports suivants :
P0/T4 = 1,00, Po/T5 = 0,80, P0/T6 = 0,71, P0/T7 = 0,62, P0/T8 = 0,55
2. Cette précaution était indispensable afin d'éviter une interaction
non contrôlée entre les variables indépendantes et la fréquence de renfor
cement évidemment variable d'un sujet à l'autre. 324 MEMOIRES ORIGINAUX
le résultat a été reproduit sur des diapositives. On lui explique alors
que sa tâche consistera, connaissant le total des trois dés, « à deviner
si le troisième dé portait un zéro ou un trois ».
L'expérimentateur déclare alors au sujet : « Afin de donner plus
d'intérêt à la situation nous jouerons pour de l'argent. Avant de
commencer l'expérience, je vous avance la somme de 5,00 francs.
Cette somme, vous pourrez soit l'accroître, soit en gagner une partie,
soit la perdre, et ceci en fonction de l'exactitude de vos réponses. Sur
la partie supérieure droite de chaque diapositive vous verrez l'indication
d'une certaine somme précédée du signe + : cette somme représente
le montant que vous gagnerez si votre réponse est correcte. Au-dessous
vous verrez l'indication d'une certaine somme précédée du signe — :
cette somme représente le montant que vous perdrez si votre réponse
est incorrecte. Notez bien que la somme précédée du signe + peut
très bien être différente de celle précédée du signe — . De plus ces
sommes peuvent varier d'une diapositive à l'autre. Vous avez donc
intérêt à faire très attention aux sommes indiquées dans la partie
droite de la diapositive. »
Le sujet est averti que « ce qui compte ici c'est l'exactitude et non
la rapidité ». Un élément de consigne lui explique enfin le code d'util
isation de l'échelle de certitude et les modalités pratiques du déroulement
de l'expérience.
.50 .60 .70 •» •«> «»
Probabilité théorique de l'hypothèse Ro.
Fig. 1. — Relation entre l'indice d'incertitude objective et la fréquence
de la réponse Ro. Les nombres entre parenthèses indiquent le nombre
observé de Ro sur 125 réponses possibles. La diagonale en pointillés repré
sente la performance d'un sujet idéalement réaliste (au sens probabiliste
du terme) ; l'horizontale représente la performance d'un sujet aléatoire. G. TIBERGHIEN, G. DENHIERE ET J.-C. VERSTIGGEL 325
RÉSULTATS
INFLUENCE DE L'INCERTITUDE OBJECTIVE
SUR LES DIFFÉRENTS PARAMÈTRES DE LA RÉPONSE
Analyse de la fréquence des réponses
Nous présentons dans la figure 1 l'évolution de la fréquence
de la réponse Ro en fonction du total des trois dés. On constate
que la probabilité de cette réponse est une fonction directe de
l'incertitude objective. On peut remarquer que les différents
totaux rendent toujours l'hypothèse Ro plus probable que
l'hypothèse R3 et cependant les sujets ne négligent pas cette
dernière hypothèse. L'effet de l'incertitude objective sur le choix
de l'une ou l'autre des deux réponses s'avère très hautement
significatif (X2 = 142,695 ; v = 4 ; S à P < .001). La relation
observée est néanmoins loin d'être linéaire.
Analyse de la certitude et de la latence des réponses
Nous avons calculé pour les différentes conditions expéri
mentales la médiane des jugements de certitude affectés aux
réponses Ro et R3. La figure 2 présente l'évolution de la certitude
de ces deux réponses en fonction de l'incertitude objective de la
situation. Le test de la médiane généralisé montre que l'effet du
total des trois dés sur la certitude de la réponse Ro est très signi
ficatif : X2 = 88,400 ; v = 4 ; S à P < .001. Aucun effet déce
lable de cette même variable n'affecte le degré de certitude de la
réponse R3 : X2 = 4,821 ; v = 4 ; NS à P = .05. Il apparaît
donc que la certitude de R3 atteint un niveau proche de l'asympt
ote pour toutes les valeurs de notre indice d'incertitude objective.
Afin de rapprocher la distribution de nos latences d'une
distribution normale, nous les avons transformées en leur loga
rithme naturel1. On voit très clairement (fig. 2) que l'augmentat
ion de l'incertitude objective se traduit par un allongement
du temps de décision de la réponse Ro et, dans une moindre
mesure, d'une diminution corrélative de la latence de la
réponse R3.
1. Afin de donner une idée de l'étendue de variation des latences nous
donnons ici deux exemples de correspondance :
— le loge d'une latence de 16,68 s est 7,41 ;
— le log. de 7,43 s est 6,61. 79
.50 .60 .70 .80 .80 tOO
Probabilité théorique de l'hypothèse Ro
.50 .60 .70 .80 .90 100
Probabilité théorique de l'hypothèse Ro
de la Fig. réponse 2. — Influence (en haut) de et l'incertitude sur sa latence objective (en bas). sur la Les certitude nombres subjective indiqués
dans le corps de la figure représentent les effectifs ayant servi respectivement
aux calculs de la médiane et de la moyenne. L'observation manquante est
due à un effectif insuffisant (N = 7). 4.6
4.2
P91
et 3.8
t3 «34
2.6
2.2
.t
.50 .60 .70 .80 .90
Probabilité théorique de l'hypothèse Ro
1/100 1
7.50 o----oC<G o oC>G C=G
7.30
V) 7.20 o c
s > 7.10 a w
loyenn des
7.00
." at 0) 1 o 6.90
630
6.70
Vt-
£5 .65 .75 .85 .95
Probabilité théorique de l'hypothèse Ro
Fig. 3. — Influence de l'incertitude objective et du rapport gain-coût
sur la certitude et la latence de la réponse Ro. (Les nombres indiqués dans
le corps de la figure représentent les effectifs ayant servi respectivement
aux calculs de la médiane et de la moyenne.)

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