Influence de la chromie sur le déclenchement du réflexe de fixation - article ; n°1 ; vol.70, pg 7-18

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L'année psychologique - Année 1970 - Volume 70 - Numéro 1 - Pages 7-18
Summary
The eye movements of thirty-five subjects were recorded by electro-oculographic means at three different intensity levels to determine which of two simultaneously presented but differently colored visual stimuli would, because of iheir different chromatic qualities, be perceived first.
The results indicate :
1) That there exists at the group level a hierarchy of attractiveness for colors : red > green > yellow ;
2) That there is an intra-group division, some subfects preferring the red over the green and some subjects preferring the green over the red ;
3) That there is an intra-group division which is a function of the stimulus situation (left-right).
These findings were interpreted in terms of a dual mechanism under-lying the action of the fixation reflex : one mechanism reacts to geometrie features, and the other to specific stimulus characteristics.
Résumé
Les mouvements des yeux de 35 sujets étaient enregistrés par la méthode électro-oculographique à trois niveaux différents d'intensité pour vérifier l'hypothèse selon laquelle de deux stimuli de couleur différente présents simultanément dans le champ visuel (situation de conflit) l'un attire le regard plus que l'autre uniquement à cause de sa qualité chromatique.
Les résultats permettent de constater :
1) Une hiérarchie de la valeur attractive des couleurs : rouge > vert > jaune au niveau du groupe;
2) Une division intragroupe entre les sujets qui privilégient le rouge, et d'autres qui privilégient le vert. La hiérarchie est alors modifiée en rouge > jaune > vert et vert > jaune > rouge;
3) Une division intragroupe en fonction de la situation (gauche-droite) de la stimulation.
L'ensemble des résultats nous permet de formuler une hypothèse sur l'existence d'un double mécanisme du déclenchement du réflexe de fixation : l'un réagirait à la situation géométrique, l'autre à la qualité spécifique de la stimulation.
12 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1970
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F. Molnar
Influence de la chromie sur le déclenchement du réflexe de
fixation
In: L'année psychologique. 1970 vol. 70, n°1. pp. 7-18.
Abstract
Summary
The eye movements of thirty-five subjects were recorded by electro-oculographic means at three different intensity levels to
determine which of two simultaneously presented but differently colored visual stimuli would, because of iheir different chromatic
qualities, be perceived first.
The results indicate :
1) That there exists at the group level a hierarchy of attractiveness for colors : red > green > yellow ;
2) That there is an intra-group division, some subfects preferring the red over the green and some subjects preferring the green
over the red ;
3) That there is an intra-group division which is a function of the stimulus situation (left-right).
These findings were interpreted in terms of a dual mechanism under-lying the action of the fixation reflex : one mechanism reacts
to geometrie features, and the other to specific stimulus characteristics.
Résumé
Les mouvements des yeux de 35 sujets étaient enregistrés par la méthode électro-oculographique à trois niveaux différents
d'intensité pour vérifier l'hypothèse selon laquelle de deux stimuli de couleur différente présents simultanément dans le champ
visuel (situation de conflit) l'un attire le regard plus que l'autre uniquement à cause de sa qualité chromatique.
Les résultats permettent de constater :
1) Une hiérarchie de la valeur attractive des couleurs : rouge > vert > jaune au niveau du groupe;
2) Une division intragroupe entre les sujets qui privilégient le rouge, et d'autres qui privilégient le vert. La hiérarchie est alors
modifiée en rouge > jaune > vert et vert > jaune > rouge;
3) Une division intragroupe en fonction de la situation (gauche-droite) de la stimulation.
L'ensemble des résultats nous permet de formuler une hypothèse sur l'existence d'un double mécanisme du déclenchement du
réflexe de fixation : l'un réagirait à la situation géométrique, l'autre à la qualité spécifique de la stimulation.
Citer ce document / Cite this document :
Molnar F. Influence de la chromie sur le déclenchement du réflexe de fixation. In: L'année psychologique. 1970 vol. 70, n°1. pp.
7-18.
doi : 10.3406/psy.1970.27692
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1970_num_70_1_27692L'ANNÉE PSYCHOLOGIQUE
TOME LXX (Fascicule 1)
MÉMOIRES ORIGINAUX
Laboratoire de l'Institut d'Esthétique et des Sciences de l'Art
INFLUENCE DE LA CHROMIE
SUR LE DÉCLENCHEMENT
DU RÉFLEXE DE FIXATION
par François Molnar (1)
SUMMARY
The eye movements of thirty-five subjects were recorded by electro-
oculographic means at three different intensity levels to determine which
of two simultaneously presented but differently colored visual stimuli
would, because of their different chromatic qualities, be perceived first.
The results indicate :
1) That there exists at the group level a hierarchy of attractiveness for
colors : red > green > yellow ;
2) That there is an intra-group division, some subjects preferring the
red over the green and some subjects preferring the green over the red ;
3) That there is an division which is a function of the stimulus
situation (left-right).
These findings were interpreted in terms of a dual mechanism under
lying the action of the fixation reflex : one mechanism reacts to geometric
features, and the other to specific stimulus characteristics.
Le nombre sans cesse croissant des publications sur ce sujet
montre l'intérêt que les physiologistes et les psychologues
attachent à l'étude des mouvements des yeux. Un domaine de
la psychologie où l'observation de ces mouvements peut être
particulièrement utile est le comportement exploratoire en
(1) Chargé de recherche au C.N.R.S. 8 MÉMOIRES ORIGINAUX
rapport direct avec l'attention. « Lorsque l'attention est alertée
par un appel d'une zone périphérique rétinienne où se produit
une apparition d'image (...) un mouvement des yeux porte
l'image sur la fovéa... » Cette constatation de Piéron (1955,
p. 304) reste valable dans des conditions de perception normale,
bien que des travaux plus récents aient démontré (Fraisse,
Ehrlich, Vurpillot, 1956) qu'on peut dissocier l'attention et la
direction du regard.
Il faudrait savoir alors quel est cet élément qui attire effe
ctivement le regard lorsque dans un champ visuel il y a plusieurs
éléments susceptibles d'attirer l'attention. La sélection d'une
cible parmi l'ensemble des possibles qui déclenche le réflexe
de fixation est un mécanisme certainement fort complexe (Lévy-
Schoen, 1969) où plusieurs éléments physiologiques et psycho
logiques entrent en jeu simultanément.
Dans l'expérience suivante nous nous sommes intéressés au
rôle que la couleur pourrait jouer dans le déclenchement du
réflexe de fixation.
CONDITIONS EXPÉRIMENTALES
Nous avons enregistré le mouvement des yeux par méthode
électro-oculographique. Cette méthode, bien connue, consiste
à recueillir, à chaque mouvement des yeux, la différence de
potentiel dans les régions périoculaires à l'aide d'électrodes
convenablement placées et à enregistrer ces variations après
les avoir amplifiées (Gabersek, 1962).
Les sujets étaient assis devant un écran transparent couvrant
plus de 100° de leur champ visuel (fig. 1). Au milieu de l'écran,
à la hauteur des yeux, une source lumineuse incolore servait de
point de fixation. Le dispositif expérimental a permis la présen
tation simultanée de deux points lumineux colorés de 1° de
diamètre situés soit à gauche et à droite, soit en haut et en bas
du point de fixation avec une excentricité de 20°.
L'apparition des paires de stimuli était commandée par des
inverseurs à poussoir, de telle manière que le point de fixation
incolore et les stimulations colorées se présentent successivement.
La consigne donnée aux sujets était la suivante : « Vous allez
voir apparaître successivement des points lumineux. Regardez-
les aussi longtemps qu'ils resteront sur l'écran. » Dans ces condi
tions, la présentation de chaque paire de stimuli place le sujet F. MOLNAR
dans une situation de conflit, dans le sens où l'emploie Berlyne
(1960, pp. 9-16), puisque les sujets ne peuvent fixer les deux
stimuli simultanément. Pour se conformer aux exigences de
la consigne, ils étaient obligés d'effectuer un choix (choix forcé).
Ce choix ne pouvait cependant pas être délibéré, réfléchi, puisque,
pour pouvoir choisir, il faut d'abord voir ; or, dans cette expér
ience, nous ne tenons compte que du premier mouvement des
yeux à l'apparition de la stimulation.
L'expérience s'est déroulée en trois parties dans des condi-
Fig. 1. — Schéma de l'écran de présentation
tions expérimentales différentes : (a), (b) et (c). La différence
portait essentiellement sur l'intensité de la stimulation. Cepen
dant le nombre des sujets et le nombre des présentations
variaient également.
Toutes les expériences ont eu lieu dans une salle faiblement
éclairée (environ 3 lux), donc dans des conditions mésopiques.
LES COULEURS
Pour obtenir des stimuli colorés nous avons utilisé des
lampes Mazda à filament tungstène. Après avoir ramené la
température de la couleur des lampes à celle de la source « C »
de la d.E., nous avons modifié leur « couleur » par un jeu de
filtres Wratten. Nous avons utilisé trois couleurs : rouge (R),
vert (V) et jaune (J), de saturation et de brillance identiques,
dans la mesure du possible. Les combinaisons des filtres étaient
les mêmes dans les trois conditions expérimentales ; seules les
intensités variaient d'une expérience à l'autre. 10 MÉMOIRES ORIGINAUX
NOMBRE DE PRESENTATIONS. NOMBRE DE SUJETS
Condition (a). Intensité forte. (La puissance rayonnante totale
n'était diminuée que par l'absorption des filtres utilisés.)
On peut obtenir, à partir de trois couleurs, six paires de
stimuli colorés si l'on tient compte de leur localisation gauche-
droite : R-V, V-R, R-J, J-R, V-J, J-V. Chaque paire de stimuli
colorés était présentée à chaque sujet 18 fois dans un ordre
aléatoire. Chaque sujet a effectué 108 choix. Nous avons lesté
12 sujets et obtenu ainsi 1 296 choix indépendants.
Condition (b). Intensité moyenne. (L'intensité des lampes était
diminuée de moitié par la présence d'un filtre neutre.)
La modification du dispositif expérimental a permis d'aug
menter le nombre de présentations ; il est passé de 18 à 24.
Chaque sujet a effectué 144 choix. Nous avons testé 16 nouveaux
sujets et obtenu ainsi 2 304 choix indépendants.
Condition (c). Intensité faible. (L'intensité était encore réduite
par un diaphragme de 3 mm de diamètre, tout en restant
suffisante pour susciter une sensation chromatique déter
minée.)
Tout en conservant le nombre de 24 présentations par paire
et par sujet, nous avons testé 6 autres sujets, et obtenu ainsi
864 choix indépendants.
Dans les trois conditions expérimentales, pour rompre la
monotonie des présentations horizontales, nous avons proposé
une présentation verticale. Celle-ci a été introduite au hasard
avec une probabilité de parution P = 1/4. Dans le dépouillement
des résultats, il n'était pas tenu compte de ces présentations.
Précisons que tous nos sujets avaient une vision normale
selon le test de Ishihara.
DUREE DE LA PRESENTATION
La présentation de chaque paire de couleurs durait une
seconde, et était suivie d'une pause d'une seconde sur le point
de fixation. Chaque séquence de quatre fixations était suivie
par une pause de deux secondes. F. MOLNAR 11
RÉSULTATS
Condition (a).
TABLEAU I
Totaux des premières fixations de 12 sujets
en fonction de la couleur et de la géométrie de la stimulation
dans la condition expérimentale (a)
Côté G D G D G D G D G D G D
J V R J R Coul R J V R J V V
Total 134 82 119 97 101 115 96 130 123 93 120 96
.104 .092 .088 .100 .095 .093 074 Fréq. relat. .063 .075 .078 .066 .072
Dans le tableau I, nous avons totalisé les premières fixations
des sujets pour les six paires de stimulations différentes. Les
chiffres de la deuxième ligne signifient, par exemple, que pour
les deux premières colonnes l'alternative rouge-à-gauche contre
jaune-à-droite a été présentée 216 fois. L'ensemble des 12 sujets
a fixé 134 fois en premier le rouge à gauche et 82 fois le jaune
à droite.
TABLEAU II
Fréquence des premières fixations selon la couleur
et la position gauche-droite
dans la condition expérimentale (a)
Rouge Vert Jaune Total
Gauche 254 242 187 683
Droite 227 211 175 613
Total 481 453 362 1 296
Fréquences relatives 0,37 0,35 0,28
Le tableau II montre le nombre des premières fixations pour
les différentes couleurs et selon leur position à gauche (G) ou
à droite (D) du point de fixation. Nous voyons que les fréquences
de la première fixation sont loin d'être identiques pour les trois
couleurs. On obtient une différence significative : Chi2 =17,
et P < .001, si l'on compare les résultats obtenus avec ceux
d'une distribution théorique où P = 1/3 pour chaque réponse.
Il semblerait, d'après les résultats de cette expérience, que la
couleur joue un certain rôle dans le déclenchement du réflexe
de fixation. On pourrait même établir une hiérarchie parmi 12 MEMOIRES ORIGINAUX
les trois couleurs comme suit : R > V > J. Les résultats des
deux autres modes de présentation nous incitent, cependant,
à être très prudents.
Dans les tableaux suivants, nous résumons, de la même
façon que pour la condition (a), les résultats des deux autres
modes de présentation.
Condition (b).
TABLEAU III
Totaux des premières fixations de 16 sujets
en fonction de la couleur et de la géométrie de la stimulation
dans la condition expérimentale (b)
G D D D G D G D Côté G G D G
Goul R J V R J V J R V J R V
Total 209 175 181 196 174 179 193 191 213 171 206 199
078 Fréq. relat. 091 076 079 086 076 090 087 084 083 093 075
TABLEAU IV
Fréquence des premières fixations selon la couleur
et la position gauche-droite dans la condition expérimentale (b)
Rouge Jaune Vert Total
Gauche 422 374 353 1 149
Droite 395 377 366 1 138
Total 817 751 719 2 287
Fréquences relatives 0,36 0,33 0,31
Condition (c).
TAB] LEAU V
Totaux des premières fixations de 6 sujets
en fonction de la couleur et de la géométrie de la stimulation
dans la condition expérimentale (c)
Côté G D G D G D G D G D G D
Coul J R V R J V J R V J R V
Total 78 66 66 78 72 72 72 72 67 77 73 69
Fréq. relat. .091 .077 .076 .090 .084 .084 .077 .084 .084 .089 .085 .080 F. MOLNAR 13
TABLEAU VI
Fréquence des premières fixations selon la couleur
et la position gauche-droite dans la condition expérimentale (c)
Rouge Vert Jaune Total
Gauche 151 133 144 428
Droite 150 141 143 434
Total 301 274 287 862
Fréquences relatives 0,35 0,32 0,33
Certes, l'expérience dans les conditions (b) confirme les
résultats (tableau IV). On constate toujours une hiérarchie
R > V > J, mais à un degré de signification bien moins élevé
(P < .001 dans la première expérience, et P = .05 dans la
seconde) par rapport à une distribution théorique de probabilité
P = 1/3. Enfin, dans l'expérience (c), toute relation disparaît
entre les premières fixations et la couleur.
TABLEAU VII
Tableau comparatif des fréquences des premières fixations
selon la couleur dans les trois conditions expérimentales
Fréquences relatives Jaune Rouge Vert
Condition (a) . . . 0,37 0,35 0,28
— ... 0,355 0,334 0,311 (b)
0,322 0,332 ... 0,345 (c)
En considérant le tableau VII où nous avons consigné les
fréquences relatives des premières fixations dans les trois condi
tions expérimentales, nous constatons que l'effet de la couleur
sur le déclenchement du réflexe de fixation tend à disparaître
avec la diminution de l'intensité de la stimulation.
L'analyse de la variance effectuée d'après les résultats de
l'expérience (a) montre une différence significative entre les
colonnes, c'est-à-dire entre les premières fixations pour les
différentes paires de stimuli d'une part, et d'autre part à l'inté
rieur des colonnes, entre les trois couleurs ; ce qui confirme les
résultats de nos calculs globaux par rapport à une distribution
théorique. 14 MÉMOIRES ORIGINAUX
TABLEAU VIII
Tableau de l'analyse de la variance des résultais
de l'expérience (a)
Source de variation Somme des C. D. L. C. m. F. P.
Entre colonnes .... 11 283 25,7 2,3 .05
Entre les couleurs . . 2 161 7,2 .01 80,5 G-D 34 1 34 3 n. s.
Coul. X G-D 2 4 n. s.
Interactions :
S X G-D 11 158 14,3 1,7 n. s.
S X coul 22 667 30 2,7 .01
S X coul. X G-D . 22 196 9 0,8 n. s.
Résidu 902 77 11
Total 143 2 206
Nous ne pouvons cependant pas accepter la différence de
couleur comme une des principales sources de la variation,
puisque l'interaction sujet X couleur est également une source
de variation significative. Effectivement, en observant de plus
près les résultats individuels des sujets, on s'aperçoit que notre
population n'est pas homogène quant à son comportement
vis-à-vis de la couleur. Une partie des sujets regarde de préfé
rence le rouge d'abord, le jaune ensuite, puis le vert, tandis
qu'une autre partie semble être attirée par le vert d'abord, le
jaune ensuite, puis le rouge. Nous n'avons trouvé aucun sujet
qui effectue plus de premières fixations sur le jaune que sur le
vert ou le rouge. La hiérarchie globale R > V > J semble se
dichotomiser, au niveau individuel, en deux hiérarchies dis
tinctes : R>J>VetV>J>R.
Si l'on compare dans un tableau les résultats des analyses
de la variance de (a) et de (b) (tableau IX) on constate que
les principales différences sont les suivantes :
1 ) Le F « entre couleurs » est bien plus fort dans (a) que dans (b) ;
2) L'interaction s x c est plus forte dans (a) que (b) ;
3) II n'y a pas d'interaction statistiquement démontrable entre
s x G-D en (a), tandis qu'il y en a une très significative
en (b).
Ces résultats semblent confirmer l'hypothèse selon laquelle
le rôle de la couleur pour déclencher le réflexe de fixation diminue
lorsque diminue l'intensité lumineuse. De plus, d'après les F. MOLNAR 15
résultats de l'analyse de la variance, il semblerait qu'il y ait
une corrélation négative entre le rôle de la couleur et celui de
la géométrie de la stimulation. Cependant, l'analyse de la
variance montre une très forte interaction entre s x G-D
dans la condition expérimentale (b), c'est-à-dire que les sujets,
au moins dans (b), ne réagissent pas de la même manière vis-à-
vis de la géométrie de la stimulation.
TABLEAU IX
Tableau comparatif des analyses de la variance
dans les conditions expérimentales (a) et (b)
Condition (a) Condition (b)
Source de variation
F P F P
Entre colonnes .... 2,3 .05 2,2 .05 les couleurs . . 7,2 .01 3,9 .05
Entre G-D 3 n. s. n. s.
Coul. X G-D n. s. n. s.
Interaction :
S X G-D 1,7 n. s. 11,3 .01
S x coul 2,7 .01 14 .05
S X coul. X G-D . n. s. n. s.
Effectivement, un examen approfondi des résultats individuels
montre que certains sujets regardent de préférence à gauche
et d'autres à droite. L'influence de la géométrie de la stimulation
augmente lorsque l'intensité de la stimulation diminue.
Nos sujets devraient alors s'inscrire dans une des quatre
cases de la figure 2.
R V
G
D
Fig. 2. — Distribution théorique des sujets
selon les couleurs et la géométrie de la stimulation
Le nombre trop réduit des sujets et la dispersion forte des
premières fixations rendent illusoire la description statistique
de notre population qui, selon la figure 2, devrait être classée
en fonction de deux variables indépendantes aléatoires (G-D,
R-V) dont nous ne connaissons pas les paramètres.

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