L'émotion - article ; n°1 ; vol.21, pg 68-68

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L'année psychologique - Année 1914 - Volume 21 - Numéro 1 - Pages 68-68
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1914
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Morand
4° L'émotion
In: L'année psychologique. 1914 vol. 21. p. 68.
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Morand . 4° L'émotion. In: L'année psychologique. 1914 vol. 21. p. 68.
doi : 10.3406/psy.1914.8071
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1914_num_21_1_8071MEMOIRES ORIGINAUX 68
Les hésitations de nature intellectuelle paraissent produire
une plus grande conscience des mouvements qu'elles déte
rminent que lorsqu'il s'agit de sans cause appréc
iable.
2° Le sentiment de tension.
Qu'il s'agisse d'une tension sensorielle, ou d'une tension
préparatoire au mouvement, il est très naturel que ce sent
iment ait une correspondance objective. Cette correspondance,
c'est une élévation du tonus muscuïaire. Les sujets E. M. et G.
qui ont noté très fortement ce sentiment de tension ont fourni
des graphiques caractéristiques.
Le sujet F. , qui a fourni des graphiques parfaitement unis , n'a
pas eu de sentiment de tension.
Dans les graphiques de réaction, ce sentiment est parfois
accompagné d'une détente incomplète (cf. sujet L.).
3° L'envie de réagir.
Ce sentiment se traduit fréquemment en même temps que le
sentiment de tension. Il ne semble pas correspondre tout à fait
au même état. Tandis que la tension chez certains sujets pro
duit une grande immobilité, l'envie de réagir est accompagnée
d'une quantité de mouvements et de tracés très irréguliers,
d'erreurs nombreuses comme chez le sujet C.
4° L'ÉMOTION,
A priori nos graphiques devaient nous renseigner très peu
sur les émotions puisque nous ne prenions, ni la respiration, ni
le pouls. En fait, l'émotion s'est traduite très nettement dans
nos tracés. Quand elle est forte, elle se manifeste par un très
grand nombre d'erreurs et par des irrégularités. Les mêmes
sujets que nous avons utilisés pour l'étude de l'émotion, nous
ont fourni nos types de graphiques irréguliers (cf. sujet B.).
Donc envie de réagir et émotion se manifestent de la même
manière dans les graphiques.
Ces correspondances entre graphiques et introspection ne
sont pas suffisamment régulières et délicates pour que l'un
puisse faire prévoir l'autre tout à fait à coup sûr. Pourtant
jamais les caractères tirés du graphique n'ont contredit ceux
tirés de l'introspection.

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