- L'emploi du T. A. T. ou psychologie différentielle. Nouvelle méthode de correction - article ; n°1 ; vol.50, pg 603-618

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L'année psychologique - Année 1949 - Volume 50 - Numéro 1 - Pages 603-618
16 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : samedi 1 janvier 1949
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C. Benassy-Chauffard
IX. - L'emploi du T. A. T. ou psychologie différentielle. Nouvelle
méthode de correction
In: L'année psychologique. 1949 vol. 50. pp. 603-618.
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Benassy-Chauffard C. IX. - L'emploi du T. A. T. ou psychologie différentielle. Nouvelle méthode de correction. In: L'année
psychologique. 1949 vol. 50. pp. 603-618.
doi : 10.3406/psy.1949.8477
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1949_hos_50_1_8477IX
L'EMPLOI DU T. A. T.
EN PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLE
NOUVELLE MÉTHODE DE CORRECTION
par C. Bénassy-Chauffard
Institut national d'Étude du Travail
et d' Orientation professionnelle, Paris.
« ...Le progrès des études objectives
permet de mieux préciser les relations
de l'individuel et du social, et de four
nir, dans le domaine des applications,
une base plus solide et des directives
plus sûres. »
H. Piéron. Discours d'ouverture
du Congrès de Psychotechnique
de Berne (septembre 1949).
Si l'étude des individus offre un intérêt sur lequel il n'est
pas besoin d'insister, l'étude des groupes, en vue d'ailleurs bien
souvent d'une meilleure compréhension de l'individu, nous paraît
indispensable.
Nous étant précédemment intéressée au Thematic Apercep-
tion Test de Murray en vue de l'étude de la personnalité de
sujets adultes normaux nous souhaitions utiliser cette tech
nique à l'étude de groupes.
Une enquête psychosociologique menée dans une petite ville
française de 25.000 habitants nous en a fourni l'occasion.
Mais tout d'abord y a-t-il des raisons théoriques pour que le
T. A. T. soit applicable ou non à des expériences de groupe?
1° Le problème des thèmes.
Le T. A. T. comme son nom l'indique est basé sur l'étude des
thèmes. Un thème est essentiellement, dans la terminologie du 604 PSYCHOLOGIE APPLIQUEE
Murray, la structure dynamique d'un événement : la combinaison
d'un besoin particulier et d'une pression particulière aboutissant
à une conclusion : succès ou échec.
L'utilisation des thèmes évite de décrire une personnalité
en termes trop abstraits. Si on donne une note à un besoin on
rompt, dit Murray, avec l'environnement, et du concept dyna
mique de besoin on fait un concept statique se rapprochant des
« traits » de la personnalité. Mais au contraire le thème permet
de serrer de plus près le concret et de décrire véritablement l'ind
ividu en interprétant ses réactions dans un sens dynamique, celui
de la motivation.
Des thèmes revenant avec persistance ou des thèmes formant
une séquence qui se répète au cours des histoires donneront
d'après Murray la clef de la personnalité d'un sujet. Mais Murray
utilise 28 besoins ou tendances et à peu près autant de pressions,
la rencontre d'un besoin et d'une pression aboutissant à un
succès ou à un échec; on arrive ainsi à un nombre impression
nant de thèmes; si on envisage toutes les combinaisons possibles
on atteint 1.568 thèmes, ce qui n'a rien d'étonnant puisque l'idéal
de Murray est d'arriver à formuler un événement unique dans
la vie d'un homme.
Il est bien évident qu'il est impossible d'utiliser cette tech
nique dans une étude de groupe où nous cherchons à rassembler
alors que Murray cherche à différencier.
Dans une étude de groupe il faut donc abandonner l'esprit
de la psychologie individuelle dynamique qui est celui de la psy
chanalyse dont d'ailleurs les principes fondamentaux servent de
base plus ou moins explicite à la psychologie dynamique de
Murray.
Cet intérêt pour l'individu est certes valable et même fort
utile à l'étude clinique en psychopathologie, ou même à l'étude
de cas isolés en vue par exemple de leur embauchage pour une
tâche complexe. Mais il faut l'abandonner dès qu'on veut faire
de la psychologie de groupe. Il faut alors considérer avant tout
les points communs aux individus en présence.
Ainsi appliquant le T. A. T. à un groupe nous en sommes
réduits à tenter de formuler des thèmes généraux qui n'ont plus
guère de commun que le nom avec les thèmes de Murray puisque,
loin de formuler l'événement unique, ils s'efforcent d'abstraire
la structure dynamique commune à de nombreux événements
en apparence dissemblables. BENASSY-CHAUFFARD. l'eMPLOI DU T. A. T. 605 C.
2° Le problème de la structuration des images.
L'ambiguïté des images est une autre caractéristique du T. A. T.
Les images sont ambiguës pour permettre au sujet de les struc
turer librement. Cependant l'ambiguïté n'évite pas de diriger
les sujets dans une direction précise, nous en verrons des exemples
plus loin. Une chose en tout cas est frappante, les images de plus
de deux personnages sont exceptionnelles. On trouve ici une
nouvelle influence des concepts de la psychanalyse : c'est dès
l'enfance que se forme la personnalité d'un individu; elle est
avant tout caractérisée par ses réactions vis-à-vis des différents
membres du groupe familial. Ce sont les variations des sentiments
vis-à-vis des différents membres du groupe familial et en face
de certaines situations typiquement angoissantes parce que, jus
tement, elles évoquent des situations analogues vécues par rap
port au groupe familial qui permettront au psychologue de saisir
la personnalité du sujet.
Mais il faut remarquer qu'il n'est, pour ainsi dire, pas une
seule planche qui évoque une situation angoissante ou non en
face d'un groupe quel qu'il soit : groupe de travail : atelier,
bureau, formé à l'occasion de sports, ou groupe d'enfants
ou de jeunes gens à l'école. Il serait pourtant intéressant de
savoir si, par exemple, les histoires racontées à propos de telles
planches se résolvent en thèmes semblables à ceux mis en évi
dence par les planches familiales ou, au contraire, en révèlent
d'autres.
3° Le problème de la valeur des histoires
par rapport au sujet.
Les histoires racontées sont-elles vraiment, comme le pense
Murray, des phantasmes exprimant les désirs et les craintes du
sujet? La question mériterait d'être étudiée à fond car l'élabo
ration intellectuelle et consciente des phantasmes est un élément
perturbateur extrêmement important.
Et même en admettant que les histoires aient une valeur de
phantasmes, ceux-ci ont-ils un rapport stable avec la per
sonnalité agissante du sujet, avec son comportement habi
tuel?
C'est l'expérimentation seule qui pourrait résoudre ce délicat
problème. Mais dès maintenant la clinique nous apprend que 606 PSYCHOLOGIE APPLIQUEE
la vie phantasmatique des malades est le plus souvent une com
pensation à une vie réelle exactement opposée, seul le délinquant
agit ses phantasmes.
Murray attire l'attention sur cette difficulté. Il y obvie par
un entretien approfondi et en rassemblant autant de données
qu'il se peut sur la conduite du sujet. C'est un fait qu'il ne faut
pas perdre de vue dans les entretiens individuels. Mais dans les
études de groupe cela devient une difficulté considérable et une
source de doutes sur l'interprétation des résultats obtenus.
* * *
Nos données ont été recueillies au cours d'une enquête psycho-
sociologique; malheureusement le test de Murray n'a pas été
appliqué intégralement, mais un choix a été opéré. De nombreux
psychologues en France font un dans la série des vingt
planches de Murray; il semble que le plus généralement ce choix
soit basé sur une expérience clinique non vérifiée statistiquement.
En particulier ceux qui ont mené l'enquête dont nous avons
étudié les données n'ont pu malheureusement nous fournir aucune
explication sur les raisons qui ont amené ceux qui ont organisé
l'enquête à n'utiliser que douze planches.
Les planches choisies ont été les suivantes :
Huit planches communes aux hommes et aux femmes.
1. L'enfant au violon.
2. La situation triangulaire. La jeune fille aux livres, le
reur, la paysanne.
4. La femme qui retient l'homme.
10. Les deux visages assez indéterminés, flous.
11. Le paysage fantastique.
13. L'homme au 1er plan se cachant le visage, la femme étendue.
14. L'ombre chinoise devant une fenêtre ouverte.
16. La page blanche.
Quatre planches spéciales pour les hommes :
3. Le sujet écroulé par terre.
6. L'homme jeune et la femme âgée.
7. Les deux hommes : l'un jeune, l'autre âgé.
17.montant à la corde. C. BÉNASSY-CHAUFFARD. — L'EMPLOI DU T. A. T. 607
Quatre planches spéciales pour les femmes :
3. La jeune fille debout se tenant la tête.
6. La femme se retournant vers l'homme à la pipe.
7. La femme et la petite fille.
8. La jeune femme songeuse.
Les planches ainsi choisies ont été appliquées à 101 sujets,
65 hommes et 36 femmes.
Nous avons tout d'abord dépouillé les protocoles suivant les
indications habituelles de Murray, de façon aussi individuelle que
possible. Nous avons ainsi obtenu une poussière de thèmes;
aucune comparaison n'était possible; il a donc fallu condenser,
c'est-à-dire abandonner le système de Murray. C'est une inter
prétation différente dont la signification est autre, bien que nous
utilisions encore sa nomenclature. On aurait pu réunir les thèmes
les plus fréquents par sujet et observer si on pouvait grouper
ainsi les sujets suivant la fréquence avec laquelle apparaissaient
certains thèmes considérés comme voisins. Nous avons préféré
condenser les besoins eux-mêmes puis les pressions correspon
dantes; nous avons réuni ainsi par exemple Agressivité et Domin
ation ou encore Entreprise et Autonomie, nous l'avons fait
pour des raisons théoriques mais qui ne semblent pas si éloignées
de la pratique car il est souvent difficile de distinguer une agres
sivité peu physique d'une domination énergique. Les définitions
des différentes dénominations de besoins et de pressions données
par Murray permettent en général de trancher la question.
Nous avons alors été amenée à recorriger une deuxième fois
les 101 T. A. T. non plus individu par individu, mais planche
par planche.
Chaque fois qu'une hésitation se produisait, en relisant deux
ou plusieurs histoires nous étions amenée à décider si les besoins
pouvaient être groupés; nous sommes ainsi arrivés aux condensat
ions suivantes qui ne sont plus, nous le répétons, des thèmes au
sens de Murray.
En résumé le tableau suivant comprend surtout des besoins
d'amour : sexualité, nurturance, succorance, et des .
,
.
.
.
.
.
.
.
.
.
608 PSYCHOLOGIE APPLIQUEE
Pressions Conclusion Besoins
1. Agressivité-Domination . Favorables. Succès.
— . — — Défavorables. 2.
— . — Échec 3.
— — — 4. Indéterminée.
5. Entreprise Autonomie. Favorable. Succès.
— — — 6. Échec.
— — — . Indéterminée 7.
— — 8. Défavorable. Succès.
— — — 9. Échec.
— — — 10.
Intragression- Abaissement. Favorable. Succès. 11.
— — — Échec. ] 2
— — 13. Défavorable ou le plus Succès.
souvent absence de pression.
— . — — Échec. 14.
Sexualité1- Favorable. Succès. 15. Affiliation.
— . — — 16. Échec.
— — — 17. Indéterminée
— . — Défavorable. Succès. 18.
— — — Echec. 19.
— — — 20. Inde term in ée
21. Succorance. Favorable. Succès.
— — 22 Échec.
— — 23. Défavorable.
— — 24. Succès.
— 25. Nurturance. Favorable.
. — — 26. Échec.
— Défavorable. 27. Succès.
— — 28. Échec.
— — 29. Indéterminée
30. Passivité. Absence de pression. Succès.
— Favorable ou absence 31. Exhibition.
de pression.
— — 32. Échec.
Pas d'histoire.
1. Nous employons le terme sexualité dans le sens employé par Murray :
Rechercher et aimer la compagnie du sexe opposé. Avoir des relations
sexuelles. Tomber amoureux. Se marier.
agressifs soit dirigés vers un objet, soit retournés contre soi-même.
Quant aux pressions, on les a groupées en trois rubriques : favo
rables, défavorables, absentes.
Certaines de ces rubriques n'ont recueilli qu'un très petit
nombre de sujets. Nous n'avons pas cru pourtant pouvoir les
éliminer car cela nous aurait obligée à supprimer certaines his
toires et ainsi en amputant les données à biaiser les résultats. BÉNASSY-CHAUFFARD. l'eMPLOI DU T. A. T. 609 C.
En outre, ces rubriques nous permettent de déceler des sujets
qui ne s'insèrent pas dans le groupe. Tel ce sujet masculin qui,
à un besoin de Succorance rencontrant une pression favorable,
aboutit à un échec. Ou encore ces 3 sujets (2 hommes et 1 femme)
qui, exprimant un besoin de sexualité et rencontrant une pression
favorable, aboutissent à un échec.
Nous avons alors en partant du tableau ci-dessus, étudié la
répartition de nos sujets suivant les différents thèmes en prenant
le nombre de thèmes
comme indice le de — — sujets : — . Nous avons successivement
groupé nos sujets suivant un certain nombre de points de vue,
afin d'essayer de dégager l'influence de chacune des variables
considérées. C'est ainsi que nous avons étudié l'influence du
sexe, de l'origine ethnique, du statut familial (célibataire, marié),
de l'âge, du niveau scolaire ainsi que du type d'enseignement
(public ou privé), de la profession et enfin de l'éducation famil
iale reçue.
Nous ne reproduirons naturellement pas l'ensemble des résul
tats obtenus, un grand nombre d'entre eux n'étant pas signi
ficatifs; mais pour chaque rubrique nous indiquerons les résultats
qui ont paru pouvoir être retenus. Le nombre de sujets sur lequel
nous travaillions étant peu élevé les résultats pouvaient être
trompeurs, aussi les avons-nous toujours soumis à une épreuve
de signification. C'est le chi carré qui a été employé; nous avons
retenu les résultats atteignant le niveau de signification de .05.
C'est seulement pour les résultats atteignant ce niveau de signi
fication que nous avons tenté une interprétation psychologique.
Nous donnerons toujours séparément les résultats pour les
hommes et pour les femmes. Nous avons été amenée à calculer
nombre de thèmes
pour 1 chaque thème l'indice : de sujets — - pour les 8 planches
communes, pour les 4 planches spéciales soit aux hommes soit
aux femmes et pour l'ensemble des planches. En effet lorsque
nous comparerons des groupes d'hommes ou de femmes, par
exemple hommes : ouvriers spécialisés, ouvriers qualifiés, tech
niciens, cadres, nous comparerons les résultats obtenus dans
l'ensemble des planches. Mais si nous comparons les hommes
ayant la culture du C. E. P. et les femmes ayant la même culture,
nous serons amenée à comparer les résultats obtenus aux planches
communes. En effet étant donné le choix des planches rien ne
prouve qne les 4 planches spéciales hommes 3, 6, 7, 17 soient
A. P. VOL. JUB. 39 610 PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE
équivalentes aux 4 planches spéciales femmes 3, 6, 7, 8. Nous
n'aborderons pas ici ce problème, qui mériterait d'être traité
pour lui-même, mais nos résultats nous font déjà apparaître
qu'une étude comme celle que nous avons entreprise donne des
éléments utiles pour l'étude intrinsèque du T. A. T.
1. Influence du Sexe.
Hommes Femmes
Thèmes
PL corn. PL sp. Total PL com. PL sp. Total
3. Agressivité-Domination
Pressions favorables. Suc
ces 0,57 0,21 0,78 0,11 0,11 0,22
5. Entreprise-Autonomie
Pression favorable. Suc
ces ......... 1,74 0,63 2,37 1,16 0,08 1,24
8.
Pression défavorable
Succès. ........ 0,94 0,41 1,35 0,41 0,36 0,77
15. Sexualité. Pression favo
rable. Succès 1,36 0,35 1,71 1,22 0,97 2/19
19. défa
vorable. Échec . . . . 0,77 0,14 0,91 0,88 0,53 1,41
21. Succorance. Pression favo
0,25 rable. Succès 0,86 1,11 0,31 0,75 1,06
25. Nurturânce. fa
vorable. Succès. . . . 0,37 0,23 0,60 0,44 0,55 0,99
Comme on pouvait le prévoir les thèmes à besoins agressifs
apparaissent beaucoup plus fréquemment chez l'homme que
chez la femme. Il en est de même des thèmes 5 et 8. Il est d'ail
leurs assez courant de considérer l'entreprise comme un besoin
agressif sublimé et utilisé socialement. Que le besoin d'entre
prise rencontre une pression favorable ou défavorable, l'homme
obtient le succès beaucoup plus souvent que la femme.
Par contre on aurait pu penser que la femme avait davantage
que l'homme un besoin de succorance aussi bien qu'un besoin
de nurturânce, or il semble bien qu'il n'en soit pas ainsi et qu'ils
obtiennent des résultats tout à fait équivalents si nous comparons
les planches communes hommes et femmes des thèmes 21 et 25.
La différence donnée par les planches Spéciales pour le thème 25
fait apparaître que les planches sont sans doute plus structurées :
,
BENASSY-CHAUFFARD. L EMPLOI DU T. A. T, 6111 C.
que l'auteur ne le pensait puisque là apparaît une différence
significative alors qu'il n'y en a aucune entre hommes et femmes
quand on leur propose un matériel identique.
Les deux thèmes 15 et 19 relatifs à la sexualité donnent des
résultats tout à fait comparables quand on rapproche les chiffres
des planches communes. Les différences de résultats dans les
planches spéciales proviennent ici des planches 17 (hommes) :
l'homme montant à une corde, et 8 (femmes) : la femme pensive»
qui incitent les sujets à exprimer des thèmes tout à fait différents.
On peut cependant remarquer qu'à l'occasion de l'image 8 les
femmes racontent des histoires sentimentales où le milieu est
défavorable et qui aboutissent à des échecs; aucune planche n'a.
aussi souvent suggéré ce thème aux hommes.
2. Influence de l'origine ethnique.
Thèmes Arméniens Non-Arméniens
2. Agressivité - Domination.
sion défavorable. Succès 1,43 0,62
5. Entreprise - Autonomie. Pression
■2;2' favorable. Succès [ 3,72
9. -
défavorable. Échec 1,28 0,43.
15. Sexualité-Affiliation. Pression
3 vorable. Succès. 4,55
La petite ville où l'on a recueilli les données que nous exploi
tons abrite une « colonie » arménienne dont l'origine remonte à
quelques dizaines d'années. Beaucoup de nos sujets sont nés en
France, mais leurs parents sont nés en Arménie. Mais les Armén
iens se mêlent peu à la population française bien qu'ils vivent
avec elle en bonne intelligence et expriment dans leurs propos
vis-à-vis d'elle des sentiments amicaux. Ils se marient presque
toujours entre Arméniens et gardent les traditions de leur pays
d'origine pour l'éducation des enfants. Le groupe de femmes
beaucoup trop peu nombreux n'a pas été retenu. Bien que notre
groupe d'hommes ne contienne que 7 sujets arméniens, nous
avons cru possible de faire la comparaison entre Arméniens et
non-Arméniens. Nous ne donnons ici que les résultats atteignant,
le seuil de signification de .01 (thèmes 5,9 et 15) et .05 (thème 2).
Tout d'abord il faut remarquer que les Arméniens fournissent

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