L'évolution de la naissance à la puberté - compte-rendu ; n°1 ; vol.36, pg 344-358

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L'année psychologique - Année 1935 - Volume 36 - Numéro 1 - Pages 344-358
15 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mardi 1 janvier 1935
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b) L'évolution de la naissance à la puberté
In: L'année psychologique. 1935 vol. 36. pp. 344-358.
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b) L'évolution de la naissance à la puberté. In: L'année psychologique. 1935 vol. 36. pp. 344-358.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1935_num_36_1_30685344 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES *
405. — J. VIE. — Améliorations survenant chez certains arriérés
entre 16 et 25 ans. — An. Méd.-Ps., XV, 93, II, 1935, p. 649-658.
C'est souvent après 16 ans, c'est-à-dire l'âge où l'enfant arriéré
ou névropathe quitte l'établissement qui lui est destiné, qu'une
amélioration se produit dans son état : amélioration du caractère,
de l'état moteur, de l'épilepsie. Après 25 ans, les chances d'amélio
ration disparaissent. H. W.
406. — K. P. BRADWAY. — Paternal occupational intelligence and
mental deficiency (Niveau professionnel des ascendants et déficience
mentale). — J. of appl. Ps., XIX, 5, 1935, p. 527-542".
Statistique dans l'Institution pour Arriérés de Vineland montrant
une fois de plus que, dans l'ascendance des enfants atteints de débilité
mentale congénitale, les manœuvres non qualifiés se rencontrent avec
une fréquence supérieure à celle qui caractérise la population générale,
alors que les carrières libérales sont peu représentées. D. W.
b) L'évolution de la naissance à la puberté1
407. — MARIA MONTESSORI. — L'enfant (trad. Georgette
J. J. Bernard). — In-16 de 266 pages. Paris, Desclée et Brouwer
1936.
La préoccupation de l'enfance gagne de plus en plus le public ;
aussi le succès du livre de Mme Montessori est-il bien naturel, étant
donnée la réputation de la grande éducatrice italienne.
Elle donne, dans ce volume, toute une série de propos sur l'en
fant, à bâtons rompus, raconte ses premiers essais dans une école
populaire, il y a trente ans, point de départ de sa méthode, et relate
nombre d'observations concrètes cueillies dans sa riche expérience.
Il ne faut pas lui demander d'établir une théorie systématique,
une synthèse philosophique ; mais, dans l'élan de son enthousiasme
spiritualiste, elle • se présente comme une animatrice hors pair.
On sait qu'elle donne à la personnalité enfantine, trop méconnue,
déformée et brisée, l'importance fondamentale, cherchant à l'aider
dans son évolution spontanée et à la pénétrer pour la guider, dans
un effort d'intelligente compréhension. Un des points sur lesquels
elle insiste et qui mérite d'attirer l'attention, c'est la notion de
ce qu'elle appelle les « périodes sensibles » dans le développement
intellectuel de l'enfant, analogues aux phases biologiques décrites
par de Vries dans les espèces, au moment où naissent des mutations.
Dans les acquisitions que doit faire l'enfant, telles que celle du
langage, tâche énorme, si vite accomplie, le rôle des « périodes
sensibles » serait capital, et c'est en effet vraisemblable ; mais nous
avons à cet égard peu de données précises. II. P.
408. — L. W. SONTAG et R. F. WALLACE. — The movement
response in the human fetus to sound stimuli (La réponse motrice
à des stimuli sonores chez le fœtus humain). Child dev., VI, 1935,
p. 253-258.
Les mouvements du fœtus dans l'abdomen peuvent être enre-
1. V. aussi les nos 387, 518,519, 676, 972, 1095, 1099, 1107, 1140, 1406. * PSYCHOLOGIE PÉDOLOGIQUE 345
gistrés directement ou indiqués par la mère ; les deux méthodes
donnent d'ailleurs des résultats concordants. Le nombre des mouve
ments augmente quand on fait sonner un timbre placé sur l'abdomen
(du moins à partir de la 10e semaine avant la naissance) : la réaction
est d'autant plus nette que l'époque de la naissance est plus proche.
P. G.
409. — JEAN WINTSGII. — Les premières manifestations motrices
et mentales chez l'enfant (Préface de J. Larguier des Bancels). —
In-8° de 175 pages, Lausanne, Payot et Cle, 1935. Prix : 20 francs
(4 francs suisses).
Les observations de l'auteur ont été faites à la Maternité de
Lausanne et, dans une pouponnière ; elles montrent comment, par
maturation progressive, des réactions dont le mécanisme est inné,
se manifestent et se développent peu à peu, passant d'un stade de
manifestations globales à des formes d'activité de plus en plus fin
ement différenciées.
Les réflexes conditionnés, de forme souvent inhibitrice, appar
aîtraient de très bonne heure, se fixant par automatisation avec
une extrême facilité, d'où la nécessité pédagogique d'une surveillance
précoce, pour empêcher la formation des réflexes nuisibles.
La notion de réflexe est d'ailleurs largement utilisée par l'auteur,
qui en abuse même : la mémoire, c'est un réflexe vu simplement
sous l'angle de la durée, la volonté un cas particulier de conflit physio
logique entre deux réflexes, l'attention, l'intelligence, des réflexes
conditionnés. Soit, mais cela ne nous instruit pas beaucoup. Les
faits, intéressants, minutieusement observés, valent mieux que les
affirmations théoriques, un peu simplistes, en apparence du moins,
puisque W. reconnaît que le réflexe « est un phénomène extrêmement
.compliqué ». H. P.
410. — W. DENNIS. — An experimental test of two theories of
social smiling in infants (Un test expérimental de deux théories
du sourire chez les jeunes enfants). — J. of Soc. Ps., VI, 2, 1935,
p. 214-224.
Le sourire de l'enfant aux premiers mois de sa vie, en réponse
à une présence humaine ou à l'audition d'une voix, a été présenté
par certains auteurs comme un réflexe naturel, instinctif ; par
d'autres, comme un réflexe conditionné, le stimulus primaire étant
la satisfaction d'un besoin — laquelle est généralement associée à
une présence ou au son d'une voix.
Ces deux points de vue ont été mis à l'épreuve au cours de
l'expérience réalisée par l'A. sur deux jumeaux, soumis à l'observation
dès l'âge de 36 jours. Élevés par des opérateurs qui, pendant une
période déterminée leur procurèrent les soins nécessaires en évitant
de leur parler, ces enfants n'eurent jamais de sourire en écoutant
une parole par la suite ; mais, par contre, la vue d'un adulte fut
à ce point de vue un stimulant plus efficace qu'aucun des jeux prati
qués au cours de l'expérience.
Ce sourire déterminé par la présence humaine et que l'auteur
appelle « sourire social » se produisit toujours avant l'exécution 346 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
des soins. Il peut être envisagé comme une réponse conditionnée
à un stimulus quelconque susceptible d'amener une amélioration
dans l'état de l'enfant. J. M.
411. — L. DELMAN. — The order of participation, of limbs in res
ponses to tactual stimulation of the new-born infant (Vordre
de participation des membres dans les réponses aux excitations
tactiles chez l 'enfant nouveau-né). — Child dev., VI, 1935, p. 98-109.
Enregistrement cinématographique et étude au ralenti des réac
tions à des contacts chez trois enfants nouveau-nés. La réponse
initiale a lieu, dans la moitié des cas dans le membre stimulé ; dans
1 /4 dans le membre diagonal ou contra-latéral, dans 1 /4 dans le
membre homolatéral. Il n'y a pas de privilège d'un côté sur l'autre.
Quand il y a plusieurs réactions, l'association a lieu plutôt entre
la jambe et le bras, qu'entre deux membres homologues. P. G.
412. — E. KAI LA. — Ueber die Reaktionen des Säuglings auf das
menschliche Gesicht (Sur les réactions du nourrisson au visage
humain). — Z. f. Ps., GXXXV, 1935, p. 156-163.
Suite de la polémique avec Mme Biïhler sur ce sujet. Kaïla
nie l'existence de véritables imitations de grimaces pendant le
2e trimestre de la première année. Il s'agit seulement de réactions
de caractère global, sans assimilation d'élément à élément. La
reconnaissance par l'enfant du visage humain est centrée sur la
partie supérieure, sur les yeux. Quand l'enfant ne voit que la figure
de profil, il la reconnaît mal et cherche l'autre œil ; il fixe le lobe de
l'oreille ; il ne suit pas le mouvement de la tête, comme le croit
Mme Bühler. P. G.
413. — W. DENNIS. • — The effect of restricted practice upon the
reaching, sitting and standing of two infants (Effet de l'empêche
ment d'exercice sur les actes de tendre la main, s'asseoir et se tenir
debout chez deux bébés). — J. of genet. Ps., XLVII, 1, 1935, p. 17-
32.
Contribution à l'étude de la question de l'influence relative
de la maturation et de l'exercice. L'A. a empêché deux bébés :
1° de tendre la main vers un objet et de le saisir ; 2° de s'asseoir ;
3° de se tenir debout. Les résultats furent que l'apparition de ces
actes fut retardée au delà de leur extrême limite d'apparition chez
les enfants placés dans des conditions normales. Il faudrait chercher
l'explication de ce retard uniquement dans les restrictions apportées
à l'activité de l'enfant. Car, dès que l'exercice fut autorisé, ces
réponses furent exécutées facilement sans intervention de facteurs
nouveaux tels qu'encouragement ou approbation. La conclusion
est que, au moins chez certains enfants, l'exercice est une condition
essentielle de l'apparition, à leur date normale, des activités en
question. A. T.
414. — E. DANIELS et M. MAUDRY. — Die Entwicklung der
Abwehrreactionen auf Störungsreize (Le développement des réac- PSYCHOLOGIE PÉDOLOGIQUE 347
lions de défense à des excitations perturbatrices). — Z. f. Ps.,
GXXXV, 1935, p. 259-287.
Après avoir observé chez des enfants de 0 à 14 jours, et plus
tard sur d'autres de 1 à 8 mois, les mouvements spontanés pendant
une durée d'une minute, on produit sur eux certaines excitations
susceptibles de provoquer des de défense : appuyer
la main sur la poitrine, le doigt sur le menton, pincer le nez, mettre
un bandeau sur les yeux ou sur le front, etc. On enregistre toutes
les réactions de l'enfant à ce moment ; on cherche alors, par la
méthode statistique, si elles sont caractéristiques des périodes d'inter
vention et de la nature de l'excitation. En effet, toutes ces réactions
apparaissant déjà dans le comportement spontané, il faut comparer
leur fréquence dans les deux situations. On peut distinguer quatre
périodes : 1° l'absence de réactions dirigées ; 2° mouvements de
fuite de l'excitant ; 3° défense inadéquate ; 4° défense adéquate.
Les réactions précoces observées par Sherman étaient probablement
accidentelles ; il n'y a pas de réaction véritable de défense avant "
le 5e mois. P. G.
415. — N. I. KASATKIN et A. M. LEWIKODA. — On the develop
ment of early conditioned reflexes and différenciation of auditory
stimuli in infants (Sur le développement de réflexes conditionnels
précoces et sur la différenciation de stimuli auditifs chez de jeunes
enfants). — J. of exp. Ps., XVIII, 1935, p. 1-19.
Des mouvements de succion ont pu être subordonnés à des
sons musicaux qui annoncent le biberon. Le réflexe conditionnel
n'apparaît qu'à 1 mois et quelques jours, quel que soit le moment
où ont commencé les expériences (chez certains enfants on les a
entreprises dès l'âge de 11 jours). Le premier signe de la réaction
est négatif : c'est Tinhibition des mouvements en cours d'exécution ;
puis apparaissent des réactions positives de succion. Un enfant
de 2 mois 1 /2 à 3 mois 1 /2 est capable d'apprécier une différence de
11 tons et demi ; à 4 mois, il différencie 5 tons et demi. Cette diff
érenciation devient de plus en plus stable à mesure que l'enfant
est plus âgé. Tous ces faits montrent l'importance de la maturation
nerveuse. P. G.
416. — D. G. S. SCHRAMM. — Direction of movements of children
responses (La direction des mouvements dans les réactions des
enfants). — Child dev., VI, 1935, p. 26-51.
L'enfant est assis sur une chaise, le corps entouré de coussins
pneumatiques qui permettent d'enregistrer des mouvements dans
toutes les directions ; on démasque un animal (lapin, rat, grenouille,
attaché par des liens invisibles à un support qu'on approche ou
qu'on éloigne de l'enfant). Les réactions sont très variées ; une des
plus fréquentes est la retraite, quand l'animal est approché, la
poursuite quand il est éloigné. Dans une autre série, l'enfant est
debout, libre de ses mouvements autour d'une table dont l'animal
occupe le centre ; ici les déplacements de l'enfant vers l'objet prédo
minent. La liberté diminue le caractère émotionnel des réponses.
P. G. 348 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
417. — W. DENNIS. — Laterality of function in early infancy under
controlled developmental conditions (Latéralité fonctionnelle dans
la première enfance dans des de développement contrôlées).
— Child dev., VI, 1935, p. 242-252.
Belle observation de deux jumeaux chez qui des précautions
minutieuses ont été prises pour éviter toute influence des conditions
externes dans l'apparition d'habitudes de latéralité. Ces habitudes
se sont développées spontanément — avec certaines fluctuations
initiales chez l'un des sujets — et l'auteur pense qu'il s'agit en
grande partie de différences héréditaires. Il est d'ailleurs remarquable
que, pour différentes sortes d'actes, chez l'enfant comme chez
l'adulte, c'est tantôt le côté droit, tantôt le côté gauche qui' se
montre privilégié. P. G.
418. — F. GOODENOUGH et R. C. SMART. — Interrelationships
of motor abilities in young children (Rapports entre les aptitudes
motrices chez de jeunes enfants). — Child dev., VI, 1935, p. 141-153.
Des enfants de 2 ans 1/2 à 5 ans 1/2 ont été soumis à divers
tests d'aptitudes motrices. Dans les résultats, assez difficiles à
interpréter, l'auteur croit pouvoir discerner l'action de deux facteurs,
maturité motrice générale d'une part, soin et attention d'autre part.
P. G.
419. — A. N. MIRENVA. — Psychomotor education and the general
development of preschool children : experiments with twin controls
(L'éducation psychomotrice et le développement général chez les
enfants d'âge préscolaire : expériences sur des jumeaux). — J. of
genet. Ps., XLVI, 2, 1935, p. 433-454.
Cette importante étude a été faite dans le dessein de rechercher :
1° à quel degré l'activité psychomotrice complexe est déterminée
par l'hérédité et la maturation (détermination génotypique) et
par le milieu et l'éducation (dét. paratypique) ; 2° à quel degré
et de quelle manière influe sur le développement de
fonctions psycho-motrices de complexité différente ; 3° quels sont
les effets de l'éducation de l'activité psycho-motrice sur le déve
loppement général de l'enfant d'âge préscolaire. Pour répondre
à la lre question, l'A. a examiné 4 paires de jumeaux « identiques »
(monozygotes) et 6 paires de jumeaux « fraternels » (hétérozygotes),
tous de même sexe, âgés de 4 ans à 4 ans 1 /2. Tous vivaient dans
le jardin d'enfants de l'Institut médico-biologique de Moscou, où
l'auteur a pu les observer, soit en liberté, soit dans des situations
expérimentales, pouvant ainsi se rendre compte des effets du dressage-
auquel ils furent soumis, non seulement dans les exercices proposés
pendant les expériences, mais encore dans les activités de leur vie
quotidienne. Les observations ont révélé une plus grande ressem
blance psychologique chez les j. identiques que chez les fraternels,
bien que, occasionnellement, des différences considérables aient été
notées entre les premiers ; mais il s'agit de différences de degré
(A est plus affectueux que B) tandis que les entre les
seconds proviennent souvent d'une opposition de traits (A est résolu
et actif, B est irrésolu et passif). La comparaison des résultats. PSYCHOLOGIE PÉDOLOGIQUE 349
expérimentaux obtenus en ce qui concerne les fonctions psycho
motrices montre un degré considérable de détermination génotypique
de ces fonctions quand elles sont élémentaires. Les motrices
qui sont caractérisées par une structure psychologique plus complexe
sont déterminées génotypiquement à un degré bien moindre. Pour
répondre à la 2e et à la 3e question, l'A. a pris dans chacune des
4 paires de j. identiques, l'inférieur du point de vue moteur. Ces
4 sujets subirent alors une éducation psycho-motrice spéciale pendant
4 mois 1 /2. Les 4 autres servirent de contrôles. Les exercices suivants
furent employés : 1° sauter, activité dont la structure externe et
interne est élémentaire ; 2° atteindre un but en lançant une balle,
action qui semble assez complexe mais qui en réalité est de nature
élémentaire et est accomplie dans un champ optique direct ; 3° attein
dre un but en faisant rouler la balle, action qui se distingue de
la précédente en ce que la coordination est effectuée grâce à un
scheme sensori-moteur interne. Après cet entraînement, les 2 groupes
furent examinés et comparés : les sujets, auparavant inférieurs,
avaient rattrapé et dépassé les autres. La vitesse du développement
de chacune des 3 sortes d'activité psychomotrice fut différente. Les
fonctions élémentaires se perfectionnèrent très rapidement et furent
relativement indépendantes de l'éducation : celle-ci cependant a
accéléré leur vitesse de développement. Les fonctions psycho-motrices
plus complexes ont paru dépendre beaucoup moins de la maturation
et subirent des changements frappants sous l'influence de l'éducation.
Après l'entraînement, la ressemblance entre les jumeaux était deve
nue plusieurs fois moindre qu'avant. Ces résultats sont en contradic
tion avec ceux de Gesell qui soutient l'identité d'équipement moteur
des jumeaux et nie que les influences externes produisent des effets
importants sur leur comportement. La cause de cette contradiction,
l'A. la voit dans les particularités du développement moteur de
l'enfant. Dans le cas des jeunes enfants (cas de Gesell) les fonctions
élémentaires dominent : or, nous l'avons vu, elles dépendent de
l'éducation à un moindre degré que les fonctions psycho-motrices
complexes. En second lieu, lorsqu'on se limite à une seule paire
de jumeaux (comme fait Gesell) les fluctuations individuelles de
ressemblance ne peuvent être notées : elles apparaissent au contraire
nettement quand on opère sur plusieurs paires ; les jumeaux de
certaines paires sont très ressemblants, ceux d'autres paires le
sont beaucoup moins. A. T.
420. — F. L. GOODENOUGH. — A further study of speed of tapping
in early childhood (Nouvelle étude de la rapidité du tapping dans
la première enfance). — J. of appl. Ps., XIX, 3, 1935, p. 308-319.
L'étude des différents modes de tapotement — avec style sur
plaque métallique, avec l'index, le médius et le petit doigt sur
la touche d'une machine additionneuse, — a porté sur 240 enfants
d'âges de 2 ans 1/2 (± 1 mois), de 3 ans 1/2, de 4 ans 1/2 et de
5 ans 1/2 (les âges ayant toujours varié dans les limites étroites de
± 1 mois autour de l'âge indiqué).
La courbe de croissance montre déjà, dans les limites des âges
étudiés, une accélération négative. 350 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Le développement de l'index et du médius est plus rapide que
celui du petit doigt : exprimées en % par rapport aux résultats des
adultes, les valeurs atteintes par les garçons de 3 ans 1/2 sont,
en effet, de 19 % pour l'index et aussi pour le médius de la main
droite, de 12 % pour le petit doigt de la même main ; — la
gauche fournit les chiffres de 15, de 14 et de 8 % respectivement.
— Dans ces mouvements qui se rapprochent des gestes que l'adulte
a l'occasion de pratiquer des deux mains (dactylographie, piano),
la main gauche de l'enfant est plus éloignée que la droite du terme
final du développement ; le contraire a été noté dans le tapotement
avec style dont la vitesse à l'âge de 3 ans 1/2 constitue 41 % de la
vitesse de l'adulte pour la main droite ; 44,5 % pour la main gauche.
La corrélation, à âge constant, entre des épreuves répétées sur
une quarantaine d'enfants à un an d'intervalle a varié de 0,22 à 0,71
pour les différentes catégories d'épreuves ; mais, à deux ans d'inter
valle, elle a été trouvée voisine de zéro, sur une vingtaine d'enfants,
à âge constant. D. W.
421. — F. SAUER, — Abhängigkeit der Handgeschickliehkeits-
leistung von Lebensalter und Geschlecht (La dépendance de l'habil
eté manuelle vis-à-vis de Vâge et du sexe du sujet). — Z. f. ang. Ps.,
XLVIII, 5-6, 1935, p. 361-387.
Les expériences portent sur des enfants des 2 sexes âgés de
7 à 13 ans. Pour étudier la variation de l'habileté manuelle avec
l'âge on a classé 94 fillettes et 97 garçons : 1) en 3 groupes de 7 à
9 ans, de 9 à 11 ans, de 11 à 13 ans ; 2) en 7 groupes séparés par
un an de différence. Les enfants ainsi groupés ont été soumis aux
tests classiques d'habileté manuelle (pliage de fil de fer, épreuve
de modelage, enfilage de perles, dévissage, épreuve des petits pois,
confection d'un dessin simple). Ces examens ont montré que : 1° l'ha
bileté manuelle croît avec l'âge, on remarque des différences de
rendement même dans les groupes séparés par un an de distance ;
2° le test des petits pois donne des résultats tout à fait particuliers,
à savoir le groupe composé par les enfants de 9 à 11 ans présente
un rendement inférieur à celui du groupe de 7 à 9 ans et celui de 11 à
13 ans. Ceci peut être interprété par le fait qu'à cet âge la patience,
la prudence et l'exactitude, indispensables pour l'exécution de ce
test, diminuent.
Ces mêmes tests ont servi pour l'étude de la variation de l'habileté
en fonction du sexe. Les garçons et les fillettes séparés furent partagés
respectivement en 3 groupes suivant l'âge. La différence de l'âge
moyen des garçons et des fillettes dans des groupes correspondants
était négligeable. Il ressort de ces expériences que : 1) au point
de vue de la sûreté manuelle les garçons dépassent les fillettes environ
de 12,5 % ; 2) au point de vue de la rapidité, de l'adresse, de la
coordination des mouvements des mains et des doigts la question
est moins facile à résoudre, car dans le test d'enfilage de perles
les fillettes l'emportent sur les garçons de 13,6 % et dans celui du
dévissage les garçons dépassent les fillettes de 2 % ; 3) au point
de vue de la patience, de la prudence dans le maniement du matériel
difficile à manipuler (épreuve des petits pois), ce sont encore les PSYCHOLOGIE PÉDOLOGIQUE 351
garçons qui l'emportent sur les fillettes de 13,8 %. Le fait que
dans l'enfilage des perles les fillettes sont plus habiles semble être
dû à l'exercice, à l'habitude de coudre et aux facteurs généraux de
l'éducation, différente dans les deux sexes.
On peut supposer, d'après les résultats, dit l'A., que l'habileté
manuelle évolue comme les aptitudes intellectuelles ; chez les fillettes,
la légère progression entre 7 et 10 ans devient considérable entre'
10 et 14 ans ; chez les garçons au contraire, la progression rapide
au début devient de plus en plus lente avec l'âge. S. K.
422. — H. KUPGZYKOWNA-WALAWSKA. — Analyse psycholo
gique des travaux manuels des enfants à l'âge préscolaire (En
polonais). — Pols. Ar. Psy., VIII, 1, 1935, p. 15-63.
L'étude de 56 enfants a permis à l'auteur de tirer la conclusion
suivante, relative à révolution de la technique enfantine dans le
domaine du découpage : le découpage suit 3 phases exactement
parallèles à celles du dessin, mais apparaissant bien plus tard (gr
ibouillage, formation du scheme, scheme).
Quant à la manière de façonner la matière, l'auteur distingue
4 types principaux : synthétique ou analytique, et spatial ou
silhouetté. G. B.
423. — M. E. SMITH. — A study of some factors influencing the
development of the sentence in preschool children (Etude des
facteurs qui influencent le développement de la phrase chez les
enfants d'âge préscolaire). — J. of genet. Ps., XLVI, 1, 1935,
p. 182-212.
L'A. étudie le développement de la phrase et les facteurs qui
le déterminent d'après 305 enregistrements littéraux de la conversat
ion de 220 enfants de 18 à 72 mois, en considérant non seulement
la quantité de la phrase (sa longueur, ou nombre des mots qui la
constituent) et sa correction (le nombre d'erreurs dans chaque mot) —
aspects qui fournissent sans aucun doute les critères les plus simples
du développement — mais aussi sa qualité. Du premier point de
vue, le développement, lié à l'âge, se caractérise par une augmentat
ion de la longueur de la phrase et par une diminution des erreurs
dans les mots. Du second point de vue, on observe : augmentation
du nombre des phrases négatives, plus grand emploi des formes
conjuguées des verbes, des mots abstraits, de l'article défini, des
adjectifs, des conjonctions, des pronoms, particulièrement des pro
noms personnels et indéfinis ; diminution du monologue, du nombre
des phrases dont la fonction est de nommer, des adverbes de situation
et de manière, etc. Le langage moins impératif et exclamatif. Ce
que dit l'enfant manifeste une plus grande indépendance à l'égard
de la situation immédiate et comporte beaucoup plus de questions,
de réponses et de critiques. Toutes ces modifications sont liées
à l'âge chronologique mais plus encore à l'âge mental. En ce qui
concerne le sexe, peu de différences entre les garçons et les filles
sauf à 2 ans ; âge auquel les filles, quand elles jouent avec d'autres
enfants, posent plus de questions et emploient plus d'impératifs
que les garçons. L'A. a en effet étudié le développement du langage 352 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
en deux situations : quand l'enfant est seul avec des adultes, et
quand il joue avec d'autres enfants de son âge. Dans la lre situation,
ses phrases sont plus longues, contiennent plus de questions et
moins d'impératifs que dans la seconde. Il apparaît donc que la
conversation avec les adultes tend à perfectionner le langage plus
que la conversation avec d'autres enfants. Les différences sociales
sont aussi très importantes : les enfants des classes sociales les plus
élevées font les phrases les plus longues, les plus correctes et contenant
plus de questions. Enfin la longueur de la phrase peut être considérée
comme l'indicatif de l'étendue du vocabulaire. A. T.
424. — S. MANDELL et B. SONNEGK. — Phonographisehe Auf
nahme und Analyse der ersten Sprachäusserungen von Kindern
(Enregistrement phono graphique et analyse des premières manif
estations du langage enfantin). — • A. f. ges. Ps., XCIV, 4, 1935,
p. 478-500.
Nombre de sujets : 3 enfants appartenant à une couche sociale
aisée. 85 disques enregistrés, chacun de 8 minutes de durée. On a pu
enregistrer les premiers sons émis par l'enfant et leurs complexes,
mais la véritable observation concerne un stade déjà avancé du
balbutiement. Conclusions : La théorie sternienne de la signification
« centripète » et « centrifuge » de certaines consonnes ne se vérifie
aucunement. Chez les nouveau-nés les moyens d'expression résident
plutôt dans l'intonation des voyelles que dans la nature des consonnes.
L'évolution mélodieuse du langage enfantin montre une relation
étroite avec la signification. On peut y distinguer 5 cas : 1° Expéri
mentation avec la mélodie comme telle ; 2° expression spontanée
d'un appel ; 3° association d'une certaine mélodie à un mot déterminé;
4° association d'une certaine mélodie à une situation déterminée ;
5° intonations de désir, d'interrogation, d'ordre donné, d'affirmation.
L'évolution phonétique des voyelles et des diphtongues permet
d'enregistrer deux faits intéressants : 1° voyelle « à », son interméd
iaire entre « a » et « e », entendu souvent dans le cri d'un nouveau-né,
se transforme peu à peu dans la voyelle claire « a ». La diphtongue
« au » dans le mot « auto » est souvent remplacée par « ai » ou simple
ment par « a ».
Sur quelle syllabe, dans un complexé de plusieurs syllabes,
se place l'accent dans le langage enfantin ? De 529 complexes
observés, 77 % furent à deux syllabes. Le reste était composé pour
la plupart de 3 syllabes (on en a pu même relever 9). A 8 mois,
100 % des cas observés montrent l'accent sur la dernière syllabe.
Ceci paraît un phénomène spontané et naturel et le déplacement
de l'accent sur la pénultième ou plus loin paraît se produire sous
l'influence de l'imitation et de l'acquisition du langage des adultes.
S. K.
425. — H. MALLAY. — The latent memory span of the preschool
Child ( V amplitude de la mémoire latente chez Venfant d'âge pré
scolaire). — Child dev., VI, 1935, p. 110-119.
Des enfants de 2 à 4 ans ont à ouvrir des boîtes plus ou moins
compliquées. Tantôt ils reçoivent des démonstrations accompagnées

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