L'évolution de la naissance à la puberté. - compte-rendu ; n°1 ; vol.45, pg 309-323

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L'année psychologique - Année 1944 - Volume 45 - Numéro 1 - Pages 309-323
15 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : samedi 1 janvier 1944
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b) L'évolution de la naissance à la puberté.
In: L'année psychologique. 1944 vol. 45-46. pp. 309-323.
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b) L'évolution de la naissance à la puberté. In: L'année psychologique. 1944 vol. 45-46. pp. 309-323.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1944_num_45_1_8193■
VSYCHOLOGIIi i'É D O LOGiy li K 309
On interrompt ces sujets dans 11 activités différentes et ils sont
rangés d'une « forte » à une « faible » tendance à continuer. Les deux
groupes se dispersent tout le long de l'échelle, mais les arriérés se
rangent en majorité dans la deuxième moitié ; les normaux reprennent
le travail plus fréquemment que les arriérés. M. S.
380. — DOROTHY RETHLLNGSHAFER. — Measures of ten
dency to continue. II. Comparison of feebleminded and normal
subjects interrupted under different conditions (Mesures de la
tendance à continuer. II. Comparaison des sujets normaux et
arriérés interrompus dans des conditions différentes). — ■ J. of
genet. Ps., LIX, 1941, p. 125-138.
Des sujets normaux et arriérés ont été comparés sous des condi
tions différentes qui concernent leur comportement après une inter
ruption d'une activité avec des variations les plus différentes. On
n'obtient pas de différence entre les résultats des normaux et des
arriérés. M. S.
381. — HEINZ WERNER et MABEL BOWERS. — Auditory
motor organisation in two clinical types of mentally deficient
children (L'organisation auditiv o -motrice chez deux types d'enfants
avec déficience mentale). — J. of genet. Ps., LIX, 1941, p. 85-99.
Dans le domaine de la structuration visuo-motrice, d'autres
auteurs ont trouvé deux types différents : 1) Endogène, chez des
enfants qui sont déficients par hérédité ; et 2) Exogène, déficience
causée par des lésions cérébrales.
Pour voir si cette différenciation peut être appliquée à toute
activité sensori-motrice. l'auteur l'étudié dans l'audition. On fait
reproduire 17 mélodies à 26 enfants du type exogène et à 22 enfants
du type endogène. Les endogènes dorment les mêmes résultats que
les normaux. Les erreurs des enfants du type exogène sont très diffé
rentes des erreurs des enfants normaux. Ces résultats concordent
donc avec ceux du domaine visuo-moteur. M. S.
382. — S. R. HEUTH. — Rail-walking performance as related to
mental age and etiological type among the mentally retarded
(Performance d'équilibre sur un rail, ses rapports avec Vâge mental
et le type étiologique des retardés mentaux). — Am. J. of Ps.,
LV, 2, 1942, p. 240-247.
L'auteur se sert de 3 rails de différentes longueurs et largeurs sur
lesquels le sujet doit avancer sans perdre pied : on mesure la distance
parcourue sans erreur. Les sujets sont 170 débiles divisés en deux
groupes, endogènes (cas héréditaires el familiaux) et exogènes. On
trouve une corrélation de r — 0,66 ±_ 0,05 entre l'âge mental et la
réussite au test moteur dans le groupe endogène et une corrélation
de r — o ± 0,07 dans l'autre groupe. I. L.
b) L'évolution de la naissance à la, puberté
383. — M. BENTLEY. — A psychological sketch of the young
Child (Esquisse psychologique du jeune enfant). — Am. J. of
Ps., LVIL 2, 1944", p. 206-235.
L'organisme vivant est le siège d'un grand nombre d'activités MJO ANALYSES" B 1 RLIOG H \ V III O ( ES
qui s'exercent dans 2 directions générales : une activité qui crée,
renouvelle et maintient la structure du corps (activité « tectonique »)
et une activité de relation, investigatrice et exploratrice (activité
« inquisitive ») qui crée et maintient le « théâtre de vie ». à distinguer
de l'environnement, milieu relatif à l'activité « tectonique » et. qui
préexiste à l'organisme.
Apres la phase des mouvements généraux et inconrdnnnés. le
inonde de l'enfant se constitue lorsque certaines fonctions « inquisi
tives » apparaissent. Les épisodes du cycle digestif y jouent d'abord
un râle primordial; une partie du contrôle est ensuite progressivement
dérivée sur l'appareil moteur et neuro-sensoriel : la perception
s'affine, les mouvements deviennent plus précis, localisés, coordonnes.
A mesure que les fonctions « inquisitives » se développent et que
l'enfant évolue vers le « self-government ». il étend et remodèle sou
« théâtre de vie » et le contrôle de plus en plus.
Il est difficile à l'adulte de ne pas confondre ce inonde, comme
celui de l'animal, avec le sien qui est beaucoup plus sophistiqué et de
ne pas prêter gratuitement à l'enfant des intérêts qui ne sont pas les
siens. Il a tendance de même à lui supposer par analogie dos émotions
à un stade où la frustration n'entraîne encore que de simples mimiques
émotionnelles, l'émotion véritable supposant les moyens de percevoir,
comprendre et agir. 1*. «(.
384. — M. BENTLEY. — Sanity and hazard in childhood (Éuu
d'équilibre et risques dans Venfance). — Am. J. of Ps., LA' III, 2,
1945, p. 212-246.
La correspondance entre la demande D que constitue la situa
tion et les ressources R de l'individu représente l'état d'équilibre.
Si jr < l il y a désadaptation. état pathologique. Si. au contraire,
Y~ > 1 il y a excès de ressources, état de sécurité.
Dans les tests on se propose en général soit de sélectionner les R en
fonction d'une D déterminée, soit d'évaluer les R en graduant D.
Quatre nécessités sont pour l'enfant autant de risques de se
trouver en déficit : 1) il doit, dès la moitié de sa 2e année, par son
activité proprement psychologique (opérations « inquisitives »
opposées aux opérations « tectoniques » de l'activité physiologique),
créer, développer et maintenir un « théâtre de vie » cohérent (cf.
Am. J. of Ps., 1944, 1 et 2) ; 2) il doit constamment équilibrer son
bilan vital ; H) il doit un commerce actif avec des objets
humains dont l'un est son propre « self-object » ; 4) il doit agir en
respectant les usages d'une certaine civilisation.
Durant ses deux; premières années, temps de préparation aux
futures exigences de la vie. l'enfant est particulièrement protégé
contre tout déficit à la fois par la limitation de la demande et un
système de soins parentaux consacrés par ta société : il ne rencontre
que les nécessités du 4e ordre, sous forme d'une soumission à un
horaire. A partir de 2 ans, en possession de son « théâtre de vie »,
petit monde de choses et événements intimes centrés sur le « home »
qui n'a rien de commun avec le monde géographique et cosmogra- vt;noi,OGir-: j'iuioî.or.ioj. i-, :'! ] 1 PS
pliique de l'adulte, il commence à jouer son rôle dans le drame humain
et rencontre diverses occasions de déficit : insuffisances physiques.
frustrations par les interdictions sociales, émotions dont les occasions
se multiplient au fur et à mesure* que l'activité se complique.
P. J.
385. VV. N KELLOGd. A method for recording the activity of
the human fetus in utero, with specimen results (Méthode pour
enregistrer V activité du fœtus humain m utero, exemples de quelques
résultats). — - J. of Genet. Ps., LV11I, 1941, p. 307-326.
Des plaques de métal portant un stylet inscripteur sont fixées sur
la paroi abdominale de la mère lorsqu'elle est couchée sur le dos. Les
mouvements du fœtus peuvent ainsi être enregistrés sur un cylindre.
L'A. a ainsi enregistré tous les jours, du 170e au 256e jour les diffé
rents mouvements de la tête, des jambes, des bras du foetus. L'activité
du fœtus croît de jour en jour, certaines parties étant plus actives
que d'autres. A partir du 234e jour le fœtus répondait par des
mouvements à la détonation d'un revolver. L'auteur espère avec un
plus grand nombre de cas pouvoir établir différents stades dans
l'évolution du t'retus et prévoir ainsi certaines anormalités ou défi
ciences. J. P.
386. — W. DENNIS. ----- Is the newborn infant's repertoire learned
or instinctive ? (Les actes du nouveau-né sont-ils appris ou instinct
ifs ?) -=*- Ps. Rev., L, 1943, p. 330-337.
En réaction contre l'idée d'instinct certains auteurs ont invoque
J'existence d'un apprentissage prénatal qui rendrait compte des
réponses du nouveau-né. Ainsi la théorie de Holt sur la formation du
réflexe de préhension. Mais il ne paraît pas possible d'étendre une
telle théorie à tous les réflexes, par ex. au réllexe rotulien ou aux
réflexes oculaires. D'autre part les premières réponses mettant en jeu
le système nerveux apparaissent très tôt (certaines dès le troisième
mois de la vie fœtale). L'apprentissage devrait donc commencer
extrêmement tôt. Enfin les anencéphales capables de survie, nés avec
un équipement complet de réflexes, ne font aucun progrès par la
suite. On peut donc dire que la plus grande partie du comportement
du nouveau-né ne doit rien à un apprentissage ; le développement
fœtal est avant tout maturation. P. G.
387. — IRÈNE LÉZINE. — Étude du développement psychomoteur
du premier âge. Adaptation d'une échelle de tests à la population
parisienne. — B. Ac. Méd., t. CXXVIII, 1944, p. 338-340.
Après essai de divers tests proposés pour la première enfance.
en particulier ceux de Mme Bühler et de Gesell, I. L. a élaboré une
nouvelle éclielle (54 tests de locomotion et contrôle postural, 44 ver
baux, 76 de coordination oculo-motrice, 55 d'adaptation sociale),
avec essai sur 282 cas. Les comportements caractéristiques à 3,
5, 6, 7, 9, 12, 15, 18, 21 mois, 2 ans, 2 ans 1/2, 3 ans et 4 ans, montrent
une concordance générale des paliers de développement avec ceux qu'a
établis Gesell aux États-Unis, quelques divergences se rencontrant
toutefois en ce qui concerne la marche, le verbal et
la manipulation. fT. P. I 2 ANAI.YSKS IM ÜLKM.rs A I1 II 10 I! KS 'A
388. — M. B. Me G RAW. — Development of neuro-muscular mecha
nisms as reflected in the crawling and creeping behavior of the
human infant (Développement des mécanismes neuro-musculaires
montré par le ramper du jeune enfant). — J . of Genet. Ps., LVI 1 1 ,
1941, p. 83-111.
Sur un groupe de 82 jeunes enfants l'A. a étudié les différentes
étapes de la progression, depuis le ramper jusqu'à la marche à
quatre pattes. L'enfant au cours de cette période passe par neuf
étapes assez distinctes (possibilité, étant sur le ventre, de s'appuyer
sur les avant-bras, puis sur les mains, de progresser ainsi, de s'aider
de ses genoux, puis de ses pieds, etc.). Ces progrès sont possibles
grâce à une maturation progressive du système nerveux. J. P.
389. — F. STIRNIMAîsN. — Abwehr bewegungen der Neugeborenen
im primitiven Greifraum. Das Herzschutzphänomen (Mouvements
de défense des nouveaux-nés dans Vespace tactilo-moteur primitif.
Le phénomène de la protection du cœur). — Rev. suisse. Ps.,
Ill, 1944, p. 245-254.
L'auteur a observé des nouveau-nés, en les auscultant avec un
stéthoscope. Il s'est aperçu qu'ils faisaient des mouvements automat
iques de défense avec les mains (surtout avec la gauche), comme
pour protéger leur cœur. C'est ce que l'auteur appelle « phénomène
de protection du cœur ». Les nourrissons de 14 j. présentent déjà
beaucoup moins ce phénomène. D'où l'auteur conclut que le nou
veau-né possède des gestes instinctifs précis, qui sont ensuite inhibés
par le développement ; que la main gauche est à la naissance plus
habile que la droite (ensuite le nourrisson devient ambidextre, puis
droitier). L'auteur ajoute que le réflexe de protection du cœur peut
être rapporté à la lutte ancestrale pour la vie : ce serait une habitude
héréditaire fixée sous forme d'un instinct spécifique. G. V.
390. — L. B. AMES. — The constancy of psycho-motor tempo
in individuel infants (Constance du temps psycho-moteur chez des
tout jeunes enfants). — ,J . of Genet. Ps., LVII, 1940, p. 445-450.
L'A. a analysé au moyen de l'enregistrement, cinématographique
le comportement et les mouvements de huit bébés. Les mouvements
se compliquent avec l'âge mais leur temps d'exécution reste relat
ivement constant. .1. P.
391. — M. B. Me G RAW '. — Neural maturation as exemplified in the
reaching-prehensile behavior of the human infant (Illustration
de la maturation du système nerveux dans le comportement « Tendre
la main-aUraper » de l'enfant). — .1. of Ps.. XI, 1941, p. 127-141.
L'auteur a réussi 1.904 observations avec enregistrement cinéma
tographique, et de plus \ enfants ont été suivis de façon continue
dans leur développement. Le comportement i( tendre la main-
attraper », dès son apparition, nécessite une coordination des méca
nismes visuels et neuromusculaires. On note des changements signi
ficatifs au cours du développement dans le mode de performance
ueuromusculaire, cl l'auteur décrit: <> phases principales au cours
des 4 premières années de la vie : 1) phase passive du nouveau-né :
2) phase de l;i vision d'un objet ; 'A\ phase visuelle et motrice : '♦) phase ■
l's } r.iiui.ouii-: pedologiuik 313
de manipulation et d'altitude avisée ; 5) phase de visualisation
moins importante ; 6) phase de- maturité : quand l'aspect visuel et
neuromusculaire sont réduits au minimum nécessité par les circons
tances. Quelques traits essentiels orrt été saisis qui reflètent la réorga
nisation du système nerveux. Le signe le plus frappant de la matu
ration est le degré d'extension digitale au cours des mouvements
d'approche. A la phase finale, le degré d'extension préparatoire à la
préhension est minimum. N. G.
392. — W. DENNIS. — On the possibility of advancing and retarding
the motor development Of infants (Sur la possibilité d'avancer
et de retarder le développement moteur chez les enfants). -—■■
Ps. Rev., L, 1943, p. 203-218.
L'établissement de la marche chez l'enfant exige la réunion de
plusieurs conditions. Le retard dans l'apparition d'une de ces condi
tions entraîne le retard de la marche. Mais l'apparition précoce d'une
ou plusieurs de ces conditions n'entraîne pas la précocité de la marche,
contrairement à l'opinion commune. Ainsi des déficiences d'ossifica
tion et de vigueur, d'intelligence, de développement sensoriel, d'exer
cice amènent un retard, mais un état sxirnormal de ces conditions
(p. ex. de l'intelligence] n'entraîne aucun avantage. La conclusion
peut être étendue au développement moteur en général. P. O.
393. — M. B. Me GHAW. - Neuro-maturation of antigravity
functions as reflected in the development of a sitting posture
(Maturation neuro-musculaire des fonctions d'équilibration dans le
développement de la position assise). — J. of genet. Ps., Ll X ,
1941, p. 155-175.
Recherche sur des enfants âgés de moins de 800 jours. 11 y a
5 phases significatives dans l'acquisition de la position assise.
Chaque phase est caractéristique d'un certain àgv. Des études histolo-
giques du cortex indiquent que tes premiers signes de maturation
sont évidents dans l'aire motrice qui gouverne les mouvements du
cou, des épaules et des extrémités supérieures. AI. S.
394. — R. J. DALES. — Afternoon sleep in a group of nursery-
school children (Summeil de V après-midi chez les enfants de
nursery). — J. of Genet. Ps., LVIll, 1941, p. 161-180.
L'A. a suivi pendant 3 ans 73 sujets de 2 à "> ans et a étudié la
durée de leur sommeil pendant la sieste. Plusieurs points ont été
mis en evidence malgré des differences individuelles importantes.
La durée de ce décroît sensiblement avec l'âge pendant que
la période précédant ce sommeil croit. Le besoin de sommeil décroit
avec l'âge. Le nombre d'enfants dans la pièce la saison, le jour de la
semaine sont dos facteurs négligeables. .1. P.
395. — LOUISE BATES AMES. — Motor correlates of infant crying
(Corrélations motrices pendant les pleurs des enfants). — • J. of
genet. Ps., LIX, 1941, p. 229-247.
Le comportement moteur pe-ndâiil les pleurs comprend les pus
lures du corps et la mimique faciale. L'activité des jambes est plus
grande que celle des liras ; il y a pins de flexion- que d'extension, et il 1 'l A.WLYSES BIBLIOGRAI'HICM ES
l'activité est plutôt unilatérale que bilatérale. Les flexions sont
peut-être signes de protection. M. S.
396. C. LAN DRETI I. ■■-- Consistency of four methods of measuring
one type of sporadic emotional behavior (crying) in nursery school
children (('(instance de quatre méthodes de mesure d'un type de
conduite émotive sf>oradu/ue (crier) chez les enfants d'une nursert/ ) .
-■ .1. of Genet, Ps., LVIL 1940, p. 101-118.
Notation à différents moments et par des personnes différentes
des manifestations de ce comportement chez des enfants de 2 à 5 ans.
L'auteur fait, des distinctions entre : pousser des cris perçants
prolongés ou brefs, gémir et. sangloter et pleurnicher. Etude statis
tique des résultats. J. P.
397. — C. LEI BA. — Tickling and laughter : Two genetic studies
(Chatouillement et rire : deux études génétiques). — J. of Genet.
Ps., 'L V III, 1941, p. 201-209.
Deux enfants ont été examinés jusqu'à un an d'une façon, suivie
par l'A. notamment en ce qui concerne le chatouillement et. le rire.
Le rire apparaît entre f> et, 7 mois en réponse a des chatouillements
doux et intermittents aux aisselles, sur les côtes ou sous la plante des
pieds. Le rire devient conditionné avant un an lorsque l'enfant voit
les doigts s'agitant, devant lui ni. qui vont venir le chatouiller. Le
chatouillement trop fort et trop prolongé produirait invariablement
des mouvements violents de tout le corps et des cris. J. P.
398. — F. BRUMBAUGH et F. T: WILSON. — Children's laughter
(Le rire des enfants). — J. of Genet. Ps., LVII, 1940, p. 3-29.
Quelles sont les causes du rire des enfants ? C'est à. cette question
que les auteurs ont essayé de répondre en soumettant 800 enfants
de 1 à 13 ans à un questionnaire. Us devaient choisir dans une liste
l'acteur le plus drôle au cinéma ou à la radio, les films les plus
comiques, ce qui les faisait, rire lorsqu'ils se trouvaient avec d'autres
enfants ou avec des grandes personnes, les choses, les chansons, les
poésies qui les faisaient rire. etc.. et enfin on leur demandait de faire
un dessin amusant. L'analyse statistique des réponses montre des
différences entre les garçons et les filles. Les acteurs de cinéma
considérés comme les plus comiques sont par ordre : les Ritz Brothers.
Laurel et Hardy, Charlie Chaplin et les Marx Brothers. Parmi les
films comiques. Donald le canard plaît de moins en moins aux gar
çons alors qu'il plaît, de pins en plus aux filles. Les A. ne se sont
intéressés qu'aux résultats statistiques sans faire aucune considération
psychologique sur la valeur du rire. J. P.
399. — F. STIRN IM ANN. — Ueber des Farbempfinden Neugeborener
(Sur la sensibilité chromatique des nouveau-nés). — Ann. paediatr.,
CLXIII, 1944, p. 1-25.
Examen des réactions de 350 nouveau-nés à des cartes portant
des taches de couleurs, plus ou moins saturées, ou des fonds colorés
portant un cercle ou une croix. On note le temps que l'enfant regarde
la carte, ce temps est plus long quand est plus grande la saturation PM' t.: il 01,0 mi-. 1'éijoi.0(.;iq( i; 'M't
(qui agit plus que la brillance), et quand il y a des eiïets de contraste
(observés dès le |)remier jour).
11 a des differences suivant lea couleurs, dépendant probablement
de l'effet affectif.
Dans les 2 premières semaines Tordre des durées décroissantes
du regard est le suivant : bleu (U>-"2I sec), vert (13-20). innige (1 1-1 m.
blanc (ll-iïîi, noir ((Ht), jaune (i-G). fl. I'.
400. — R. M. CRLIK8MANK. — The developpment of visual
size constancy in early infancy (Le développement de la constance
visuelle de grandeur dans la première enfance). — J. of Genet.
Ps., LVIII, 1941, p. 327-351.
Le problème était d'étudier les réponses discriminatives a des
objets de différentes grosseurs situés à des distances variables mais
formant sur la rétine une image de même grandeur. On a donc soumis
73 enfants de 10 à 50 semaines à des observations quotidiennes. On
leur présentait un hochet à une distance de 25 cm, à une distance
de 75 cm et un hochet 3 fois plus gros à. une distance de 75 cm. Le
pourcentage des réponses positives pour le hochet à 25 cm est
toujours nettement supérieur aux pourcentages des réponses dans
les autres positions. Vers 4 ou 5 mois il y a une confusion entre les
hochets qui ont la même image rétinienne niais les réponses positives
pour le gros hochet éloigné sont quand même un peu moins nombreus
es. A 6 mois il n'y a plus aucune confusion cl. les réponses sont
nettement différenciées. . ,1. P.
401. — C. LEI BA. — Children's reactions to elements of simple
geometric patterns (Réactions enfantines à des éléments de patterns
géométriques simples). — Am. J. of-Ps., LUI, 4, 1940, p. 575-578.
Des enfants de 1 an 1/2 à 5 ans 1/2 doivent reconnaître une boite
où l'on a caché du chocolat parmi des boites de formes différentes.
Ils peuvent déjà dès cet âge réagir à certains nspeets configuratiomiels.
tels que, centre, droite, gauche, et, même à certains éléments spéci
fiques, pour une boite placée par exemple au bout de la série ou à un
certain angle. On perçoit déjà un commencement d'analyse des
ensembles. Résultats extrêmement variables. L L.
402. — 8. F. KLUGMAN. — Memory for position among children as
measured by serial reproduction (La mémoire de la position chez
les enfants mesurée, par la reproduction sériale). — Br. .1. of Ps.,
XXXV, 1944, p. 17-24.
Un groupe de 60 enfants de 125 à 181 mois est d'abord appelé
à copier sur une feuille blanche la place d'un point sur une autre
feuille. La déviation moyenne est de 12,7 m ni. Ils sont ensuite appelés
à copier successivement la place d'un point en reproduction sériale,
c'est-à-dire que chaque enfant doit marquer là position du point
telle que son prédécesseur l'a indiquée, cette expérience ayant pour
but de déterminer s'il y a une évolution systématique de la trace
mnémonique. En effet chaque enfant reproduisait de mémoire le
résultat du précédent sujet après un intervalle de temps rempli
par un travail scolaire : les résultats montrent qu'il n'y a pas d'évo- :UG A\\L\SES B! BLIOCI!
lution systématique de Id place du point quoique le point d'arrivée
soit toujours à gauche du point de départ.
La déviation de la place d'un point dépend en grandeur de l'inter
valle de temps entre la présentation et la reproduction et cette
rvolution suit la courbe normale d'oubli. P. F.
403. — L. LONG. — Conceptual relationships in children : The
concept of roundness (Relations conceptuelles chez F enfant. Le de rondeur). — ,T. of Genet. Ps., LVII, 1940, p. 289-315.
A quel âge et comment les enfants acquièrent-ils certains con
cepts ? C'est à cette question que l'A. a répondu en se limitant au
concept de ce qui est rond. L'A. a présenté à des sujets de 3 à 6 ans
des objets sphériques. cylindriques et des objets à 2 dimensions. Les
réponses ne son nullement influencées par les caractéristiques
physiques des objets mais uniquement par leur forme. J. P.
404. — E. MEYER, — Comprehension of spatial relations in pre
school Children (Comprehension des relations spatiales chez les
enfants d'âge pré-scolaire). — J. of Genet. Ps., LVII, 1940, p. 119-
151.
L'A. a posé à des entants de 1 an 1/2 à 5 ans 1/2 une série de
problèmes mettant en évidence les difficultés qu'ils peuvent rencont
rer dans la compréhension des relations spatiales entre les objets.
Ces problèmes au nombre de neuf peuvent se diviser en deux grandes
catégories : ajustage de différentes formes, et, compréhension d'un
objet mobile par rapport à d'autres objets. Au cours de cette période
la compréhension de l'espace évolue et passe par différents stades.
Dans un premier stade, espace purement pratique (1 an 1/2 à 2 ans 1/2
environ) puis de 2 ans 1/2 à 3, 4 ans. cette compréhension devient
subjective et empirique pour arriver à 4, 5 ans à une compréhension
objective de l'espace. Cette méthode peut servir de moyen de dia
gnostic pour des enfants arriérés. J. P.
405. — II. L. K1NGSLEV et H. BOWERS ANKEN Y. — Instruction
and the factor of age in perceptive goal-searching (Instruction et
le facteur d'âge dans la recherche perceptive d'un but). — Am. J.
of Ps., LVL 4, 1943, p. 575-582.
On demande à 100 enfants de retrouver une épingle de sûreté
dans des boites où sont disposes différents objets avec instruction
visuelle et instruction verbale. L'instruction visuelle se montre bien
supérieure tant pour les enfants que pour les adultes et surtout pour
les premiers. La maturité facilite toutes les fonctions de compréhens
ion, inspection, anticipation et, assure un meilleur rendement dans
la recherche. I. L.
406. — E. KATZ. - The relationship of IQ to height and weight from
three to five years (Corrélation entre QI, hauteur et poids chez les
enfants de 3 à 6 ans). — ,1 . of Genet. Ps.; LVII, 1940. p. 65-82.
Après un bref exposé historique des recherches sur ce sujet l'A.
expose sa méthode : Les sujets ont été classés en '.] groupes : très
supérieurs, supérieurs et moyens en faisant la distinction entre
garçons et filles. Les corrélations uni été calculées do plusieurs façons :
Ki.lli; I I. I' I". I) Ol. O(; KM: I, Ml, I'SYCH
mais dans tous les cas les résultats ont été les mêmes corrélation nulle
entre le QI, la hauteur et le poids pour les garçons, alors que FA. a
pu mettre on évidence une corrélation significative d'ailleurs assez
faible chez les filles. Pour expliqu'er ces résultats, l'auteur pense à une
différence provenant des caractères particuliers des sexes. .T. P.
407. — E. KATZ. — The constancy of the Stanford-Binet IQ from
three to five years (La constance du QI au Stanford- Binel entre
3 et 5 ans). — J. of Ps., XII, 1941, p. 159-181.
L'auteur a testé tous les six mois, de 3 à 5 ans, 160 fuies et
148 garçons appartenant à un milieu économiquement et socialement
supérieur. Dans l'ensemble, les résultats obtenus concordent avec
ceux des autres auteurs. On note cependant, malgré la haute corréla
tion entre tests et retests pour l'ensemble du groupe, qu'il y a un
gros pourcentage d'enfants dont le QI change au cours de ces deux
ans, et plus fréquemment dans le sens d'une amélioration. Le juge
ment porté sur 1'aptitud.e d'un enfant d'après une seule performance
à l'âge pré-scolaire doit donc être extrêmement réservé. N . G.
408. — J. THOMPSON. — The ability of children of different grade
levels to generalize on sorting tests (L'aptitude à généraliser,
des enfants de différentes classes, à Vaide de tests de classements ). —~
J. of Ps., XI, 1941^ p. 119-126.
L'auteur a choisi 60 enfants des 6 premières années scolaires.
Les résultats montrent que la capacité de généraliser croît avec l'âge
dans le groupe d'âge étudié. Les tests de classements montrent que
plus l'enfant est jeune, moins il réussit à classer les objets en caté
gories, ou à se détacher des classements rencontrés dans les situations
concrètes. Plus il est âgé, plus il est apte à établir pratiquement ce
classement par catégories et plus il est capable d'expliquer verbale
ment les généralisations opérées, de donner le nom général des caté
gories. N. G.
409. — LIVINGSTON WELCH et LOUIS LONG. — Methods used
by children in solving inductive reasoning problems (Méthodes
utilisées par les enfants pour résoudre les problèmes de raisonnement
mductif). — J. of Ps., XIV, 1942, p. 269-275.
Cette étude fait suite à des travaux publiés par les mêmes auteurs
dans la même revue et consacrés à une étude systématique du
raisonnement enfantin.
Les trois méthodes de Mill (ressemblance, différence, combinai
son ressemblance-différence) sont employées cette fois pour tester
30 enfants de 9 à 10 ans. En général les enfants qui résolvent les
problèmes que pose chacune des méthodes, sont encore capables d'en
conserver et d'en appliquer les principes quand les méthodes sont
présentées au hasard. R. Z
410. — G. E. SPEER. — The intelligence of foster children (U intell
igence des enfants placés en nourrice). — J. of Genet. Ps., LVII,
1940, p. 49-55.
Étude d'un groupe de 184 enfants enlevés à leur milieu familial
et placés dans des institutions.

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