L'intelligence des imbéciles - article ; n°1 ; vol.15, pg 1-147

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L'année psychologique - Année 1908 - Volume 15 - Numéro 1 - Pages 1-147
147 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mercredi 1 janvier 1908
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Alfred Binet
Th. Simon
L'intelligence des imbéciles
In: L'année psychologique. 1908 vol. 15. pp. 1-147.
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Binet Alfred, Simon Th. L'intelligence des imbéciles. In: L'année psychologique. 1908 vol. 15. pp. 1-147.
doi : 10.3406/psy.1908.3754
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1908_num_15_1_3754L'ANNÉE PSYCHOLOGIQUE
TOME XV
MÉMOIRES ORIGINAUX
L'INTELLIGENCE DES IMBÉCILES
PRÉLIMINAIRES
Les très nombreuses et très belles recherches qui ont été
dirigées, surtout en France, vers la psychologie pathologique,
ont exercé sur l'esprit des philosophes une telle influence que
ceux-ci en sont venus a considérer la pathologie mentale
comme une des meilleures méthodes d'analyse psychologique,
— ce qui est exact; et même ils ont cru que c'est par le
pathologique seul que le normal s'explique, — ce qui est inf
iniment moins probable. Nous ne voulons pour preuve de ce
préjugé que la fortune faite à cette expression de synthèse
mentale, aujourd'hui tellement répandue, qui devient comme
le centre d'une explication de tous les états mentaux, et qui a
évidemment son origine dans l'observation des malades privés
de cette synthèse. Il en est résulté que la notion de coordination
et celle de hiérarchie, qui sont les éléments analysés de la
notion de synthèse, ont passé au premier plan de toutes les
théories.
Nous n'avons nullement l'intention de nous insurger contre
la vérité de ces conclusions, mais contre leur exagération ; nous
les croyons très spéciales, elles ne peuvent pas, à notre avis,
embrasser l'immense domaine de la pathologie de l'esprit; et
l'année psychologique, xv. 1 2 MEMOIRES ORIGINAUX
les études qui leur servent de base ont négligé un grand
nombre de malades mentaux qui, à notre avis, ne souffrent
nullement d'un défaut de synthèse mentale. En un mot, nous
pensons que la pathologie mentale contient, comme sujets
dignes d'étude, non seulement les hystériques, les neurasthé
niques, les psychasthéniqucs, etc., ces exemples typiques de
désagrégation, mais des types tout à fait différents, par
exemple les arriérés de l'intelligence et les diverses catégories de
déments. Si l'on ajoute l'étude de ces derniers malades à celle
des désagrégés, on arrive certainement à une vue d'ensemble
beaucoup plus vaste de la pathologie mentale.
C'est précisément le travail que nous avons entrepris; et
disons-le tout de suite, afin d'éclairer d'avance notre route, nous
sommes arrivés à l'idée que la modification psychologique par
ticulière qui constitue un aliéné résulte au moins de trois
causes fondamentales (sans préjuger d'autres mécanismes qui
nous sont encore inconnus, ou plutôt que nous pressentons
seulement).
1° Une altération de la synthèse mentale — nous n'en parle
rons pas.
2° Un défaut, un arrêt, une insuffisance dans le développe
ment intellectuel.
3° Un défaut, un arrêt, une dans le fonctionneA l'étude de ces deux derniers mécanismes
seront consacrés deux mémoires distincts, l'un sur les Imbéc
iles, l'autre sur les Déments.
Dans cet article, il va être uniquement question de l'intell
igence des imbéciles; ou plutôt, prenant ici dans notre titre
l'espèce pour le genre, nous mettrons à nu ce qu'a de particulier
l'intelligence de tous les types d'arriérés. Elle a de particulier,
nous le savons déjà, un défaut de développement; et à ce
propos nous exposerons une nouvelle méthode de psychologie,
une méthode qu'on peut appeler psychogénique; car il nous
suffira de mettre en série, dans l'ordre de leur développement
d'intelligence, un certain nombre de ces arriérés, et d'étudier à
travers cette série un phénomène particulier, par exemple la
douleur ou l'attention, pour voir quelles sont les étapes néces
saires de développement que ce phénomène présente, et com
ment il évolue. Envisagée à ce point de vue de la psychogénie,
l'étude de l'imbécile se rapproche de celle de l'enfant normal et
même de celle des animaux; nous trouvons ici un moyen de BINET ET TH. SIMON. — L INTELLIGENCE DES IMBECILES 3 A.
renouveler, de développer et même de préciser des recherches
déjà anciennes sur les enfants. Cette assimilation d'un arriéré
à un enfant d'un certain âge, aurait pu passer pour une simple
comparaison littéraire, il y a dix ans; mais puisque, aujourd'hui,
au moment où nous écrivons ces lignes, nous avons acquis le
pouvoir de fixer, à quelques mois près, ce que nous appelons
l'âge d'intelligence de ces déficients \ puisque pouvons à
bon droit considérer tel idiot de trente ans comme l'équivalent
d'un enfant d'un an, tel imbécile de vingt ans comme l'équi
valent d'un enfant de six ans, et que ces déficients sont
autant d'enfants arrêtés à une phase de leur développement,
nous n'aurons qu'à mettre ces déficients en ordre pour avoir
une série à évolution ascendante et faire avec elle et grâce à elle
la psychogénie d'une fonction.
Les critiques de demain, qui certainement ne failliront pas à
leur tâche, nous apprendront tout ce qu'il faut corriger et
reprendre dans ce plan d'études; les causes d'erreur se dégage
ront peu à peu. C'est là un travail de seconde main. Il faut
d'abord démontrer, et nous allons nous y essayer, que la
méthode nouvelle sur laquelle nous attirons l'attention existe
réellement; et pour faire cette démonstration, rien n'est plus
simple que de la mettre à l'œuvre. Nous allons donc tracer,
grâce à l'étude des imbéciles, l'évolution mentale des phéno
mènes suivants : le caractère, l'attention, l'effort, les mouve
ments et l'écriture, l'intelligence de perception, la douleur, l'asso
dation d'idées, l'activité intellectuelle, la faculté arithmétique,
le raisonnement, suggestibilité et docilité, comment un débile
peut avoir l'esprit faux.
Ensuite, laissant là les détails, ou plutôt les reprenant pour
les faire servir à une synthèse, nous essayerons de deviner en
quoi au juste consiste un développement mental, par quel
mécanisme il se produit, et par quelle différence se sépare un
développement supérieur de son degré inférieur. A ce propos
nous serons conduits à décrire un schéma nouveau de la
pensée, afin de bien faire comprendre la manière dont elle se
développe.
I. Voir notre précédent article dans l'Année sur : Le développement de
l'intelligence chez les enfants, XIV, 190$, p. 85 et suiv. MÉMOIRES ORIGINAUX
LE CARACTÈRE. — LES RÉTIFS ET LES DOCILES
C'est une question très mal étudiée, très embrouillée et aussi
très difficile à poser, que celle de savoir quelles relations exis
tent entre le caractère et le développement intellectuel. Bien
souvent, on s'est occupé de cette relation, en se plaçant à des
points de vue très variés. Ainsi, on s'est demandé si le carac
tère change avec l'âge, ou si, au contraire, l'adulte n'est pas déjà
tout entier dans l'enfant. Il est bien possible, en effet que
la partie instinctive de l'enfant se conserve dans l'adulte, mais
mieux dirigée par la raison et surtout mieux dissimulée aux
yeux d'autrui. On s'est demandé encore si chez les individus
d'intelligence supérieure, le caractère ne subit pas, comme le
reste, une évolution ascendante; et si les hommes de génie ne
sont pas aussi des géniaux du caractère. Mais de quelque façon
qu'on entende cette proposition très vague, il est douteux
qu'elle soit vraie. Trop d'exemples nous ont démontré que les
plus beaux génies peuvent être de tristes caractères. En somme
les relations du caractère et de l'intelligence, malgré les occa
sions nombreuses où l'on s'en est occupé, restent bien peu
connues et même très mal formulées.
Nous ne traiterons pas ici ce sujet dans toute son ampleur;
certaines conditions matérielles nous en ont empêché ; ce n'est
pas l'imbécile hospitalisé, c'est l'imbécile dans sa famille ou en
colonie familiale qu'il faudrait connaître. Nous n'avons vu
nos sujets que dans le milieu très spécial de l'hôpital, moins
encore, dans l'étroit milieu de notre cabinet, où nous les avons
appelés ; ils étaient là, assis près d'une table, répondant à nos
questions, causant, ou se soumettant à diverses expériences,
un peu comme des candidats à des examens. Un professeur se
ferait une idée un peu étroite de la jeunesse contemporaine s'il
ne la voyait que pendant une séance de baccalauréat. Nous
ressemblons un peu à cet examinateur.
Il est donc essentiel de commencer par limiter notre sujet
d'étude, en remarquant que nous n'avons pas en vue cet
ensemble de phénomènes qui constitue le caractère, mais les
manifestations de caractère qui se sont produites par rapport à
notre personnalité. Disons plus simplement que notre attention
s'est portée sur les dispositions dociles ou hostiles qu'ont affectées A. HINET ET TH. SIMON. — L'INTELLIGENCE DES IMBÉCILES 5
les imbéciles à notre égard; et nous avons voulu savoir si leurs
dispositions sont en relation avec leur niveau intellectuel. Les
rétifs sont-ils tous des idiots, et les dociles sont-ils tous des
imbéciles? Ou encore y a-t-il plus de rétifs parmi les idiots,
plus de dociles parmi les imbéciles? Nous ne le croyons pas.
Nous allons montrer par des exemples très nets, que ces deux
formes de caractère se rencontrent à tous les degrés do la
déficience.
Le caractère des idiots. — Prenons tout de suite des
exemples, ou plutôt esquissons
un portrait.
Vouzin est un jeune homme
de vingt-sept ans dont l'aspect
extérieur n'est gâté par aucun
stigmate physique bien apparent.
Il est de petite taille; la figure
est imberbe, juvénile, sans ride;
l'expression est douce, et à pre
mière vue, ne parait pas anor
male. Le portrait que nous don
nons de lui (fig. 1) est fait d'après
un instantané; les rides de son
front font partie d'un clignement
provoqué par la lumière directe
du soleil. Il faut en faire abstract
ion. Le portrait ne vaut que
Kig. I. — Vou/.in, idiol, âgé de comme représentation de la régul
vin.yl ans, muet par défaut arité des traits. En revanche. (.rintrlligence; il est au-dessous
Vouzin a beaucoup de tics, qui du niveau d'un enfant de
deux ans. sont comme autant de stigmates
physiologiques s'ajoutant à une
anatomic normale. 11 l'ait entendre presque continuellement des
bruits gutturaux; il remue une provision de salive dans sa
bouche; assis, il a un balancement du tronc d'avant en arrière;
fréquemment, il regarde avec une attention brève l'extrémité
de ses doigts. Tous ces tics nous paraissent s'expliquer en partie
de la même manière que ceux de certains aveugles; ce sont des
tendances motrices qui pourraient se produire à la rigueur chez
des normaux; mais les normaux les arrêtent, et les suppriment.
Les aveugles n'arrivent pas à les supprimer, parce qu'ils ne les
voient pas, ils ne s'en rendent pas compte. Par exemple, un
musicien aveugle montre une expression de souffrance au 6 MEMOIRES ORIGINAUX
moment où il exécute un passage difficile. L'idiot ne les sup
prime pas, ces tics, pour plusieurs raisons : d'abord, quoique
pouvant les, percevoir, il n'a pas assez d'intelligence pour juger
que « ça ne doit pas se faire ». Ensuite, quelques tics sont pr
obablement incoercibles. Enfin, le nombre même des tics, et leur
bizarrerie expriment un état particulier du système nerveux.
Nous avons photographié Vouzin dans un enclos, entouré
d'une petite barrière en bois ; cet entourage a presque une
valeur symbolique, notre idiot y. est emprisonné, comme
un animal du Jardin des plantes. Presque malgré nous, nous le
comparons à lin animal un peu familier, qui a subi un com
mencement de dressage. Si on l'appelle, il vient, il s'approche :
et même, quand il est dans un quartier d'asile, il accourt toutes
les fois qu'on ouvre une porte; il se présente à la porte, pour
voir qui entre, montrant ainsi une curiosité naïve d'animal. Si
on lui dit bonjour en lui tendant la main, il ne répond
pas verbalement au bonjour, il ne sait pas parler, mais il com
prend la signification de la main tendue; il vous donne
un doigt, un seul, ce qui serait chez d'autres manque d'éduca
tion ou dédain voulu, ce qui n'est chez lui que maladresse. Si
on lui présente un objet, tantôt il ne le prend pas, tantôt
au contraire il s'en empare avec un geste maladroit ; il tend la
main à plat, les doigts joints; on dirait qu'il s'attend à recevoir
deux sous dans la paume de sa main. D'autres fois, il ne se sert
pas de ses mains, ni de ses bras qu'il laisse pendre gau
chement ; si c'est un aliment qu'on lui offre, il avance la bouche
pour le happer; on dirait un animal. La figure 2 reproduit une
de ces attitudes; Vouzin ne l'avait pas prise sur commande,
mais spontanément. Du reste, il ne comprendrait pas un ordre
verbal de cette complication. Sa préhension est extrêmement
défectueuse ; si on lui donne un objet, il le tient dans sa main;
si on lui en offre un second, il le prend sans lâcher le premier;
un troisième objet est reçu de même, et ainsi de suite, sans
qu'il ait l'idée de se débarrasser en déposant un des objets sur
la table.
Vouzin est obéissant. Si on lui donne un ordre par geste, il
peut l'exécuter.
Il comprend, quand il est assis, le geste qui lui ordonne de
se mettre debout; quand il est debout, nous lui montrons une
chaise, en l'invitant à s'asseoir, il comprend encore, et il
s'assied brusquement, repliant d'un mouvement sec ses jambes
sous la chaise. BINET ET TH. SIMON. L INTELLIGENCE DES IMBECILES 7 A.
On peut lui enlever son béret, qu'il a sur la tête, et forcer
Vouzin à aller chercher la coiffure; il le fait sans résister, va
chercher le béret et le remet sur sa tête. Nous recommençons
une dizaine de fois le même jeu. A la longue, Vouzin esquisse
une timide résistance; il penche un peu sa tête loin de nous
pour défendre son béret; mais il ne se défend pas avec ses
Fig. 2. — On présente un biscuit à l'idiot Vouzin, et celui-ci, au lieu de
prendre le biscuit avec sa main, avance la bouche et fait de la préhens
ion animale.
mains, et il ne se lève pas pour s'éloigner de nous. Si on
■cache son béret, devant lui, sous une pile de livres, il va l'y
chercher. Nous mettons sa coiffure à cheval sur la traverse
horizontale d'une toise. Il refuse d'aller le prendre, et secoue
la tête en signe de négation. A-t-il peur? C'est possible. En
tout cas, le voilà rétif.
Mais il est loin d'être rétif à la manière de la petite M..., jeune
idiote avec turbulence. Celle-ci est une enfant de six ans que la
pelade a gratifiée d'une calvitie complète. Elle entre dans notre 8 MÉMOIRES ORIGINAUX
cabinet sans nous regarder, et se promène par la pièce en grin
çant des dents. Nous nous approchons d'elle en lui présentant
un biscuit. Elle le prend, et d'un mouvement vif, le jette à
terre. Divers autres objets qu'on lui offre successivement ont le
même sort ; ils sont pris, puis jetés par terre avec force. L'enfant,
a ce moment-là, n'exprime pas de colère. Du reste, sa figure
est totalement inexpressive. Elle passe son temps à mettre ses
doigts dans sa bouche, et à grincer des dents. Nous cherchons
à éveiller quelque sentiment en elle, nous lui mettons le poing
sous le nez, mais elle paraît ne pas comprendre cette mimique,
et en tout cas elle reste impassible. Nous la suivons dans la
salle. Elle va au hasard, se met dans un coin, fixe sur nous un
regard volontaire; puis, voyant une chaise auprès d'elle, elle
la renverse, sans rien dire. Un peu plus loin, elle rencontre un
tablier, posé sur une chaise; elle prend le tablier et le jette par
terre. Elle rencontre ensuite une corbeille, dans laquelle se
trouve un biscuit. Elle prend le biscuit, et le jette au loin. On
est obligé de la surveiller, et de l'empêcher d'aller vers des
objets fragiles, pour qu'elle ne se livre pas à d'autres actes de
destruction.
Ainsi, voilà deux sujets idiots dont l'un est assez docile,,
tandis que l'autre est un exemple peu agréable de sujet rétif.
Caractères des imbéciles et des débiles. — Même distinction
chez les imbéciles et les débiles ; il y a des imbéciles qui sont
dociles, qui exécutent les ordres que nous leur donnons, et
avec lesquels nous obtenons le maximum, dans les expériences
diverses auxquelles nous les soumettons ; et il y en a d'autres
qui sont constamment insoumis, rebelles, en révolte, qui ne
veulent exécuter aucun de nos ordres, et répondent : « Je ne
sais pas », par mauvais vouloir, à toutes nos questions. Il faut
être bien averti de l'existence de ces deux types de caractère, et
des conséquences que cela peut avoir pour les études de psychol
ogie.
Citons quelques exemples qui montreront en outre les
grandes variétés de caractère que l'on réunit sous le même
terme. Parmi les rétifs, à signaler : Crétin, une imbécile de
vingt ans, qui a l'air farouche d'un animal non apprivoisé, qui
est toujours sur la défensive, se méfiant de nous, ayant peur
de nous, et qui à chaque instant veut s'en aller, et se lève; on
a toutes les peines du monde à la faire rasseoir. Beauvisage,
autre imbécile de vingt ans, mais d'un degré un peu supérieur
à la précédente (imbécile du degré moyen), montre à peu près A. BINET ET TH. SIMON. — L'INTELLIGENCE DES IMBÉCILES 9
le même caractère sauvage et craintif; elle est cependant un
peu moins hargneuse, et plus prompte aux larmes; lorsqu'on
veut mesurer sa tête, elle prend peur, refuse de venir, commence
Fig. 3. — Crétin, jeune imbécile de degré moyen, âgée, de seize ans.
Elle peut donner son nom, son sexe, montrer son nez, mais ne peut
comparer deux poids, copier un carré ni compter quatre sous. Carac
tère rétif. Niveau intellectuel de quatre an?.
à pleurer; il faut lui offrir deux sous pour la décider à se sou
mettre à cette opération peu pénible. Duguet, autre imbécile
femme, de même degré que Beauvisage, et plus âgée qu'elle,
n'éprouve pas à proprement parler de crainte. Elle sourit con-

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