La Galeria del Silex (Atapuerca, Burgos, Espagne) : étude anthropologique - article ; n°4 ; vol.5, pg 225-235

De
Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris - Année 1988 - Volume 5 - Numéro 4 - Pages 225-235
LA GALERIA DEL SILEX (ATAPUERCA, BURGOS, SPAIN) : ANTHROPOLOGICAL STUDY Summary. — The present research concerns the anthropological study of human remains found in « Galeria del Silex » (Atapuerca Cave, Burgos, Spain). This Gallery could have been used as a Sanctuary by the populations who lived in the region of Atapuerca from the Neolithic to Final Bronze Age. From this latter epoch to the present, the gallery entrance has been inaccessible because of a land-slide, thus providing the opportunity of studying this material in its indisturbed state. At least twenty five individuals were identified from the « Galeria del Silex » sample ; 32 % adults and 68 % infants and juveniles. The adults show a mediterranean gracile morphology characteristic of many other synchronie populations of Iberian Peninsula.
Résumé. — Les restes humains étudiés ont été trouvés dans la Galerie du Silex (Galeria del Silex), une des ramifications de la Grotte de Atapuerca (Burgos, Espagne). Cette partie du gisement fût probablement utilisée comme sanctuaire par les populations ayant vécu dans la région depuis le Néolithique jusqu'au Bronze Final, période après laquelle elle a été fermée jusqu'à nos jours, en raison de l'écroulement du plafond de l'entrée. D'où l'intérêt que présente l'analyse du matériel. L'étude anthropologique a permis d'identifier la présence d'au moins 25 individus, dont 32 % étaient des adultes et 68 % des enfants ou des adolescents. Les adultes présentent les caractéristiques méditerranéennes graciles de différentes populations synchrones de la Péninsule ibérique.
11 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : vendredi 1 janvier 1988
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Virginia Galera
La Galeria del Silex (Atapuerca, Burgos, Espagne) : étude
anthropologique
In: Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, XIV° Série, tome 5 fascicule 4, 1988. pp. 225-235.
Abstract
LA GALERIA DEL SILEX (ATAPUERCA, BURGOS, SPAIN) : ANTHROPOLOGICAL STUDY Summary. — The present research
concerns the anthropological study of human remains found in « Galeria del Silex » (Atapuerca Cave, Burgos, Spain). This
Gallery could have been used as a Sanctuary by the populations who lived in the region of Atapuerca from the Neolithic to Final
Bronze Age. From this latter epoch to the present, the gallery entrance has been inaccessible because of a land-slide, thus
providing the opportunity of studying this material in its indisturbed state. At least twenty five individuals were identified from the «
Galeria del Silex » sample ; 32 % adults and 68 % infants and juveniles. The adults show a mediterranean gracile morphology
characteristic of many other synchronie populations of Iberian Peninsula.
Résumé
Résumé. — Les restes humains étudiés ont été trouvés dans la Galerie du Silex (Galeria del Silex), une des ramifications de la
Grotte de Atapuerca (Burgos, Espagne). Cette partie du gisement fût probablement utilisée comme sanctuaire par les
populations ayant vécu dans la région depuis le Néolithique jusqu'au Bronze Final, période après laquelle elle a été fermée
jusqu'à nos jours, en raison de l'écroulement du plafond de l'entrée. D'où l'intérêt que présente l'analyse du matériel. L'étude
anthropologique a permis d'identifier la présence d'au moins 25 individus, dont 32 % étaient des adultes et 68 % des enfants ou
des adolescents. Les adultes présentent les caractéristiques méditerranéennes graciles de différentes populations synchrones
de la Péninsule ibérique.
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Galera Virginia. La Galeria del Silex (Atapuerca, Burgos, Espagne) : étude anthropologique. In: Bulletins et Mémoires de la
Société d'anthropologie de Paris, XIV° Série, tome 5 fascicule 4, 1988. pp. 225-235.
doi : 10.3406/bmsap.1988.1679
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bmsap_0037-8984_1988_num_5_4_1679Bull, et Mém. de la Soc. d'Anthrop. de Paris, t. 5, série XIV, n° 4, 1988, pp. 225-236
LA GALERIA DEL SILEX
(ATAPUERCA, BURGOS, ESPAGNE)
ÉTUDE ANTHROPOLOGIQUE (1)
Virginia Galéra (*)
Résumé. — Les restes humains étudiés ont été trouvés dans la Galerie du Silex (Gale-
ria del Silex), une des ramifications de la Grotte de Atapuerca (Burgos, Espagne). Cette
partie du gisement fût probablement utilisée comme sanctuaire par les populations ayant
vécu dans la région depuis le Néolithique jusqu'au Bronze Final, période après laquelle
elle a été fermée jusqu'à nos jours, en raison de l'écroulement du plafond de l'entrée.
D'où l'intérêt que présente l'analyse du matériel. L'étude anthropologique a permis d'ident
ifier la présence d'au moins 25 individus, dont 32 °7o étaient des adultes et 68 °7o des enfants
ou des adolescents. Les adultes présentent les caractéristiques méditerranéennes graciles
de différentes populations synchrones de la Péninsule ibérique.
Mots-clés : Néolithique-Bronze, anthropologie physique, paléodémographie, h:pr ne,
Nord-Central Plateau.
LA GALERIA DEL SILEX (ATAPUERCA, BURGOS, SPAIN) :
ANTHROPOLOGICAL STUDY
Summary. — The present research concerns the anthropological study of human
remains found in « Galeria del Silex » (Atapuerca Cave, Burgos, Spain). This Gallery could
have been used as a Sanctuary by the populations who lived in the region of Atapuerca
from the Neolithic to Final Bronze Age. From this latter epoch to the present, the gallery
entrance has been inaccessible because of a land-slide, thus providing the opportunity of
studying this material in its indisturbed state. At least twenty five individuals were
identified from the « Galeria del Silex » sample ; 32 % adults and 68 % infants and
juveniles. The adults show a mediterranean gracile morphology characteristic of many other
synchronie populations of Iberian Peninsula.
Key-words : Neolithic-Bronze Age, physical anthropology, paleodemography, Spain,
North-Central Plateau.
I. — INTRODUCTION
La Grotte de Atapuerca se trouve située à 12 km à l'est de Burgos, sur le
plateau nord Espagnol. Cette grotte est formée (fig. 1) d'une salle d'entrée et de
plusieurs galeries parmi lesquelles on peut distinguer la Grotte Majeure (Cueva
Mayor) et la Galerie du Silex (Galeria del Silex).
(*) Departamanto de Biologia Animal (Antropologia). Universidad de Alcalá de Henares. 28871
Alcalá de Henares (Madrid-Espa'ïïa).
(1) Communication présentée au XVIIIe colloque des Anthropologistes de langue française, PEscala
(Espagne), 21-24 octobre 1987. 226 SOCHI F IVAM'IHKOPOI (К, И- |)[ PARIS
Figure 1. — Carte schématique de la Grotte de Atapuerca et de la Galerie du Silex.
SALLE PREMIERE
L'intérêt du présent travail vient du fait que ce gisement a été fermé, depuis
l'époque du Bronze Final, en raison des écroulements du plafond de l'entrée ;
quand les archéologues et les anthropologues y sont entrés, ils ont trouvé un des
rares gisements resté intact depuis cette époque et le relevé de tous les renseigne
ments et de toutes les données a été fait en détail et de manière exhaustive.
Grâce aux nombreuses campagnes de fouilles qui ont été réalisées dans le gis
ement on a pu démontrer que l'homme habitait déjà dans ce lieu pendant le Plei
stocene Moyen (Aguirre et de Lumley, 1977). Après cette période, la Grotte de
Atapuerca a été de nouveau utilisée (Apellániz et Uribarri, 1976 ; Apellániz et
Domingo, 1987). Ainsi du Néolithique au Bronze Final, Atapuerca a été habitée
par des groupes de personnes, qui, selon Apellániz et Uribarri (1976), auraient
utilisé la salle d'entrée comme lieu d'habitation, la Galerie du Silex comme sanc
tuaire et une troisième galerie qui s'ouvre sur la Galerie du Silex et dans laquelle
on n'a pas encore fait de fouilles, comme nécropole.
Dans notre étude nous concentrons l'attention sur le sanctuaire de la Galerie
du Silex, dans lequel on a trouvé un grand nombre de peintures, gravures, restes
de céramique, faune et restes humains. Ces derniers font l'objet du présent arti
cle qui comporte une étude anthropologique en référence à l'évolution des popul
ations de la Péninsule ibérique.
II. — PROBLÈMES DES RESTES HUMAINS
PAR RAPPORT AU GISEMENT
La distribution des restes humains dans la Galerie du Silex délimite claire- I Л Г.Л1 I К1Л 1)1 I Sil I X : I UJDI' ANIHKOPOl (X.IQWI 227
ment quatre zones (fig. 1) : la première salle, le gouffre A, le gouffre В et le
reste de la Galerie.
Quant à l'interprétation de ces restes par rapport au Sanctuaire, elle est comp
lexe du fait que la Galerie a été utilisée pendant une longue période de temps,
ce qui a pu occasionner une utilisation par des groupes humains successifs avec
des buts différents.
Selon Apellániz et Uribarri (1976), pour les restes humains trouvés dans la
première salle (tableau 1), il s'agirait probablement de tombeaux collectifs ; l'occu
pation de cette première salle dénoterait une claire intention sépulcrale. Quant
au type de rite funéraire pratiqué, les auteurs pensent que probablement les corps
étaient déposés sur le sol et recouverts d'une mince couche de terre.
Dans le gouffre A, à plus de 20 mètres de profondeur, deux individus ont
été trouvés (tableau I) ; l'un d'entre eux (individu 4) se trouvait à plat-ventre sur
le sol, et tous les os du squelette post-crânien s'étaient conservés en connexion
anatomique ; en revanche l'autre individu (individu 5) se trouvait éloigné du pre
mier et son squelette ne présentait aucune connexion anatomique, donnant
l'impression d'avoir été déplacé par l'action de l'eau, contre un des murs du gouff
re. Probablement ces deux individus sont tombés dans ce gouffre et ils y sont
morts.
Dans une anfractuosité du gouffre В sont apparus les restes de trois indivi
dus différents (tableau I). Le fait que la majorité de ces appartiennent à
un seul individu, (les individus 2 et 3 n'étant représentés que par quelques frag
ments de mandibule et un fragment de coxal, respectivement), et qu'ils n'ont pas
été trouvés au fond du gouffre, permet de supposer qu'il y a eu dépôt intentionn
el (sans pouvoir mieux définir la signification de ce dépôt).
Enfin, des restes humains ont été découverts dispersés tout le long de la galer
ie. Ils appartenaient au moins à dix individus (tableau I) dont l'étrange localisa
tion nous conduit à penser à une possible activité funéraire ou rituelle, car des
fragments correspondant à une même pièce osseuse ont été trouvés dans des lieux
très éloignés les uns des autres. De plus, quelques-uns de ces individus (tous les
enfants identifiés à l'aide de la mandibule) ont été trouvés dans une zone très
précise de la galerie, relativement près les uns des autres.
III. — MATERIEL ET METHODES
Les restes humains étaient dans de très mauvais états de préservation ; la plu
part des pièces osseuses fragmentées et recouvertes parfois d'une couche
de boue, d'autres d'une couche de concrétions stalagmitiques.
L'étude anthropologique, autant morphologique que métrique, a été faite en
suivant les techniques de Martin et Sailer (1957), et les recommandations plus
récemment publiées (Ferembach, 1974 ; Brothwell, 1981 ; Olivier et Démoulin,
1984 et Thoma, 1985). Pour déterminer le sexe et l'âge ont été utilisés les critè
res recommandés par Ferembach et al. (1979).
Enfin, pour connaître l'apport de la série de la Galerie du Silex à la connais
sance de l'évolution des populations de la Péninsule ibérique, nous avons pro
cédé à une comparaison avec la série néolithique du plateau qui a été étudiée
par Garralda (1974). La méthode statistique employée pour cette comparaison a
été la grandeur, la forme et la distance généralisée de Penrose (1954), mais le SOCIÉTÉ D'ANTHROPOLOGIE DE PARIS 228
Tableau I. — Localisation des restes humains dans la Galerie du Silex. Distribution par
âges et sexes.
INDIVIDU SEXE AGE PROVENANCE
1 Adulte GOUFFRE-B 9
2 cr
3 7 Jeune
cr 4 Adulte GOUFFRE-A
o* 5 Jeune
PREMIÈRE SALLE 6 Adulte 9
Jeune 7 o-?
cr g Adulte
Enfant 9 7
7 10
Enfant 11 7 12 7
Jeune 13 9?
14 en Adulte
Jeune-Adulte 15 7
cr 16 Adulte GALERIE
17 7
18 7 Enfant
7 19
20 7 Enfant
21 7
7 Enfant 22
23 7
24 7 Enfant
25 7
test « t » (Sokal et Rohlf, 1981) et celui de Howells (1980) ont été aussi utilisés
(Galéra, 1987b) dans un travail précédent.
IV. — RESULTATS ET DISCUSSIONS
L'étude anthropologique du matériel de la Galerie du Silex nous a permis de
déterminer la présence d'au moins 25 individus, chiffre qui est à compléter avec
l'inventaire des restes postcrâniens.
Dans le tableau I on peut constater que sur ces 25 individus, 32 °7o appartien
nent à des sujets adultes, 20 °/o à des adolescents et 48 °7o à des enfants ; remar
quons que la fréquence de la mortalité au-dessous de 1 an est nulle, et 48 % cor
respondent à une mortalité entre 1 et 14 ans. Il est intéressant aussi de signaler LA GALERIA DEL SILEX : ÉTUDE ANTHROPOLOGIQUE 229
l'absence d'individus âgés et par conséquent, celle aussi d'une pathologie asso
ciée à ces individus (Garralda et Galéra, 1986). Ce type de distribution de la mort
alité pourrait être interprété, en principe, comme une mortalité différentielle. Mais,
si nous comparons nos données avec les fréquences obtenues pour d'autres popul
ations préhistoriques et historiques (Brothwell, 1986-1987), nous voyons que dans
celles-ci les fréquences de mortalité les plus élevées sont (en général) celles des
individus d'âge inférieur à 1 an. Cela nous amène à chercher d'autres raisons ou
facteurs responsables de cette distribution anormale. Parmi ceux retenus (Acsadi
et Nemeskeri, 1970 ; Hassan, 1981), nous pourrions isoler les considérations tapho-
nomiques, celles dues à la grandeur de l'échantillon, à la diagnose de l'âge, et/ou
à des facteurs culturels peu usuels.
Dans le cas qui nous occupe, tous ces facteurs pourraient avoir contribué à
l'obtention de cette distribution de fréquences pour la mortalité, mais nous devons
remarquer deux faits importants : d'un côté, la proportion d'individus adultes
(32 %) est basse par rapport aux juvéniles (68 %) ce qui tendrait à souligner que,
s'il y a eu une influence taphonomique, celle-ci n'a pas été la seule cause d'une
telle distribution. De l'autre, l'étude tant du matériel céramique que des gravures
et peintures, trouvées à la Galerie du Silex (Apellániz et Uribarri, 1976 ; Apellá-
niz et Domingo, 1987) a permis aux archéologues de conclure qu'il s'agit d'un
sanctuaire, ce qui plaide en faveur d'une possible cause culturelle peu usuelle (un
rituel dans lequel les enfants de plus d'un an et des adolescents auraient un rôle
direct ?).
D'autre part, on a relevé la présence d'un nombre plus élevé d'hommes que
de femmes (tableau I). Nous pensons que ce fait n'est pas significatif de l'ensemble
total des individus qui ont été localisés ici, car dans beaucoup de ces cas, 60 %,
la détermination du sexe a été impossible en fonction de l'état de conservation
et/ou de l'immaturité du squelette.
Faisant référence à l'étude anthropologique proprement dite notre population
présente (Galéra, 1987b) des crânes de dimensions moyennes, peu robustes mais
avec une grande capacité crânienne (tableaux II et III). En vue supérieure ils mont
rent généralement un contour ovoïde, un front large (eurymétope) et un indice
céphalique qui les inclut dans la méso- ou dolicho-crânie. En vue latérale, ils ont
un profil sagittal régulier avec un léger aplatissement post-obélique et un occipit
al courbe et un peu saillant ; la voûte crânienne est moyenne, presque élevée.
En vue postérieure, ils sont généralement domiformes, avec les bosses pariétales
peu accusées et dans certains cas, existe une légère carène sagittale. En vue anté
rieure nous devons signaler que, bien que la plupart des crânes soient incomp
lets, les données nous indiquent la présence de faces moyennes et d'orbites
mésoconques.
Par rapport au squelette post-crânien les caractères morphologiques (Galéra,
1987b) comme les caractères métriques (tableau IV) nous indiquent qu'il s'agit
d'une population peu robuste et de taille moyenne, présentant une taille légèr
ement supérieure à celle qui a été obtenue par Garralda (1974) pour la série du
Néolithique du plateau.
Ayant comme base tous ces renseignements, toujours avec les réserves dues
à la faiblesse du nombre d'adultes et à l'absence de données sur le squelette facial,
nous pouvons conclure que notre échantillon regroupe des individus avec des carac
téristiques méditerranéennes graciles. IVANTHROPOI OCilC DE PARIS 230
ТЛ151 ьли II. — Dimensions et indices du crâne cérébral.
INDIVIDUS 7 (О?) 8 (О) 16 <р) 4 (Cl 5 (О) 6(9)
CARACILkLS
Longueur max. 198 190 — 178 186
— Longueur na-ba 98 — 104 98 99
Largeur max. 150 138? 135 144 140 147? frontale min. 112 97,5 96 98 100,5? 101
— 122 — Largeur max. 133 119 126
— Hauteur ba-br 149 139 — 129 135,5
— auriculaire 123,39 115,58 113,43 118,70 —
— Cire, horizontale 569 510 537? — 528?
— 324 — Arc. transversale 342 320 321
— — — — A. sagittal 412 369
— A. sag. frontale 137 125 125 126 135,5
— — — A. sag. par. 148 121 141
— — — — A. sag. осе. 124 121
— — — A. sag. squame 78 73 72
— Corde sag. frontale 115 109,5 108 107 116
— — — С sag. par. 131 109 126
— — — С. sag. осе. 101? 103
— — — С. sag. squame 72,5 69 64
— — Capacité crânienne 1 696,95 1 337,92 1 468,25 1 495,33
— — Mod. Schmidt 165,67 147,33 155,33 155,5
— I. céphalique 75,75 75,84 77,42 73,68
— — I. hauteur longueur (ba) 75,25 72,47 72,85 73,16
— — I. haut. -largeur (ba) 99,33 95,55 94,10 99,29
— — I. -longueur (po) 63,32 64,93 60,98 62,47
— — I. haut. -largeur (po) 82,26 85,61 78,77 84,79
— — I. frontal transverse 84,21 80,67 77,78 82,38
I. front .-par. trans. 74.67 70,67 71,11 68,05 71,79 68,71
I. sag. front. 85,61 — 83,94 87,60 86,40 84,92
— — I. sag. par. 88,51 89,36 — 90,08
— — — I. sag. oce. 81,45 85,12
— — — I. sag. squame 92,95 94,52 88,89 Л С1Л1 CRIA l)[l SU EX : CTUDL ANIHROI'OI (KilQUI 231 I
Tableau III. — Dimensions et indices du crâne facial et de la mandibule.
individus 4W 5 ip) 6(9) 7(3?) 13(9?) 16 (o) Afctf)
CARACTÈRES
Longueur pr-ba — — 91
Hauteur na-pr — — 65 61
Largeur orbitaire 42? 37,5 37? 40 38
— 30 Hauteur 33? 31 32
23 — — Largeur Mf-Mf —
— 92,5 — Ect-Ect —
Hauteur nasal — 44,5 47,5?
Largeur nasal — 20 26
Longueur maxiloal. 56
Largeur 62? palais 49 47
Largeur palais 40 bicondylien. — 100
Largeur bigoniaque 91 80
Hauteur sinf. 34 28 29?
62,5?* branche 70? 50,5
25* 31,5* Largeur 28
Longueur mandibul. 104? 92,5
— 84,21 — orbitaire 78,57 82,67 75
nasal — 44,94 54,74
maxiloal. 110,71
palatin 81,63
gnathique — 91,92 — —
mandibulaire — — 92,5 —
côié droit. SOCIÉTÉ D'ANTHROPOLOGIE DE PARIS 232
Tableau IV.. — Dimensions et indices du squelette post-crânien.
CÔTE AGE SEXE LONG. MAX. TRANSV . STATURE INDIVIDUS OS PERM. MIN.0 ANT.-POST0
1572,66* 1 Tibia D Adulte 0 347 68? 38 23
— — — — 1 Tibia G 0 67
— — — — 5 Humérus D Jeune 0 234?
_ — — — D Jeune 0 203? 5 Ulna
— — — — 5 Tibia G Jeune 0 278?
— — — 6 Fibula G Adulte 0 287,5 1420+ +
— — — — G Humérus D Jeune 7 237?
— — — — H D Enfant 7 202
— — — — I Humérus G 7 198
— — — — J Humérus G Jeune ? 246
— — — — L Ulna D Enfant 7 178
— — — 0 Fémur D Adulte 7 23 25
— 187,5» — — R D 1085 + Enfant 7
— — — — T Tibia G 7 158?
— — — — W Tibia G Enfant 138 7
— — X Tibia D Adulte 0 70 35,5 22
1570,23* Y Tibia G 0 345 63 34 19,5
— — — Tibia 7 Z Adulte 0 80
— — — CMS-82A Fibula G 0? 361 1678,60±67,4x
— — — D 18,5 16,5 CMS-45A Humérus Adulte
— — — CMS-31A Ulna D 21,5 19,5
177?» — — _ CMS-6A Fémur D Enfant 1045 +
— — — — Tibia D 144?
— — — CMS-645 Ulna D Adulte 27 25
— — CMS-82A Tibia G Adulte 0? 368 72 1 674,44 ± 65,66 x
D = Droit ; G = Gauche ; • = longeur en position ; * X d'après Manouvrier et Pearson (Olivier, 1960) ;
+ + d'après Manouvrier ; + d'après Stewart (Olivier et Démoulin, 1984) ; X d'après Olivier et Coll. (1975, 1978).
La comparaison statistique de nos individus adultes, plus complets (tableau V),
avec la série du plateau (Garralda, 1974) montre qu'il n'y a pas de différences
significatives entre ces individus et la population de référence pour les variables
utilisées, exception faite des valeurs correspondantes à la grandeur et le С н du
numéro 4. Celui-ci est un individu grand et robuste, comme le montrent aussi
les données du squelette post-céphalique (Galéra, 1987b), sans que la « forme »
du crâne soit significativement différente de celle de la moyenne de la populat
ion de base.
V. — CONCLUSIONS
L'étude anthropologique des restes humains qui ont été trouvés dans la Galer
ie du Silex nous permet de conclure que les groupes humains qui ont habité à I
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LA GALERIA DEL SILEX : ÉTUDE ANTHROPOLOGIQUE 233
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