La nidification - compte-rendu ; n°2 ; vol.60, pg 418-419

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L'année psychologique - Année 1960 - Volume 60 - Numéro 2 - Pages 418-419
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : vendredi 1 janvier 1960
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La nidification
In: L'année psychologique. 1960 vol. 60, n°2. pp. 418-419.
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La nidification. In: L'année psychologique. 1960 vol. 60, n°2. pp. 418-419.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1960_num_60_2_6870418 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Au cours des lâchers, à des distances de 5,5 à 100 milles, les pigeons
du groupe expérimental sont partis en moyenne, à environ 90° de la
direction prise par le groupe de contrôle (en réalité 72° et 93°), à gauche
pour le groupe à rythme anticipé, à droite pour le groupe retardé, et à
peu près à l'opposé (168° au lieu de 180°) pour le à rythme
inversé.
Mais les répartitions individuelles s'étalaient assez autour de la
direction centrale du groupe.
En ce qui concerne les retours, les pertes ont été corrélativement
bien plus nombreuses pour les groupes expérimentaux que pour les
groupes de contrôle, toutefois les retours, parfois assez rapides, en dépit
de la mauvaise direction initiale, montrent que l'orientation solaire,
qui est nette, n'est pas le seul facteur en jeu dans le homing.
H. P.
Wagner (H. O. von). — Die Einwanderung des Haussperlings in
Mexico (L'immigration du Moineau domestique au Mexique). —
Z. Tierpsychol, 1959, 16, 584-91.
C'est vers les années 1910 que les moineaux européens ont immigré
au Mexique, simultanément au Nord-Est et le long de la côte pacifique.
Les influences environnantes ont entravé cette avance, particulièrement
les hautes montagnes. Le long du Pacifique ils progressent de 200 km
par an environ. Apparemment les oiseaux sont capables de traverser
des zones sèches, si cette sécheresse n'est pas excessive, et s'il y a des
établissements humains sur leur chemin. Seules les régions extrêmement
arides ainsi que les forêts vierges où l'homme ne s'est pas installé,
constituent des barrières écologiques. Des températures élevées empê
chent l'immigration et peuvent même l'inhiber. Quand les conditions
sont trop mauvaises, les jeunes quittent les zones où ils sont nés. Ils
ne sont pas conduits par des animaux adultes. Pendant une courte
période de leur vie, ils mènent alors une vie nomade, puis colonisent
de nouvelles zones. Les facteurs environnants tels que l'aspect du
passage ou le caractère de la végétation jouent un rôle sur la direction
de leur vol.
N. B.
La nidification.
Wagner (H. O. von). — Nestplatzwahl und den Nestbau auslösende
Reize bei einigen mexikanischen Vogelarten (Choix de l'empla
cement du nid et stimuli déclenchant la nidification chez quelques
Oiseaux du Mexique). — Z. Tierpsychol, 1959, 16, 297-301.
Dans les régions subtropicales, la nidification des oiseaux coïncide
souvent avec le début de la saison des pluies. Tel est notamment le cas
du Colibri à gorge bleue Lampornis clemenciae qui n'édifie d'ailleurs
son nid que dans des endroits bien abrités de la pluie. En dehors de cela,
les exigences écologiques du Colibri mexicain sont très peu spécifiques ; LE COMPORTEMENT ANIMAL 419
il fait son nid aussi bien dans des régions semi-arides, pourvues d'une
végétation de Cactus et de Plantes épineuses, que dans des forêts de
Conifères toujours humides. Le support du nid peut être absolument
quelconque.
Chez quelques espèces de Colibris la saison des amours débute aussitôt
que les oiseaux peuvent trouver des matériaux convenables pour
construire le nid : de la mousse humide, des brins d'herbe élastiques et
flexibles. Bien entendu, ce moment coïncide avec les premières pluies.
A la suite de l'éruption d'un nouveau volcan, des Hirondelles de
l'espèce Petrochelidon pyrrhonota continuèrent à élever des jeunes dans
les anciens nids, entourés d'une couche de cendres volcaniques de plu
sieurs mètres d'épaisseur, pendant plusieurs années en dépit du manque
de végétation fraîche : les parents allaient quérir de la nourriture à
grande distance. L'environnement tout à fait inhabituel n'empêcha
pas une autre Hirondelle, Stelgidopteryx ruficollis, de s'établir dans la
région après l'éruption volcanique.
J. M.
Warren (R. P.), Pratt (J. G.). — The effect of Oestrogen and
Progesterone on Nest-Building of Domesticated Canaries (Effet
de l'œstrogène et de la progestérone sur la construction du nid
des Canaris domestiques). — Anim. Behav., 1959, 7, 209-213.
Pendant la saison de repos (novembre-janvier), les couples de
canaris étaient placés dans des cages métalliques munies de pondoirs
et disposaient pendant les périodes d'observation de 12 minutes, de
matériaux de construction : herbe, plume. Tout transport de matériau
et toute confection du nid étaient notés. Les oiseaux recevaient des
injections intramusculaires d'hormones (benzoate d'œstradiol et pro
gestérone) en quantités diverses, trois fois par semaine.
L'étude des résultats montre que les doses faibles d'oestrogène étaient
sans effet (de 0,1 à 0,3 mg). Mais des de 0,5 mg produisent une
grande activité de construction chez les oiseaux traités. Malheureusement
la dose est déjà très toxique. Comme le font remarquer les auteurs, les
hormones utilisées étaient des produits synthétiques utilisés pour les
mammifères, et il existe peut-être des différences chimiques entre les
œstrogènes des deux groupes. Il est aussi possible qu'il existe une période
réfractaire à l'action hormonale pendant la saison de repos. La proges
térone ne semble en aucune manière augmenter ou diminuer les résultats
donnés par l'œstrogène. Et la progestérone, seule, ne peut maintenir
la construction du nid préalablement induite par l'œstrogène. L'œstro
gène à haute dose a même induit quelques mâles à construire le nid.
N. R.

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