La personnalité. Tempérament et caractère. Volonté. - compte-rendu ; n°1 ; vol.43, pg 758-769

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L'année psychologique - Année 1942 - Volume 43 - Numéro 1 - Pages 758-769
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1942
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1° La personnalité. Tempérament et caractère. Volonté.
In: L'année psychologique. 1942 vol. 43-44. pp. 758-769.
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1° La personnalité. Tempérament et caractère. Volonté. In: L'année psychologique. 1942 vol. 43-44. pp. 758-769.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1942_num_43_1_7969758 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
années auparavant une de ses soeurs et son frère et avait coupé ce
dernier en morceaux... V.
1098. — P. MOOR. — Sucht (La manie). — Acta Ps., V, 4, «1944 ,
p. 36-49.
M. donne comme exemples de manies la gourmandise chez Ten-
farit, l'habitude de fumer chez l'adolescent, l'onanisme, etc. Il seritique
les définitions proposées par Dannemann, Gabriel et Kratemann.
Pour lui, la manie est un phénomène de compensation en rapport
avec le refoulement. C'est un besoin qui a grandi démesurément
parce que sa satisfaction constitue une compensation, d'ailleurs
insuffisante, au refoulement d'un autre besoin. L'immodération
caractérise mieux la manie que la violence du désir. Tout besoin
peut devenir une manie quand il en remplace un autre qui ;n' est pas
satisfait. Découvrir ce dernier, telle est donc la première chose à
faire quand on veut combattre une manie. R. P.
XIII. — Les synthèses supérieures et les classements hiérarchiques
1° La personnalité. Tempérament et caractère. Volonté
1099. — M. BAGANZ-LEHMANN, — Von den Voraussetzungen
jeder Mensehenbeurteilung (Des conditions préalables de toute
appréciation des êtres humains ). — Ind. Psyehot.., XVIII, 1, 1941,
p. 1-10.
Réflexions assez générales sur la « connaissance des hommes »
■dont un talent particulier est considéré comme condition première
nécessaire pour en assurer l'efficacité. D. W.
1100. — G. ZUNINI. — La personalita nella pstcologia (La personnal
ité dans la psychologie). — Ar. di Ps. N., III, 3, 1942, p. 163-188.
Z. entend poser des limites à l'étude psychologique de la per
sonnalité, en tant qu'elle ne révélerait qu'un aspect de celle-ci, et
non le plus important à ses yeux, la valeur morale s'imposant au
premier chef dans la considération des traits d'une personnalité.
H. P.
1101. — J. F. DASHIELL. — A neglected fourth dimension in psy
chological research (Une quatrième dimension négligée dans la
recherche psychologique). — Ps. Rev., XLVII, 4, 1940, p, 289-304.
Les variables de la nature humaine se déploient selon quatre
dimensions : celle de la situation présente par rapport au stimulus ;
l'habitude ou effet de l'expérience antérieure ; les facteurs génétiques ;
enfin, ce qu'on appelle de termes variés : attitude, disposition, ten
dance déterminante ou en anglais, set.
D. montre l'importance de ce facteur par une série d'exemples.
Pour lui, l'essentiel du set n'est pas la direction, mais plutôt l'état
de « préparation » (readiness). Peut-être pourrait-on préciser la notion
en faisant appel à l'analyse factorielie. G. P. LES SYNTHÈSES. LA PERSONNALITÉ 759
1102. — C. LEUBA. — The need for a systematic survey of innate
nature (Le besoin d'une enquête sur les qualité :s innées). — Ps.
Rev., XLVII, 6, 1940, p. 486-490.
B^atucoupd'auteurs rejettent aujourd'hui l'existence des instincts
chez l'h/OiOMfie. Certains contestent même la réalité d'une nature
humaine originale. Cette nature doit être comprise comrp.elepEQ.duit
-d'une interaction de l'hérédité et du milieu ; c'est l'ensemble despoten-
tialités humaines. Il serait important d'en faire l'inventaire, en
^'inspirant des travaux récents.
Une pareille recherche devrait s'appuyer sur l'anthropologie,
la physiologie, la psychologie animale et. la psychologie de l'enfant.
G. P.
1103. — E. E. ROBINSON. — An experimental iavestigatian tof
two factors which produce stereotyped behavior in problem situa
tions (.Investigation expérimentale de deux facteurs qui produisent
des comportements stéréotypés dans des situations posant des pro
blèmes). — J. of exp. Ps., XXVII, 1940, p. 394-410.
On voit souvent des invididus persévérer dans des erreurs, pour
suivre des- buts dans des voies où ils ne réussissent pas, etc. Quels sont
les {acteurs d'un tel comportement ? — Deux ont été antérieurement
distingués : confiance du sujet dans le succès, nombre des possibilité
de succès. L'auteur étudie expérimentalement ces facteurs, .et
trouve ::l)<pe le temps dépensé pour un problème dépend du degré
de l'assurance du sujet, de sa confiance, dans le succès; 2) que, le
temps dépensé est en raison inverse du nombre d'alternatives égal
ement prometteuses que le sujet entrevoit ; lorsqu'il ne découvre
qu'une seule manière d'aborder le problème, sa persévérance est
beaucoup plus grande que s'il en imagine plusieurs. L'auteur suggère
que ces résultats peuvent être interprétés à l'aide de ce principe génér
al : le degré de persistance dans une activité dépend de la force, de
son association avec la situation complexe. V.
1104. — ME. TRAWICK. ■— Trait consistency in Personality (La
consistance des traits dans la personnalité). — Ar. of Ps., n° 248,
1940, 45 pages.
Cette étude qui aborde quantité de problèmes sans les appro
fondir part de: deux concepts différents de la consistance de la per
sonnalité : l'un basé sur un niveau équivalent des différentes apti
tudes, l'autre sur l'unité d'inspiration du comportement.
L'A. a trouvé que ses résultats. se prêtaient mal à des études de
corrélation et il a préféré utiliser des profils. II. en ressortirait que la
confiance en soi, la connaissance de soi, l'objectivité et la poursuite
d'un but sont les éléments essentiels de la consistance. P. F.
1105. — K. STRUNZ. — Ueber die « vertikale » Ordnung der see
lischen Dispositionen. Ein Beitrag zur psychologischen Schicht
theorie (Sur la classification « verticale » des dispositions morales
Contribution à la théorie psychologique des couches). — Z. f. Ps.,
1942, 145, p. 103-202.
La notion de couches plus ou moins profondes, empruntée par ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 760
la psychologie moderne à la géologie, a été appliquée à l'étude de-
la personnalité. Comment faut-il la comprendre ? Il s'agit, pour S.,
d'une classification non des phénomènes transitoires, mais des dis
positions permanentes qui les expliquent. Les couches sont des
structures partielles dans le tout qui constitue la personnalité. Elles
s'étagent en profondeur et sont limitées par rapport aux précédentes
et aux suivantes. Une couche plus profonde est génétiquement
antérieure à une couche plus superficielle, qu'il s'agisse de la phylo-
génèse ou de l'ontogenèse. D'ailleurs le parallélisme de ces deux
aspects de l'évolution n'est pas parfait. Ainsi les tendances sexuelles
appartiennent à une couche profonde, c'est-à-dire très ancienne, dans
le- développement de l'espèce tandis que dans celui de l'individu
humain, elles apparaissent tardivement, postérieurement à des
facultés intellectuelles qui sont cependant, phylogénétiquement, bien
plus jeunes.
Le développement peut être conçu de différentes manières que
l'auteur symbolise par des schémas géométriques : celui qu'il préconise
tend à montrer qu'il y a dans les étages inférieurs des germes des
fonctions qui constitueront les étages supérieurs, sans qu'on puisse
cependant leur attribuer, dans les phases primitives, les limites et
l'autonomie relatives qu'elles devront acquérir par leur développe
ment. Dans l'évolution régressive, pathologique, bien des faits vien
nent illustrer la loi selon laquelle les fonctions présentent d'autant
plus de résistance à la cause morbide qu'elles appartiennent à une
couche plus ancienne ; cependant l'auteur met en garde contre la
généralisation de cette formule ; ce sont, dans d'autres cas, des fonc
tions inférieures qui sont atteintes, tandis que des acquisitions
appartenant aux étages supérieurs sont préservées. La psychologie
de l'hérédité doit aussi se défier de certaines assimilations simplistes,
par exemple de la confusion entre héréditaire et primitif ; les qualités
héréditaires peuvent, appartenir aux couches supérieures comme aux
couches inférieures, quoique celles-ci soient relativement plus indé
pendantes des influences du milieu. De même, enfin il ne faut pas,
dans l'étude de la genèse actuelle (au sens de F. Sander), confondre
les étapes de la prise de conscience avec les niveaux de l'organisation
verticale des couches psychologiques.
L'idée de profondeur des couches n'a pas toujours une signification
génétique. On a parfois identifié « profond » et « inconscient ». Ce
dernier terme a été lui-même entendu dans des sens différents ;
il s'applique soit à la perception (opposée à l'aperception), soit au
résultat d'une opération sans appréhension de ses différents moments,
soit à la pensée non formulée. Dans ces diffésentes acceptions le fait
inconscient ne correspond pas nécessairement à un fait génétiquement
primitif. Ces degrés de conscience ne répondent pas, d'ailleurs, à des
dispositions permanentes de la personnalité, mais à des modalités
variables de leur réalisation.
L'auteur examine encore d'autres interprétations de la théorie
des couches : notamment celle qui localise, dans les étages inférieurs,
l'automatisme, dans les étages supérieurs, l'activité personnelle.
Mais celle-ci a ses racines dans les couches génétiquement inférieures,
bien qu'elle n'ait son plein développement que dans les superstructures SYNTHÈSES. LA PERSONNALITÉ 761 LES
récentes. On ne peut pas davantage définir les couches inférieures
et supérieures, respectivement, par leur connexion plus ou moins
étroite avec la vie physiologique, car toutes les fonctions, quel que
soit leur niveau, dépendent de l'organisme. La signification génétique
de la théorie des couches est également indépendante de l'opposition
établie par certains théoriciens entre les faits complexes et leurs
prétendus éléments simples. Enfin, il ne faut pas oublier que la théorie
de l'ordre vertical des couches n'est qu'une image, qui n'implique
pas d'interprétation littérale des différences de hauteur et de transpos
ition anatomique. P. G.
1106. — C. SCHETTLER — Some antecedent concepts of personality
trait (Le « trait » de personnalité ; son histoire). — Ps. Rev.,
XLVIII, 2, 1941, p. 165-174.
Le concept de « trait » de était inconnu avant 1900.
On parlait d'âme, de faculté, d'idée, d'instinct, d'aptitude, etc. Le
terme nouveau a retenu quelque chose des termes anciens. S. passe
en revue les développements de la psychologie du xxe siècle, s'atta-
chant à montrer, derrière la modification du vocabulaire, le change
ment des points de vue. Chaque concept nouveau, dit-il, facilite pour
l'homme le contrôle dû monde social. Des expériences nouvelles
rendent inadéquat le contrôle procuré par les concepts anciens.
Il faut de nouveaux concepts pour répondre à la fois aux vieux pro
blèmes légués par la tradition et aux nouveaux. S. étudie successiv
ement quatre problèmes : mutabilité ou immutabilité de la conduite ;
spécificité ou généralité du comportement ; qualités élémentaires
ou complexes de la nature humaine ; distribution des caractéristiques.
Il montre ce que le concept de trait a apporté de nouveau à ces
quatre points de vue. G. P.
1107. — A. L. VISCHER. — Weltanschauung und Lebensalter
(Conception du monde, ses variations suivant Vàge des indivi
dus). — R. suisse Ps., I, 1943, p. 171-179.
La conception que se fait l'individu de la vie et du monde est
indissolublement liée à sa personnalité. Elle se modifie avec l'âge,
comme se modifie la L'auteur étudie les principaux
aspects de ces changements, en particulier ceux qui surviennent dans
la vieillesse et aux approches de la mort. V.
1108. — MAX PULVER, — Die Bedeutung der Spaltungen im Seelen
leben. Ihre Ermittlung auf Grund der Ausdruckspsychologie und
ihre Tragweite für das Verständnis von Charakter und Person
(La signification des scissions dans la vie psychique. Leur recherche
sur la base de la psychologie de V expression et leur portée pour la,
compréhension du caractère et de la personnalité). — R. suisse Ps.,
II, 1943 p. 194-195.
L'auteur, ayant cherché longtemps des relations entre la personn
alité et les modes de son expression (par exemple, l'écriture), s'est
adressé après des études psychologiques diverses, à la phénoménologie
de l'esprit et à la psychopathologie de Jaspers. Ce dernier a montré
l'importance de la notion de « scissions » ou de coupures, dans la "762 -AînALYSI/S BIBUOGH-APHIQUES
■vie psychologie normale aussi bien que dans ;la vie
anormale (par exemple, la dissociation du sujet et de .-l'objet, néces
saire ;po.ur le développement de l'intelligence). L'auteur, poursuivant
dans cette voie, étudie le rôle de semblables dissociations daaas ; la
vie intellectuelle et dans l'activité volontaire et montre à quelles
■diffé>enciatiorvs elles conduisent dans l'évolution de la viefpsyofabitjue
individuelle. ;V.
1109. — B. B. BURGEMEISTER. -^ The ^permanence af Interests
of women college students. A study in Personality development
(La Permanence des intérêts chez les étudiantes de collège). —
Ar. of Ps., n° 255, 59 -pages.
L'auteur étudie la relation entre les différences individuelles de
personnalités et les changements de vocationpendant les années de
collège. -La recherche a porté sur 180 étudiantes d'un établissement
féminin (moyenne d'âge : 18 ans) et se place en 1939-1940, à l'aide
des tests de Strong, Allport- Vernon et Lecky. Les résultats semblant
prouver que les élèves les moins portées vers l'activité sociale sent
aussi celles dont les vocations sont les plus stables (en ^particulier les
vocations esthétiques) ;< que la ^permanence des intérêts présente une
corrélation positive avec l'âge des étudiantes et avec le succès -re
ncontré dans les études choisies. P. F.
1110. — J. B. ROTTER. — Level of aspiuation as -a method of stu-
dying personality (Le niveau d'aspiration employé comme méthode
de la personnalité). — J. of exp. Ps., XXXI, 1942, p. 410-422.
L'auteur présente un nouvel appareil à test moteur pour la
■détermination du niveau d'aspiration. Il se compose essentiellement
d'une planche de 38 pouces de long, avec une rainure longitudinale
à section carrée dans laquelle roule une bille d'acier qui est lancée
parle sujet avec une baguette un peu comme au billard. Des graduat
ions le long de la rainure (avec le maximum 10 situé au milieu de
cette échelle) permettent d'évaluer la précision du lancement.
Le sujet, avant de faire ses essais, doit dire quel résultat il pense
•atteindre. Le niveau d'aspiration se déduit de la différence entre le
score supposé et le score réalisé. L'auteur pense pouvoir, à l'aide de
ce test, déterminer « la nature et la stabilité » des traits caractériels
dans des recherches ultérieures. . \V.
1111. — L. B. HEATHERS. — Factors producing generality in the
level of aspiration ( Facteurs produisant la généralité dans le niveau
d'aspiration). — J. of exp. Ps., XXX, 1942, p. 392-406.
Le problème fondamental de l'étude du niveau d'aspiration est
de mettre en évidence le degré de ressemblance des réponses des
individus en ce qui concerne le niveau d'aspiration dans différentes
situations : c'est le problème de la « généralité du niveau d'aspira
tion ». Le but de ce travail est de découvrir certains des facteurs qui
contribuent à la généralité; plus ou moins. grande du niveau mesuré sur des sujets dans des conditions de laboratoire. Les
expériences ont porté sur des tests de travail mental et leurs résultats
montrent quela généralité dans le niveau d'aspiration est en partie LES SYNTHÈSES. LA PERSONNALITÉ 763
forç©tion des ressemblances objectives des situations dans lesquelles
le niveau est mesuré, et en partie fonction des ressemblances des
sufete dans ;1 'organisation de leur personnalité : la ressemblance
objective de deux situations tend à augmenter la des
espoirs ou des atteniies des sujets quant à leurs succès ou leurs échecs
dans ces situations. W.
1112. — R. GOULD et H. B. LEWIS. — An experimental investiga
tion of changes in the meaning of level of aspiration (Recherches
expérimentale sur des changements dans la signification du « niveau
d'aspiration »). — J. of exp. Ps., XXVII, 1940, p. 422-438.
Essai pour déterminer >\t genre et l'étude de l'iniluence exercée
par des standards donnes sur les aspirations personnelles. Les
auteurs notent les performances réalisées, les estimations pour les
performances futures et font la différence, qui mesure l'aspiration.
Sujets : étudiants des deux sexes, divisés en trois groupes, Test :
« General I nf ormation . » Les suj ets du premier groupe ignorent toute
autre performance que les leurs ; les sujets du deuxième groupe
connaissent une perïorriïance moyenne établie par des professeurs ;
ceux du troisième connaissent une performance moyenne d'ouvriers
non-sélectionnés. ïLa tendance à surestimer est nettement plus
forte pour le troisième igroupe que pour les deux premiers. Elle est
plus faible citez àes femmes que chez les hommes. V.
1113. — E. R. HILGARD, E. M. SAIT, G. A. MAGARET. —
Level of aspiration as affected by relative standing in an experi
mental social group (Variations du«, niveau d'aspiration » sous
Vinfluence de la situation relative des individus dans un groupe
social expérimental). — J. of exp. Ps., XXVII, 1940, p. 411-421.
Expériences faites avec des étudiants travaillant en, petits groupes
de 3 à 6 membres. Tâche assignée : soustractions. Après chaque essai,
l'expérimentateur disait le temps employé et le sujet faisait une
estimation personnelle du dont il aurait besoin dans l'essai
suivant. La mesure du « niveau d'aspiration » était la différence entre
la performance accomplie et l'estimation pour la performance
future. On observe : 1) une tendance à sous-estimer les performances
quand les essais deviennent plus faciles ; 2) une tendance à les surest
imer dans le cas contraire ; 3) une tendance générale à se rapprocher
de la performance moyenne du groupe. Les estimations étant per
sonnelles, il doit y avoir une sorte de désir individuel de conformité
sociale. V.
1114. — M. HERTZMAN, L. FESTINGER. — Shifts in explicit
goals in a level of aspiration experiment (Changements dans les
estimations des sujets lors d"1 expériences de « niveau d'aspiration »). —
J. of exp. Ps., XXVII, 1940, p. 439-452.
Ce travail a pour but, en introduisant des changements dans la
situation expérimentale après la détermination du niveau d'aspiration
des sujets, de voir comment leurs estimations en sont modifiées. Les
sujets sont 20 étudiants : tests : synonymes et test d'information.
Dans une première partie de l'expérience, on note que des différences '
764 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
positives se manifestent entre les estimations et les performances:
réelles des sujets. Dans une seconde partie, les sujets sont informés
de la performance et de l'estimation moyennes d'un groupe fictif
de 50 étudiants. Les différences, bien que restant positives, dimi
nuent nettement de grandeur. Les sujets sont donc influencés par la
performance du groupe fictif. Le « niveau d'aspiration » peut varier
considérablement selon les changements dans les aspects spécifiques
de la situation. V.
1115. — L. FESTINGER. — A theoretical interpretation of shifts in
level Of aspiration (Une interprétation théorique des changement?
dans le niveau d'aspiration) . — Ps. Rev., XLIX, 3, 1942 p. 235-250.
Le niveau d'aspiration, c'est la différence entre le résultat
obtenu dans une épreuve par un sujet et le résultat qu'il estime
devoir obtenir pour l'épreuve suivante. On distingue entre le
qu'il aimerait à obtenir et celui qu'il espère obtenir, ces deux chiffres
correspondant à une attitude irréelle ou réelle. On compare le sujetr
un étudiant de collège, à des groupes d'élèves d'école supérieure,
d'étudiants de d'étudiants gradués. On dit en outre â la
moitié des sujets qu'ils ont eu des notes supérieures, à l'autre moitié
qu'ils ont eu des notes inférieures à la moyenne du groupe de compar
aison. On a ainsi trois variables dont on étudie les relations mathé
matiques, en s'inspirant des méthodes de K. Lewin. L'interprétation
des résultats est très ingénieuse et des plus intéressantes.
G. P.
1116. — M. G. PRESTON, J. A. BAYTON. — Differential effeet
of a social variable upon three levels of aspiration (Effet diffé
rentiel d'une sociale sur trois niveaux d'aspiration). — -
J. of exp. Ps., XXIX, 1941, p. 351-369.
Expériences faites comparativement sur des étudiants noirs et
blancs, soumis aux mêmes tâches (3 épreuves arithmétiques). Les
résultats montrent que l'infériorité des noirs est due à leurs sent
iments d'infériorité. L'étudiant noir est affecté par sa connaissance
des résultats obtenus par les blancs, ce qui ruine sa confiance en lui
et diminue ses capacités. Mais l'obtention de succès élève ses perfor
mances. Il en est ainsi chez toutes les personnes qui sont sujettes à
des sentiments d'infériorité provenant de contraintes sociales. ' V. ..
1117. — J. A. BAYTON. — Interrelations between levels of aspira
tion, performance and estimates of past performance (Interrelations
entre niveaux d'aspiration, performances et estimations de perfo
rmances passées). — J. of exp. Ps., XXXIII, 1943, p. 1-21.
Le niveau d'aspiration est l'expression de certains besoins :
besoin de bien faire, besoin de deviner la performance future, besoin
d'éviter l'échec. Les recherches antérieures ont surtout porté sur les
facteurs qui influent sur ces besoins. Le présent travail essaie de
connaître la nature et l'influence de ces besoins sur les événements
qui suivent l'établissement de l'aspiration, notamment la performance
et l'estimation subjective de cette performance une fois qu'elle est SYNTHÈSES. LA PERSONNALITÉ 765 LES
accomplie. L'auteur montre que les besoins qui s'expriment dans
un niveau d'aspiration continuent à exercer leur influence sur l'acti
vité du sujet, car la valeur de la performance ainsi que son estimation
par le sujet dépendent de la hauteur du niveau d'aspiration. Les
expériences ont porté sur des tests de calcul ; les sujets étaient
des étudiants noirs. V.
1118. — P. A. BERTOCCI. — A critique of G. W. AUport's theory
of motivation (Critique de la théorie de la motivation de G. W. Ail-
port). — Ps. Rev., XLVII, 6, 1940, p. 501-533. — G. W. ALL
PORT. — Motivation in personality : Reply to Mr. Bertocci
(La motivation dans la personnalité : Réplique à M. Bertocci). —
Ps. Rev., XLVII, 6, 1940, p. 533-554.
B. défend le point de vue de Me Dougall (l'instinctivisme) contre
l'organicisme de Allport. Pour celui-ci, l'opposition entre le finalisme
et le mécanisme s'efface, les notions nouvelles de structure et de
système pouvant se concilier. D'après le principe de l'autonomie
fonctionnelle, tous les motifs sont contemporains, tous appartenant
au présent, l'impulsion dont ils dérivent étant actuelle de l'enfance à
la maturité, il y a une transformation radicale, les motifs de l'enfant
étant remplacés par, ceux de l'adulte. La maturité de la personne
est justement mesurée par le degré d'autonomie fonctionnelle. Il y
a sans doute des cas d'archaïsme (infantilisme, régression), mais
l'individu cultivé et socialisé a surmonté ces formes infantiles de
maturation. L'apprentissage et les influences du milieu créent des
motifs individualisés. La structure dynamique de chaque personnalité
■est unique, bien que les similitudes dans les conditions du dévelop-
mement créent des ressemblances dans les aspects de la motivation.
La personnalité est essentiellement un phénomène post-instinctif.
De même, les « sentiments » ne représentent pas bien les caractéris
tiques fonctionnelles permanentes de l'individu. Ils sont remplacés
par les « traits ». Ceux-ci répondent à la façon dont le passé a trans
formé l'individu et sont l'expression de sa forme d'ajustement.
G. P.
1119. — G. K. YACORZINSKI. — Degree of effort. I. An investiga
tion of a concept in the field of motivation (Degré de V effort.
I. Étude d'un concept dans le domaine de la motivation). — J. of
exp. Ps., XXX, 1942, p. 228-235.
On peut définir le degré de l'effort par la difficulté des procédés
■employés par les individus pour accomplir une certaine tâche :
les individus qui emploient les méthodes les plus difficiles déploient
l'effort maximum ; ceux qui utilisent les méthodes les moins difficiles
■déploient l'effort minimum. Au sujet du test utilisé pour différencier
les deux groupes d'individus il fut prédit que les individus déployant
un degré maximum d'effort différeraient des dépensant
un minimum d'une manière ou d'une autre parmi les
suivantes : 1) ils prendraient un temps plus long pour accomplir
la tâche ; 2) ils un progressivement d'autant
plus long pour accomplir la tâche que les méthodes plus difficiles
se révéleraient insuffisantes; 3) ils utiliseraient les méthodes moins 766 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
difficiles seulement après que les méthodes: plus difficiles auraient
été essayées ; 4) ils interrompraient leuir tâche lorsque les solution»
plus difficiles seraient épuisées. Les trois premières prédictions
furent, vérifiées par les résultats ; la quatrième ne le fut pas. Les
résultats montrèrent: qu?il n'y a pas de redatian. entre le degré de
l'effort et l'âge mental, l'âge chronologique ou; le sexe, entre le
degré de l'effort et l'habileté générale. Les deux catégories sus-
indiquées peuvent être subdivisées en sous-groupes : les. résultats
montrent alors que les degrés d?effori augmentent d'une manière
continue d'un groupe à l'autre. L'auteur conclut de tous ces faits
qu'une caractéristique de l'ordre de la motivation, définie comme
le degré de l'effort, jouait un rôle effectif dans la situation expéri
mentale qui était utilisée. V.
1120. — G. K. YAGORZYNSKf . —Degree of effort. III. Relationship
to the level Of aspiration (Degré de Veffort. III. Ses relations avec
le niveau d'aspiration). — J. of exp. Ps., XXX, 1942, p. 407-413.
Divers tests (tapping, association de mots, etc.), ont été utilisés
pour obtenir une mesure du niveau d'aspiration chez quatre groupes
de sujets, dont l'effort était de degré différent (mesuré d'autre part
avec les procédés déjà utilisés par l'auteur). Les résultats conduisent
à cette conclusion, que le niveau d'aspiration est en relation inverse
avec le degré de l'effort. C'est ce phénomène que l'onappelle commu
nément la « confiance en soi ». Les individus dont les scores ne pré
sentent pas la relation inverse attendue entre le degré d'effort et
le niveau d'aspiration paraissent incapables d'évaluer objectivement
leur capacité : ils montrent un sentiment de supériorité ou d'infério
rité qui n'est fondé objectivement ni dans leur passé ni dans leur
situation actuelle, V.
1121. — S. KOCH. — The logical character of the motivation (Le
caractère logique de la motivation). — I. Ps. Rev., XLVHI, 1, 1941,
p. 15-38. — IL Ps. Rev., XLVIII, 2, 1941, p. 127-154.
En accord avec les tendances des logiques nouvelles, K. essaie
de mettre en équation la motivation. Étude approfondie des théories
de Hull et Lewin. G. P.
1122. — D. C. Me CLELLAND. — Functional autonomy of motives
as an extinction phenomenon (U autonomie fonctionnelle des
motifs conçue comme un phénomène d'' extinction). — Ps. Rev.,
XLIX, 3, 1942, p. 272-283.
G. W. Allport a appelé l'attention sur un phénomène qu'il
considère comme un nouvel aspect très important de la motivation
humaine. Il a noté que certains actes semblent avoir en eux-mêmes
leur propre motivation et être répétés pour eux-mêmes. Il a créé pour
cette catégorie de faits le terme d'autonomie fonctionnelle, principe
qui remplace ici les théories qui font des motifs des permutations
ou des elaborations des tendances fondamentales.
L'A. conteste l'utilité de ce nouveau principe. Les faits dont
il s'agit et qu'on constate en effet chez l'adulte s'expliquent par
l'extinction qui est dans ces cas, retardée sous l'influence de certains-
facteurs inhabituels. G. P.

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